Heinrich von Herzogenberg, compositeurautrichien descendant d'une famille aristocratique française, est né à Graz le et mort à Wiesbaden le .
Issu d'une famille aristocratique française qui a émigré en Autriche pendant la Révolution française et qui a germanisé son nom original « Picot de Peccaduc », Heinrich von Herzogenberg a d'abord fréquenté une école de jésuites dans la ville de Feldkirch, puis il est allé à Munich, Dresde et Graz.
Venu à Vienne, il a commencé des études de droit, de philosophie et de sciences politiques à l'Université de Vienne. Bientôt il s'est tourné vers la musique et a étudié la composition au Conservatoire de Vienne dans la classe de Felix Otto Dessoff jusqu'en 1864. Il a commencé par être un admirateur de la musique de Wagner, mais l'étude de J. S. Bach a amené chez lui un profond attachement à la tradition classique et il est devenu un ardent admirateur de Brahms. En 1866, il a épousé Elisabeth von Stockhausen, qui a été une élève de Brahms pour le piano ; les lettres de Brahms échangées avec les Herzogenberg occupent une grande partie de sa correspondance.
Heinrich von Herzogenberg a vécu à Graz jusqu'en 1872, avant de s'installer à Leipzig, où il a été un des fondateurs, avec Philipp Spitta et Alfred Volkland, de la Bach-Verein, en 1874, société qui se proposait de faire revivre les cantates de Bach. Herzogenberg en a été le directeur artistique pendant dix ans. À cette époque, Ethel Smyth a été une de ses élèves en composition.
À partir de 1885, il a occupé le poste de professeur de composition à la Hochschule für Musik de Berlin. À ce titre, il a conseillé au jeune Ralph Vaughan Williams d'étudier avec Max Bruch.
Heinrich von Herzogenberg est décédé subitement à Wiesbaden, âgé de 57 ans ; dans ses dernières années, il s'est déplacé dans un fauteuil roulant en raison d'une nécrose des articulations.
Depuis quelques années, l’Orchestre de Chambre de Genève se donne la peine de présenter un ou deux ouvrages en version de concert. Ce fut le cas en mars dernier avec Le Prophète de Giacomo Meyerbeer. Et la saison actuelle s’achève avec Der Wald, deuxième opéra de la compositrice britannique Ethel Smyth (1858-1944). Formée au Conservatoire de Leipzig, elle se perfectionna auprès d’Heinrich von Herzogenberg, tout en développant une liaison avec son épouse, Elisabeth. Dans les cercles musicaux de la capitale, elle fit la connaissance de Brahms, Grieg et Tchaikovsky. En 1840, elle s’établit à Londres où seront créées une Sérénade pour orchestre en ré majeur et une Messe enré majeur. A l’intention du public allemand, elle composa trois ouvrages sur des livrets de Henry Brewster, Fantasio, joué à Weimar en 1898, Der Wald (1902) et The Wreckers (intitulé en allemand Standrecht) et créé à Leipzig en 1906.
Pour en venir à ce deuxième opéra, Der Wald fut créé à la Hofoper de Berlin le 9 avril 1902, puis fut présenté au Covent Garden de Londres en juillet de la même année, avant d’être affiché au Metropolitan Opera de New York le 11 mars 1903 sous la direction d’Alfred Hertz. Notons que, durant plus de cent ans, il demeurera le seul ouvrage lyrique écrit par une femme, présenté sur la scène newyorkaise jusqu’à 2016 où sera affiché L’amour de loin de Kaija Saariaho.
Tributaire du romantisme tardif, l’écriture d’Ethel Smyth révèle une forte personnalité qui, sans souscrire au wagnérisme ambiant, s’inscrit dans le sillage de Brahms, tout en prenant en considération les innovations de Richard Strauss. Son orchestration fait valoir une palette d’une rare richesse, ce que se fait fort de démontrer l’Orchestre de Chambre de Genève en confiant d’abord à la jeune cheffe assistante Celia Cano le soin de nous faire découvrir l’Ouverture du troisième ouvrage, The Wreckers, qu’elle conçoit comme un tableau de genre en développant chaque section avec une louable précision.
Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le 22 avril 1858 et morte à Woking (Surrey) le 8 mai 1944, est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.
Née d'une mère française et d'un père Général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot. À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école).
