Résultats de la recherche pour : Gabriela Ortiz

Pacho Flores et le Sinfónica de Galicia créent le "Concierto para trompeta" de Gabriela Ortiz.

par

Le Sinfónica de Galicia va offrir la première mondiale de Altar de bronce, un concerto pour trompette et orchestre de la compositrice mexicaine Gabriela Ortiz, avec en soliste Pacho Flores, sous la direction de Manuel Hernández Silva.

Gabriela Ortiz a reçu le Premio Nacional de Artes y Literatura (le prix le plus important pour les écrivains et les artistes décerné par le gouvernement mexicain), l'Academia Mexicana de Artes, le Bellagio Centre Residency Program, la Civitella Ranieri Artistic Residency, la John Simon Guggenheim Memorial Foundation Fellowship, la Fulbright Fellowship, le Silvestre Revueltas, le Prix de la musique de l'Union européenne, le Prix de la musique de l'Union européenne, le Prix de la musique de l'Union européenne, le Prix de la musique de l'Union européenne ; le 1er Prix du Concours national de musique de chambre Silvestre Revueltas, le 1er Prix du concours de composition Alicia Urreta, une résidence du Banff Centre for the Arts, la commission Inroads, un programme d'Arts International financé par la Fondation Ford, la Fondation Rockefeller et la Médaille Mozart.
Depuis 2016, elle est membre de l'Academia Mexicana de Artes.

María Dueñas crée "Altar de cuerda" de Gabriela Ortiz à Los Angeles.

par

Ce week end, la violoniste espagnole María Dueñas, créera la nouvelle œuvre pour violon et orchestre de la compositrice mexicaine Gabriela Ortiz : Altar de cuerda.
Elle le fera avec le Los Angeles Philharmonic sous la baguette de son chef principal, Gustavo Dudamel.

À ce jour, la compositrice mexicaine Gabriela Ortiz a créé sept œuvres dans la série des "autels musicaux":
Altar de neón (1995), pour quatre percussionnistes et orchestre de chambre,
Altarde muertos (1997), pour quatuor à cordes, tambours à eau et masques,
Altar of stone (2002), pour trois percussionnistes et orchestre,
Altar of fire (2010), pour orchestre,
Altar of light (2013), pour bande magnétique,
Altar de viento (2015), pour flûte et orchestre.

Pour Gabriela Ortiz, l'autel n'est pas un concept religieux, mais sa signification tend plutôt vers le symbolique, le spirituel et le magique : un autel est un lieu pour mettre en valeur la musique.

 

Dudamel quitte Los Angeles : anatomie d'une marque mondiale

par

Le 7 juin 2026, au Walt Disney Concert Hall, Gustavo Dudamel achève dix-sept saisons à la tête du Los Angeles Philharmonic. La scène est connue : ovation debout, capacité pleine, banderoles « Gracias Gustavo » sur Grand Avenue, Cantata Criolla d'Antonio Estévez en clôture — la même œuvre qu'il avait imposée dès son premier programme de musique vocale en 2010, bouclage rituel d'un récit fondateur. Mais ce dimanche-là, Mark Swed du Los Angeles Times a noté un détail qui contredit la mise en scène : à plusieurs reprises, lorsque le chef demande à l'orchestre de se lever pour partager les saluts, les musiciens refusent. Dudamel insiste, prend le concertmaster par le bras ; celui-ci se rassoit dès que l'effort cesse. Le chef, écrit Swed, paraît interloqué. L'épisode dure plusieurs minutes.

On peut le lire en hommage muet — ce moment est à toi, pas à nous — ou comme l'autonomisation discrète d'un collectif qui rappelle, sous l'éclat des banderoles, qu'il existe en dehors de son chef. Les deux lectures coexistent, et c'est précisément cette ambiguïté qui rend le bilan Dudamel moins lisse que la communication officielle ne le laisse entendre. On y reviendra à la fin. Elle prend son sens quand on a compris ce que Dudamel a été, dix-sept ans durant, pour cette maison.

