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Georges Onslow, 240 ans

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André George Louis Onslow est un compositeur français, né à Clermont-Ferrand le 27 juillet 1784 et mort dans cette même ville le 3 octobre 1853.

Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le 20 juillet 1808 en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.

En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »

Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du XIXe siècle), puis rue Blaise-Pascal, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».

La musique de George Onslow est rarement à l'affiche des concerts, notamment dans la musique de chambre pour cordes. 36 quatuors et 34 quintettes forment le cœur de son catalogue musical et furent à l'origine de sa renommée partout en Europe et auprès des plus grands interprètes de son temps.

Après la redécouverte qu'en fit Carl de Nys dans les années 1970-80 avec la participation du Quatuor Parrenin, quelques ensembles ont inscrit ponctuellement quelques partitions d'Onslow à leur répertoire (Quatuor Debussy, Quatuor Ruggieri, Quatuor Coull, Quatuor d'Oxford, L'Archibudelli).

Plusieurs ensembles se consacrent à l'œuvre d'Onslow :

- le Quatuor Mandelring, qui a enregistré plusieurs CD pour le label CPO
- le Quatuor Ruggieri pour le label Agogique et Aparté et le Salon Romantique qui a enregistré deux CD en quintette à cordes chez Pierre Verany-Arion ainsi que la transcription que George Onslow réalisa pour quatuor à cordes de son opéra Guise ou les États de Blois
- Pierre Franck et François Joël Thiollier ont gravé pour Verany une très belle version des sonates pour violoncelles transcrites à l'alto par l'auteur
- Emmanuel Jacques (violoncelle) et Maude Gratton (pianoforte) ont gravé l'intégrale des 3 sonates pour violoncelle et piano
- Le Quatuor Prima Vista fait figure de défenseur de l'œuvre chambriste de George Onslow : cet ensemble d'origine clermontoise a joué Onslow un peu partout en France, mais aussi à Londres, à New-York et Washington, ainsi qu’en Pologne et en Russie.

En 2003, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort d'Onslow, Serge Collot, ancien altiste du Quatuor Parrenin, s'est associé au Quatuor Prima Vista pour interpréter à plusieurs reprises un programme en quintette, remettant ainsi le flambeau de la redécouverte d'Onslow à une nouvelle génération de musiciens.

Georges Onslow, 170 ans

par

Le compositer français André George Louis Onslow est né à Clermont-Ferrand le et mort dans cette même ville le .

Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le 20 juillet 1808 en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants : Louis-Arthur, Georgine et Henriette. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du Château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow, dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.

En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »

Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du xixe siècle), puis rue Blaise-Pascal, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».

La musique de George Onslow est rarement à l'affiche des concerts, notamment dans la musique de chambre pour cordes. 36 quatuors et 34 quintettes forment le cœur de son catalogue musical et furent à l'origine de sa renommée partout en Europe et auprès des plus grands interprètes de son temps.

Après la redécouverte qu'en fit Carl de Nys dans les années 1970-80 avec la participation du Quatuor Parrenin, quelques ensembles ont inscrit ponctuellement quelques partitions d'Onslow à leur répertoire (Quatuor Debussy, Quatuor Ruggieri, Quatuor Coull, Quatuor d'Oxford, L'Archibudelli).

Plusieurs ensembles se consacrent à l'œuvre d'Onslow :

  • le Quatuor Mandelring, qui a enregistré plusieurs CD pour le label CPO
  • le Quatuor Ruggieri pour le label Agogique et Aparté et le Salon Romantique qui a enregistré deux CD en quintette à cordes chez Pierre Verany-Arion ainsi que la transcription que George Onslow réalisa pour quatuor à cordes de son opéra Guise ou les États de Blois (chez Lygia Digital)
  • Pierre Franck et François Joël Thiollier ont gravé pour Verany une très belle version des sonates pour violoncelles transcrites à l'alto par l'auteur
  • Emmanuel Jacques (violoncelle) et Maude Gratton (pianoforte) ont gravé l'intégrale des 3 sonates pour violoncelle et piano pour le label Mirare

