Résultats de la recherche pour : Hélène de Montgeroult

Hélène de Montgeroult, sur un pianoforte carré d’Antoine Neuhaus

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Hélène de Montgeroult (1764-1836) : Onze Études pour la main droite, pour la main gauche ou pour les deux mains, pour pianoforte ; Six Nocturnes à voix seule avec accompagnement de pianoforte ; Sonate en la mineur pour forte piano avec accompagnement de violon op. 2 n° 3. Marcia Hadjimarkos, pianoforte ; Beth Taylor, mezzo-soprano ; Nicolas Mazzoleni, violon. 2022. Notice en français. 61.50. Seulétoile SE09. 

La renaissance d'Hélène de Montgeroult

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Hélène de Montgeroult (1764-1836) -de Nervo, de son nom de jeune fille-est une des compositrices dont le nom est ressorti dans les dernières années à la faveur du mouvement actuel de valorisation des artistes issus de groupes historiquement marginalisés. Pas que cette Comtesse ait été oubliée : elle est restée dans les annales pour avoir été sauvée de la Terreur grâce à son talent déjà notoire à l’époque, qui lui vaudra d’être engagée dès l’ouverture du Conservatoire avec, fait rare, un traitement salarial égal à celui de ses collègues masculins. Elle tenait également un des plus importants salons musicaux de son temps.

Élève de Clementi et de Dussek pour le piano, et du légendaire Antoine Reicha pour l’écriture, de Montgeroult acquiert un métier (écriture pianistique, harmonie, contrepoint…) qui n’a rien à envier à bien des compositeurs de l’époque. Ses partitions pour piano, notamment son célèbre recueil d’études, loué par Antoine-François Marmontel, futur professeur de Bizet et de Debussy, montrent une connaissance intime du clavier.

En deux, trois ou quatre mouvements, ses sonates, d’une exécution souvent assez exigeante, font la synthèse du XVIIIsiècle musical (Bach, Haendel, Mozart…), tout en témoignant d’un certain préromantisme. On n’atteint certes pas la grandeur des sonates de Mozart ou de Haydn, mais les thèmes sont toujours bien découpés, le traitement formel assuré et les climats habilement évocateurs, le tout enveloppé d’un remarquable sens du chant.

Ses neuf sonates, en trois groupes de trois, ont été publiées entre 1795 et 1807 et ne sont pas moins intéressantes que celles de Clementi qui, pour leur part, ont déjà été l’objet de nombreux disques.
Le premier enregistrement intégral des sonates de Montgeroult a été réalisé en 2021 par le Français Nicolas Horvath sur un Steinway moderne. Celle du Romain Simone El Oufir Pierini se distingue avantageusement par l’utilisation d’un pianoforte d’époque.

Les sonates de la Française Hélène de Montgeroult, une œuvre qui ne demande qu’à être jouée davantage

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Hélène de Montgeroult (1764-1836) -de Nervo, de son nom de jeune fille- est une des compositrices dont le nom est ressorti dans les dernières années à la faveur du mouvement actuel de valorisation des artistes issus de groupes historiquement marginalisés. Pas que cette comtesse ait été oubliée : elle est restée dans les annales pour avoir été sauvée de la Terreur grâce à son talent déjà notoire à l’époque, qui lui vaudra d’être engagée dès l’ouverture du Conservatoire avec, fait rare, un traitement salarial égal à celui de ses collègues masculins. Elle tenait également un des plus importants salons musicaux de son temps.

Élève de Clementi et de Dussek pour le piano, et du légendaire Antoine Reicha pour l’écriture, de Montgeroult acquiert un métier (écriture pianistique, harmonie, contrepoint…) qui n’a rien à envier à bien des compositeurs de l’époque. Ses partitions pour piano, notamment son célèbre recueil d’études, loué par Antoine-François Marmontel, futur professeur de Bizet et de Debussy, montrent une connaissance intime du clavier.

