Axel Ejnar Hakon Børresen (né le à Copenhague – mort le dans la même ville) est un compositeur danois.
Børresen est issu d'une famille de commerçants. Enfant, il a pris des leçons de violon, de violoncelle et de piano. Lorsque Børresen a manifesté clairement à son père qu'il désirait devenir compositeur, ce dernier l'a fait entrer au Conservatoire Royal du Danemark en 1895. Là il a étudié la composition avec Johan Svendsen. Après avoir pris de nouvelles leçons particulières, il a écrit sa première symphonie qui a été créée en privé en 1901. Ont suivi des voyages en Allemagne, France et Belgique, au cours desquels il a noué de nombreuses relations.
À partir de 1902, sa vie s'est déroulée entre Copenhague et Skagen où il a maintenu une résidence secondaire. Børresen a été un important organisateur de festivals de musique au Danemark et a occupé le poste de président de l'Union danoise des compositeurs entre 1924 et 1949. À la fin de sa vie, il était considéré comme un des plus importants musiciens du Danemark. Son opéra The Royal Guest est considéré comme le meilleur opéra danois du xxe siècle et ses œuvres de musique de chambre, bien que peu nombreuses, ont reçu les éloges de la critique.
Le Festival musical de Pärnu se clôture avec deux concerts finaux. Le premier a lieu le jeudi 18 juillet et le second le vendredi 19 juillet. Paavo Järvi et l’Estonian Festival Orchestra sont accompagnés de deux prestigieux solistes. Les deux concerts commencent avec la nouvelle pièce de la compositrice estonienne Helena Tulve, Wand’ring Bark, et se clôturent avec la Troisième Symphonie Op. 56 dite « Écossaise » de Mendelssohn. Le premier soir, la violoncelliste américaine Alisa Weilerstein interprète le Concerto pour violoncelle en mi mineur Op. 85 d’Elgar. Le second soir, le pianiste américain Kirill Gerstein interprète quant à lui la Rhapsodie sur un Thème de Paganini, Op. 43 de Rachmaninov.
Le Festival musical de Pärnu met un point d’honneur à mettre l’Estonie et ses talents à l’honneur. C’est dans cette démarche que l'œuvre a été commandée par le festival à la compositrice estonienne Helena Tulve. Elle dédie sa composition à ses premiers interprètes, Paavo Järvi et l'Estonian Festival Orchestra.
La pièce Wand’ring Bark est inspirée de la strophe centrale du 116ème sonnet de William Shakespeare. D’une durée approximative de 10 minutes, cette œuvre est mystérieuse et se compose d’une superposition de strates sonores plus ou moins importantes. De nombreux effets sont également utilisés et ce dans tous les pupitres de l’orchestre. L’orchestre réalise une excellente première version satisfaisant largement la compositrice présente dans la salle.
Lors de la première soirée, le public a le bonheur d’écouter la violoncelliste américaine Alisa Weilerstein dans le Concerto pour violoncelle en mi mineur Op. 85 d’Elgar. Composé à la fin de la Première Guerre mondiale (1918 - 1919), ce concerto n’était pas très populaire. Il faut attendre les années 60 et Jacqueline du Pré qui ajoute cette pièce à son répertoire pour qu’il gagne en notoriété. De nos jours, ce concerto est une œuvre phare du répertoire pour violoncelle. Alisa Weilerstein et l’EFO nous propose une version de grande qualité. La soliste fait preuve d’une intelligence musicale indéniable et communique à merveille avec l’orchestre. Ce dernier est mené avec précision et sensibilité par Paavo Järvi. Tous les musiciens sont pleinement investis. Tout au long des quatre mouvements, différentes atmosphères sont abordées. Les premiers accords sont joués avec gravité. Le lyrisme prend ensuite le pas dans ce premier mouvement. Dans le second mouvement la circulation du flux énergique est constante. Le troisième mouvement permet quant à lui d’atteindre des nuances à peine audibles, ce qui crée un contraste encore plus grand quand l’orchestre se déploie pleinement. Pour finir, le dernier mouvement conclut avec brio ce concerto.
Carl Heinrich Carsten Reinecke est un compositeur allemand né le 23 juin 1824 à Altona et mort le 10 mars 1910 à Leipzig.
Fils d'un professeur de musique qui lui donne ses premiers cours, Reinecke compose ses premières pièces à l'âge de sept ans avant de se produire comme pianiste à douze ans.
En 1843, grâce à une bourse du Roi Christian VIII de Danemark, Reinecke peut suivre des cours de piano et de composition au prestigieux Conservatoire de Leipzig. À partir de 1845, il effectue des tournées en Europe en tant que pianiste virtuose, se produisant notamment avec le célèbre violoniste Heinrich Wilhelm Ernst.