Le Quatuor Prima Vista fait figure de défenseur de l'œuvre chambriste de George Onslow : cet ensemble d'origine clermontoise a joué Onslow un peu partout en France, mais aussi à Londres, à New-York et Washington, ainsi qu’en Pologne et en Russie. En Auvergne, il s’est produit dans tous les sites onslowiens : Clermont-Ferrand (Chapelle du Bon Pasteur, salon de la Mairie), Château de Chalendrat, église de Pérignat-ès-Allier, Château d'Aulteribe, Mirefleurs, La Roche Noire, et Blesle.
À ce jour, le répertoire onslowien du Quatuor Prima Vista comporte 14 quatuors à cordes, 5 quintettes à cordes et 1 quintette avec piano, ce qui en fait l’ensemble qui a interprété en concert le plus grand nombre de partitions du « Beethoven français » -une expérience que Prima Vista a partagée notamment avec le public de sa saison clermontoise de 1997 à 2010, lors de plusieurs Journées Onslow, et enfin lors des dix éditions du festival des Soirées Onslow dont il est le créateur.

En 2003, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort d'Onslow, Serge Collot, ancien altiste du Quatuor Parrenin, s'est associé au Quatuor Prima Vista pour interpréter à plusieurs reprises un programme en quintette, remettant ainsi le flambeau de la redécouverte d'Onslow à une nouvelle génération de musiciens.

La Reine Hortense et le premier romantisme à la française

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Hortense compositrice et son temps. Oeuvres de : Hortense de Beauharnais (1783 – 1837) – Guillaume-Pierre-Antoine Gatayes (1774 – 1846) – Giovanni Paisiello (1740 – 1816) – Louis Adam (1758 – 1848) – Ferdinando Paër (1771 – 1839) – George Onslow (1784 – 1853) – Hélène de Montgeroult (1764 – 1836) – Vincenzo Bellini (1801 – 1835) – Jan Ladislav Dussek (1760 – 1812) – Johann-Franz Xavier Sterkel (1759 – 1817) – Franz Schubert (1797 – 1828). La nouvelle Athènes à Malmaison : Clara Hugo, soprano ; Coline Dutilleul, mezzo-soprano ;  Daniel Thomson, ténor ;  Masami  Nagasawa, harpe ; Francesco Romano, guitare ; Alexis Kossenko, flûte ;  Sébastien Bausch, Laura Granero,  Luca Montebugnoli, Eloy Orzaiz Galarza,  Edoardo Torbianelli, Aline Zylberajch, pianos romantiques. Ensemble Les Lunaisiens, baryton et direction Arnaud Marzorati ; David Ghilardi, ténor ; Imanol Iraola, baryton ; Pernelle Marzorati, harpe ; Patrick Wibart, serpent. 2024.  Livret en français et en anglais.  69’54’’.  Paraty 2025007.

Emmanuel Chabrier, 130 ans

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Le compositeur français Emmanuel Chabrier est né le 18 janvier 1841 à Ambert (Puy-de-Dôme) et mort le 13 septembre 1894 à Paris. Il est l'auteur d'œuvres orchestrales comme España ou sa Joyeuse Marche. Il est aussi compositeur de plusieurs opéras, parmi lesquels l'opéra bouffe L'Étoile ou encore Gwendoline (dont l'ouverture est demeurée au répertoire des orchestres). Mais Chabrier est également auteur de pièces pour piano (dont sa Bourrée fantasque) et de mélodies pour une voix et piano (parmi lesquelles son fameux bestiaire de 1889).

Ses créations étaient admirées de nombreux compositeurs tels que Claude Debussy, Maurice Ravel, Erik Satie, Richard Strauss, ou encore Igor Stravinsky ou Darius Milhaud.