Le mandat « valeur ajoutée »

Il faut, pour ouvrir, poser un cadre qui manque à la critique. Le poste de directeur musical d'un grand orchestre, tel qu'il se pratique depuis Simon Rattle à Berlin (2002-2018), n'est plus le même que sous Karajan ou Bernstein. Nous continuons pourtant à évaluer les chefs avec des critères hérités de l'ère précédente — discographie, tournées, maîtrise du canon —, alors que le poste s'est redéfini autour d'une autre équation, que l'on pourrait appeler la valeur ajoutée : ce que le mandat produit en plus du purement musical, et qui se mesure en ancrage territorial, en projets pédagogiques structurels, en extension numérique, en visibilité mondiale, en circulation médiatique élargie, en signature contractuelle innovante.

Rattle n'a pas inventé le modèle — Salonen l'avait esquissé à Los Angeles dès les années 1990, avec le Walt Disney Concert Hall livré en 2003, la Green Umbrella comme laboratoire, le repositionnement de l'orchestre comme acteur de la culture californienne contemporaine — mais il l'a sacralisé en l'implantant à Berlin, c'est-à-dire dans l'institution qui plus qu'aucune autre définit ce qu'est un mandat de directeur musical dans l'imaginaire collectif. Digital Concert Hall (2008), programme Zukunft@BPhil, refonte de la politique éducative : sans Berlin, le modèle serait resté « californien », marginalisable ; avec Berlin, il devient le modèle contemporain, opposable à tous les autres orchestres.

Dudamel arrive à Los Angeles en 2009 sur ce terrain préparé, et il porte le modèle à son maximum. C'est sous cet angle qu'il faut lire ce qui suit, avant de revenir au bilan musical proprement dit : parce que dans cette génération de chefs, il est peut-être le seul à avoir fait basculer la fonction elle-même dans une catégorie que ni le classique ni la critique n'avaient anticipée — celle de la marque mondiale.

Un chef, une marque du XXIe siècle

Le mot est chargé pour un lectorat mélomane, et il faut d'emblée le désamorcer. « Marque » n'est pas ici un terme de dérision, et il ne réduit pas Dudamel à une opération commerciale. Il désigne une catégorie sociologique — au sens où Bourdieu parlerait de capital symbolique circulant, ou Boltanski d'actif réputationnel : quelque chose qu'une institution construit, protège, transfère, monétise. À ce niveau, seules trois ou quatre personnes par génération existent dans le champ classique. Karajan l'était. Bernstein l'était. Yuja Wang l'est aujourd'hui, à peu près seule dans le monde instrumental. Et Dudamel l'est, à peu près seul dans le monde des chefs.

Le degré de pénétration culturelle est mesurable. Le grand public non-mélomane connaît Dudamel comme ses aînés connaissaient Karajan ou Bernstein — par la chevelure, le sourire, la silhouette gestuelle, l'étoile sur le Hollywood Walk of Fame obtenue en 2019, le caméo dans Trolls World Tour en 2020, les collaborations au Hollywood Bowl avec Billie Eilish, Christina Aguilera ou Ricky Martin. Le personnage de Rodrigo de Souza dans la série Mozart in the Jungle (Amazon, 2014-2018, quatre saisons, Golden Globes 2016) est explicitement modelé sur lui — chevelure, gestuelle, accent latino-américain, parcours El Sistema. Inspirer un personnage de série dramatique sur quatre saisons est un degré de pénétration culturelle qu'aucun chef vivant n'a connu depuis Bernstein — le fait mérite d'être pesé pour ce qu'il est : un fait sociologique sans équivalent.

Cette construction a plusieurs moments fondateurs, qui balisent presque toute la séquence californienne.

Le premier est la mi-temps du Super Bowl 50, le 7 février 2016 à Santa Clara — Coldplay, Beyoncé, Bruno Mars, et Dudamel à la baguette, entouré des enfants de YOLA, devant un peu plus de cent dix millions de téléspectateurs américains et une audience mondiale considérable. Premier chef d'orchestre classique de l'histoire à apparaître à la mi-temps d'un Super Bowl. La scène est saturée de signes : la baguette tenue par un Vénézuélien aux côtés d'une chanteuse pop qui interprète Formation le jour même de la sortie du morceau, des enfants issus des communautés latinos de Los Angeles, l'étendard institutionnel du LA Phil planté en plein cœur du rituel sportif américain. C'est ce moment qui scelle la fusion entre l'orchestre, son chef, son projet pédagogique et la pop culture mondiale.

