Résultats de la recherche pour : Jean-Marie Leclair

Jean-Marie Leclair, 260 ans

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Jean-Marie Leclair, né le 10 mai 1697 à Lyon, paroisse Saint-Nizier, et mort assassiné le 22 octobre 1764 à Paris, est un violoniste et compositeur français de la période baroque.

Il fait partie des très grands musiciens français du XVIIIe siècle. C'est comme danseur qu'il apparaît tout d'abord. À son époque, composition, violon et danse ont encore partie liée en deçà des Alpes, et la réputation des danseurs français règne sur l'Europe entière. C'est à la Cour de Turin que Leclair paraît ainsi pour la première fois ; il y est maître de ballet et travaille le violon avec Giovanni Battista Somis. De retour à Paris, il entre en 1734 à la Musique du Roi Louis XV.

Il possédait un violon d'Antonio Stradivari, surnommé le noir qui lui doit son nom : le Stradivarius de Jean-Marie Leclair.

Son père Antoine, passementier et musicien, joue au concert de l’Académie des Beaux-Arts. Le jeune Jean-Marie a très tôt ses entrées à l’opéra. Dès son adolescence, il acquiert déjà une réputation de violoniste excellent. C'est toutefois comme danseur qu'il commence sa carrière, d'abord dans la troupe de l'opéra de Lyon, puis à Rouen et à Turin. Il perfectionne d'ailleurs son art de la danse et du violon à Turin.

En 1716, à l'âge de 18 ans, il épouse Marie-Rose Casthanie, une danseuse de la troupe de Lyon.

À Paris, en 1723, il fait paraître ses premières œuvres (Sonates pour violon) et se fait connaître comme violoniste virtuose en jouant au Concert spirituel. Son épouse meurt en 1728. Il se remarie dès 1730 avec Louise Roussel qui lui était venue en aide pour préparer l'impression de son Opus 2 au moment de la mort de sa première femme.

Après s’être mis au service du Roi comme ordinaire de la musique de Louis XV en 1733, il démissionne quatre ans plus tard après un différend et afin de se produire en tournée. Il joue bientôt à la Cour d’Anne d’Orange -elle-même fine musicienne et ancienne élève de Haendel-, à La Haye et ses services sont retenus plusieurs mois par année par la Cour entre 1738 et 1743.

Ayant accumulé des gains importants en donnant des cours privés à La Haye, il rentre à Paris en 1743. Trois ans plus tard, il se lance dans la composition de son unique opéra, Scylla et Glaucus, dont la première représentation a lieu le 4 octobre 1746 à l'Académie royale de musique.

À partir de 1740, il est au service du Duc Antoine-Antonin de Gramont et s'occupe des divertissements donnés au théâtre privé de Puteaux et compose de la musique de scène.

Bien qu’il ait également écrit pour le théâtre, le plus éminent violoniste français de son temps reste surtout connu pour ses sonates et concertos pour violon (Élisabeth de Haulteterre a joué ses sonates au Concert Spirituel en 1737). Ainsi, le Mercure de France de mars 1753 (p. 214) se fait-il l'écho d'une de ses publications : « M. Leclerc l'aîné vient de donner un Recueil d'Ouvertures & de Sonates en trio. Si notre suffrage particulier pouvoit ajouter quelque chose à l'idée qu'a l'Europe entière de cet Artiste, le plus célèbre qu'ait eu la France pour la Musique purement instrumentale, nous dirions que les nouveaux ouvrages de ce Musicien sont égaux, supérieurs même, à tout ce qu'il a fait de plus estimé. Nous en jugeons ainsi d'après les impressions vives & fortes qu'a fait sur nous l'exécution de plusieurs morceaux du Recueil que nous annonçons. On trouve ce Recueil chez l'Auteur, rue Taranne, & aux adresses ordinaires ».

Il a également écrit pour d'autres instruments que le violon, entre autres un Concerto en ut majeur pour instrument à vent (flûte allemande i.e. traversière ou hautbois). La partition est enregistrée en 33T par la Guilde du disque dans les années 1960.

En 1758, après une séparation abrupte avec sa seconde femme, Jean-Marie Leclair achète une petite résidence dans le quartier mal famé du Temple. Il est tué, dans des circonstances non élucidées, dans la nuit du 22 au 23 octobre 1764. Un roman de Gérard Gefen, intitulé « L’Assassinat de Jean-Marie Leclair » (Belfond, 1990), tente de donner une solution à ce mystère. Le roman « Confiteor » (Actes Sud, 2011) de l'écrivain catalan Jaume Cabré y fait également référence.