Son père, Jean Chabrier, est avocat ; sa mère, Marie-Anna-Evelina Durozay, originaire de Cusset-Vichy. Sa nourrice Anne Delayre (surnommé « Nanine » par Emmanuel Chabrier) est restée proche de lui toute sa vie. Il commence les leçons de musique à 6 ans. Il apprend le piano avec un réfugié carliste espagnol, M. Saporta. Ses compositions les plus anciennes datent de 1849 et sont pour piano. La famille vit alors à Ambert, mais déménage à Clermont-Ferrand en 1852.
À cette époque, Emmanuel Chabrier prépare une carrière dans le droit et étudie au lycée impérial de Clermont-Ferrand de 1852 à 1856. En parallèle, il continue de prendre des leçons de musique théorique et pratique le violon avec Alexandre Tarnowski, un compositeur polonais et violoniste. Le père d'Emmanuel s'oppose toutefois à une carrière musicale.

La famille quitte Clermont-Ferrand pour Paris. Il rejoint le lycée Saint-Louis en 1856 et prend des leçons de piano avec Édouard Wolff et de composition avec Théophile Semet, puis Aristide Hignard. Une pièce de piano de cette période, que le jeune homme coiffe du titre Le Scalp (1861), sera modifiée et rebaptisée pour devenir la Marche des Cipayes (1863). Le jeune Emmanuel est bachelier le 4 novembre 1858. Il passe sa licence de droit en 1861.

Ami de Verlaine dès ses 20 ans, Emmanuel Chabrier écrit dans son exemplaire de « Jadis et Naguère » (édition 1891) : « Pendant deux ou trois ans, 1860 à 1863, rue Lecluze, aux Batignolles, j'allais dîner chez Mme Verlaine presque tous les samedis ». Verlaine parle de ces soirées dans un sonnet publié dans « Amour ».

À partir de 1862, Chabrier travaille au ministère de l'Intérieur à Paris. Le 29 octobre 1863, il devient expéditionnaire au bureau des ampliations.
Il épouse Alice Dejean (fille d'un architecte) le 27 décembre 1873.
Il fréquente les écrivains Émile Zola et Alphonse Daudet, avec qui il entretient une grande amitié. Il fréquente également les peintres Auguste Renoir, Claude Monet, Édouard Manet dont il est un fidèle admirateur et à qui il achète de nombreuses toiles, dont certaines sont aujourd'hui exposées dans de grands musées.

Tristan und Isolde de Richard Wagner, « qu'il entend en 1879 à Munich, le bouleverse ». En 1880, il choisit de se consacrer entièrement à la musique. « À partir de 1883, il passe chaque année plusieurs mois chez sa belle-mère, à La Membrolle, près de Tours, où il composera la majeure partie de son œuvre pendant les dix années qui lui restent à vivre ».

Dans ses dernières années, à partir de 1890, Chabrier connaît des problèmes financiers de plus en plus importants, causés par la faillite de ses banquiers. Sa santé se dégrade et il entre en phase terminale de la syphilis, le rendant irritable et dépressif. En 1891, le décès de sa nourrice bien aimée « Nanine » l'affecte profondément. Il devient obsédé par la composition de son opéra Briséïs, inspiré par une tragédie de Goethe et par le style musical de Wagner, mais il n'en terminera que le premier acte.

À Paris, son opéra Gwendoline est enfin donné en France pour la première fois, en décembre 1893. Il ne reconnaît pas sa musique et l'applaudit à tout rompre, ne comprenant pas que les applaudissements s'adressent à lui.

Il meurt prématurément le 13 septembre 1894, à Paris, de paralysie générale. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
En 1942 un timbre est émis par l'administration des Postes de l’État Français à son effigie, gravé par Achille Ouvré.

Le style d'Emmanuel Chabrier est très varié : harmonies wagnériennes (Gwendoline), légèreté mélodique (Duo de l'ouvreuse de l'Opéra-Comique et de l'employé du Bon Marché), inspirations folkloriques (Les Plus Jolies Chansons du pays de France), pastiche (Ballade des gros dindons), etc.