Vient ensuite, au milieu de la décennie, le moment-pivot : West Side Story de Steven Spielberg (décembre 2021). Dudamel y dirige la bande son du film — orchestrée par David Newman, supervisée par John Williams — en enregistrant pour 80 % avec le New York Philharmonic au Manhattan Center en 2019, puis pour 20 % avec le Los Angeles Philharmonic au Newman Scoring Stage en 2020, après l'arrêt pandémique. Le film décroche sept nominations aux Oscars 2022 et deux statuettes. Rétrospectivement, c'est dans la session new-yorkaise que se loge le signal le plus discret : trois ans avant l'annonce officielle de février 2023, Dudamel dirige déjà l'orchestre de Bernstein dans la partition emblématique de Bernstein. West Side Story n'est pas seulement le moment hollywoodien de la marque ; c'est, sans qu'aucune communication officielle ne le dise, la répétition générale de la bicoastalité.

Rapport Alloncle : la fusion des orchestres de Radio France, éternel serpent de mer

par

Le rapport de la commission d'enquête parlementaire française sur l'audiovisuel public, rendu public le 5 mai 2026, glisse parmi ses 70 recommandations un dossier que la Cour des comptes ressort à intervalles réguliers depuis près de quarante ans : la fusion de l'Orchestre National de France et de l'Orchestre Philharmonique de Radio France. Une mesure chiffrée à 13 millions d'euros d'économies, qui ravive un débat dont l'argument central — la similitude des programmations des deux phalanges — n'a, lui, jamais cessé d'être pertinent.

Une recommandation parmi 70

Six mois de travaux, plus de 550 pages, 70 recommandations : le rapport rédigé par le député UDR Charles Alloncle au nom de la commission d'enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public » a été publié sur le site de l'Assemblée nationale le mardi 5 mai 2026, après une adoption serrée le 27 avril. Le texte vise plus d'un milliard d'euros d'économies sur les quatre milliards alloués chaque année par l'État à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde.

Au cœur d'un dispositif où s'enchaînent suppressions de chaînes (France 4, Mouv', France TV Slash) et fusions diverses (France 2 et France 5, Franceinfo et France 24, France 3 Régions et ICI), une recommandation concerne directement le monde musical : la recommandation n° 52 propose de « rationaliser les formations musicales de Radio France en fusionnant les deux orchestres », pour une économie estimée à 13 millions d'euros.

Un serpent de mer de quarante ans

L'idée n'a, en réalité, rien de neuf — et c'est peut-être ce qui en fait la singularité dans le rapport Alloncle. Depuis la création même de l'Orchestre Philharmonique de Radio France en 1976, par fusion de plusieurs ensembles plus modestes de la maison ronde, la question de la cohabitation des deux symphoniques est posée. Pourquoi deux orchestres permanents au sein d'un même groupe public ? La Cour des comptes a fait de cette interrogation un leitmotiv de ses rapports successifs sur Radio France, à un rythme presque décennal, en s'appuyant sur les exemples allemand (regroupements opérés par les Rundfunk) et néerlandais (réforme drastique du Muziekcentrum van de Omroep en 2013).

À chaque alerte, le même scénario : la direction de Radio France et la tutelle ministérielle opposent une fin de non-recevoir, arguant de la mission patrimoniale spécifique des deux ensembles et de la nécessité de maintenir un effectif global d'environ 300 musiciens sur les quatre formations maison (Orchestre National, Orchestre Philharmonique, Chœur, Maîtrise). Le dossier rentre dans les tiroirs. Et il en ressort, immanquablement, à la faveur de la commission d'enquête suivante, du contrôle suivant de la Cour, du plan d'économies suivant.

