Résultats de la recherche pour : Francesco Durante

Francesco Durante, 340 ans

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Francesco Durante (parfois appelé en français François Durante), né le 31 mars 1684 à Frattamaggiore (Campanie) et mort le 30 septembre 1755 à Naples, est un compositeur italien de musique baroque.

Né dans une famille de musiciens, il se rendit à Naples en 1699, à la mort de son père, pour poursuivre ses études musicales auprès de son oncle Angelo, directeur du Conservatoire de Sant'Onofrio. À Naples, en 1705, il fit jouer sa première œuvre connue, un Scherzo drammatico aujourd'hui perdu.

Durant quelques mois, entre 1710 et 1711, il enseigna au Conservatoire de Sant'Onofrio, avant de prendre le chemin de Rome où il séjourna probablement en 1718.
Nommé en 1728 maître de musique au Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo à Naples, il eut Pergolèse parmi ses élèves.
Il démissionna de ce poste en 1739 sans qu'on en connaisse les raisons puis, en 1742, il succéda à Nicola Porpora au Conservatoire de Santa Maria di Loreto, le plus ancien et le plus grand Conservatoire napolitain dont il sut relever le niveau.

À partir de 1745 et jusqu'à sa mort, il cumula cette charge avec celle de « primo maestro » de Sant'Onofrio où il avait été rappelé.

Parmi ses élèves, outre Pergolèse, il faut citer notamment Niccolò Vito Piccinni, Tommaso Traetta, Giovanni Paisiello, Antonio Sacchini, Niccolò Jommelli, Egidio Duni, Pasquale Anfossi, Pietro Guglielmi et Domingo Terradellas.

Durante, qui toucha tous les genres de musique, laisse une œuvre extrêmement abondante. Il est regardé au XIXe siècle comme le chef de l'école musicale moderne.

Il mourut en 1755, d'une indigestion de melons, dit-on.

Son œuvre est immense et 62 volumes manuscrits sont conservés à la Bibliothèque Nationale de France.

 

Les neuf concertos pour cordes de Durante, rendus à leurs fins linéaments

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Francesco Durante (1684-1755) : Concerti per archi 1-9. Nicola Fiorenza (c1700-1764) : Sinfonia pour quatre violons et continuo en ut mineur. Nicola Porpora (1686-1768) : Concerto pour violoncelle, cordes et continuo en la mineur. Accademia dell’Annunciata. Riccardo Doni, direction, clavecin, orgue positif. Carlo Lazzaroni, Angelo Calvo, violon. Archimede De Martini, alto. Marcello Scandelli, Carlo Maria Paulesu, violoncelle. Paolo Bogno, violone. Elisa La Marca, théorbe, guitare. Octobre 2021 & Mai 2022. Livret en anglais, français, italien. TT 63’54 + 53’27. Arcana A540

Le Stabat Mater de Pergolèse au Théâtre des champs Elysées

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Le Poème harmonique de Vincent Dumestre donnent au Théâtre des Champs Elysées une représentation du Stabat Mater de Pergolèse. Pour mieux saisir l’atmosphère de son époque, quelques œuvres du XVII siècle, ont été ajoutée,   à savoir :  l'Intonation d’un Stabat Mater d’un compositeur inconnu, une tarentelle « Mo’e benuto il Giovedi Santu » d’un autre compositeur anonyme, le Stabat Mater du Manuscrit de Monopoli, le Concerto per quartetto numéro 1 en Fa mineur de Francesco Durante et le Stabat Mater du Manuscrit d’Ostuni. Toutes ces partitions précédent l’ultime chef d’œuvre de Pergolèse.

