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Médaille Hugo Wolf pour le duo de lieder Christian Gerhaher & Gerold Huber

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Après Thomas Hampson et Wolfram Rieger en 2017, ce n'est que la deuxième fois que l'Académie internationale Hugo Wolf de Stuttgart honore un duo de lieder en lui décernant la médaille Hugo Wolf.  C'est exceptionnel, car la majorité des médaillés précédents, dont Dietrich Fischer-Dieskau, Christa Ludwig ou Brigitte Fassbaender, n'avaient reçu leur distinction qu'après la fin de leur carrière scénique active.

Académie Hugo Wolf, le palmarès

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Le baryton allemand Konstantin Ingenpaß et la pianiste sud-coréenne Hyun-hwa Park ont remporté le Concours international d'art lyrique de l'Académie Hugo Wolf de Stuttgart.
Ils sont suivis par la soprano polonaise Małgorzata Rocławska et l'Ukrainienne Olga Wien puis par la mezzo-soprano allemande Ekaterina Chayka-Rubinstein et Maria Yulin (Israël).

Le concours, organisé pour la première fois en 1987, est dédié aux duos voix-piano. Ils étaient cette année 101 de 39 pays à présenter leur candidature et 26 duos d'entre eux (21 pays) se sont présentés devant le jury présidé par Brigitte Fassbaender.

 

 

 

Gundula Janowitz reçoit la Médaille Hugo Wolf

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La soprano autrichienne Gundula Janowitz, âgée aujourd'hui de  82 ans, vient de recevoir la Médaille Hugo Wolf pour ses services dans l'art du chant. Considérée comme l'une des meilleures mozartiennes de sa génération, elle a développé sa carrière sur les scènes du monde entier.

Pour les plus jeunes :
Gundula Janowitz est née à Berlin en1937. Elle étudie avec Herbert Thöny au Conservatoire de Graz et commence sa carrière scénique à la fin des années 1950. En 1960, elle chante pour la première fois au Festival de Bayreuth, après quoi elle est engagée par Herbert von Karajan à l'Opéra de Vienne. Elle y reste membre de l'ensemble jusqu'en 1990. Gudula Janowitz a chanté au Festival d'Aix-en-Provence, au Festival de Salzbourg, au Festival de Glyndebourne, au Metropolitan Opera de New York, à la Scala de Milan, à l'Opéra de Paris Opera, à Covent Garden à Londres...
En 1990, elle se retire de la scène et devient metteur en scène d'opéra à Graz et se consacfre aussi à l'enseignement pour une courte période.
En 1963, elle a reçoit la Médaille Richard Wagner à Bayreuth puis, en 1967, elle est nommée chanteuse de chambre autrichienne, un titre qui lui reviendra aussi à Berlin sept ans plus tard. puis ce furent, en 2000, la Croix d'honneur autrichienne des sciences et des arts de première classe et, en 2003, la Médaille d'Or pour services rendus à l'État de Vienne.

L'Académie Internationale Hugo Wolf a été fondée en 1894 par Hugo Faißt, un ami du compositeur. Elle décerne la Médaille Hugo Wolf depuis 2008. Gundula Janowitz succède ainsi à Elly Ameling, Dietrich Fischer-Dieskau, Peter Schreier, Christa Ludwig, Brigitte Fassbaender, Graham Johnson, et au duo Wolfram Rieger et Thomas Hampson.

Médaille Hugo Wolf

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La soprano autrichienne Gundula Janowitz recevra à l'automne la Médaille Hugo Wolf décernée par l'Académie Hugo Wolf.

Gundula Janowitz est née à Berlin en 1937. Elle étudie avec Herbert Thöny au Conservatoire de Graz et entame sa carrière à la fin des années '50. En 1960, elle fait ses débuts au Festival de Bayreuth puis elle est engagée par Karajan à l'Opéra de Vienne dont elle restera membre jusqu'en 1990.
Gundula Janowitz a foulé toutes les scènes d'Aix-en-Provence à Salzbourg, en passant par  Glyndebourne, New York, Milan, Paris ou Londres.
En 1990, elle s'est retirée de la scène. Elle a alors tâté de la mise en scène et elle a donné des cours de chant.

