Résultats de la recherche pour : Ivan Fedele

Le Prix Arthur Honegger à Ivan Fedela

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Le Prix International Arthur Honegger 2016 a été décerné, à l'unanimité du jury au compositeur italien Ivan Fedele (62 ans) pour l'ensemble de son travail.
Fedele dirige la Biennale de Musique à Venise.
György Ligeti, Penderecki Krzystztof et Luis de Pablo ont obtenu le prix avant lui.

Franco Donatoni, un moderniste trop oublié

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Premier volet de notre série d'été consacrée aux compositeurs et compositrices du XX ᵉ siècle que l'histoire officielle n'a pas retenus.

Il y a des compositeurs dont on croise le nom dans les programmes de festivals de musique contemporaine, dans les mémoires de conservatoire, dans les remerciements d'autres compositeurs — mais dont l'œuvre elle-même semble ne jamais vraiment arriver jusqu'à nous. Franco Donatoni (1927-2000) est l'un d'eux. Cent quatre-vingts œuvres environ, une longue carrière d'enseignement qui a formé la quasi-totalité de la modernité italienne active aujourd'hui, une réputation d'artisan absolu du son parmi ses pairs — et pourtant, sur les grandes scènes symphoniques, un silence à peu près complet.

Un parcours italien

Né à Vérone en 1927, formé à Milan puis à Bologne, Donatoni traverse toutes les étapes de la modernité italienne d'après-guerre. Il découvre le sérialisme à Darmstadt à la fin des années 1950, au contact de Boulez, Maderna, Stockhausen. Il flirte avec l'aléatoire cageien dans les années 1960. Puis, à la fin des années 1970, il connaît une crise personnelle profonde — dépression sévère, hospitalisations — dont il ressort avec une écriture entièrement neuve. À partir de Spiri en 1977, il invente une manière de composer qu'il appelle lui-même le « code » : un matériau initial soumis à des opérations rigoureuses qui déploient l'œuvre selon sa propre logique interne. Ce n'est ni tout à fait du sérialisme, ni tout à fait du minimalisme, ni tout à fait du spectralisme. C'est un langage singulier, dense, nerveux, souvent traversé d'une énergie rythmique proche du jazz, et immédiatement reconnaissable dès qu'on en entend quelques mesures.

De cette période tardive datent ses œuvres les plus jouées : Hot pour saxophone et six instruments (1989), les Refrain pour ensemble (1986, 1991), Duo pour Bruno en hommage à Maderna (1994-1995), la vaste pièce orchestrale ESA (In cauda V) commandée par Karajan et créée par Ozawa après la mort du chef (1994).

Un maître discret

Ce qui rend le silence relatif autour de son nom d'autant plus étrange, c'est le rôle central qu'il a joué comme pédagogue. À l'Accademia Chigiana de Sienne, où il enseigne des étés durant, comme au Conservatoire de Milan, Donatoni forme une génération entière de compositeurs italiens : Ivan Fedele, Marco Stroppa, Alessandro Solbiati, Luca Francesconi, Francesco Filidei — pratiquement toute la modernité italienne contemporaine active aujourd'hui a passé par ses classes. Ses anciens élèves parlent tous d'un enseignement d'une exigence rare, sans dogme théorique attaché, entièrement centré sur l'écoute et la technique.

Ciro Longobardi, Messiaen en intégrale pianistique 

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Le pianiste italien Ciro Longobardi fait l'événement avec une superbe intégrale de l'œuvre pour piano d’Olivier Messiaen pour label Brilliant. Cette parution majeure a attiré notre attention par la justesse de la vision du musicien et nous a donné envie d’échanger avec lui.    

Que représente Olivier Messiaen pour vous ? Quelle place occupe-t-il selon vous dans l'histoire de la musique, en particulier dans celle du piano ?

Messiaen était non seulement un grand compositeur, mais aussi un modèle inégalé en matière d'éthique artistique. Ce qui frappe chez lui, c'est la construction systématique d'un art compositionnel vaste et très articulé, soutenu par un cadre culturel imposant. En ce qui concerne le piano, il a été l'un des compositeurs les plus prolifiques du XXe siècle, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, réussissant, malgré des contradictions apparentes, à concilier l'écriture postimpressionniste, percussive et sérielle et un style pianistique « oiseaux » en un tout cohérent et organique.