En 1846, il devient pianiste de la Cour du royaume de Danemark mais doit repartir à Leipzig l'année suivante en raison des événements politiques de 1848 (révolutions de mai). Pendant cette période, Reinecke rencontre Robert Schumann qu'il admire et Felix Mendelssohn qui lui apportera son soutien. Il fait également la connaissance de Franz Liszt à Weimar, qui le soutient dès lors.
En 1849, le musicien part à Brême et s'y établit en tant que compositeur et chef d'orchestre. Il entretient ses relations avec Schumann et rencontre à Düsseldorf le jeune Johannes Brahms. Il se rend à Paris en 1854 par l'entremise de Liszt, donnant notamment des cours de piano à sa fille. En 1854, Reinecke est nommé maître de chapelle à Barmen avant d'exercer à Breslau.
En 1860, Reinecke est nommé directeur de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig où il crée le Requiem allemand de Brahms, ainsi que professeur de composition et de piano au Conservatoire de la ville. De 1864 jusqu'à sa mort, il enseigne à l'Université de Leipzig à des étudiants comme Edvard Grieg, Alfred Volkland, Christian Sinding, Leoš Janáček, Isaac Albéniz, Johan Svendsen, Robert Kajanus, Charles Villiers Stanford, Mykola Lyssenko, Felix Weingartner, Georg Schumann ou Max Bruch.
Reconnu en Allemagne comme un compositeur talentueux, il est assez largement éclipsé par ses contemporains illustres, Liszt, Mendelssohn ou Schumann.
Hjalmar Jensen, né le à Christiania où il est mort le , est un compositeur et critique musical norvégien, connu sous le nom de Hjalmar Borgstrøm.
Après des leçons privées de piano et de violon, Hjalmar Borgstrøm intègre en 1881 le Conservatoire d'Oslo, où il apprend le violon, la composition et la théorie avec Johan Svendsen jusqu'en 1883. De 1883 à 1887, toujours au Conservatoire, il étudie la composition avec Ludvig Mathias Lindeman et l'instrumentation avec Ole Olsen.
De 1887 à 1889, il parfait son apprentissage de la musique au Conservatoire de Leipzig. Il séjourne ensuite à Berlin (et encore à Leipzig) de 1890 à 1903 (étudiant également à Londres et Paris durant cette dernière période).
Revenu en Norvège, il est critique musical au Verdens Gang de 1907 à 1913, puis à l’Aftenposten de 1913 jusqu'à sa mort en 1925, à 61 ans.
Le catalogue de ses compositions (d'un romantisme tardif) comprend notamment des pièces pour piano, de la musique de chambre (dont un quintette avec piano), deux concertos (l'un pour piano, l'autre pour violon), cinq poèmes symphoniques, deux symphonies, deux opéras et des lieder pour voix et piano.
Robert Kajanus est un compositeur et chef d'orchestre finlandais né le à Helsinki et décédé le dans la même ville.
En 1868, il prend des cours de théorie musicale puis de composition avec Richard Faltin (1835-1918). En 1874, il fait la connaissance d'Elias Lönnrot qui a compilé le Kalevala, l'épopée nationale finlandaise. Il rencontre également Jean Sibelius, alors élève à l'Institut de musique d'Helsinki de Richard Faltin. De 1877 à 1880, il rejoint Leipzig afin d'étudier auprès de Carl Reinecke puis auprès de Johan Svendsen à Paris.
Il fait ses débuts de chef d'orchestre à Helsinki en 1878 où il défend l'œuvre de Sibélius puis de Leevi Madetoja notamment. En 1882, il fonde la Société orchestrale d'Helsinki, qui deviendra plus tard l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki. Il dirige cet orchestre jusqu'à la fin de sa vie.
En 1889, il entreprend des études de direction auprès d'Hans von Bülow, avant de diriger pour la première fois l'Orchestre Philharmonique de Berlin l'année suivante.
Né le à Bergen et mort le dans la même ville, le compositeur et pianiste norvégien de la période romantique découvre en 1863 le folklore norvégien et de ses danses paysannes qui feront de lui, toute sa vie, un militant inépuisable d'un art musical national. Grand harmoniste (auquel ne seront pas indifférents Claude Debussy, Maurice Ravel et Olivier Messiaen), maître de la petite forme (pièces pour piano), il composa ses œuvres les plus célèbres dans le domaine orchestral comme le Concerto pour piano en la mineur, et Peer Gynt, musique de scène composée pour le drame d'Henrik Ibsen.
Fils d'Alexander Grieg, négociant norvégien et vice-consul honoraire britannique à Bergen (dont la famille - au nom orthographié originellement Greig - est d'ascendance écossaise), et de Gesine Judithe Grieg (née Hagerup). Il est élevé dans une famille de musiciens ; sa mère, pianiste, son premier professeur de piano, lui donne ses premières leçons quand il a cinq ans et l'initie aux classiques et aux romantiques, Carl Maria von Weber, Frédéric Chopin et Felix Mendelssohn principalement. Il commence à composer vers l'âge de neuf ans.