L'Académie internationale Hugo Wolf a été fondée en 1894 par Hugo Faißt, un ami du compositeur. La médaille Hugo Wolf est décernée par l'Académie depuis 2008. Elly Ameling, Dietrich Fischer-Dieskau, Peter Schreier, Christa Ludwig, Brigitte Fassbaender, Wolfram Rieger et Thomas Hampson l'ont reçue.

Tradition et perspectives : découverte d’un orgue d’atelier dans l’antre d’Hugo Körtzinger

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Opus 2576 E.F. Walcker & Cie. Œuvres de Guillaume Dufay (c1395-1474), Dietrich Buxtehude (1637-1707), Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621), Johann Pachelbel (1653-1706), Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Johann Sebastian Bach (1685-1750), Siegfried Karg-Elert (1877-1933), Paul Hindemith (1895-1963), Hugo Distler (1908-1942), Johann Nepomuk David (1895-1977), Ernst Pepping (1901-1981), Martin Schmeding (*1975). Martin Schmeding, orgue de l’atelier d’Hugo Körtzinger à Schnega. Livret en allemand, anglais. Juin 2023. Deux SACD 67’52’’ + 62’48’’. Aeolus AE-11411

Erich J. Wolff, 150 ans

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Erich Jaques Wolff, né Jacob Leon Wolff, le 3 Décembre 1874 à Vienne et mort le 19 mars 1913 à New York, était un compositeur et pianiste autrichien.
Il était un ami proche d'Alexander Zemlinsky et Arnold Schönberg, était parfois plus connu internationalement que ses amis désormais célèbres, alors qu'il est tombé dans l'oubli quelques années seulement après sa mort prématurée..

La recherche de sources le concernant est assez décevante compte tenu de l'œuvre expansive qu'il a laissée à sa mort le 19 Mars 1913 à New York City. Wolff a étudié le piano et la composition au Conservatoire de Vienne. Il vécut à Berlin à partir de 1906 et servit d' accompagnateur à de nombreux chanteurs et chanteurs célèbres, qui accompagnèrent de longues tournées (plusieurs fois en Scandinavie )

Il a composé plus de 180 Lieder, trois mélodrames, des pièces pour piano, un quatuor à cordes, un Concerto pour violon (1909, dédié à Hector Pellerin) et un ballet qui a reçu sa première au Théâtre national de Bohême à Prague, le 23 Avril 1913. Durant sa vie, ses Lieder ont été publiés en Autriche, en Allemagne, en Russie et aux Etats-Unis. Dans le tome 8 de "Sang und Klang und im XIX XX Jahrhundert", Engelbert Humperdinck écrit : "Erich Wolff n'a pas pu profiter très longtemps du bonheur de créativité et de succès: c'était celui qui fut l'un des accompagnateurs les plus poétiques des chanteurs des grands concerts, qui semblait avoir été appelé à enrichir la chaîne des maîtres Schubert-Jensen-Franz-Brahms-Hugo Wolf ".

Hugo Distler, 115 ans

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August Hugo Distler, né le  à Nuremberg et décédé le  à Berlin, est un organiste et compositeur allemand, surtout connu pour sa musique chorale sacrée et profane.

Il étudie le piano au Conservatoire de Leipzig puis, sur les conseils d'un professeur, la composition et l'orgue. Il devient organiste et cantor (maître de chapelle) de l'église Saint-Jacques (Jakobikirche) à Lübeck (1931-1937). C'est à Lübeck qu'il rencontre sa future épouse, Waltraut Thienhaus (1911-1998).

