Résultats de la recherche pour : George Crumb

George Crumb, 95 ans

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George Henry Crumb, né le 24 octobre 1929 à Charleston (Virginie-Occidentale) et mort le 6 février 2022 à Media (Pennsylvanie), est un compositeur américain de musique contemporaine.

George Crumb commence à composer dès son plus jeune âge. Il étudie la musique à l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, puis brièvement à Berlin avant de revenir aux États-Unis pour étudier à l'Université du Michigan, où il obtient son doctorat en 1959.

Il a eu Jennifer Higdon comme élève de composition à l'Université de Pennsylvanie.

Il reçoit en 1968 le Prix Pulitzer en musique et est le lauréat 2001 des Grammy Awards.
Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1983.

 

Décès du compositeur américain George Crumb

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Le compositeur américain George Crumb est décédé ce dimanch à l'âge de 92 ans. Récompensé par un Prix Pulitzer en 1967 pour son œuvre Echoes of Time, et par un Grammy en 2011 pour la partition Star-Child, Crumb s'est fait connaître pour l'expérimentation timbrale de ses œuvres et sa tentative de relier les institutions musicales aux sons de la nature.
L'une de ses œuvres les plus connues est Vox Balaenae (la Voix de la Baleine), où il incorpore les sonorités de ces animaux. Initialement influencé par Anton Webern, Crumb s'est ensuite intéressé à l'exploration de timbres inhabituels, amenant les instrumentistes à jouer de manière non conventionnelle, à amplifier électroniquement les sons de leurs instruments ou à utiliser des dispositifs théâtraux dans leurs performances.
Parmi les plus importantes, citons ses œuvres basées sur des textes de Federico García Lorca, notamment ses Quatre livres de madrigaux, et le cycle de chansons Ancient Voices of Children, écrit en 1970 pour deux chanteurs et un petit ensemble instrumental, dont un piano jouet. Black Angels ou ses quatre livres de Makrokosmos se distinguent par leur popularité dans un corpus compositionnel très large qui comprend de nombreuses œuvres de chambre et solos, plus de 20 œuvres écrites pour la voix et des œuvres symphoniques pour grand et petit orchestre, comme A Haunted Landscape, de 1984, ou Variazioni, de 1959.

La soprano Nina Bezu et la transcendance chez Crumb, Strauss et Schubert

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Überweltlich. Georges Crumb (1929-2022) : Apparition, chants élégiaques et vocalises pour soprano et piano préparé, sur des textes de Walt Whitman. Richard Strauss (1864-1949) : Die Nacht, op. 10 n° 3 ; Geduld, op. 10 n° 5 : Die Zeitlose op. 10 n° 7 ; Morgen op. 27 n° 4 ; Nachtgang op. 29 n° 3. Franz Schubert (1797-1828) : Der Tod und das Mädchen D 531 ; Du bist die Ruh D 776 ; Nacht und Träume D 827 ; Die junge Nonne D 828 ; Die Allmacht D 852. Nina Bezu, soprano ; Matthias Alteheld, piano. 2024. Notice en allemand, en anglais et en français. 60’ 06’’. Schweizer Fonogramm SF0017. 

Décès de Georges Jouvin

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Le compositeur et trompettiste Georges Jouvin est décédé le 24 octobre à l’âge de 93 ans.
Surnommé « trompette d’or », il avait mis son talent au service d’un répertoire allant de la musique classique au jazz en passant par la variété et la musique de bal. Des années 50 aux années 90, il a enregistré 70 albums, 3 000 titres, vendu 25 millions de disques et remporté un Oscar de l’Académie du Disque en 1981.

Né à Rennes dans une famille de musiciens, il découvrait le piano à 10 ans et poursuivait des études musicales au conservatoire de Rennes puis à Paris en 1942. De formation classique, il a débuté dans des orchestres symphoniques avant de se tourner vers le jazz et la variété.
Georges Jouvin a passé sa vie sur scène, en France et à l’étranger, « rockant ou valsant en  45 ou en 33 tours» raconte la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique (Sacem). Il s’était aussi engagé dans la défense du droit d’auteur et il a occupé à trois reprises la vice-présidence du Conseil d’administration de la Sacem qui parle de lui en évoquant «un saltimbanque gentleman».

 

Pages chorales, en premières mondiales, du Polonais Krzysztof Meyer et de l’Américain Nico Muhly

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Krzysztof Meyer (°1943). Œuvres chorales. Nehmt hin die Welt !, quatre pièces sur des mots de Schiller, op. 120 ; Wieliczalnaja, op. 71 ; Staunen, op. 91 ; Te Deum, op. 84.  Chœur Collegium Cantorum de la Philharmonie de Czestochowa, direction Janusz Siadlak. 2024. Notice en polonais et en anglais. 50’ 45’’. Dux 2147.