Est-ce le hasard de la programmation qui fit que le spectacle était divisé entre une première partie orientée vers les voix masculines, à savoir du Stabat Mater initial jusqu’à celui du manuscrit d’Ostuni, et une seconde vers les voix féminines avec le Stabat Mater de Pergolèse ? En tous cas, le spectacle commença fort bien était fort avec le l’Intonatione du Stabat Mater initial, duo a capella dans lequel Serge Goubioud et de Hugues Primard purent exprimer leur souplesse vocale. Il continua avec la Tarentelle, durant laquelle les musiciens entrèrent dans la salle en passant au milieu des spectateurs, Puis ce fut le Stabat Mater du manuscrit de Monopoli, talon d’Achille du spectacle, dans lequel Serge Goubioud, Hugues Primard et leur confrère baryton Emmanuel Vistorky cherchaient en vain la vitalité de cette œuvre quasi monocorde.

Gennaro Manna, 245 ans

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Gennaro Manna (né le  à Naples, et mort le  dans la même ville) est un compositeur et un pédagogue italien.

Gennaro Manna naît dans une famille de musiciens. Il est le fils de Joseph et Catherine Maria Manna Feo (sœur du compositeur Francesco Feo). Son frère aîné Giacinto Manna, est claveciniste dans différents théâtres de Naples ; son neveu, compositeur Gian Francesco de Majo, ainsi que son cousin Cristoforo Manna. Il reçoit sa formation musicale au Conservatoire de Sant'Onofrio a Porta Capuana à Naples, probablement de son oncle Francesco Feo1 qui est primo maestro et Ignazio Prota secondo.

Il fait ses débuts comme compositeur d'opéra à Rome, au Teatro Argentina, avec Tito Manlio, le  et redonné à Livourne en 1745 et Civitavecchia en 17491. Grâce à la réussite de ce drame, il reçoit une nouvelle commande pour le Teatro San Giovanni Grisostomo à Venise pour le carnaval de l'année suivante, où est donné Siroe re di Persia.

Après son retour à Naples, il compose -avec Nicola Bonifacio Logroscino chargé de la seconde partie- une fête musicale prévue en juillet, mais qui n'a jamais été mise en scène en raison d'une épidémie de peste ; il réalise également une révision avec de nouvelles arias et dirige l’Artaserse de Leonardo Vinci. En 1744, il est nommé maître de chapelle du Sénat de Naples, succédant à Domenico Sarro, et en , avec Achille in Sciro, il fait ses débuts au Teatro San Carlo, recevant les acclamations du public. Le , c'est Lucio Vero, pour anniversaire de Philippe V. Ses librettistes sont principalement Pietro Metastasio et Apostolo Zeno. Manna, fort du succès de ses œuvres, reposant sur « le brio de leur invention et la beauté de leurs airs » et devient le maître napolitain le plus respecté de sa génération, ne touchant jamais à la commedia per musica.

Le , il prend la succession de Francesco Durante primo maestro (maître de chapelle) du Conservatoire de Santa Maria di Loreto, au poste de directeur intérimaire, à côté du second maître Pietro-Antonio Gallo ; mais , il remporte le concours pour devenir maestro di ruolo. Entre 1760 et 1761, sont représentées ses dernières pièces, la sérénade Enea in Cuma et l'opera seria Temistocle.

En , à l'apogée de sa carrière théâtrale, il abandonne l'opéra pour se consacrer à musique sacrée, succédant à son oncle Francesco Feo à la direction de la chapelle de l'église de l'Annonciation. Le  de la même année, il est en outre nommé à la même charge à la cathédrale de Naples, postes qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Son neveux, Gaetano Manna (le fils de Giacinto) lui succède.

Domenico Natale Sarri, 345 ans

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Domenico Natale Sarro (ou Sarri) (né le  à Trani, dans l'actuelle province de Barletta-Andria-Trani, dans la région des Pouilles et mort le  à Naples) est un compositeur italien de la période baroque.

Les seules indications relatives à sa jeunesse et à sa formation musicale proviennent de son contrat de mariage en date du . Après s'être rendu à Naples, il fut admis au Conservatoire de Sant'Onofrio a Porta Capuana, où il fut élève d'Angelo Durante (oncle du célèbre Francesco Durante).

