Résultats de la recherche pour : Guillaume de Machaut

Dernier volume du parcours Machaut par le Orlando Consort : un témoignage inabouti ?

par

The Fount of grace. Guillaume de Machaut (c1300-1377) : Donnez, signeurs ; Tu qui gregem - Plange regni - Apprehende arma ; Tant doucement me sens emprisonnez [2vv & 4vv] ; Felix Virgo - Inviolata genitrix - At te supiramus ; Hé, dame de valour ; Tres douce dame ; Je ne cesse de prier (Lay de la fonteinne) ; Christe qui lux - Veni creator spiritus - Tribulatio proxima est ; En mon cuer a un descort. The Orlando Consort. Matthew Venner, contre-ténor. Mark Dobell, Angus Smith, ténors. Donald Greig, baryton. Livret en anglais, français, allemand ; paroles en langue originale et traduction en anglais. Juillet 2022. TT 62’46. Hyperion CDA68417

Réédition de trois suprêmes albums Machaut, autour de la voix charismatique de Marc Mauillon

par

L’amoureus tourment. Le remède de fortune. Mon chant vous envoy. Guillaume de Machaut (c1300-1377) : Loyauté que point ne delay. Ay mi ! ; Qui n’aroit autre deport ; Tieus rit au main qui au soir pleure ; Joye, plaisance, et douce nourreture ; En amer a douce vie ; Dame, e qui toute ma joie vient ; Dame, a vous sans retollir ; Dame, mon cuer en vous remaint ; Quant je sui mis au retour ; Comment qu’à moy lonteinne ; Puisqu’en oubli suis de vous, dous amis ; J’aim mieux languir ; Plourez, dames, plourez vostre servant ; Dou mal qui m’a longuement ; Dix et sept, cinq, trese, quatorse et quinse ; Dame, vostre dous viaire ; Phyton, le merveilleus serpent ; Amours me fait désirer ; Se ma dame m’a guerpi ; Loyauté weil tous jours ; Et musique est une science ; Liement me deport ; J’aim sans penser laidure. Jehan de Lescurel (fl. fin XIIIe-début XIVe s.) : Comment que, pour l’eloignance. Anonymes : De cuer je soupire ; Lai de la Pastourelle. Marc Mauillon, voix. Serge Goubioud, Emmanuel Vistorky, voix. Vivabiancaluna Biffi, vièle. Pierre Hamon, flûtes, cornemuse, tambours, percussion, voix. Angélique Mauillon, harpe. Michaël Grébil, luth, ceterina, voix. Catalina Vicens, organetto. Carlo Rizzo, tambourin. Livret en français et anglais ; paroles traduites en français contemporain et anglais. Novembre 2005, novembre 2008 & juillet 2012. TT 54’34 + 60’20 + 28’14 (sic, et non 24’18 comme indiqué dans le livret) + 61’02. Coffret 4 CDs Eloquentia EL2160

Machaut et Holliger réunis par-delà les siècles

par

Guillaume de MACHAUT
(1300-1377)
Ballades 4 et 26, Double Hoquet, Complainte
Heinz HOLLIGER
(°1938)
MACHAUT-TRANSKRIPTIONEN pour quatre voix chantées et trois altos (2002-2009)
The Hilliard Ensemble
David James (contreténor), Rogers Covey-Crump et Steven Harrold (ténors), Gordon Jones (baryton); Geneviève Strosser, Jürg Dähler et Muriel Cantoreggi (altos)
2016-DDD-65’29-Textes de présentation en anglais et allemand-ECM New Series 2224 - 476 5121

Chroniques musicales autour d’un roi fou, dans la tourmente de la Guerre de Cent Ans

par

Le Grand Embrasement. Into The Winds. Anabelle Guibeaud, chalemie, flûte à bec. Rémi Lécorché, buisine, trompette à coulisse, flûte à bec. Marion Le Moal, chalemie, flûte à bec, percussion. Adrien Reboisson, chalemie, douçaine, flûte à bec. Laurent Sauron, percussions. Pierre Hamon, cornemuse. Livret en français, anglais. Novembre 2024. 65’39’’. Ricercar RIC 476

Kevin Puts, compositeur majeur 

par

Le compositeur américain Kevin Puts est assurément l’un des grands noms de la scène actuelle. Récipiendaire d'un prix Pulitzer, dès 2012, pour son opéra Silent Night, sa carrière artistique est jalonnée de succès comme son autre opéra The Hours que nous avions particulièrement apprécié. Kevin Puts est également un compositeur qui excelle dans les domaines lyriques et symphoniques. Alors que l’Orchestre symphonique de St.Louis, sous la direction experte de Stéphane Denève, fait paraître un album monographique (Delos), le compositeur répond aux questions de Crescendo-Magazine.    