Nico Muhly (°1981). Œuvres chorales. A Glorious Creature ; Recordare, Domine ; Marrow ; Prosperitie ; Rough Notes ; No Resting Place. The Tallis Scholars, direction Peter Philipps. 2024. Notice en anglais. 54’ 33’’. Linn CKD 790.

Somnambulisme éveillé à Thouars

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Nichée dans une boucle du Thouet et flanquée des tours des belles églises romanes poitevines de Saint Médard et de Saint-Laon, la ville historique de Thouars, dans le département des Deux-Sèvres, possède un riche patrimoine et sort peu à peu de sa torpeur à la faveur de divers travaux de restauration et d’embellissements toujours en cours. Elle vient en outre de voir naître un nouveau festival organisé par deux jeunes musiciens du pays, Aglaé Bonnet et Léo Gaillard, qui entendent démocratiser l’univers de la musique classique dans leur ville natale d’une manière vivante et accessible à tous, au gré d’une programmation aussi intelligente qu’originale. Sous le titre un peu intriguant d’Harmonies somnambules, la première édition s’est déroulée durant le week-end du 29 au 31 août au MZ, un « Tiers Lieu » installé dans une ancienne école au cœur de Thouars qui a rencontré la faveur des thouarsais depuis sa création en 2023. Il fallait en fait être assez peu somnambule, mais au contraire très réveillé pour suivre les horaires de cette nouvelle manifestation dont les concerts avaient lieu à 7h30 et à 20h30, soit au lever et au coucher du soleil ! L’originalité de la programmation et l’excellence des jeunes artistes ont attiré un public nombreux, aussi bien dans la petite salle autour du piano que dans la salle principale, le temps incertain ayant empêché le déploiement de certains concerts en plein air dans ce qui fut autrefois le préau de l’ancienne école Jean Macé. Salle pleine pour les cinq concerts, succès total et mérité pour cette première édition. Bilan.

Coup d’envoi vendredi soir avec le très beau récital de la pianiste Élise Noaille. Conçu comme un programme racontant l’histoire d’Eurydice en mêlant littérature et musique avec des œuvres de Thelonious Monk, George Crumb, Joe Division, Zoltán Kodály, Ann Southam et Nadia Boulanger, ce parcours très poétique, aux sonorités parfois étranges, fournissait une véritable étoffe pour nos rêves.

Il fallait se lever tôt le lendemain matin pour un concert ressemblant à un tour de force avec le récital de mélodie française proposé par Emma Steiner, soprano et Alexia Roth au piano. Une première à cette heure inhabituellement matinale pour les deux jeunes musiciennes venues de Genève où elles ont suivi le cursus de la Haute Ecole de Musique. Chanter Fauré, Poulenc, Bernstein ou Bizet à 7h30 du matin n’a entamé ni leur talent ni leur bonne humeur. Voir se lever le soleil à travers les fenêtres du MZ au moment même où le poète dit « Je quittais la terre pour m’enfuir avec toi vers la lumière » était un réel moment de grâce. Et quoi de mieux pour poursuivre gaiement la journée que de conclure ce programme par La Diva de l’empire d’Erik Satie, chantée avec force œillades et par les Chemins de l’amour, cette valse ensorcelante que Francis Poulenc écrivit pour Yvonne Printemps sur des paroles délicieuses de Jean Anouilh.

Christopher Rouse, 5 ans

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Christopher Chapman Rouse (Baltimore, Maryland,  – Baltimore, ) est un compositeur américain. Il reçoit le Prix Pulitzer pour son Concerto pour trombone et un Grammy Awards pour son Concert de Gaudí, un concerto pour guitare.

Christopher Rouse a étudié avec Richard Hoffmann au Oberlin Conservatory of Music où il est diplômé en 1971. Ensuite, il étudie en privé avec George Crumb jusqu'en 1973. En 1972 et 1973, Christopher Rouse reçoit le BMI Student Composer Awards de la Fondation BMI, et il compléte sa formation avec Karel Husa à l'Université Cornell, avec son doctorat en 19771.

Il a ensuite enseigné à l'Université du Michigan de 1978 à 1981 et la composition à la Eastman School of Music de 1981 à 2002. Il enseigne également à la Juilliard School à partir de 1997 et à plein temps dès 2002. Parmi ses élèves, on peut mentionner Michael Torke, Kevin Puts et Cristina Spinei.

Il est compositeur en résidence de l'Orchestre de Baltimore (1986–1989) et de 2012 à 2015 à la Philharmonie de New York (The Marie-Josée Kravis Composer-in-Residence). En 2002, Christopher Rouse est élu membre de l'Académie américaine des arts et des lettres et désigné compositeur de l'année 2009 par Musical America.