En 1882, Chabrier se rend en Espagne. Ce voyage lui inspire sa plus célèbre œuvre, la rhapsodie pour orchestre España (1883), mélange d'airs populaires et de créations de son imagination. À en croire son ami Henri Duparc, cette composition affirmait un style personnel, riche et très coloré. La femme d'Auguste Renoir écrit : « Un jour, Chabrier vint, et joua España pour moi. Ce fut comme si un ouragan avait été libéré. Il battait et battait encore le clavier. Une foule s'était réunie dans la rue et écoutait, fascinée. Quand Chabrier atteignit les formidables derniers accords, je me jurai à moi-même de ne jamais plus toucher un piano. Il avait d'ailleurs cassé plusieurs cordes, et mis le piano complètement hors d'usage. » Joyeuse Marche, un arrangement de sa pièce pour piano, et Dix pièces pittoresques comptent également parmi ses œuvres les plus connues, de même que la mélodie Les Cigales (1889). Ses compositions influencèrent de nombreux compositeurs français, notamment Maurice Ravel et Francis Poulenc.

Partageant avec les Parnassiens un humour dans sa vision critique de la société, Chabrier disait de lui-même : « Je rythme ma musique avec mes sabots d'Auvergnat ». Au contraire de George Onslow, Chabrier ne fut cependant pas attaché à l'Auvergne et ne s'impliqua d'aucune façon dans la vie culturelle de cette région qu'il quitta très tôt pour s'installer à Paris, même s'il présida l'association « La Soupe aux choux d'Auvergne », qui se réunissait régulièrement à Paris.

Eugène Walckiers, 230 ans

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Le compositeur et flûtiste français Eugène Walckiers est né le 22 juillet 1793 à Avesnes-sur-Helpe et décédé le 1er septembre 1866 à Paris.

Il serait le fils d'Antoine Walckiers, maire d'Avesnes-sur-Helpe en 1800, orphelin à 10 ans2 et aîné de cinq enfants. Il est engagé en 1813 comme clarinettiste dans la jeune garde impériale de Napoléon et assiste avec son frère, Antoine, aux dernières campagnes de l'Empereur ainsi qu'à la défaite de la bataille de Waterloo. Napoléon prépara la bataille de Waterloo à Avesnes-sur-Helpe, ville de garnison, en juin 1815. Il reprend l'uniforme en février 1816 comme sous-chef de musique à Soissons mais se prépare au professorat et à la composition dès son licenciement de l'armée en 1815.

Walckiers commence des études musicales avec un maître nommé Heinrich Wilhelm Marchand, élève de Léopold Mozart de 1781 à 1784. Après son service militaire, il se rend régulièrement à Paris dès 1816 afin de prendre des leçons de flûte avec Jean-Louis Tulou, sans rentrer au conservatoire. Il séjourne également au Havre dès septembre 1816 avant de prendre, sur conseil de François-Adrien Boieldieu, des cours d'harmonie et de composition avec Antoine Reicha, et s'installe définitivement vers 1830 dans la capitale. Reicha, qui l'estime, le recommande à l'éditeur Schlesinger pour des travaux d'arrangements pour une ou deux flûtes des airs d'opéra en vogue à l'époque. Ces réalisations obtinrent un réel succès et Walckiers écrit ensuite, en collaboration avec Friedrich Kalkbrenner, des duos et des fantaisies concertantes pour flûte et piano. Se liant également d'amitié avec George Onslow, il compose ensuite, dans la veine de son camarade, plusieurs œuvres de musique de chambre dans le genre du quatuor ou du quintette.

Au total, on compte plus d'une centaine de numéros d'opus d'œuvres musicales, ou arrangements pour la flûte de Walckiers ; certaines en collaboration (avec Kalkbrenner et Thalberg). Il laisse également une méthode, op. 30, publiée vers 1829 en deux volumes et longtemps restée une référence.

Il laissa un journal où tous les évènements de sa vie sont relatés, et qui contient des renseignements sur des faits musicaux auxquels il a été mêlé.

