Résultats de la recherche pour : Giya Kancheli

Giya Kancheli, 5 ans

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Giya Kancheli, le plus éminent compositeur de Géorgie, est né à Tbilissi en 1935 et vit en Europe occidentale depuis 1991. Le sentiment d'exil, la nostalgie d'un temps et d'un lieu irrémédiablement perdus sont des préoccupations récurrentes dans sa musique. Sa longue et très productive collaboration avec ECM remonte à 1992, année de la sortie de Mourned by the Wind (Vom Winde Beweint), une immense élégie chantée par un alto solo avec orchestre symphonique.
Dès lors, une série d'enregistrements a suivi, révélant différents aspects de son œuvre. Le chef d'orchestre américain Dennis Russell Davies est depuis longtemps un spécialiste de la musique de Kancheli ; il a dirigé non seulement le premier enregistrement de 1993, mais aussi Trauerfarbenes LandCaris MereAbii ne viderem et Diplipito.

Après avoir étudié le piano et la composition au Conservatoire de Tbilissi, Giya Kancheli a suivi un chemin familier pour les compositeurs de l'ère soviétique qui ont résisté à l'intégration dans l'establishment musical soviétique : il a écrit pour la scène et le cinéma, ce qui lui a permis de jouir d'une certaine liberté car ces genres échappaient largement au radar de la censure officielle. Cet aspect de sa carrière est illustré dans Themes from the Songbook (2010).

Le compositeur russe Rodion Shchedrin a qualifié Kancheli “d’ascète au tempérament maximaliste - un Vésuve retenu". Nombre de ses œuvres se déroulent tranquillement, avec une pulsation lente et mesurée, ponctuée d'explosions violentes qui sont effectivement volcaniques par leur soudaineté et leur force.

Dans Lament, une ligne de violon époustouflante et chargée d'émotion, interprétée par Gidon Kremer (un autre collaborateur régulier du compositeur), domine l'une de ses compositions les plus émouvantes, dédiée à la mémoire de son camarade disparu, Luigi Nono. Les critiques de cette œuvre évoquent une qualité typique de l'univers sonore de Kancheli lorsqu'elles parlent d'un calme vaste et inquiétant, où la patience est "récompensée par des moments d'une grande et pénétrante beauté".

Giya Kancheli, la tonalité au service de l’humanisme

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Giya Kancheli (1935-2019) : Une petite Danielade, pour piano, cordes et percussion ; Valse Boston, pour piano et cordes ; 18 miniatures pour violon et piano, extraits ; Largo et Allegro, pour piano, cordes et timbales. Hartmut Schill, violon ; Robert-Schumann-Philharmonie, piano et direction Elisaveta Blumina. 2022. Notice en allemand et en anglais. 67’ 30’’. Capriccio C5488.

Dans les grands vents d’automne, Giya Kancheli s’en est allé

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À quoi mesure-t-on la grandeur d’un artiste ? À l’incompréhension dont font l’objet ses œuvres, par hypothèse en avance sur leur temps ? Que penser alors d’un Liszt ou d’un Paganini, ou encore, plus proches de nous, d’un Wolfgang Rihm, d’un John Adams ou d’un Penderecki ? À la complexité de son langage artistique ? Que penser alors du Mozart de l’Ave Verum ou du Requiem ? À son refus de jouer la carte de l’émotion ? Dans ce cas, que penser d’un Chopin ou d’un Wagner ?

Si la valeur d’un artiste se mesure davantage à sa force de caractère et à son indépendance d’esprit, à la conviction avec laquelle il colporte son message, à la sincérité de sa démarche artistique et à sa volonté de communier aux questionnements de ses semblables, alors, c’est sûr, c’est un grand homme qui vient de nous quitter. 

Décès de Giya Kancheli

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Nous venons d'apprendre que Giya Kancheli, l'un des plus grands compositeurs de la fin de l'ère soviétique, est décédé à Tbilissi. Il avait 85 ans.
Nous ne manquerons pas de lui rendre très vite un hommage à sa mesure.
Pour Crescendo, il avait accordé à Olivier Vrins, en août 2015, un long entretien exclusif que vous pouvez retrouver en nos pages.