Il meurt âgé de 70 ans à Baltimore.

Rouse était un compositeur néoromantique. Certaines de ses œuvres étaient principalement atonales (GorgonConcerto pour orchestre) tandis que d’autres sont clairement tonales (KaroljuRapture). Le plus souvent, il cherchait à intégrer des mondes harmoniques tonaux et non tonaux, comme dans ses concertos pour flûte, hautbois et guitare. Toute sa musique a été composée, dans ses mots, "pour transmettre un sentiment d’urgence expressive." Rouse a été célébré pour son orchestration, notamment avec les percussions. Il cite souvent des œuvres d’autres compositeurs (p. ex., sa Symphonie no 1, composée en 1986, incorpore des citations de Bruckner et de Chostakovitch). Les plus anciennes œuvres de Rouse sont deux brèves pièces pour ensemble de percussion, toutes deux inspirées par des sujets mythologiques : Ogoun Badagris (1976, haïtien) et Ku-Ka-Ilimoku (1978, polynésien) ; une partition pour percussions plus tardive inspirée du percussionisme rock, Bonham a été composée en 1988.

La mort de Leonard Bernstein en 1990 a été la première d’une série de décès qui a laissé une profonde impression sur Rouse, et son Concerto pour trombone (1991) a été la première partition de son soi-disant "cycle de la mort," un groupe de pièces qui ont toutes servi de réactions à ces décès. Ces partitions commémoraient William Schuman (Concerto pour violoncelle, 1992)7 , le meurtre de James Bulger Cconcerto pour flûte, 1993), le compositeur Stephen Albert (Symphonie nº 2, 1994) et la mère de Rouse (Envoi, 1995). Après Envoi, il s’est volontairement mis à composer des partitions plus "légères", des œuvres destinées à prendre un casting moins sombre; les pièces de cette seconde moitié des années 1990 comprennent Compline (1996), Kabir Padavali (1997), le Concerto de Gaudí (1999), Seeing (1998), et Rapture (2000).

À partir de 2000, Rouse a créé des œuvres aux ambiances variées, de son épineux Concerto pour clarinette (2001) à son rock infusé The Nevill Feast (2003) en passant par son romantique Concerto pour hautbois (2004). La pièce la plus importante de ces années fut son Requiem de 90 minutes, composé en 2001 et 2002. Rouse lui-même a qualifié le Requiem de sa meilleure composition. Les principales compositions plus récentes incluaient son Concerto pour orchestre (2008), Odna Zhizn (2009), la Symphonie nº 3 (2011)3, la Symphonie nº 4 (2013), Thunderstuck (2013), Heimdall’s Trumpet (un concerto pour trompette, 2012), le Concerto pour orgue (2014), la Symphonie nº 5 (2015), le Concerto pour bassoon (2017), Berceuse Infinie (2017) et la Symphonie nº 6 (2019).

À la fin de 2006, Rouse a composé la pièce Wolf Rounds, qui a été créée à Carnegie Hall le 29 mars 2007.

Christopher Rouse a dédié plusieurs œuvres à des interprètes réputés, tels Yo-Yo Ma (Concerto pour violoncelle), la guitariste Sharon Isbin (Concert de Gaudí) et Emanuel Ax (Concerto pour piano « Seeing »).

Cédric Tiberghien et les Variations de Beethoven, en interface avec le baroque et le modernisme américain 

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Variation[s], volume 2. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : 32 Variations en do mineur WoO 80 ; 24 Variations sur ‘Venni amore’ de Righini en ré majeur WoO 65 ; 5 Variations sur ‘Rule, Britannia !’ de Arne en ré majeur WoO79 ; 6 Variations WoO 77 en sol majeur ; 9 Variations sur une marche de Dressler en do mineur WoO 63 ; 14 Variations sur le ‘Menuet à la Viganò’ d’après un ballet de Haibel en do majeur WoO68 ; 7 Variations sur ‘God Save the King’ en do majeur WoO 78. Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621) : 6 Variations sur ‘Mein junges Leben hat ein End’ en la mineur SwWW 324. Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Aria varia alla maniera italiana en la mineur BWV 989 ; Chaconne de la Partita pour violon n° 2 BWV 1004, transcription pour la main gauche de Brahms. Morton Feldman (1926-1987) : Last Pieces. John Cage (1912-1992) : 7 Haiku ; In a Landscape. George Crumb (1929-2022) : Processional. Cédric Tiberghien, piano. 2023. Notice en français, en anglais et en allemand. 154 minutes. Un album de 2 CD Harmonia Mundi HMM 902435.36.