Vous sortez un enregistrement complet des œuvres pour piano d'Olivier Messiaen. Qu'est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l'enregistrement de l'intégrale de ses œuvres pour piano ?

J'ai étudié la musique de Messiaen pour la première fois en 2001, dans le cadre d'un projet avec l'Ensemble Dissonanzen, un groupe basé à Naples dont je suis membre depuis plus de trente ans. Nous avons invité le virtuose du serpent Michel Godard et l'extraordinaire chanteuse Linda Bsirì, sa défunte épouse, à élaborer un programme autour des poèmes de Cécile Sauvage, la mère de Messiaen, d'extraits de Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus et d'improvisations collectives.

Le festival Traiettorie de Parme, dirigé par Martino Traversa, pour qui le compositeur est l'une des figures de proue, m'a également donné l'occasion d'étudier et d'interpréter de nombreuses œuvres de Messiaen, dont la partie de piano du Quatuor pour la fin du temps.

C'est une passion qui s'est développée progressivement au fil du temps : je pense qu'elle s'est développée et renforcée précisément pour cette raison, c'est un chemin qui vous amène à vouloir en savoir toujours plus. À un certain moment, le tournant a été l'opportunité d'enregistrer Catalogue d'Oiseaux pour Piano Classics.

Mais il y a aussi d'autres aspects. L'un est le défi que représentent nombre de ses œuvres, et un autre est le fait qu'en Italie, malgré l'admiration généralisée pour son œuvre, il y a eu un manque d'attention de la part de ses collègues musiciens. Ce n'est pas un hasard si le mien est le premier enregistrement italien non seulement de l'intégrale, mais aussi des grands cycles pris séparément, en plus de la première interprétation italienne en direct de l'ensemble.

L'œuvre de Messiaen comprend un cycle incroyable et unique de Chants d'oiseaux. Comment abordez-vous une partition aussi longue et exigeante ? Quels sont les défis liés à l'enregistrement ou même à l'interprétation de ce cycle complet en concert ?

Il y a plusieurs questions à aborder. Tout d'abord, de nombreux oiseaux ont des capacités vocales qui, à certains égards, dépassent de loin celles des humains. Pas étonnant que Messiaen les considérait comme les plus grands musiciens créés par Dieu ! Par conséquent, l'écriture pianistique est dans certains cas vraiment extrême en termes de vitesse, de gamme dynamique et de variété d'articulation.

Le Prix de Composition Théodore Gouvy pour Pasquale Punzo

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Le Prix de composition Théodore Gouvy de l'Eurodistrict SaarMoselle 2023 est décerné au compositeur italien Pasquale Punzo pour son œuvre pour orchestre Teleri.
La commission de sélection, composée de trois membres, a particulièrement apprécié la clarté de la forme et dans la sonorité de l'orchestre, qui a été amené à sonner comme de lui-même et de l'intérieur ; une clarté et une simplicité qui, ce faisant, ne dérive jamais vers le trivial, mais convainc par une utilisation très personnelle des moyens.

Né en 1987 à Naples, Pasquale Punzo a étudié le piano au conservatoire San Pietro a Majella où il a obtenu son diplôme avec mention, puis son master en piano. Parallèlement, il a étudié la composition avec Giancarlo Turaccio, puis avec Azio Corghi et Mauro Bonifacio à l'Académie philharmonique de Bologne et à l'Académie nationale de Santa Cecilia avec Ivan Fedele (composition) et Michelangelo Lupone (musique électronique).

Ses œuvres ont été jouées au niveau national et international, en collaboration avec des ensembles et des interprètes tels que l'ensemble Divertimento, l'ensemble FontanaMix, l'ensemble AchRome, les solistes de l'orchestre à cordes Arrigoni, l'orchestre à cordes KLK, l'ensemble Kandinsky et le quatuor Felix.
En 2019, il a remporté le Premier Prix du Concours de Composition A. Schnittke de Lvyv (Ukraine) et, en janvier 2021, il a été récompensé au Concours de composition FSK de Vienne. Toujours en 2021, il a reçu un prix au Concours New Generation 2021 et la bourse de l'Ensemble Dissonanzen. Actuellement, il enseigne l'harmonie et l'analyse au Conservatoire national de musique G. Martucci de Salerne.