De 1937 à 1940, il enseigne la composition et l'orgue à la Musikhochschule (École supérieure de musique) de Stuttgart, puis à l'école de musique sacrée de Spandau (Berlin). Il y dirige également le chœur et la maîtrise.

Profondément chrétien, il refuse de collaborer avec les nazis. Objecteur de conscience et donc en danger de mort, harcelé par des menaces de plus en plus pressantes de mobilisation, également isolé et déprimé par la mort de ses amis sur le front, par les bombardements aériens et les difficultés de travailler, il se suicide le  en s'asphyxiant au gaz. Au soir du , avant-veille de sa mort, il avait appris que, dès le , il allait une nouvelle fois recevoir un avis d'ajournement mais qu'un sixième ordre de mobilisation lui parviendrait dès le . Dans l'Allemagne nazie, l'objection de conscience était punie de mort.

L'ordre de mobilisation du  vint du commandement militaire d'Eberswalde. La réponse officielle à sa demande (c'est-à-dire un nouvel ajournement du service militaire) arriva le , chez lui, dans son appartement de fonction, Bauhofstrasse à Berlin. Le soir qui précéda son suicide Hugo Distler avait eu connaissance de cet ajournement, mais quelques jours avant il avait été informé par les autorités d'Eberswalde qu'en cas de nouvelle demande de sa part, il aurait à compter, dès le , avec un nouvel ordre de mobilisation.

Peu avant sa mort, à travers la citation d'un texte célèbre du poète romantique allemand Novalis (datant de 1799), il avait affirmé son unique confiance dans le Christ et le christianisme pour que l'Europe se réveille enfin des bains de sang et de la folie, et que les droits des peuples soient pleinement assurés : Le sang coulera sur l'Europe jusqu'à ce que les nations se rendent compte de leur épouvantable folie qui les entraîne dans son errance infinie, et jusqu'à ce qu'elles soient touchées profondément par une musique sainte, puis, pacifiées, qu'elles aillent vers les anciens autels dans un mélange multicolore en entreprenant des œuvres paisibles, et qu'elles célèbrent avec des larmes brûlantes une grande fête de la paix sur les lieux de batailles fumants. Seule la religion peut réveiller l'Europe et assurer le droit des peuples, et la chrétienté, dans une nouvelle splendeur, reprendre de manière visible, sur terre, son ancienne fonction créatrice de paix.

La croix érigée sur sa tombe, au cimetière de Stahnsdorf, porte la référence d'un passage de l'Évangile de Saint Jean (16,33) : Dies habe ich zu euch gesagt, damit ihr in mir Frieden habt. In der Welt seid ihr in Bedrängnis ; aber habt Mut : Ich habe die Welt besiegt (Je vous ai dit cela, afin qu'en moi vous ayez la paix. Dans le monde vous êtes dans les agressions et l'urgence. Mais ayez courage : j'ai vaincu le monde).

Son œuvre, polyphonique, souvent mélismatique et non assujettie aux barres de mesures, est aussi partiellement basée sur une gamme pentatonique. Cette conception hors-normes avait amené les nazis à la stigmatiser comme « art dégénéré ».

Citons par exemple sa célèbre Totentanz (Danse des morts, pour le Dimanche des Morts), chantée sur des maximes extraites du Cherubinischer Wandersmann (Le Pèlerin chérubinique) du poète allemand Angelus Silesius (1657). L'œuvre, empreinte d'intériorité, est écrite pour un chœur à 4 voix (14 courts mais très beaux motets) alternant avec d'assez brefs dialogues inspirés de la Danse macabre de Lübeck et dits par les différents protagonistes de l'action. La notion de danse (collective) n'est présente que dans le titre : elle est reprise dans le texte seulement.

