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"2e Quatuor à cordes" de György Ligeti, 55 ans

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Le Quatuor no 2 est le second quatuor à cordes, composé en 1968.
Il a été écrit pour le quatuor LaSalle entre mai et juillet 1968 et créé le 14 décembre 1969 à Baden-Baden. Il se compose de cinq mouvements et la durée d'exécution est d'environ vingt minutes.

L'œuvre est écrite comme un cycle, puisque György Ligeti a cherché à traiter « une même idée musicale qui revient dans tous les mouvements, mais chaque fois d’une façon totalement différente ». Le premier mouvement haché et discontinu, présentant des changements soudains entre tempo très vifs et très lents. Par contre, le deuxième mouvement est beaucoup plus statique, simplement interrompus par des modifications du tempo et de la forme rappelant le premier mouvement, mais qui peut être considéré comme une variation du précédent. Le troisième mouvement fait intervenir un jeu en pizzicato, en hommage au scherzo du quatuor à cordes no 4 de Béla Bartók, tout en présentant une musique beaucoup plus mécanique qui finit par se briser. Le quatrième mouvement est proche du premier, mais paraît comme plus condensé et augmente les contrastes. Enfin, le cinquième mouvement agit comme un résumé de l'œuvre, mais en atténuant les différences entre les mouvements au point de paraître presque imperceptibles. Selon le compositeur : "les cinq mouvements contiennent les mêmes idées musicales et formelles, mais l’angle de vue et la coloration sont différents dans chacun d’entre eux, de telle sorte que la forme musicale, en constante évolution, ne devient perceptible que lorsque tous les mouvements sont entendus et pensés comme une continuité".

"10 pièces pour quintette à vents" de György Ligeti, 55 ans

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Composées parallèlement au Deuxième Quatuor à cordes, les Dix Pièces pour instruments à vent constituent une série de miniatures où alternent des morceaux d'ensemble et des morceaux solistiques, véritables concertinos dédiés à chacun des cinq musiciens.
La deuxième pièce met ainsi la clarinette sur le devant de la scène, la quatrième est réservée à la flûte, la sixième au hautbois, la huitième au cor, et la dernière au basson. Dans ces pièces paires, l'écriture du soliste est extrêmement virtuose, visant les limites mêmes de la réalisation technique, ce qui renvoie chez Ligeti à l'idée d'une expressivité poussée à ses extrêmes.
Parmi les pièces de groupe, il y a un intérêt manifeste pour la rencontre de certains timbres dans l'extrême-aigu, rencontres qui produisent des interférences, appelées sons différenciels, qui se substituent aux sons notés (ils peuvent être douloureux pour l'oreille !). On les trouve dans la conclusion de la première pièce, et surtout dans la neuvième, réservée au piccolo, au hautbois et à la clarinette.
Ligeti raconte qu'il avait entendu enfant de tels sons différenciels en écoutant les voix de jeunes filles hongroises chantant de faux unissons. Ce phénomène qui lui paraissait alors étrange et fascinant, il le comprendra physiquement en travaillant dans les studios électroacoustiques.
On retrouve par ailleurs une écriture de textures propre au Ligeti de cette période, où les mouvements mélodiques indépendants de chacun des instruments, dans des vitesses et des rythmes légèrement différents, créent des entrelacs où l'on ne distingue plus les voix individuelles. Il existe un rapport entre ces micropolyphonies et les sons différenciels: on entend le produit des rencontres non comme la synthèse ou la somme des notes mises en jeu, mais comme leur métamorphose dans une dimension nouvelle – une harmonie résultante, douce ou déchirante.

Ces Dix Pièces forment un kaléidoscope de figures ramenées à des traits génériques -mélodie, accord, échos, figurations, passages, etc.- qui sont constamment recombinés. Il y a là un mélange entre une pensée du développement fondée sur des motifs caractéristiques et une pensée du collage brassant les éléments afin de leur donner des formes toujours nouvelles. C'est ce qui permet à Ligeti des sautes stylistiques qui renvoient à des changements d'expression, à des alternances entre le trivial et le spirituel, entre des traits brillants et des passages amorphes, entre le grotesque et le tragique.