La constance de l'argument budgétaire trouve sa contrepartie dans la constance de la défense institutionnelle : un statu quo négocié, jamais véritablement justifié sur le fond, qui finit par ressembler à une rente de situation.

Dans un entretien à Classica consacré à la saison 2026-2027, Michel Orier, directeur de la musique et de la création culturelle de Radio France, indiquait du reste que la fusion « n'est plus à l'ordre du jour », tout en concédant qu'« avant, chaque formation, notamment les deux orchestres, était dans son couloir sans voir ce qui se passait à côté », et qu'il avait fallu mettre sur pied un comité de programmation pour y remédier. L'aveu est intéressant : il reconnaît implicitement la critique principale formulée par les rapports successifs.

5 albums pour passer la semaine : parcours contemporains, jeune virtuose et patrimoine musical

par

1. Albares

Pacho Flores (né en 1981) : Albares, concerto pour bugle et orchestre. Roberto Sierra (né en 1953) : Salseando, concerto. Gabriela Ortiz (née en 1964) : Altar de Bronce, concerto pour trompette. Pacho Flores, trompette et bugle ; Royal Liverpool Philharmonic Orchestra ; Domingo Hindoyan, direction. PM Classics 880040427223.

On commence cette semaine avec Pacho Flores qui poursuit son exploration du répertoire pour trompette aux couleurs latino-américaines avec un nouvel opus enregistré aux côtés du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra dirigé par Domingo Hindoyan. Le soliste vénézuélien y déploie sa palette expressive et sa technique souveraine au service d'un programme qui réunit son propre concerto pour bugle, Salseando de l’excellent Roberto Sierra et Altar de Bronce de Gabriela Ortiz. Un panorama coloré de la trompette concertante avec des partition évocatrices.  

2. Hans Werner Henze : 5 Neapolitanische Lieder (Live, Hambourg 1956 — Remastered 2026)

Hans Werner Henze (1926-2012) : Fünf neapolitanische Lieder pour baryton et orchestre. Hermann Prey (1929-1998), baryton ; NDR Elbphilharmonie Orchester ; Hans Schmidt-Isserstedt (1900-1973), direction. Enregistrement public, Hambourg, 1956 ; restauration 2026. 3618029194807.

L’avantage du numérique c’est qu’il nous permet de retrouver des grandes lectures du passé sans nécessiter un album complet.   

Captés en concert à Hambourg en 1956 et restaurés pour cette réédition, ces cinq Lieder napolitains de Hans Werner Henze constituent un témoignage de premier ordre sur la réception immédiate de l'œuvre. Hans Schmidt-Isserstedt, à la tête de la phalange hambourgeoise, en livre une lecture engagée, tandis que le jeune Hermann Prey y affirme déjà l'autorité vocale et l'intelligence du texte qui feront sa réputation. Un document précieux où l'écriture de Henze, nourrie des mélodies populaires de la baie de Naples, trouve une incarnation d'une grande justesse.

María Dueñas et Alexander Malofeev : et le violon retrouva son âme !

par

Je suis heureux d’avoir entendu cette prodigieuse artiste pour la première fois en direct dans un répertoire de musique de chambre, en compagnie d’un pianiste aussi créatif, attentif et admirateur de sa partenaire. L’on peut ainsi s’éloigner d’un certain « formatage » que la performance du soliste dans un concerto avec orchestre pourrait entraîner. Ce dialogue créatif avec un partenaire stimulant amène les artistes à un dépassement de soi, car ils savent que leur partenaire va surenchérir et apporter sans cesse de nouvelles idées interprétatives.

Puisque le degré de beauté sonore et émotionnelle que la jeune Espagnole est capable d’atteindre plonge l’auditeur dans un état de transe absolu, l’on ne sait plus si cette succession de phrases sublimes, de sonorités splendides ou de virtuosité invraisemblable relève du domaine du réel ou de celui du rêve. J’avoue avoir fermé les yeux à maintes reprises et avoir atteint une extase musicale idéale, inatteignable pour le commun des mortels : la perfection du trait et la profondeur expressive sortent totalement du vécu habituel, même chez les plus grands interprètes.