En deux, trois ou quatre mouvements, ses sonates, d’une exécution souvent assez exigeante, font la synthèse du XVIIIsiècle musical (Bach, Haendel, Mozart…), tout en témoignant d’un certain préromantisme. On n’atteint certes pas la grandeur des sonates de Mozart ou de Haydn, mais les thèmes sont toujours bien découpés, le traitement formel assuré et les climats habilement évocateurs, le tout enveloppé d’un remarquable sens du chant.

Ses neuf sonates, en trois groupes de trois, ont été publiées entre 1795 et 1807 et ne sont pas moins intéressantes que celles de Clementi qui, pour leur part, ont déjà été l’objet de nombreux disques. Le premier enregistrement intégral des sonates de Montgeroult a été réalisé en 2021 par le Français Nicolas Horvath sur un Steinway moderne, dans une exécution pas nécessairement passionnante. Celle, en trois disques, du Romain Simone El Oufir Pierini, qui paraît actuellement chez Brilliant Classics, se distingue surtout l’utilisation d’un pianoforte d’époque.

(d'après LaPresse.ca)

Clare Hammond : à propos d’Hélène de Montgeroult

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La pianiste Clara Hammond construit une discographie exigeante et passionnante. Après un album consacré au thème des Variations à travers le regard d'une sélection de compositeurs du XXe siècle, elle nous propose un album intégralement dévolu à des partitions de la compositrice Hélène de Montgeroult.

Votre nouvel album est consacré à 29 Études de la compositrice Hélène de Montgeroult. Qu’est-ce qui vous a orienté vers les œuvres de cette musicienne ? 

En 2019, alors que je me produisais en France, j’ai été présentée au musicologue Jérôme Dorival. Il a consacré sa vie à faire revivre la musique d’Hélène de Montgeroult et il m’a montré certaines de ses partitions. J’ai été immédiatement frappée par la grande qualité de cette musique et par la vision de cette compositrice. Son style a des décennies d’avance sur son temps ; elle semble beaucoup plus proche, dans l’esprit, de la musique de Mendelssohn et de Schumann que de ses contemporains. Jérôme l’a décrite comme le « chaînon manquant entre Mozart et Chopin » - je suis entièrement d’accord ! Sa musique jette une toute nouvelle perspective sur la transition du classique au romantique en musique.

Qu’est-ce qui fait les particularités stylistiques et musicales à ces 29 Études tirées du Cours complet pour l’enseignement du forte-piano ?  

Montgeroult répond à une multitude d’influences dans ses études, ne serait-ce que Haendel et Jean-Sébastien Bach. Son langage harmonique et les textures qu’elle utilise sont étonnamment avancés pour l’époque. En particulier, elle souligne l’importance de créer une ligne cantabile au clavier, à une époque où ce n’était pas une préoccupation centrale pour d’autres compositeurs.

De nombreuses études semblent présager des Romances sans paroles de Mendelssohn, des œuvres de Schubert, Schumann et de Brahms, ainsi que des Études et des Nocturnes de Chopin. Nous n’avons aucune preuve concrète que ces compositeurs connaissaient son œuvre. Pourtant, ces pièces forment un lien si naturel entre leur style et celui des générations précédentes qu’il est difficile de croire qu’ils l’ignoraient complètement.

Est-ce que ces œuvres ont eu une influence sur l’écriture pour le clavier ? Dans le texte du booklet, que vous signez, vous énoncez que ces œuvres de Hélène de Montgeroult ouvrent sur Mendelssohn, Brahms et Reger. 

Nous voyons de fortes similitudes stylistiques dans les études de Montgeroult avec la musique de ces compositeurs, mais il n’y a pas de lien historique direct. Fanny et Félix Mendelssohn ont étudié avec une disciple de Montgeroult à Paris, la pianiste Marie Bigot, et l’on sait que Félix a rencontré Montgeroult en personne en 1825. Pourtant, comme il ne mentionne pas son œuvre dans sa correspondance, on ne peut pas être sûr qu’il connaissait sa musique. Il y a des indices selon lesquels Friedrich Wieck, le père de Clara Schumann, aurait utilisé ses études dans son enseignement. Il est donc possible que les Schumann aient connu sa musique ; mais, encore une fois, nous n’avons aucune preuve.