En 1953, Jean-François Paillard crée l'Ensemble Instrumental Jean-Marie Leclair.

Hélène Schmitt se penche sur le Baroque français : l’imagination au pouvoir dans les Sonates de Leclair

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Jean-Marie Leclair (1697-1764) : Sonates à violon seul no 3 en ré majeur, no 6 en ré majeur, no 8 en do majeur, no 10 en fa dièse mineur Op. 9 [Quatrième Livre]. Hélène Schmitt, violon. Jonathan Pešek, violoncelle. Francisco Mañalich, viole de gambe. François Guerrier, clavecin. Livret en français, anglais, allemand. Septembre 2017, juin 2018. TT 68’13. Aeolus AE-10356

Sonates et Concertos pour violon de Leclair : deux nouvelles parutions, d’un délicat dessin

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Jean-Marie Leclair (1697-1764) : Sonate en sol mineur Op. 2 no 12. Sonates en si bémol majeur, do majeur et sol majeur Op. 5 no 4, 10, 12. Sonate en la mineur Op. 9 no 5. David Plantier, violon. Les Plaisirs du Parnasse. Annabelle Luis, violoncelle. Violaine Cochard, clavecin. Ludovic Coutineau, contrebasse. Livret en anglais et français. Avril 2021. TT 76’40. Ricercar RIC 431

Jean-Marie Leclair (1697-1764) : Concertos en fa majeur et en la mineur Op. 7 no 4 & 5 ; Concertos en fa majeur et en mi mineur Op. 10 no 4 & 5. Leila Schayegh, violon. La Cetra Barockorchester Basel. Eva Saladin, premier violon. Christoph Rudolf, violon second. Somoko Asabuki, Coline Ormond, Petra Csaplarova, Cecilie Valtrova, violon. Germán Echeverri, Johannes Frisch, alto. Jonathan Pešek, Nicola Paoli, violoncelle. Fred Uhlig, violone. Sebastian Wienand, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Juin 2020. TT 62’04. Glossa GCD 924206

Charpentier et Leclair au programme des éditions du CMBV 

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Le centre de Musique Baroque de Versailles poursuit son édition monumentale des oeuvres de Marc-Antoine Charpentier. Ce volume n°17, premier tome consacré aux musiques profanes, est dédié aux musiques pour les comédies de Molière. On y retrouve le Malade imaginaire, mais aussi toutes les collaborations commandées à Charpentier par la troupe de Molière : La Comtesse d’Escarbagnas, Le Mariage Forcé (dont les intermèdes musicaux remplacent ceux de Lully), Le Sicilien et l’ouverture du Dépit amoureux

Cette édition est réalisée sous la supervision de Catherine Cessac, directrice de recherche au CNRS et spécialiste reconnue de Charpentier. Le volume comprend, outre les partitions, une importante et passionnante introduction, les textes de Molière, des fac-similés des partitions, et des notes critiques. L’ensemble est disponible en français et en anglais.

Les flamboyances violonistiques de Leclair

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Jean-Marie LECLAIR (1697-1764) : Concerti per Violino, vol. II : Concerti op. 7 n° 1 et n° 3 ; Concerti op. 10 n° 1 et n° 3. Leila Schayegh, violon et direction ; La Cetra Barockorchester Basel. 2019. Livret en anglais, français et allemand. 58.50. Glossa GCD 924204.

Les Prix Caecilia 2025 : l’excellence discographique à l’honneur

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L’Union de la Presse Musicale Belge (UPMB) a dévoilé le palmarès des Prix Caecilia 2025, une édition qui confirme une fois de plus la vitalité et la diversité de la scène discographique actuelle. Fondés en 1974, ces prix visent à récompenser les meilleurs enregistrements mis en vente sur le marché belge, en mettant l’accent sur les nouveaux talents, les répertoires rares et les projets audacieux. La cérémonie de remise des prix s'est tenue dans le cadre prestigieux du Théâtre Royal de la Monnaie, sous l'accueil de son intendante Christina Scheppelmann.