Cet album présente diverses partitions symphoniques, et à la lecture du livret, on comprend que derrière ces partitions se cache une inspiration narrative, qu'il s'agisse d'événements terribles comme la fusillade qui a eu lieu dans une école à Uvalde en 2022 (Concerto pour orchestre) ou d'une inspiration lyrique avec Night Elegy, qui provient de votre opéra Silent Night. La narration est-elle un support essentiel à la musique ? Ne peut-il pas y avoir de musique abstraite ?

Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire du tout. Il y a des cas où je veux faire allusion à l'inspiration pour quelque chose, mais ce n'est pas nécessaire. On m'a parfois poussé à trouver des titres pour aider à programmer plus souvent une œuvre.  Cependant, dans mes partitions très récentes (principalement des concertos), j'ai abandonné ces titres descriptifs, car je ne pense pas que le public en ait besoin. La musique suffit !

Cet album s'ouvre sur votre  Concerto pour orchestre. Lorsque nous lisons le titre « concerto pour orchestre ", nous pensons immédiatement aux célèbres concertos pour orchestre tels que ceux de Bartok, Lutoslawski et même Kodaly. De plus, contrairement à un opéra, une symphonie ou un concerto avec soliste, le concerto pour orchestre n'est pas si courant. Qu'est-ce qui vous a motivé à composer un concerto pour orchestre ? Est-il possible de s'affranchir des autres « modèles » de concertos pour orchestre ?

Stéphane Denève m'a demandé d'écrire quelque chose pour le merveilleux Orchestre symphonique de Saint-Louis, et j'avais en tête depuis quelques années l'idée d'un « concerto pour orchestre », une sorte de pièce de bravoure pour orchestre. J'adore d'ailleurs les morceaux que vous avez mentionnés. J'avais initialement prévu plusieurs mouvements supplémentaires, mais c'est finalement là où j'ai abouti. Comme vous pouvez l'entendre, je n'invente pas une nouvelle approche de l'harmonie, de la mélodie ou du contrepoint, et même mon orchestration s'appuie principalement sur des techniques « éprouvées », à quelques exceptions près. Mais l'histoire que je peux raconter, à travers la forme et la structure générale de l'œuvre, est un domaine dans lequel je pense pouvoir apporter quelque chose de nouveau au public, l'emmener dans un voyage surprenant et inattendu.

Sur cet album, il y a un court morceau intitulé Virelai, basé sur Guillaume de Machaut. Qu'est-ce qui vous attire dans la musique de ce compositeur ?

Il est difficile de déterminer précisément pourquoi une mélodie est si séduisante. Je suppose que s'il existait une formule, tout le monde écrirait des mélodies que l'on ne peut s'empêcher de chanter. Mais j'ai entendu celle-ci lorsque j'étais étudiant à Eastman dans les années 90 et je l'ai toujours aimée. Il y a quelques années, j'ai essayé de la développer à la manière du Bolero de Ravel, mais je n'ai pas eu la patience de laisser l'orchestration se développer progressivement à un rythme aussi lent ! Ou peut-être que la mélodie ne se prête pas à ce traitement. Et dans ce cas, on m'a demandé une courte ouverture de concert. Ce qui est si intéressant dans cette mélodie, c'est que Guillaume de Machaut (qui a vécu de 1300 à 1377) l'a écrite avant que le concept de mesure rythmique (comme 4/4 ou 6/8) tel que nous l'utilisons aujourd'hui dans la plupart des compositions musicales n'existe. La mélodie est donc composée d'une série de groupes de deux ou trois notes appelés « modes rythmiques » utilisés par les musiciens à l'époque médiévale. La mélodie comporte de merveilleuses syncopes, telles que nous les entendons aujourd'hui, et j'ai pris beaucoup de plaisir à trouver un cadre métrique et harmonique pour une mélodie qui n'en avait à l'origine !

Vous êtes originaire de Saint-Louis, et cet album a été enregistré avec l'Orchestre symphonique de Saint-Louis dirigé par Stéphane Denève. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?