Pierre-Laurent Aimard et György Ligeti à Montréal

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La salle Bourgie soulignera, les 4 et 5 novembre, le centenaire de naissance de György Ligeti. Pierre-Laurent Aimard, proche collaborateur de l’artiste disparu en 2006, sera l’invité d’honneur de ce minifestival.

C’était ma responsabilité de fêter cette année de la façon la plus présente possible [...]  Je l’ai connu lorsque j’interprétais ses œuvres et qu’il était là pour conseiller ses interprètes. Cela a commencé alors que je devais avoir une vingtaine d’années et que j’étais membre de l’Ensemble intercontemporain. Cela s’est poursuivi et il a commencé à composer des pièces que j’ai régulièrement créées. J’étais donc un peu aux premières loges, j’avais la tâche de les comprendre et de les faire comprendre. C’était une chance formidable pour un interprète de travailler avec un créateur aussi fertile », se souvient le pianiste, qui a enregistré l’intégrale de référence des œuvres de Ligeti pour Sony dans les années 1990.[...] C’était un très grand maître qui savait parfaitement ce qu’il voulait réaliser et qui n’avait besoin de personne. On peut quand même aider le créateur à mieux préciser certaines choses (tempo, sonorité, etc.). On peut être là comme une sorte de miroir aussi fidèle que possible, mais le geste créateur, c’est lui qui le fait.

Cette création, elle, était nourrie par un parcours de vie aussi riche que funeste. C’était un être extrêmement singulier, qui avait une très grande fantaisie, un imaginaire débordant et très original, et un profond sens de son indépendance explique le pianiste, évoquant au passage les difficultés (c’est un euphémisme) subies par ce Juif ayant vécu successivement sous les régimes nazi et stalinien, avant de fuir vers l’Autriche. Il portait toujours cette dimension tragique en lui. Il y avait une dimension de liberté de l’esprit extraordinaire et, en même temps, la dimension d’un poids et d’une noirceur de l’existence qui était très forte, très présente.

(d'après lapresse.ca)

Le Festival de Salzbourg consacre une série de concerts à György Ligeti

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Les célébrations du centenaire de György Ligeti (1923-2006) ont également touché le Festival de Salzbourg qui consacre un cycle intitulé " Zeit mit Ligeti " au compositeur hongrois.
Le premier concert débutera par le Poème pour 100 métronomes, suivi de Musica ricercata (Pierre-Laurent Aimard), Continuum pour clavecin (Florian Birsak) et du Quatuor à cordes n°2 (Minguet Quartett).
Puis Pierre-Laurent Aimard interprétera les Études pour piano, et on pourra entendre les Trois pièces pour deux pianos de Tamara Stefanovich et Nenad Lečić. La Sonate pour alto, jouée par Tabea Zimmermann, sera suivie des Six Bagatelles pour quintette à vent.
Ensuite, la violoniste Isabelle Faust et l'ensemble Les Siècles, sous la direction de François-Xavier Roth, proposeront un programme monographique avec le Concerto de chambre, Ramifications, le Concerto pour violon et le Concert Romanesque.
Isabelle Faust, cette fois en compagnie du corniste Johannes Hinterholzer et du pianiste Alexander Melnikov, interprétera à nouveau le Trio pour violon, cor et piano.
Enfin, le Quatuor Ébène donnera le Quatuor à cordes n° 1,  et l'Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Franz Welser-Möst terminera avec deux œuvres orchestrales : Atmospheres et Lontano.