Hors de l'église, Distler connut son premier succès en 1935 aux Journées musicales de Kassel (Kasseler Musiktage). En  les nazis tentèrent d'empêcher l'exécution de sa Weihnachtsgeschichte (Histoire de Noël), dans l'église Saint-Jacques. La Gestapo dispersa un rassemblement de chrétiens luthériens qui le soutenaient. Elle arrêta son élève, le compositeur Jan Bender. Outre la musique, les nazis n'avaient pas apprécié le texte annonçant dès les premiers mots : « Das Volk, so im Finstern wandelt... » : « Le peuple erre dans la nuit »... en attendant la naissance d'un enfant juif venu en Sauveur.

Dans cette œuvre, qui s'ordonne autour du chœur a cappella, les interventions du récitant et des différents personnages sont confiées à des voix seules, qui chantent sur un mode récitatif assez proche de la psalmodie. Le peuple est représenté par le chœur, traité en polyphonie. Des chorals, traités de la même manière, commentent les différents moments de la partition.

Distler obtint son plus grand succès public en 1939, à Graz (en Autriche annexée), au Festival de Musique Chorale Allemande, quand le chœur de la Hochschule de Stuttgart donna la première partie de son Mörike-Chorliederbuch (1938/39 : "Livre de pièces chorales sur des poèmes d'Eduard Mörike »). L'évènement fut considéré comme le moment le plus marquant de ce festival, mais l'œuvre ne se répandit qu'après la guerre. L'ouvrage complet a été reconnu comme « le plus important recueil de musique chorale profane allemande a cappella pour le xxe siècle".

Distler est également l'auteur de cantates, et, dans le domaine instrumental, de pièces pour orgue, de musique de chambre (sonates) et de deux concertos pour clavecin (1930/32, 1935). Le second, créé en , fut immédiatement condamné par les nazis, comme « musique bolchevique. »

Les formes musicales qu'il emploie et même son style sont une réinvention très personnelle de la musique d'Heinrich Schütz et d'autres compositeurs polyphoniques des xviie et xviiie siècles allemands.

Avant tout, « Distler a mis son art au service du culte luthérien pour lequel il a composé des motets sur des mélodies de chorals, des pièces liturgiques et divers cycles pour les vêpres. Son œuvre a exercé une influence décisive sur le développement de la musique protestante et de la musique chorale en Allemagne ».

Le nom de Distler a souvent été associé à celui de compositeurs allemands de musique chorale, comme Johann Nepomuk David, Ernst Pepping et Wolfgang Fortner. Après la guerre, son style influença d'autres compositeurs plus tardifs.

En 1953, Klaus Fischer-Dieskau (frère d'une des principales figures du chant allemand au XXe siècle, le baryton Dietrich Fischer-Dieskau) a créé le Hugo-Distler-Chor Berlin (le « Chœur Hugo Distler de Berlin »). Ce chœur existe toujours (2021/22).

Horst Stein, le Kapellmeister retrouvé

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano n° 1 à 5. ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonies n° 2 et n° 6 ; Luigi Cherubini (1760-1842) : Requiem en ut mineur ; Alexandre Glazounov (1865-1936) : Concerto pour violon op. 82 ; Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Concerto pour violon n° 1 op. 19 ; Jean Sibelius (1865-1957) : Symphonie n° 2 op. 43, Suite Lemminkäinen op. 22, Pelléas et Mélisande op. 46, La Tempête op. 109, Finlandia op. 26, Night Ride and Sunrise op. 55, La Fille de Pohjola op. 49, En Saga op. 9 ; Richard Wagner (1813-1883) : Ouvertures et Préludes ; Carl Maria von Weber (1786-1826) : Ouvertures, L'Invitation à la valse op. 65, Symphonie n° 1 ; Hugo Wolf (1860-1903) : Penthesilea, Der Corregidor (extraits). Airs d'opéra. Friedrich Gulda, piano ; Josef Sivó, violon ; Hilde Gueden, soprano ; Kim Borg, basse ; Wiener Philharmoniker, Orchestre de la Suisse romande, direction : Horst Stein. 1969-1981. Notice en anglais. 15 CD Decca Eloquence 484 4593.