Je dirais que Stéphane Denève et moi sommes des âmes sœurs ! Nous aimons beaucoup les mêmes musiques et en parlons beaucoup... Et j'ai développé une relation vraiment merveilleuse avec l'orchestre au fil des ans, depuis qu'il a créé l'une de mes pièces, sous la direction de Leonard Slatkin, en 2004. Je suis né à Saint-Louis, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de dix ans, et ma grand-mère me parlait souvent de l'orchestre et du Powell Hall, qui a été magnifiquement rénové et agrandi pour devenir un centre musical à la pointe de la technologie. C'est donc assez surréaliste de revenir à Saint-Louis en tant que compositeur professionnel, ce que je n'aurais certainement pas pu imaginer lorsque je jouais les bandes originales de John Williams sur le piano de ma grand-mère !

Arvid Yansons, 40 ans

par

Arvīds Jansons (Liepāja,  – Manchester, ) est un chef d'orchestre letton, père du chef Mariss Jansons.

Jansons étudie le violon de 1929 jusqu'en 1935, au Conservatoire de Liepāja; puis le violon, la composition et la direction d'orchestre avec Leo Blech, au Conservatoire de Riga de 1940 jusqu'en 1944, alors qu'il travaille comme violoniste à l'Opéra de Riga.
En 1944, il est nommé chef d'orchestre de l'Opéra de Riga, puis de l'orchestre de la radio lettone (1947-1952).
En 1952, il est nommé chef d'orchestre associé, et part en tournée (Australie, Extrême-Orient) avec l'Orchestre Philharmonique de Leningrad derrière Yevgueni Mravinski et Kurt Sanderling.

Jansons devient le premier chef invité du Hallé Orchestra en 19651. En 1972, il est nommé professeur au Conservatoire de Leningrad et donne des cours également en Allemagne1. Il est mort d'une crise cardiaque en 1984, pendant la tenue d'un concert avec le Hallé. Il est enterré à côté de Karl Eliasberg au Cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.

Il a créé des œuvres de Sergueï Slominski (Symphonie no 1, 1962) et Rudolf Wagner-Régeny (Acht Kommentäre zu einer Weise des Guillaume de Machaut, 1967).

Arvid Yansons, 110 ans

par

Arvīds Jansons (Liepāja,  – Manchester, ) est un chef d'orchestre letton, père du chef Mariss Jansons.

Jansons étudie le violon de 1929 jusqu'en 1935, au Conservatoire de Liepāja ; puis le violon, la composition et la direction d'orchestre avec Leo Blech, au Conservatoire de Riga de 1940 jusqu'en 1944, alors qu'il travaille comme violoniste à l'Opéra de Riga. En 1944, il est nommé chef d'orchestre de l'Opéra de Riga, puis de l'orchestre de la radio lettone (1947-1952). En 1952, il est nommé chef d'orchestre associé, et part en tournée (Australie, Extrême-Orient) avec l'orchestre Philharmonique de Leningrad derrière Yevgueni Mravinski et Kurt Sanderling.

Jansons devient le premier chef invité du Hallé Orchestra en 1965. En 1972, il est nommé professeur au Conservatoire de Leningrad et donne des cours également en Allemagne. Il est mort d'une crise cardiaque en 1984, pendant la tenue d'un concert avec le Hallé. Il est enterré à côté de Karl Eliasberg au Cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.

Il a créé des œuvres de Sergueï Slominski (Symphonie no 1, 1962) et Rudolf Wagner-Régeny (Acht Kommentäre zu einer Weise des Guillaume de Machaut, 1967).

Belgian Music Days 2024 : le point sur la création belge

par

Biennale de la musique belge rassemblant les musiciens des trois régions (et trois communautés, et dix provinces, et cinq cent quatre-vingt-une communes) dans une vitrine de la création des musiques enseignées dans les conservatoires, les Belgian Music Days, après Louvain, Mons et Eupen, sont cette année hébergés à Bruxelles, dans les salles de Bozar et du Conservatoire royal de Bruxelles. Alors que la ville bruisse des conversations sur les fusillades à répétition qui embrouillent le quartier de la Porte de Halle, ces cinq jours culminent avec le concert du Belgian National Orchestra le soir du jeudi, dans la salle Henry Le Bœuf où l’ensemble, sous la direction de Jac van Steen et avec le concours du Chœur de l’Institut supérieur de musique et de pédagogie de Namur, s’attaque à un programme qui mêle les origines, les esthétiques et les générations –c’est, par essence, un signe distinctif des BMD.