À Leipzig, elle étudie auprès de Carl Reinecke. Elle y rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires : Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière.
Lors de ses études à Leipzig, elle fait la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire des époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretien notamment une relation amoureuse avec Elisabeth qu'elle surnomme « Lisl ».
Elle rencontre à Florence, en 1882, Henry Bennet Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et écrit pour elle des livrets d'opéra.
En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; une œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.
De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.
Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le et morte à Woking (Surrey) le , est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.
Née d'une mère française et d'un père général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot.
À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école), où elle étudie auprès de Carl Reinecke.
À Leipzig, elle rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires :
« Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière2. »
Lors de ses études à Leipzig, elle fait aussi la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire de s époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretient notamment une relation amoureuse avec Elisabeth, qu'elle surnomme « Lisl ».
Elle rencontre à Florence en 1882 Henry Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et qui écrit pour elle des livrets d'opéra.
En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.
De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis, deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.
En 1910, Ethel Smyth assiste à une réunion féministe de la Women's Social and Political Union fondée en 1903 par Emmeline Pankhurst et s'engage dans le mouvement des suffragettes. En 1911, elle écrit The March of the Women (La Marche des femmes)5, qui devient l'hymne du mouvement. Elle dirige l'œuvre lors d'un rassemblement au Royal Albert Hall.
En 1912, elle est condamnée à deux mois de prison pour avoir cassé la fenêtre de la résidence d'un secrétaire d’État lors d’une manifestation. Dans la prison de Holloway, elle dirige une représentation mémorable de sa March of the Women, comme l'écrit Thomas Beecham après une visite qu'il lui rendit :
« Quand je suis arrivé, le gardien de la prison était pris d’un fou rire. Il m’a dit : "Entrez dans le quadrilatère". Il y avait… une douzaine de dames, marchant de long en large et chantant fort. Le gardien me montra une fenêtre où se trouvait Ethel ; elle était penchée, et dirigeait vigoureusement avec une brosse à dents, se joignant au chœur sur sa propre chanson2. »
Pendant la Première Guerre mondiale, elle rejoint la XIIIe division de l’armée française et l’hôpital militaire situé à Vichy.
Elle cesse de composer devant l'évolution de sa surdité.
Ses lettres révèlent ses coups de foudre pour des femmes telles que Pauline Trevelyan, la Princesse de Polignac, Lady Mary Ponsonby et Edith Somerville. À l'âge de 71 ans, elle tombe amoureuse de Virginia Woolf qui, amusée, entretient leur amitié jusqu'à son suicide en 1941.
Ethel Smyth meurt en 1944 à 86 ans d'une pneumonie. Selon ses dispositions testamentaires, ses cendres sont dispersées dans la forêt près de sa propriété de Woking par son frère Bob, au son de sa symphonie The Prison.
Elle a inspiré les personnages littéraires d'Edith Staines dans "Dodo" d'E. F. Benson (1893) et de Dame Hilda Tablet dans la pièce du même nom de Henry Reed (1950).
Ethel Smyth est une des 39 convives attablées dans l'œuvre d’art contemporain "The Dinner Party" (1974-1979) de Judy Chicago.
Gilbert Bayes a sculpté un buste d'elle en 1938.
En le festival de musique classique Rosa Bonheur la met à l'honneur en programmant ses œuvres avec celles de Rebecca Clarke.
Le Berliner Oratorien-Chor (BOC) est l'un des plus anciens chœurs d'amateurs de la ville, issu du mouvement Volkbühnen. Depuis maintenant 120 ans, il se consacre non seulement à des œuvres connues, mais aussi à des œuvres symphoniques rarement interprétées de différentes époques et fait ainsi régulièrement entendre des trouvailles intéressantes. Pour son anniversaire, le chœur débutera sa saison avec la Missa solemnis de Ludwig van Beethoven dans une interprétation historiquement informée. Les participants sont Concerto Brandenburg, le Konzertchor Schlachtensee ainsi que les solistes Flurina Stucki (soprano), Rita Kapfhammer (alto), Ludwig Obst (ténor) et Haakon Schaub (basse). La direction est assurée par Thomas Hennig, chef de chœur et compositeur de longue date.
Un autre point fort suivra en septembre au Konzerthaus Berlin avec la Messe glagolitique de Janáček ainsi que la création de Ghasele de Thomas Hennig, une œuvre commandée pour l'anniversaire.