La Jeune Musicienne de l’Année : Gwendoline Blondeel

Le titre de Jeune Musicienne de l’Année 2025 a été décerné à la soprano belge Gwendoline Blondeel. Formée à l’IMEP de Namur et passée par l’Académie de la Monnaie, elle s'est imposée comme une interprète incontournable, particulièrement dans les répertoires des XVIIe et XVIIIe siècles. Son talent éclate également dans son album Amor Eterno (Harmonia Mundi), récompensé par un Prix Caecilia, où elle explore avec une voix "ronde, brillante et ductile" des mélodies allant de Josquin Desprez à Marin Marais.

Le Palmarès des Prix Caecilia 2025

Le jury, composé de critiques de renom, a sélectionné dix enregistrements d'exception. Voici les lauréats de cette année, avec un lien vers la critique pour les albums chroniqués dans nos colonnes :

  • CollectifAmor Eterno (Harmonia Mundi) avec Gwendoline Blondeel, Quito Gato, Mathilde Vialle. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • John Dowland / Henry PurcellSongs of Passion (Erato) avec Lea Desandre, Thomas Dunford, Jupiter. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • Henry PurcellDido & Aeneas (Erato) avec Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d’Oro.
  • Johann Sebastian BachKeyboard Concertos (Harmonia Mundi) avec Beatrice Rana, Amsterdam Sinfonietta. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • George Frideric Handel / Giovanni Paolo ColonnaDixit Dominus / Missa Concertata (Ricercar) avec Cappella Mediterranea, Leonardo García-Alarcón. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • Jean-Marie LeclairComplete Violin Concertos (NoMadMusic) avec Stéphanie-Marie Degand, La Diane Française. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • John FieldComplete Nocturnes (Deutsche Grammophon) avec Alice Sara Ott.
  • Sergei RachmaninovVisiting Rachmaninoff (Harmonia Mundi) avec Alexander Melnikov, Julia Lezhneva.
  • Franz Schubert4 Hands (Erato) avec Bertrand Chamayou, Leif Ove Andsnes.
  • György LigetiConcertos (Harmonia Mundi) avec Isabelle Faust, Jean-Frédéric Neuburger, Les Siècles.

Un dimanche à Fécamp avec Les Musicales de Normandie : 2 églises, 2 concerts, 2 mondes

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Les Musicales de Normandie, ce sont, pendant tout l’été, cinquante concerts dans plusieurs dizaines de lieux caractéristiques du patrimoine architectural des départements de Seine-Maritime et de l’Eure. En ce dimanche, ce festival était à Fécamp, pour deux concerts le même jour, dans deux sublimes églises de cette ville portuaire : l’immense Abbatiale de la Trinité, chef-d'œuvre du gothique primitif, l’après-midi, et l’église Saint-Étienne, de dimensions moindre et un peu plus récente mais non moins admirable, le soir.

16 h : Benjamin Alard au grand orgue de l’Abbatiale de la Trinité

Le seul récital d’orgue de ce festival a été confié à Benjamin Alard. Si sa réputation est maintenant internationale, il est né, et a fait ses premières études musicales en Normandie, avant de partir à l’étranger. Sa mère étant originaire de Fécamp, peut-être connaît-il bien l’orgue de cette abbatiale. Entièrement reconstruit par Aristide Cavaillé-Coll en 1883, il comportait alors 34 jeux, répartis sur 3 claviers. En 1910, un clairon a été ajouté. L’ensemble a été restauré en 1997.

Seule pièce non française de ce récital, Jean-Sébastien Bach. Benjamin Alard prépare actuellement une intégrale de son œuvre pour clavier (orgue, clavecin, clavicorde...) de Bach, qui devrait contenir une soixantaine de CD. C’est dire s’il connaît bien l’univers de Bach !

David Plantier réveille de rares sonates pour violon du Baroque Français

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Les violons des Lumières. Sonates de Jean-Pierre Guignon (1702-1774), Jean-Joseph Cassanea de Mondonville (1711-1772), Jacques Aubert (1689-1753), Jean-Baptiste Quentin (1690-1742), Antoine Dauvergne (1713-1797), Charles-Antoine Branche (1722-1779). Les Plaisirs du Parnasse. David Plantier, violon. Annabelle Luis, violoncelle. Ludovic Coutineau, contrebasse. Violaine Cochard, clavecin. Livret en anglais, français. Juillet 2023. 71’42’’. Ricercar RIC 461