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Jean Rogister, 60 ans

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L'altiste et compositeur belge Jean Rogister, est né à Liège le  et y décédé à Liège le .

Jean Rogister provenait d'une famille de musiciens. Son père était flûtiste et ses frères Chrétien Rogister (pseudonyme Caludi) (1884-1941) violoniste et compositeur, Hubert Rogister (1892-1948) violoncelliste et Fernand Rogister tromboniste. Sa vie est détaillée dans le livre de Jean Servais "Un musicien de cœur".

Enfant doué pour la musique, Rogister a étudié le violon, l'alto et le cor au Conservatoire de Liège. Il a étudié la composition avec Jean-Théodore Radoux, et l'alto avec Désiré Heynberg (1831-1898) et Oscar Englebert. Il est devenu altiste, et à l'âge de vingt-un ans, il a été nommé professeur d'alto (1900-1945) au Conservatoire de Liège.

Rogister a joué dans des formations de musique de chambre et fait ses débuts en 1902 comme altiste du Quatuor Charlier dirigé par Léopold Charlier. C'est aussi à cette époque qu'il a terminé son Quatuor à cordes nº 1. Il a continué à étudier la composition et à jouer dans des ensembles de musique de chambre, dont le Cercle Ad Artem, le Quatuor Chaumont et Piano et Archets.
En 1923, il partit pour les États-Unis où il a brièvement dirigé la section des altos de l'Orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski.
De retour à Liège, il est devenu un membre fondateur du Quatuor de Liège en 1925 composé des violonistes Henri Koch (1903-1969) et Joseph Beck, et de la violoncelliste Lydia Rogister-Schor. L'ensemble a effectué des tournées à travers l'Europe et les États-Unis avec beaucoup de succès.

Rogister, comme son professeur de composition Radoux, a composé en grande partie dans le style néo-romantique de César Franck, introduisant parfois ses propres sonorités impressionnistes modernistes.
Il a composé huit quatuors à cordes et de la musique de chambre, ainsi que des œuvres symphoniques comme Jeux symphoniques (1952), des œuvres concertantes pour l'alto, le violon, le violoncelle et le trombone, et des œuvres vocales dont un Requiem (1944).

Portrait d'Alfred Dubois, professeur d’Arthur Grumiaux

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Henri Vieuxtemps (1820-1881) : Concerto n° 5 en la mineur pour violon et orchestre op. 37 ; Romance pour violon avec accompagnement de piano op. 40 n° 1. César Franck (1822-1890) : Sonate en la majeur pour piano et violon CFF 123. Eugène Ysaÿe (1858-1931) : Rêve d’enfant, pour violon avec accompagnement de violon op. 14 ; Sonate pour violon seul en ré mineur, op. 27 n° 3. Œuvres pour violon et piano de Pietro Nardini (1722-1793), Joseph Jongen (1873-1953), Eugène Voss (1883-1952), Fernand Goeyens (1892-1965), Alex De Taye (1898-1952) et Chrétien Rogister (1884-1941). Alfred Dubois, violon ; Fernand Goeyens et Marcel Maas, piano ; Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire royal de Bruxelles, direction Désiré Defauw. 1928-1947. Notice en français, en anglais, en néerlandais et en allemand. 94’00’’. Un album de deux CD Musique en Wallonie MEW 2204.

Les Musiciens et la Grande Guerre

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Une fois n'est pas coutume : pas de critique de CD, mais le compte rendu d'une conférence passionnante sur le sujet. Sujet plus pointu encore car il s'agissait ici des compositeurs belges durant la guerre 14-18. L'orateur, Christophe Pirenne, enseigne l'histoire de la musique à l'université de Liège, et est également spécialiste du "rock progressif" (il a même été batteur). C'est dire que cette conférence a balayé large, et a dépassé le cadre strict de la musique classique.