 

Concert-anniversaire Giya Kancheli: Entre rétrospective et révélation

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Concert à guichets fermés ce 28 septembre à Bozar. S.E. Natalie Sabanadze, ambassadrice de Géorgie à Bruxelles, le Ministère géorgien de la Culture et le Ministère flamand des Relations Extérieures avaient réuni autour de Giya Kancheli ses amis les plus chers, ainsi que (protocole oblige !) quelques figures officielles. C’est dans l’intimité du Studio du Palais des Beaux-Arts qu’une délégation de l’orchestre philharmonique de Géorgie, placée sous la direction de Nikoloz Rachveli (au piano), épaulée par Giorgi Tsagareli (alto), Nato Metonidze et Liza Bagrationi (voix), allait rendre un hommage mérité à la figure de proue de la musique contemporaine géorgienne.

Morton Feldman s’impose au 90ème d’Arvo Pärt

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Au programme des deux concerts du Festival Arvo Pärt du vendredi – son 90ème anniversaire (et sa popularité de hit-parade) explique les quatre jours que Flagey consacre au compositeur estonien –, le Miserere est en tête d’affiche, mais il la partage avec Johann Sebastian Bach et Giya Kancheli. Le Georgien écrit Amao Omi en 2005 alors qu’il séjourne à Anvers (il est originaire de Tbilissi – où il repose depuis sa disparition en 2019) sans pour autant détacher son imaginaire des images de la violence politique qui guide le destin tragique de son pays : dramatique, poignante, émouvante et grave est sa musique, pour chœur mixte (le Vlaams Radiokoor, fondé en 1937 au sein de la radio publique belge, qui descend sur scène à partir du haut de la salle, lanternes en mains) et quatuor de saxophones (le Kebyart Quartet de Barcelone) ; tonale, simple, minimale même, archaïque à sa façon, est son esthétique – une beauté proche de celle que cherche à toucher le croyant. Ce parfum de sacré fait le pont avec Miserere, au texte pris au Dies irae, messe des morts latine, entrelacé à des extraits du Psaume 50 (51), prière de repentance – contrition et jugement dernier, ça manque de coolitude dirait l’adolescente de province – ; c’est une des grandes pièces de Pärt, achevée en 1989, écrite avec une attention mathématique, simple et stricte (comme souvent chez lui), mais aussi obsessionnelle : un souffle pour un mot, reprendre (son souffle) pour rassembler ses forces, un nouveau souffle pour un nouveau mot – la dernière chance, vitale, de plaider sa cause. Entre les deux, la Passacaille et fugue en do mineur de Johann Sebastian Bach détend l’atmosphère (les amples sautillements des instrumentistes font plaisir à voir), à la fois étalon de logique compositionnelle et gâterie mielleuse dans un univers morose.

Avet Terterian, 30 ans

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Alfred Roubenovich "Avet  Terterian" (également Terteryan), Տերտերյան, 29 juillet 1929 - 11 décembre 1994, est un compositeur arménien, lauréat du prix Konrad Adenauer.

Terterian a composé huit symphonies (achevées), dont plusieurs sont enregistrées, un opéra et plusieurs œuvres de chambre.

Terterian était un ami et un collègue de Giya Kancheli, Konstantin Orbelyan et Tigran Mansurian. Dans une de ses lettres, publiée par son ami Isaak Glikman, Dmitri Chostakovitch a fait l'éloge de Terterian en le qualifiant de « très talentueux “ et de ” promis à un grand avenir “, après avoir entendu un enregistrement des œuvres de Terterian à la station estivale arménienne Maison des compositeurs à Dilijan, en Arménie.

Il étudie à l'Académie de musique de Bakou à partir de 1948, puis à l'Académie de musique Romanos-Melikian en 1951. Il a étudié la composition au Conservatoire d'État Komitas d'Erevan à partir de 1952 et a été secrétaire exécutif de l'Union des compositeurs arméniens de 1960 à 1963. Il est président du département de la musique au ministère arménien de la culture de 1970 à 1974. En 1985, il rejoint le Conservatoire d'Erevan en tant que professeur. En 1989, il s'installe dans le village d'Ayrivank, situé sur la rive occidentale du lac Sevan, dans la région de Gegharkunik en Arménie.

Le festival annuel de musique d'Ekaterinbourg porte le nom de Terterian.

L'œuvre Styx de Giya Kancheli, écrite pour alto solo, chœur et orchestre, est un adieu à ses amis Terterian et Alfred Schnittke, dont les noms sont chantés par le chœur pendant l'œuvre.

Le fils de Terterian, Ruben Terterian, a été professeur de musique à Samborondón, en Équateur, jusqu'à sa mort en janvier 2020, et ancien prorecteur du Conservatoire d'État Komitas d'Erevan.

Son élève le plus connu est Vache Sharafyan