Il écrit sa première composition en 1702, L'Opera d'Amore, opera sacré représenté pour la Confraternità della Santissima Trinità dei Pellegrini. L'année suivante, il participe au concours pour devenir maître de chapelle de la cour napolitaine, poste laissé vacant par Alessandro Scarlatti ; il est en compétition avec entre autres Gaetano Veneziano, Cristofaro Caresana et Francesco Mancini. Il n'obtient pas le poste de maître titulaire, dévolu à Veneziano, et prend en 1704 celui de second maître de chapelle.

Au cours des années 1706-1717, il compose pour les théâtres napolitains. À l'été 1706, il collabore avec le compositeur vénitien Tomaso Albinoni à la composition du dramma per musica La Griselda, et son premier opéra, Candaule, re di Lidia, est représenté pour la première fois en octobre de la même année au Teatro dei Fiorentini. En 1707, du fait de l'occupation de Naples par les Autrichiens, Veneziano et Sarro perdent leurs postes, remplacés par Alessandro Scarlatti de retour et Mancini comme second maître. Il se consacre alors jusqu'en 1709 à la composition d'oratorios et de sérénades. De 1709 à 1717, sa production musicale connaît une forte baisse. De ces années ressortent principalement l'intermezzo Barilotto, représenté à Venise à l'automne 1712, deux opéras mis en scène à Naples en 1713, et un grand nombre de cantates pour l'église San Paolo Maggiore (dont il fut maître de chapelle) et d'autres églises napolitaines. De 1718 à 1741, il se consacre principalement à la composition de 'drammi per musica'. Parmi ceux-ci, l'Armida al campo donnée au Teatro San Bartolomeo pour le Carnaval de 1718, et la Didone abbandonata représenté dans le même théâtre avec les stars qu'étaient le ténor Annibale Pio Fabri dit Balino, la Bulgarelli dite La Romanina, soprano, et le castrat alto Nicolò Grimaldi dit Nicolino -ce fut la première mise en scène d'un livret de Métastase.

En 1720, après avoir été réintégré dans le poste de second maître de chapelle de la cour, il fut également nommé second maître de chapelle de la ville de Naples. En 1728, il en devient premier maître en succession de Gaetano Greco. En , il devient maître de la chapelle royale, succédant à Mancini. Le Teatro San Carlo est inauguré le  avec son opéra Achille in Sciro, en présence du roi Charles VII, avec Vittoria Tesi et Angelo Amorevoli. Suivront les représentations d' Ezio ( avec les célébrissimes soprano féminin Giovanna Astrua et castrat soprano Gaetano Majorano dit Caffarelli) et d'Alessandro nell'Indie (Carnaval 1743).

Sarro fut un compositeur de transition entre deux générations de musiciens napolitains : l'une représentée par Alessandro Scarlatti et Mancini, l'autre par Nicola Porpora, Leonardo Vinci, Leonardo Leo et d'autres plus jeunes.

Dans ses premières compositions apparaît un caractère quasi-contrapuntique dans la lignée d'Alessandro Scarlatti, mais à partir de 1718 dans ses opéras la structure se fait moins présente et la mélodie commence à acquérir une plus grande beauté. Il se rapproche tellement de la manière de Vinci que de nombreux historiens (dont Charles Burney) le considèrent plus comme un imitateur qu'un inventeur.

Après 1726, du fait de la prééminence de Vinci et Hasse sur la scène musicale napolitaine, ses succès disparaîtront et il occupera une place de second plan.

Leonardo Leo, 280 ans

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Leonardo Ortensio Salvatore de Leo, connu sous le nom abrégé de Leonardo Leo (né le 5 août 1694 à San Vito degli Schiavoni, devenu San Vito dei Normanni, dans l'actuelle province de Brindisi, qui fait alors partie du royaume de Naples et mort à Naples le 31 octobre 1744) est un compositeur de musique baroque italien.