Le chœur clôturera l'année du jubilé par un concert de Noël avec La naissance du Christ de Heinrich von Herzogenberg.
Le 8 février 1904, des membres du Berliner Volksbühne fondèrent le "Berliner Volks-Chor" (BVC), dont la direction fut confiée à son initiateur, le Dr Ernst Zander. Contrairement à ce que suggère le nom, ce ne sont pas les chants populaires qui étaient au centre de l'intérêt, mais les œuvres scéniques. Il s'agissait du premier chœur composé d'ouvriers à Berlin qui présentait sur scène des symphonies et des oratorios avec orchestre et solistes. Le manque de connaissances musicales préalables était compensé par des cours de préparation obligatoires.
Sous le régime nazi, le choeur a dû faire face à de nombreuses tracasseries, interdictions et restrictions. Lorsque l'affiliation du BVC au Deutscher Arbeiter Sängerbund fut annulée en 1933, le chœur rejoignit le Reichsverband der Gemischten Chöre Deutschlands afin de pouvoir continuer à fonctionner. En 1937, le Dr Zander dut céder la direction à Georg Oskar Schumann, car il n'était pas musicien professionnel et n'était probablement pas membre du NSDAP. En raison de la guerre, la chorale se réduisit et les représentations devinrent rares.
La reconstruction du BVC après la guerre a été marquée par le président de l'époque, Otto Berndt et, à partir de 1958, par le jeune chef d'orchestre Gert Sell.
Leur travail subit un coup dur lors de la construction du mur, car 30 membres disparurent d'un coup et le contact avec les membres de la zone Est fut rompu.
Le chœur a pris son nom actuel en 1974 en fusionnant avec le Berliner Oratorien-Chor, issu du Deutscher Philharmonischer Chor, qui n'a existé que de 1945 à 1963.
Entre-temps, le BOC a trouvé sa place dans la vie des concerts de la capitale et a été honoré en 2004 par la Zelter-Plakette pour la culture de la musique chorale.
En 2008, Thomas Hennig a repris la direction artistique.
Avec des programmes innovants et un haut niveau d'exigence artistique, le chœur reste une institution pionnière avec des représentations régulières organisées par ses soins à la Philharmonie de Berlin et au Konzerthaus de Berlin, ainsi que de nombreuses coopérations et représentations en tant qu'invité.
Le chœur est actuellement composé de 84 membres actifs d'horizons et de générations très divers.
Celebrating Women ! Miriam Hyde (1913-2005) : Trio à cordes. Emmy Frensel Wegener (1901-1973) : Suite pour violon, alto et violoncelle. Dame Ethel Smyth (1858-1944) : Trio à cordes en ré majeur op. 6. Irene Britton Smith (1907-1999) : Fugue en sol mineur. The Hague String Trio. 2021. Notice en anglais et en néerlandais. 61.00. Cobra 0083.
Heinrich von HERZOGENBERG (1843-1900) Trios avec piano n° 1 opus 24 et n° 2 opus 36 Wiener Klaviertrio
2018-SACD-65'38-Textes de présentation en anglais, français et allemand-MDG 942 2017-6
Le 2e Concerto en Si bémol Majeur op. 83 de Johannes Brahms sera joué jeudi en première partie de soirée par le Finaliste américain, Larry Weng. Il est le seul Finaliste à avoir choisi ce concerto proposé au départ par 2 candidats seulement. Il est vrai que ce concerto en quatre mouvements est fort éprouvant. On se souvient de la fantastique prestation d'Elisabeth Leonskaja dans ce concerto en 1968 et qui restera toujours dans les mémoires.
Heinrich von HERZOGENBERG (1843-1900) Die Geburt Christi
Kammerchor der Hochschule der Kunste Berlin Staats- und Domchor Berlin, Ensemble Oriol, Christian GRUBE, conductor - Regina SCHUDEL, soprano - Anke EGGERS, alto - Peter MAUS,tenor - Ernst-Gerold SCHRAMM, basse - Rudolf HEINEMANN, orgue - Michael ROBBELEN, orgue positif
2012 (d’après enregistrement de 1988) - 1:22:11 (2 CD) - Livret en allemand, anglais. Texte de l’oratorio en allemand, non-traduit - Hanssler Classic - 98 001