Le centenaire de György Ligeti

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Issu d'une famille juive de langue et culture hongroises, il a été formé au conservatoire de Cluj en Transylvanie. Le jeune Ligeti doit interrompre ses études en 1943 à la suite des mesures antisémites prises successivement par le régent Horthy (dont l’armée a réoccupé la majeure partie de l’ex-territoire de Transylvanie peuplé de Hongrois mais dévolu à la Roumanie par le traité de Trianon) et le régime des Croix fléchées. Toute sa famille, sauf sa mère, disparaît en déportation.

Après la Seconde Guerre mondiale, il part étudier la musique et la composition à l’Académie Franz Liszt à Budapest, avant de se réfugier à Vienne après l'échec de la révolte anti-communiste de 1956. Après l'écoute du Gesang der Jünglinge de Karlheinz Stockhausen, il contacte ce dernier qui accepte de l'intégrer à son studio de Cologne où il rencontre Pierre Boulez, Luciano Berio et Mauricio Kagel, avec qui il travailla.

Il s’installe à Vienne en 1959, où il obtient la nationalité autrichienne en 1967. Par la suite, il enseigne à Darmstadt ainsi qu’à l'École royale supérieure de musique de Stockholm ; il devient titulaire d'une chaire de composition au Conservatoire de Hambourg en 1973.

Membre de l'Académie roumaine, il est membre du jury du « Prix de Composition Tōru Takemitsu » en 1998.
En 2003, il reçoit le Prix Kossuth.

L’œuvre de Ligeti est des plus diverses, puisqu’elle va de la pièce pour piano seul à l’opéra, en passant par la musique de chambre, l’orchestre, la musique électronique et des formations plus anecdotiques (Poème symphonique pour 100 métronomes), sans oublier l’orgue et le clavecin qui apparaissent assez peu dans la musique contemporaine.

Le réalisateur Stanley Kubrick utilisa plusieurs fois la musique de György Ligeti dans ses films, en particulier AtmosphèresRequiem, et Lux Æterna dans 2001, l'Odyssée de l'espace (« le monolithe noir ») et Musica ricercata dans Eyes Wide Shut (le thème au piano, « comme un coup de poignard dans le cœur de Staline », d’après Ligeti4). Kubrick a également utilisé Lontano de Ligeti dans Shining.

 

Le Centenaire György Kurtág en festival à Budapest

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Pour fêter les 100 ans de György Kurtág en février 2026, le Budapest Music Center organise un festival d'envergure du 15 au 28 février. Des solistes internationaux et l'élite de la scène hongroise investiront les grandes salles de la capitale pour mettre en lumière le répertoire de ce compositeur essentiel, digne successeur de Ligeti et Eötvös.

Le soir de l'anniversaire de György Kurtág, le 19 février, au Müpa, avec la participation de Vikingur Ólafsson et Csaba Klenyán, l'Orchestre Danubia interprétera les pièces maîtresses de son œuvre. Le lendemain, la salle de concert nationale Béla Bartók accueillera la première de la nouvelle opéra de Kurtág, Die Stechardin, interprété par le Concerto Budapest sous la direction de Maria Husmann et András Keller. À l'Académie de musique, Hiromi Kikuchi et Ken Hakii joueront deux pièces qui leur sont dédiées avec l'Orchestre symphonique de la Radio hongroise, György Kurtág fils interprétera l'œuvre qu'il a composée avec l'artiste célébré, tandis que Juliane Banse et András Keller clôtureront le festival avec les Fragments de Kafka.

Les soirées de musique de chambre organisées à la BMC Concert Hall mettront à l'honneur des artistes de renom tels que Pierre-Laurent Aimard, Benjamin Appl, Steven Isserlis, Gábor Csalog, Zoltán Fejérvári, Miklós Perényi, Ditta Rohmann, Dénes Várjon ou le Quatuor Kelemen. Les cycles vocaux les plus importants de Kurtág seront également interprétés dans la salle de concert : Andrea Jőrös, Zsolt Haja et l'ensemble de chambre UMZE interpréteront des chants d'Ahmatova et de Pilinszky, tandis que le SWR Vokalensemble mettra à l'honneur les Chants de découragement et d'amertume.