En 1703, Leonardo Leo commence ses études au Conservatoire de la Pietà dei Turchini à Naples, où il est l'élève de Francesco Provenzale puis de Nicola Fago. On suppose qu'il a aussi été l'élève de Giuseppe Ottavio Pitoni et d'Alessandro Scarlatti mais cela n'est pas attesté bien que ses compositions aient été sans aucun doute influencées par eux. Sa première œuvre connue est un drame sacré L'infedelta abbattuta, donnée par ses étudiants en 1712.

En 1714, il donne au théâtre de la Cour un opéra, Pisistrato, qui est très apprécié. Il occupe divers postes à la chapelle royale et continue à écrire pour la scène et parallèlement à enseigner au conservatoire. Après avoir ajouté des scènes comiques au Bajazet de Francesco Gasparini, donné en 1722 à Naples, il compose en 1723 un opéra-comique, La ’mpeca scoperta (en napolitain).

Son opera buffa (opéra bouffe) le plus célèbre est Amor vuol sofferenze (1739), plus connu sous le nom de La Finta Frascatana (La fausse frascatane) et dont Charles de Brosses a fait l'éloge. Il y a aussi Diana Amante, très fin. Mais il est aussi reconnu comme un compositeur d’opera seria : Demofoônte (1735), Farnace (1737) et L'Olimpiade (1737) sont ses œuvres les plus connues pour le théâtre. Leo a aussi composé de la musique sacrée. Il est mort d'un accident vasculaire cérébral alors qu'il avait entamé la composition de nouveaux airs pour une reprise de La Finta Frascatana.

Leo est le premier compositeur de l'école napolitaine à maîtriser complètement le contrepoint harmonique moderne. Sa musique sacrée est magistrale et digne, plus logique que passionnée ; on n'y trouve pas l'affectivité présente dans l'œuvre de Francesco Durante et de Pergolèse. Ses opere serie (opéras « sérieux ») ont un style plutôt froid et sévère mais dans ses opéras-comiques il montre un fin sens de l'humour.

 

Leonardo Leo, 330 ans

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Leonardo Ortensio Salvatore de Leo, connu sous le nom abrégé de Leonardo Leo (né le 5 août 1694 à San Vito degli Schiavoni, devenu San Vito dei Normanni, dans l'actuelle province de Brindisi, qui fait alors partie du royaume de Naples et mort à Naples le 31 octobre 1744) est un compositeur de musique baroque italien.

En 1703, Leonardo Leo commence ses études au Conservatoire de la Pietà dei Turchini à Naples, où il est l'élève de Francesco Provenzale puis de Nicola Fago. On suppose qu'il a aussi été l'élève de Giuseppe Ottavio Pitoni et d'Alessandro Scarlatti mais cela n'est pas attesté bien que ses compositions aient été sans aucun doute influencées par eux. Sa première œuvre connue est un drame sacré L'infedelta abbattuta, donnée par ses étudiants en 1712.

En 1714, il donne au théâtre de la Cour un opéra, Pisistrato, qui est très apprécié. Il occupe divers postes à la chapelle royale et continue à écrire pour la scène et parallèlement à enseigner au Conservatoire. Après avoir ajouté des scènes comiques au Bajazet de Francesco Gasparini, donné en 1722 à Naples, il compose en 1723 un opéra-comique, La ’mpeca scoperta (en napolitain).

Son opera buffa le plus célèbre est Amor vuol sofferenze (1739), plus connu sous le nom de La Finta Frascatana (La fausse frascatane) et dont Charles de Brosses a fait l'éloge. Il y a aussi Diana Amante, très fin. Mais il est aussi reconnu comme un compositeur d’opera seria : Demofoônte (1735), Farnace (1737) et L'Olimpiade (1737) sont ses œuvres les plus connues pour le théâtre. Leo a aussi composé de la musique sacrée. Il est mort d'un accident vasculaire cérébral alors qu'il avait entamé la composition de nouveaux airs pour une reprise de La Finta Frascatana.