Jeudi, c’est apogée

Je découvre (on a toujours à apprendre) le compositeur flamand Wim Henderickx (1962-2022), disparu brutalement il y a peu dans sa soixantième année, avec une des trois créations de la soirée : outre son intérêt pour la sonologie qu’il assouvit à l’Ircam, il fréquente les conservatoires d’Anvers et de La Haye et intègre volontiers dans son travail des éléments de musique et philosophie orientales : dans La Visioni di Paura, aux origines à chercher dans Inferno, un tableau (partie d’une série de quatre) de Jérôme Bosch, peintre, au pinceau à la satire morale, d’un enfer qui se donne des airs de paradis, le compositeur fait entendre, nourri des bombes de la guerre du Golfe, qui débute alors qu’il écrit sa pièce, ses visions (poétiques) de la peur, dans des poussées sonores parfois agressives et d’une énergie cinglante.

Sa musique est prenante, sa personnalité est touchante ; c’est l’émotion qui la guide (et elle le lui rend bien), même si la raison ordonne et structure une trajectoire (celle de son court mais déjà dense parcours, et celle de ses pièces) où Apolline Jesupret (1996-) s’efforce de prendre les choses, les bonnes, les douloureuses, comme elles surgissent et quand elles surviennent. Alors que sort une première monographie chez Cypres, c’est Bleue, sa première partition pour grand effectif que l’orchestre crée ce soir : bleue comme l’eau, bleue comme l’air humide (comme des vapeurs de sel), aux textures fluides, charmeuses, qu’on voit venir sans les sentir passer, qui vous effleurent et font songer, striées de scintillements de sons -comme les poissons lancent la lumière de leurs écailles-, et bleue comme le rouleau du surfeur qui s’y engouffre –quand les notes, d’abord déviantes, se heurtent de front, avec l’entêtement brutal de l’obstiné, contre le mur- et puis, cette fin-surprise, en tire-bouchon, en queue de scorpion.

Hyperion Records désormais disponible sur les plateformes de streaming

par

Par voie de communiqué de presse, Universal Music annonce qu’Hyperion Records, est désormais disponible en streaming à travers le monde.

Ce label anglais - propriété  familiale depuis sa fondation par Ted Perry en 1980 - a été racheté par Universal Classics, maison mère  des firmes Decca et DGG, en mars dernier.  

Hyperion s'est fixé l'objectif ambitieux de publier l'intégralité de son catalogue de plus de 2000 enregistrements en streaming d'ici le printemps 2024. Les 200 premiers albums ont été publiés ce vendredi, et les mises en lignes suivantes se succèderont au rythme d’une série   tous les quinze jours à partir du 15 septembre 2023.

Les 200 premiers albums du catalogue publiés initialement ont été sélectionnés pour représenter l'histoire du label.. On y trouve des enregistrements clés de nombreux artistes associées à Hyperion, notamment Arcangelo, Mahan Esfahani, Marc-André Hamelin, Angela Hewitt, Sir Stephen Hough, Alina Ibragimova, Steven Isserlis, Steven Osborne, Polyphony, Howard Shelley, Takács Quartet et bien d'autres encore.

En plus de la publication initiale de 200 albums du catalogue, trois des dernières nouveautés d'Hyperion sont également disponibles en streaming à partir d'aujourd'hui. Il s'agit du dernier album Dvořák du Takács Quartet, d'une sélection éblouissante d'hymnes choraux de Stephen Layton et du Trinity College Choir Cambridge, et d'un nouveau numéro de la collection  de The Orlando Consort dédiée au grand poète-compositeur français Guillaume de Machaut.

 À l'avenir, tous les nouveaux titres d'Hyperion seront disponibles simultanément en streaming, en achat physique et en téléchargement.

 Simon Perry, directeur général d'Hyperion et fils du fondateur du label Ted Perry, a déclaré à propos de l'achat d'Universal et de l'annonce du streaming : "Nous avons recherché et trouvé une maison à long terme qui s'engage envers nos valeurs, nos artistes, nos enregistrements et notre philosophie éditoriale et nous sommes ravis que l'intégralité de notre back-catalogue ainsi que les nouvelles et futures sorties soient disponibles sur les plateformes de streaming dans les mois à venir. Ces 200 premiers albums racontent notre histoire, et nous sommes impatients de présenter tout notre travail des quatre dernières décennies à un nouveau public mondial en streaming, artiste par artiste, série par série. Chacun avait ses défis et maintenant ils se réunissent pour raconter un récit, espérons-le puissant, de ce qui peut arriver lorsque vous faites de la place pour que les musiciens s'épanouissent." 

Dickon Stainer, président de Global Classics & Jazz d'UMG, a déclaré : « L'arrivée d'Hyperion sur les plateformes de streaming mondiales offre un moment de découverte particulier pour ce label précieux et pionnier.”

Plus d'informations sur les titres disponibles.