En hommage au compositeur franco-allemand Théodore Gouvy qui vécut au XIXe siècle dans la région frontalière de la Sarre et de la Lorraine, mais qui connut également le succès à Paris et à Leipzig, l'Eurodistrict SaarMoselle a décerné pour la sixième fois le Prix de Composition qui porte son nom.
Ce prix comprend une commande d'une œuvre orchestrale dotée de 5.000 euros et dont la première sera donnée par la Deutsche Radio Philharmonie.

Roland Hayrabedian, dans les jardins de la musique de notre temps 

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Personnalité majeure de la musique vocale en France, Roland Hayrabedian est le fondateur et le directeur artistique de l’ensemble vocal Musicatreize. Cet ensemble, basé à Marseille, porte haut la musique vocale et la création contemporaine. Crescendo Magazine rencontre cet infatigable défenseur de la musique de temps.  

Votre nouvel album est intégralement consacré à des œuvres de Michel Petrossian. C’est un musicien qui vous accompagne à Musicatreize depuis plusieurs années. Qu’est-ce qui vous a poussé à lui consacrer une monographie ? 

Je pense que les œuvres de Michel Petrossian méritaient d’être enregistrées. Nous avions créé un nombre de pièces suffisant pour remplir un disque mais, surtout, ces pièces ont un attrait singulier. Elles portent en elles les traces de l’humanité toute entière, elles montrent comment le détail d’une épigraphe sur un mur dressé plusieurs millénaires auparavant nous touche par son actualité. Ces œuvres nous relient aux jardins enfouis dans nos mémoires…Une main tendue vers les autres…

Comment avez-vous choisi les pièces proposées sur cet album ?

Le plus simplement du monde : ce sont celles dont nous disposions, écrites pour nous, hormis Le chant d’Archak, grande fresque vocale et instrumentale sur un livret de Laurent Gaudé que nous avons créé en Arménie. Cette œuvre d’une heure ne pouvait être contenue sur ce disque.

Dans votre discographie avec votre ensemble  Musicatreize, on remarque principalement des albums monographiques centrés sur un compositeur. La monographie est-elle pour vous la meilleure manière d'aborder un compositeur ? 

Je pense que c’est le meilleur moyen de rendre hommage à un compositeur et c’est souvent l’aboutissement d’un compagnonnage de plusieurs années. J’aime cette fidélité et que les projets naissent d’échanges et d’amitiés avec les compositeurs. J’aime approfondir les langages, suivre des chemins inexplorés, inventer les projets autour d’un verre ! 

Cette année 2022 voyait le Centenaire de la naissance de Xenakis. Vous avez célébré cet évènement avec des concerts en France et en Europe. Quelle est pour vous la place de ce compositeur dans l’histoire de la musique ? En quoi sa musique peut-elle encore nous toucher ? 

Il me semble que la musique de Xenakis ne cessera jamais de nous toucher. Elle porte en elle toute la rage, la sauvagerie du monde, elle invente un nouvel univers tout autant qu’elle nous rapproche des millénaires qui nous ont précédés. Cette musique m’est nécessaire, elle nous est nécessaire, se confronter à elle, c’est se confronter à la vie, à la nature, à nos rêves comme nos cauchemars.

 Lors de concerts, vous avez dirigé Oresteia, l’une de ses œuvres les plus impressionnantes. Qu’est-ce qui vous a poussé à programmer cette œuvre ? 

J’ai participé au Polytope de Mycènes. C’est ainsi que j’ai travaillé cette œuvre pour la première fois en 1978. Depuis, elle ne me quitte plus. Xenakis, à travers cette œuvre, réinvente la tragédie grecque, il lui donne, s’il en était besoin, un élan vital, une dimension universelle indéniable.