Leo est le premier compositeur de l'école napolitaine à maîtriser complètement le contrepoint harmonique moderne. Sa musique sacrée est magistrale et digne, plus logique que passionnée ; on n'y trouve pas l'affectivité présente dans l'œuvre de Francesco Durante et de Pergolèse. Ses opere serie (opéras « sérieux ») ont un style plutôt froid et sévère mais dans ses opéras-comiques il montre un fin sens de l'humour.

Pour le clavecin il compose 14 toccate dont le manuscrit original est conservé à la Biblioteca del Conservatorio di Napoli (Bibliothèque du Conservatoire de Naples).

Un exemple caractéristique de sa musique sacrée est le Psaume 109, Dixit Dominus, en do, édité par Charles Villiers Stanford et publié par Novello. Plusieurs de ses compositions sont disponibles dans des éditions modernes.

 

Tommaso Traetta, 245 ans

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Tommaso Traetta (né le  à Bitonto, près de Bari et mort le  à Venise) est un compositeur italien du XVIIIe siècle, représentant important de l'école napolitaine, principalement dans le domaine de l'opera seria.

Traetta part très jeune pour Naples, où il étudie au Conservatoire de Santa Maria di Loreto sous la férule des compositeurs Nicola Porpora, Leonardo Leo et Francesco Durante.

En 1748, il achève ses études au Conservatoire et enseigne le chant. Il compose, pour les églises et les couvents de Naples, des messes, des vêpres, des motets et des litanies dont les manuscrits sont encore existants. Il fait ses débuts dans l'opéra à l'âge de 24 ans, avec Farnace, créé au Théâtre San Carlo de Naples qui obtient un grand succès. En 1757 au Théâtre delle Dame à Rome, il donne Ezio, considéré comme une de ses œuvres majeures, puis La Nitteti, à Reggio d'Émilie, Didone abbandonata,
à Venise, Demofoonte, à Milan et Olimpiade à Vérone. Traetta s'est essayé avec succès à l'opéra buffa notamment avec le délicieux le Serve Rivali, plein de joie et de fines réparties.

En 1758, il est invité par le souverain du Duché de Parme, Philippe de Bourbon, devient maître de chapelle et enseigne l'art du chant aux princesses de la famille ducale. La même année, il donne Solimano.

Sous l'influence du premier ministre d'origine française Guillaume du Tillot, qui voulait réformer le melodramma serio, Traetta reprit le livret utilisé par Jean-Philippe Rameau pour Hippolyte et Aricie en 1733, qui est remanié par Carlo Innocenzo Frugoni. L'œuvre est représentée en 1759 et reprise en 1763 lors du mariage de l'Infante de Parme avec le Prince des Asturies. Il reçoit une pension du Roi d'Espagne.

Le succès d' Ippolito ed Aricia est tel que le compositeur et le librettiste composent un nouvel opéra, I Tintaridi, inspiré de Castor et Pollux (de Rameau), qui est représenté à Parme en 1760.
En 1763, Traetta, est appelé à Vienne pour la création d' Ifigenia in Tauride considérée aussi comme une de ses œuvres majeures, sur un livret de Mario Coltellini, comme il l'avait été en 1761 pour celle d'Armida, sur un livret du comte Giacomo Durazzo. En 1762, Sofonisba avait été créée à l’Opéra de Mannheim.

En 1765, après la mort du Duc de Parme, Traetta est appelé à Venise, où il dirige le Conservatoire de l'Ospedaletto à Venise, puis entre au service de Catherine II de Russie, à Saint-Pétersbourg, de 1768 à 1775.
Sa santé s'affaiblit en raison de la rigueur du climat, et c'est avec la plus grande peine qu'il réussit à se faire congédier, Catherine II s'étant attachée à lui et lui écrivant des livrets.
Il se rend à Londres, où il réalise le drame Germondo, représenté au théâtre du roi, qui ne fut pas un succès, puis il revient à Venise, où il écrit quelques œuvres, sans retrouver le feu de ses anciennes productions.
Il meurt le , à 52 ans.