Ensuite, l’on rouvre les yeux et l’on est surpris de dévisager cette toute jeune femme, gracieuse et frêle, maniant son archet avec une aisance ahurissante, comme si le violon n’était que l’extension du corps d’une danseuse. Et cette invraisemblable main gauche, à la précision chthonienne, qui trouve ses notes avec une facilité déconcertante ! Tout cela semble chimérique ; l’on se dit, inconsciemment, qu’il y a dans un jeu dont l’excellence dépasse l’entendement quelque chose du pacte du Doktor Faustus avec le diable, de cet envoûtement satanique dont parlaient les contemporains de Paganini.

Le Grand Duo en la majeur de Schubert a la réputation d’être une pièce ingrate à jouer pour les violonistes : Dueñas y déploie ses ailes dans des phrasés d’une inspiration divine, répondant aux suggestions de myriades de couleurs provenant du pianiste avec une clarté et une retenue qui poussent l’auditeur à une écoute de plus en plus attentive, presque exacerbée. La succession de pianissimi, ponctuée de quelques accents et de forte soudains, oblige à une attention particulière, récompensée par un plaisir esthétique sans borne.

 L'OSM en double tournée internationale en 2026

par

L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a annoncé ses 60ᵉ et 61ᵉ tournées internationales pour 2026, toutes deux sous la direction de son directeur musical, Rafael Payare.

  • Tournée des festivals européens (du 15 au 29 août) : L'OSM se produira à Édimbourg, Varsovie, Aarhus (Danemark) et HambourgLes solistes incluent la violoncelliste Alisa Weilerstein (pour Dzonot de Gabriela Ortiz) et les pianistes Kevin Chen et Eric Lu (pour Chopin).
  • Tournée californienne (du 24 au 31 octobre) : L'Orchestre donnera trois concerts à San Francisco, Los Angeles et San DiegoLe violoniste Leonidas Kavakos rejoindra l'OSM pour interpréter des concertos de Tchaïkovski et Mendelssohn. Le programme inclura également des œuvres de Samy Moussa (Elysium) et Stravinsky (L'Oiseau de feu)Pour Rafael Payare, qui est également directeur musical du San Diego Symphony, cette tournée a une dimension plus personnelle.

Le compositeur George Benjamin, Prix Frontières du savoir de la Fondation BBVA

par

Le Prix Frontiers of Knowledge de la Fondation espagnole BBVA dans la catégorie Musique et Opéra a été décerné au compositeur et chef d'orchestre George Benjamin.
Le jury, présidé par la compositrice et professeure Gabriela Ortiz Torres, a souligné la  contribution extraordinaire du musicien britannique, ainsi que son impact sur la création contemporaine dans les domaines de la musique symphonique, de l'opéra et de la musique de chambre .
Dans un langage musical très personnel et reconnaissable, il est capable de communiquer directement avec le public, sans renoncer à un travail rigoureux et détaillé dans tous les aspects de la composition, en soulignant particulièrement sa maîtrise de l'orchestration, du timbre et d'une architecture de forme impeccable.
Sa musique symphonique et de chambre a été interprétée par les orchestres et institutions les plus importants du monde, mais le jury le souligne, avec ses quatre opéras -Into the Little Hill (2006), Written on Skin (2009-12), Lessons in Love and Violence (2015-17) et Picture a day like this (2023)- Benjamin parvient à moderniser le langage de l’opéra, en proposant de nouvelles structures narratives et en maintenant une dramaturgie émotionnelle qui connecte et émeut le public du 21e siècle. 

Toutes les Amériques

par

Le Los Angeles Philharmonic vient de présenter sa saison 2021-22, la première de cinq années au cours desquelles l'orchestre proposera un programme spécial consacré à la musique de toutes les Amériques.
Sous la baguette de Gustavo Dudamel, et avec la compositrice Gabriela Ortiz comme commissaire, le Philharmonique a commandé plus de 30 nouvelles œuvres à des compositeurs de tout le continent et donnera aussi des œuvres de compositeurs "historiques".