Clavecin contemporain, deux nouvelles parutions avec Luca Quintavalle et Guy Penson

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Italian contemporary music for harpsichord. Francesco Filidei (*1973) : Preludio e Filastrocca. Ennio Morricone (1928-2020) : Mordenti ; Neumi. Maurilio Cacciatore (*1981) : Toccatina. Leonardo Marino (*1992) : Quando il passato era ancora presente. Ivan Fedele (*1953) : Suite francese. Carlo Galante (*1959) : Petit Ordre. Alessandro Solbiati (*1956) : Undici variazioni per Ruggero. Luca Francesconi (*1956) : Mambo. Silvia Colasanti (*1975) : Rumbling gears. Fabio Vacchi (*1949) : Ricercare ; 3 Post per Scarlatti. Francesco Antonioni (*1971) : Blues. Giorgio Colombo Taccani (*1961) : Giannizzeri e Gendarmi. Mauro Lanza (*1975) : Chop Suey. Vita Palumbo (*1972) : Speaking. Fabio Massimo Capogrosso (*1984) : Techno Scene. Vittorio Montalti (*1984) : Short Stories. Stefano Gervasoni (*1962) : Suite préliminaire. Jacopo Baboni Schilingi (*1971) : Scarlet K 141. Luca Quintavalle, clavecin. Septembre 2020 à juin 2021. Livret en anglais. TT 78’49 + 77’45. 2 CDs Brilliant 96408

Johan Huys (*1942) : Ceci n’est pas une passacaille ; Quatre études en forme de… ; Tombeau pour Mr. Brewaeys ; Trois pièces pour clavecin... ; Paysages avec quelques banalités ; Fantaisie sur un intervalle défendu. Guy Penson, clavecin. Livret en anglais, français, néerlandais. Mai 2021. TT 55’05. Passacaille 1116

Nouvelle tête à Venise

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C'est la compositrice Lucia Ronchetti qui prendra la direction artistique de la Biennale Musica de Venise de 2021 à 2024, succèdant à Ivan Fedele en poste depuis 2012.

Les oeuvres de Lucia Ronchetti concernent essentiellement le théâtre musical.
Publiée par Rai Trade, Durand, Ricordi et Lemoine, elle font l'objet de commandes et productions d'importantes maisons : Bayerisch StaatsoperKonzerthaus Berlin, Rai Radio Tre, Deutschland Radio Kultur, Ensemble Modern, Teatro La FeniceRadio France,... 
Son opéra Esame di mezzanotte a été créé en 2015 au Nationaltheater Mannheim.
En 2017, le Staatsoper Unter den Linden de Berlin programmait Rivale, l'opéra de chambre qu'il lui avait commandé et, opéra de chambre encore, The Pirate Who Does Not Know the Value of Pi a connu sa première à la Biennale Musica 2019.

Lucia Ronchetti est aussi professeur d'harmonie, de contrepoint, de fugue et de composition au Conservatoire de Salerne.

Décès de Christophe Desjardins

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L'altiste français Christophe Desjardins est décédé hier à l'âge de 57 ans.

Né à Caen, il avait fait ses débuts de soliste en 1984 dans Harold en Italie (Berlioz) avec l'Orchestre du Conservatoire de Paris. Deux ans plus tard, il est nommé premier alto de l'Orchestre de la Monnaie mais son intérêt pour la musique contemporaine le mène à intégrer l'Ensemble Intercontemporain en 1990.
Il était l'un des plus grands interprètes du répertoire contemporain : il a joué tout à tour Luciano Berio, Ivan Fedele, Emmanuel Nunes, Pierre Boulez, Michael Jarrell, Jonathan Harvey, Wolfgang Rihm, Matthias Pintscher, George Benjamin ou Félix Ibarrondo et sa discographie est édifiante.

Mais il n'a pas pour autant négligé les autres répertoires qu'il invitait au dialogue, comme en témoigne encore son dernier album où voisinent Domenico Gabrielli et Ivan Fedele.

Concours de composition Luciano Berio

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C'est le jeune compositeur chinois Yikeshan Abudushalamu qui a remporté la première édition du Concours de composition Berio organisé par l'Académie nationale de Santa Ceciclia (Rome) et le Centre d'études Luciano Berio, avec la collaboration de la Société italienne des auteurs et éditeurs, la Scala Philharmonic, la Fondation Maggio Musicale Fiorentino, le RAI National Symphony Orchestra et la Fondation Boris Christoff.
Le prix est de 20 000 euros et le lauréat écrira une œuvre qui sera interprétée à Rome par l'Orchestre de Santa Cecilia, entre autres.
Le jury présidé par Antonio Pappano était composé d'Ivan Fedele (Italie), Unsuk Chin (Corée du Sud), Tristan Murail (France) et Augusta Read Thomas (États-Unis).