Outre les œuvres célèbres du compositeur, les concerts du festival, qui dure deux semaines, mettront également à l'honneur ses grands prédécesseurs qui lui sont particulièrement chers : Jean-Sébastien Bach, Franz Schubert, Robert Schumann, Ludwig van Beethoven, Béla Bartók et György Ligeti. L'influence de Kurtág, qui dépasse les genres, sera mise en évidence lors des concerts du Moment's Notice Trio et du Modern Art Orchestra à la Magyar Zene Háza. Dans la salle Hangdóm de la Zene Háza, les dessins de Kurtág dialogueront avec sa musique lors d'une présentation audiovisuelle unique.

Dans le cadre du festival, le documentaire Kurtág-töredékek (Fragments de Kurtág), réalisé entre 2021 et 2025 par le réalisateur Dénes Nagy, lauréat de l'Ours d'argent, sera présenté en avant-première au Müpa, suivi d'une table ronde avec Vikingur Ólafsson, Pierre-Laurent Aimard, Benjamin Appl et Dénes Nagy, tandis que la présentation de l'univers de Kurtág sera complétée par la conférence et le symposium sur l'histoire de la musique intitulés Perspectives Kurtág, ainsi que par l'exposition Signes, jeux, messages organisée par l'Institut de musicologie.

Programme complet du festival et billetterie : 100.kurtag.hu

Le Quatuor Tana se joue de Janáček, Ligeti et Boesmans

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On a encore en tête la création, en janvier 2022, de King Lear, le 9e quatuor à cordes de Philip Glass par le Quatuor Tana (un hit pour l’ensemble, qui en joue la fin du 4e mouvement au rappel) et le programme de ce soir, puisé dans trois générations, est intrigant : il tient son titre du 1er quatuor à cordes de György Ligeti (1923-2006), qui en termine l’écriture en 1954 (il quitte clandestinement Budapest pour l’Autriche après la révolution de 1956), avec une oreille orientée vers la musique classique hongroise du 20e siècle -et Béla Bartók en particulier, dont les partitions les plus audacieuses sont bannies par le régime stalinien. Œuvre de la période hongroise du compositeur, Métamorphoses Nocturnes en est la conclusion, ambivalente, entre l’écriture savante et l’inspiration folklorique, entre le souhait de trouver un public et la nécessité de passer le cap de la censure (plusieurs partitions sont alors écrites « pour le tiroir ») ; ciselée, précise, la pièce se nourrit de rythmes et d’ambiances populaires, émergeant des souvenirs de jeunesse de Ligeti ; franc, adroit, le Quatuor Tana en traverse les variations -ou, plutôt, les métamorphoses (d’une idée musicale initiale qui revient ensuite sous de nouvelles formes)- avec l’élégance de celui qui maîtrise la difficulté sans rien en laisser paraître.

Hommage à Ligeti

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Dimanche prochain, le cycle Círculo de Cámara, organisé par le Círculo de Bellas Artes de Madrid, commémore le centenaire de la naissance de György Ligeti, en proposant l'intégrale des œuvres pour quatuor à cordes du compositeur hongrois, l'un des noms essentiels de l'avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle. Le protagoniste sera le Cuarteto Diotima qui, il y a quelques mois, a enregistré ce même répertoire pour le label Pentatone.
Au programme, l'Andante et l'Allegretto (1950) et le Quatuor n° 1 (1953-54), œuvres de sa première période hongroise, qui ne sont pas très éloignées de l'univers de Bartók. Suivra le Quatuor n° 2 (1968), partition de sa maturité créatrice et pleinement représentative de son langage original. Le concert sera complété par deux petites œuvres, la Ballade et danse pour deux violons (1950) et un singulier Hommage pour violon et violoncelle que Ligeti a dédié en 1982 à la compositrice suédoise Hilding Rosenberg.