Johann Baptist Cramer, 165 ans

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Le  compositeur et pianiste britannique d'origine allemande Johann Baptist Cramer est né à Mannheim le  et mort à Londres le 

Il est le fils du violoniste et chef d'orchestre renommé Wilhelm Cramer, et le frère aîné de Franz Cramer. C'est à Londres, où il est élevé pendant son enfance, que Johann Baptist Cramer entreprend ses études musicales.
De 1782 à 1784, il étudie le piano avec Muzio Clementi, puis s'impose comme l'un des pianistes les plus doués de sa génération lors de sa tournée en Angleterre et sur le continent européen de 1788 à 1791. De retour en Angleterre, il mène une carrière de pianiste, notamment lors des concerts Salomon où sont conviés les plus grands, tels Joseph Haydn.
En voyage en Allemagne et en Autriche entre 1799 et 1800, il rencontre Beethoven qui devient son ami.

En dehors de son activité de pianiste, Johann Baptist Cramer compose principalement pour son instrument de prédilection. Il enseigne à de futurs compositeurs tels que George Onslow. En 1824, il fonde la maison d'édition musicale Cramer & Co, comme le fera après lui Ignace Pleyel en France.

On lui doit principalement

Œuvres pour piano seul
  • Sonate pour piano « Grande Sonate » en ré majeur, op. 20 ()
  • Nocturne en do majeur, op. 32 ()
  • Sonate pour piano « La parodie »op. 43 ()
  • Sonate pour piano « L'Ultima » en la mineur, op. 53 ()
  • Nocturne en si bémol majeur, op. 54 ()
  • Cycle de 3 sonates « Les Suivantes » :
    • Sonate pour piano « Les Suivantes no 1 » en do majeur, op. 57 ()
    • Sonate pour piano « Les Suivantes no 2 » en si bémol mineur, op. 58 ()
    • Sonate pour piano « Les Suivantes no 3 » en mi mineur, op. 59 ()
  • Sonate pour piano « Le Retour à Londres » en mi majeur, op. 62 ()
  • Sonate pour piano en ré mineur, op. 63 ()
  • Sonate pour piano « Il Mezzo » en fa majeur, op. 74 ()
  • 36 préludes pour pianoop. 91 (Londres, )
  • 24 préludes pour pianoop. 96 (Paris, )
Musique de chambre
  • Quintette pour piano « L'Amicitia », op. 69 ()
9 Concertos pour piano
  • Concerto pour piano et orchestre no 1 en mi bémol majeur, op. 10 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 2 en ré mineur, op. 16 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 3 en ré majeur, op. 26 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 4 en do majeur, op. 38 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 5 en do mineur, op. 48 ()
  • Concerto « da camera » pour piano et orchestre en si bémol majeur ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 6 en mi bémol majeur, op. 51 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 7 en mi majeur, op. 56 ()
  • Concerto pour piano et orchestre no 8 en ré mineur, op. 70 ()

Il lègue aussi  : Instructions pour le piano-forte, Mlles Erard, 1813.

Nonettes de Rota, Eisler et Martinú, peu courants, magnifiés par Oxalys 

par

Nino Rota (1911-1979) : Nonetto pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor. Hanns Eisler (1898-1962) : Nonet n° 2 pour trois violons, contrebasse, flûte, clarinette, basson, trompette et percussion. Bohuslav Martinů  (1890-1959) : Nonet n° 2 H.374 pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor. Ensemble Oxalys (Shirly Laub, Frédéric d’Ursel et Elisabeth Smalt, violons ; Amy Norrington, violoncelle ; Koenraad Hofman, contrebasse ; Toon Freet, flûte ; Piet Van Bockstael, hautbois ; Nathalie Lefèvre, clarinette ; Pieter Nuytten, basson ; Anthony Devriendt, cor ; Bram Mergaert, trompette et Titus Franken, percussion). 2020. Notice en néerlandais, en français, en anglais et en allemand. 66.14. Passacaille 1103.