Sophie Rosa et Ian Buckle, un duo et une redécouverte : Hélène de Montgeroult

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La violoniste Sophie Rosa et le pianiste Ian Buckle nous proposent la première au disque de la sonate d’Hélène de Montgeroult, compositrice française oubliée. Cette partition est mise en regard avec des oeuvres contemporaines de Viotti, Mendelssohn et Weber pour cet album Rubicon. Crescendo Magazine, qui aime particulièrement ce qui sort des sentiers battus, vous propose une rencontre avec ces deux interprètes. 

Votre nouvel enregistrement présente des œuvres de Viotti, Weber, Mendelssohn et Montgeroult. La grande découverte de votre disque est le premier enregistrement au monde de la Sonate d'Hélène de Montgeroult. Que pouvez-vous dire de cette compositrice ? Comment pouvez-vous définir son style ? Quelle est sa place dans l'histoire de la musique ? 

Montgeroult était à Paris à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle et, à son époque, elle était très appréciée en tant que pianiste, professeur et compositrice. Sa contribution la plus influente en tant que compositrice est un livre de 114 Etudes de piano publié en 1816 dans le cadre de sa méthode d'enseignement, le Cours complet pour l'enseignement du forte-piano. 

Dans ce volume, elle a considérablement influencé le cours du piano et de la composition pianistique à l'époque romantique, en anthologisant et, dans de nombreux cas, en inventant un grand nombre d'idiomes, de gestes et de figures qui seront associés aux compositeurs romantiques ultérieurs. Elle était convaincue que le piano était capable d'un jeu soutenu et expressif, même sur les instruments pionniers de l'époque ; et elle est une figure centrale dans l'orientation des tendances de la composition pour piano vers un style bel canto. En résumé, sa mission, comme l'indique la préface du Cours complet, était de "faire chanter le piano". 

Comment avez-vous redécouvert cette compositrice ? 

Je joue les études de piano de Montgeroult en concert depuis de nombreuses années et je les utilise également lorsque je travaille avec mes étudiants car elles offrent un équilibre parfait entre les défis techniques et musicaux. Après avoir regardé ce qu'elle avait écrit d'autre, j'ai été surpris et ravi de voir que l'une de ses neuf sonates pour piano propose un accompagnement optionnel au violon. J'ai donc demandé à Sophie si elle voulait bien la jouer avec moi. Nous l'avons vraiment appréciée et nous avons pensé que nous pourrions essayer.

Lucie de Saint-Vincent joue la carte de l’élégance pour Montgeroult et Bigot

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Des dentelles à l’échafaud. Hélène de Montgeroult (1764-1836) : Sonate en fa mineur op. 1 n° 3 ; Fantaisie en sol mineur op. 7 n° 3. Marie Bigot de Morogues (1786-1820) : Suite d’Études ; Andante varié en si bémol majeur op. 2 ; Sonate en si bémol majeur op. 1. Lucie de Saint-Vincent, piano. 2023. Notice en français et en anglais. 63’. Présence compositrices PC004.

L’œuvre pianistique inspirée d’Armande de Polignac

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Armande de Polignac (1876-1962) : Six Préludes ; Nocturne ; Pluie ; Berceuse, version révisée ; Échappées ; Cloches, pour piano à quatre mains ; Les Mille et une nuits, pour piano à quatre mains. Bruno Belthoise et João Costa Ferreira, pianos. 2024. Notice en anglais et en français. 72’ 32’’. Grand Piano GP954.

Clare Hammond valorise trois concertos pour piano anglais du milieu du XXe siècle

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William Walton (1902-1983) : Sinfonia concertante pour orchestre avec piano obligé. Benjamin Britten (1913-1976) : Diversions op. 21 pour piano (main gauche) et orchestre. Michael Tippett (1905-1998) : Concerto pour piano et orchestre. Clare Hammond, piano ; BBC Symphony Orchestra, direction George Vass. 2024. Notice en anglais, en allemand et en français. 80’ 41’’. SACD BIS-2604.