"Le Grand Macabre" de Ligeti pour la première fois à l'Opéra d'État de Vienne

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Le samedi 11 novembre, la prochaine première, et en même temps une première de l'Opéra d'État, sera à l'affiche : Le Grand Macabre de György Ligeti.
La mise en scène, la scénographie et la chorégraphie (en collaboration avec Paul Blackman) sont assurées par le metteur en scène belge Jan Lauwers, qui revient à la Haus am Ring avec cette nouvelle production après la première acclamée de L'incoronazione di Poppea lors de la saison 2020-21.
Pablo Heras-Casado est au pupitre du chef d'orchestre -c'est déjà sa quatrième première à la Haus am Ring.
Dans le rôle principal de Nekrotzar, le baryton autrichien Georg Nigl fait ses débuts internationaux. À ses côtés, on retrouve notamment Gerhard Siegel dans le rôle de Piet vom Fass, Maria Nazarova dans celui d'Amanda, Isabel Signoret dans celui d'Amando, Wolfgang Bankl dans celui d'Astradamors, Marina Prudenskaya dans celui de Mescalina, ainsi que les débuts maison de Sarah Aristidou dans le rôle du chef de Gepopo / Venus et d'Andrew Watts dans celui du Prince Go-Go.

L'unique opéra de Ligeti est basé sur la pièce "La balade du Grand Macabre" de Michel de Ghelderode, écrite en 1934, et a été créé le 12 avril 1978 à l'Opéra Royal de Stockholm. Depuis, l'œuvre est devenue un élément important du répertoire lyrique mondial. Le compositeur déploie le thème fondamental de l'opéra -l'abolition de la peur et le triomphe d'Ero - par la distance ironique, la distanciation et l'ambiguïté : la Mort, alias Nekrotzar, alias le Grand Macabre démoniaque, arrive dans un pays de cocagne imaginaire et corrompu pour annoncer la fin du monde. Il y apprend à connaître les désirs humains -et finit par être le seul à mourir lui-même. Grâce à cette expérience, l'humanité se sent encouragée à continuer à vivre comme avant et à maintenir son mode de vie frivole.

Ligeti, qui avait un penchant pour la synesthésie -il associait les couleurs et les formes, les machines, les appareils physiques aux processus musicaux et, inversement, les sons et les bruits aux couleurs, aux mots et aux lettres  a également écrit Le Grand Macabre avec une orchestration exceptionnelle, que l'on peut entendre pour la première fois à la Haus am Ring. Ainsi, l'instrumentarium comprend, outre une formation à cordes plutôt réduite, une trompette basse, un harmonica, des sifflets, six sonnettes de porte et, surtout, douze klaxons de voiture accordés différemment.

Hommage à Ligeti à Budapest

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À l'occasion du centenaire de György Ligeti , le Budapest Music Center organise aujourd'hui un concert commémoratif de l'Ensemble Ligeti, dirigé à tour de rôle par András Keller et Peter Eötvös.

La première partie du programme comprendra trois œuvres représentatives du catalogue de Ligeti : Ramifications, Hamburgisches Konzert et Mysteries of the Macabre. Mais la seconde partie sera encore plus intéressante, avec la création de trois pièces écrites en hommage par les principaux compositeurs hongrois actuels : Peter Eötvös, László Vidovzsky et György Kurtág.

Kurtág, grand ami de Ligeti, créera la pièce orchestrale Ligeti's Century, composée de trois courts mouvements dont le dernier est une orchestration retravaillée d'une ancienne pièce pour piano tirée de Játékok VII : Venturing into the Past - Ligature for Ligeti's birthday with love (S'aventurer dans le passé - Ligature pour l'anniversaire de Ligeti avec amour). La double introduction qui la précède contient des allusions à des chansons folkloriques présentes dans Ligature et utilise le motif de BACH ainsi que des citations de Ligeti.