Les trois âges du concerto pour violon vivaldien, par un grand seigneur de l’archet baroque

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The three seasons of Antonio Vivaldi. Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concertos pour violon en ut majeur RV 189 ; en ut mineur RV 197, RV 201 ; en ré majeur RV 210, RV 230 ; en ré mineur RV 240 ; en mi majeur RV 265 ; en fa majeur RV 289 ; en sol mineur RV 327, RV 330, RV 332, RV 333 ; en la majeur RV 343, RV 353 ; en si bémol majeur RV 367, RV 371, RV 380 ; en si mineur RV 390. Giuliano Carmignola, violon. Accademia dell’Annunciata, Riccardo Doni. Livret en anglais, français, italien. Mars 2021. Digipack trois CDs TT 63’36, 69’29, 76’16. Arcana A550

Johann Adolf Hasse, 325 ans

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Johann Adolf Hasse (né à Bergedorf le 25 mars 1699 - mort à Venise le 16 décembre 1783) est un compositeur allemand de musique baroque, considéré comme l'un des maîtres de l'opera seria italien au XVIIIe siècle.

Né près de Hambourg, il reçut sa première formation musicale de son père, organiste de l'église de Bergedorf. Comme il avait une jolie voix de ténor, il choisit la carrière lyrique et entra dans la compagnie d'opéra du Gänsemarkt dirigée par Reinhard Keiser, celle-là même où Georg Friedrich Haendel avait joué en tant que second violon quelques années auparavant. Sa réussite le fit remarquer pour être engagé par le théâtre de la Cour de Brunswick-Lunebourg et ce fut là qu'en 1723 il commença sa carrière de compositeur d'opéras avec sa première œuvre intitulée Antigonus.

Devant le succès remporté par cette première composition, le Duc décida d'envoyer Hasse en Italie pour y parfaire sa formation ; c'est ainsi qu'il arriva à Naples en mai 1722 pour y travailler avec Porpora ; il semble cependant qu'il s'entendait mal avec ce dernier, que ce soit sur le plan artistique ou personnel. En revanche, il se lia d'amitié avec Alessandro Scarlatti qui était largement plus âgé que lui, et grâce auquel il reçut sa première commande, une sérénade à deux voix, Marc'Antonio e Cleopatra, qui fut chantée chez une famille de riches marchands par deux des plus célèbres chanteurs italiens du temps, le castrat Farinelli et la Signora Tesi.

Cet événement établit sa réputation. Il devint bientôt très célèbre et son opéra Sesostrato, écrit pour l'Opéra Royal de Naples en 1726, fit connaître son nom dans toute l'Italie. Il se rendit à Venise en 1729 ou en 1730 et lia une idylle avec la célèbre chanteuse d'opéras Faustina Bordoni qui était née à Venise vers 1700 et qu'il épousa en 1730. Il se lie aussi à l'économiste et démographe prémalthusien Giammaria Ortes.

C'est au cours de son premier séjour à Naples, le 1er août 1724, que Hasse abjure le luthéranisme dans lequel il a été élevé, et se convertit au catholicisme.

Le couple d'artistes est invité en 1731 à Dresde, répondant à une offre intéressante du munificent Électeur de Saxe Auguste II. Après avoir créé l'opéra Cleofide, adapté de l’Alessandro nell'Indie de Métastase, Hasse retourne ensuite en Italie avec son épouse qui prend part, malgré plusieurs grossesses, à la création de ses opéras. Contrairement à ce qu'a longtemps cru la littérature sur Hasse, le compositeur semble n'avoir pas répondu aux invitations de la faction aristocratique anti-Haendel, qui veut lui faire jouer le rôle de concurrent à cet illustre rival et contrer ses entreprises en matière d'opéra. C'est donc en l'absence de Hasse, sous la direction de Porpora et de Broschi, qu'est exécuté à Londres l'Artaserse dont la première représentation avait eu lieu à Venise en février 1730.

L'Électeur Auguste II meurt en 1733 et Hasse s'installe à Dresde, ayant été nommé maître de chapelle par le nouveau Prince Auguste III. Il bénéficie alors de conditions extrêmement favorables et partage son activité artistique entre la Cour de Saxe et les théâtres commerciaux italiens où il s'impose comme un musicien de premier plan, composant, surtout dans les années 1730 et 1740, jusqu'à cinq opéras par an.
Le début de la guerre de Sept Ans en 1756, qui contraint la Cour à quitter Dresde pour Varsovie, pousse le compositeur à effectuer un nouveau voyage en Italie et à écrire de nouveaux opéras pour les théâtres de Venise (Nitteti, 1758) et surtout de Naples (quatre opéras nouveaux de 1758 à 1760). En 1763, de retour à Dresde, Hasse participe à la réouverture de l'Opéra, où est créée sa nouvelle version de Siroe, Re di Persia. Le compositeur et son épouse, qui s'est retirée de la scène en 1751, sont cependant congédiés de la Cour sans aucune pension, l'éphémère Prince-Electeur Friedrich Christian (dix mois de règne) étant confronté à d'énormes difficultés financières.

Mais Hasse était encore trop jeune pour se reposer sur ses lauriers. Il partit pour Vienne avec sa famille et créa encore, en étroite collaboration avec Métastase, poète de la Cour, plusieurs opéras qui vinrent allonger la liste de ceux qu'il avait écrits. Sa dernière œuvre scénique fut l'opéra Il Ruggiero composé à l'occasion du mariage de l'Archiduc Ferdinand à Milan. À cette même occasion fut exécutée une œuvre de Mozart, qui avait alors 14 ans. Hasse aurait alors déclaré : « Questo ragazzo ci fara dimenticar tutti ! ». Cependant, la remarque est selon toute vraisemblance apocryphe : elle n'est pas attestée dans la correspondance de Hasse, ni dans celle de Leopold Mozart, mais coïncide avec des paroles qu'aurait prononcées Francesco Durante à propos de Christoph Willibald Gluck. Pour plaire à sa femme, Hasse finit par s'établir à Venise, d'où elle était native ; c'est là qu'il mourut.

Pendant toute sa carrière, il compose pas moins de 56 opéras ainsi que des oratorios, plusieurs dizaines de cantates et toutes sortes de pièces instrumentales. Pendant le siège de Dresde par les Prussiens en 1760, la plus grande partie de ses manuscrits furent détruits par un incendie alors que devait être publiée une édition complète aux frais de l'Électeur de Saxe. Quelques-uns de ses ouvrages, au nombre desquels l'opéra Alcide al Bivio (1760), ont été publiés et les bibliothèques de Vienne et de Dresde possèdent les manuscrits de quelques autres.

La décennie que passe le compositeur à Venise avant sa mort, si elle marque son retrait de la vie théâtrale, se caractérise par la poursuite de ses activités musicales. Il donne ainsi des leçons à de jeunes compositeurs tels l'Abbé Vogler, recommande Johann Gottlieb Naumann à la Cour de Dresde, et continue à composer ; on peut noter par exemple, parmi ces œuvres de la dernière partie de la vie de Hasse, deux cantates de chambre à deux voix sur des textes de Métastase (La Danza, 1775, et Il Ciclope, 1776), un Te Deum créé en mai 1782 à l'occasion de la visite du Pape Pie VI à Venise (la musique en est cependant perdue) et surtout trois missæ ultimæ (ses trois « dernières messes ») envoyées à Dresde, la dernière datée de 1783, année de la mort du compositeur alors âgé de quatre-vingt-quatre ans.

Faustina décède à Venise le 4 novembre 1781 d'une fièvre provoquée par un ulcère cancéreux. Hasse lui-même décède le 16 décembre 1783 d'une inflammation de poitrine ; il souffre alors depuis longtemps de la goutte.