Durant l'été 1858, Grieg rencontre le légendaire violoniste norvégien Ole Bull, qui est un ami de la famille et accessoirement le beau-frère de sa mère. Bull remarque les bonnes dispositions pour la musique du jeune homme de quinze ans, et persuade ses parents de l'envoyer au Conservatoire de Leipzig pour développer ses talents. Ole Bull secoue l'adolescent et lui dit : « Tu vas à Leipzig pour devenir un artiste ! ». À partir de l'automne 1858, Grieg suit donc l'enseignement des plus grands maîtres au conservatoire tel Carl Reinecke, Ernst Ferdinand Wenzel et Ignaz Moscheles, son ami de longue date. Il y entend beaucoup de grandes œuvres, comme le Concerto pour piano de Schumann, interprété par Clara Schumann.
Ses années de conservatoire ne lui laissent pas de très bons souvenirs car il y trouve l'enseignement dépourvu d'intérêt. En outre, il est atteint de pleurésie et souffre toute sa vie de troubles respiratoires. Malgré cela, quatre ans plus tard, il quitte l'institution avec de solides connaissances d'instrumentiste et de compositeur. Il donne son premier concert en 1862, dans sa ville natale de Bergen.
En 1863, Grieg part pour Copenhague, où il reste trois années. Les préceptes du conservatoire de Leipzig lui semblent encombrants et c’est à Copenhague qu’il développe sa vraie nature. Il y rencontre les compositeurs danois Johann Peter Emilius Hartmann et Niels Gade, ainsi que le compositeur de l'hymne national norvégien (Ja, vi elsker dette landet), Rikard Nordraak, qui devient pour Grieg un ami proche et une grande source d'inspiration. « Il me tomba des écailles des yeux », écrivit-il plus tard, « C'est par Nordraak que j'appris à connaître les chants populaires du Nord et même ma propre nature. Nous nous conjurâmes contre le scandinavisme efféminé de Gade, mâtiné de Mendelssohn, et nous nous engageâmes avec enthousiasme dans la voie nouvelle sur laquelle marche à présent l'école du Nord … ». Il lui donne en effet le goût de la musique traditionnelle norvégienne, étant lui-même passionné par l'histoire, les légendes et les mélodies folkloriques de son pays. Nordraak meurt peu de temps après, Grieg compose alors une marche funèbre en son honneur.
Durant son séjour au Danemark, Grieg se fiance avec la cantatrice Nina Hagerup, qui n'est autre que sa cousine. Il l'épouse en 1867. L'année suivante, ils donnent naissance à leur unique fille, Alexandra. Durant l'été 1869, l'enfant tombe malade et meurt à l'âge de dix-huit mois. Après la mort de sa fille, il n'aura pas d'autre enfant. Il rencontre divers compositeurs, notamment Franz Liszt, Richard Wagner, Piotr Ilitch Tchaïkovski et Johannes Brahms.
Il s'installe à Christiana (Oslo), où il fonde l'Académie norvégienne de musique en 1867. Dès lors, Grieg n'a de cesse qu'il ne connaisse les innombrables mélodies authentiques que l'organiste Ludvig Mathias Lindeman avait patiemment collectées et soigneusement publiées de 1853 à 1867 sous le titre Aeldre og nyere norske Fjeldmelodier. Dans le même temps, il s'applique à retrouver les rythmes enjoués de ces ganger, halling et autres springar dansés par les paysans au son de cette curieuse et primitive viole d'amour appelée « hardangfidle ». Aussi n'est-il pas surprenant que les premières œuvres vocales et pianistiques de Grieg portent la marque indélébile de ces découvertes.
Tout en assurant la direction de l'Orchestre Philharmonique d'Oslo dont son ami, le compositeur norvégien Johan Svendsen, va devenir un éminent chef, Grieg compose abondamment : après les Humoresques et les premières Pièces lyriques éditées en 1867, suivent le fameux Concerto pour piano et orchestre en la mineur, les Mélodies norvégiennes et les Scènes de la Vie populaire.
Pendant l'hiver 1869-1870, Grieg séjourne à Rome auprès de Franz Liszt qui l'encourage dans la voie qu'il s'est tracée et donne à sa technique du piano une dimension nouvelle. En 1870, il commence une collaboration avec Bjørnstjerne Bjørnson qui rédige plusieurs livrets. Dès 1872, il peut se consacrer définitivement à la composition : en lui servant une solide rente viagère, l'État norvégien le dégage de toute obligation, l'honore et en fait implicitement un ambassadeur artistique.
De sa collaboration avec Henrik Ibsen naît la musique de scène de Peer Gynt, en 1876, qui connaît un extraordinaire succès, qu'il ne parvient pas à renouveler lors d'une tentative similaire avec le Sigurd Jorsalfar de Bjørnstjerne Bjørnson. Grieg abandonne alors tout espoir de réaliser cet opéra national dont il rêvait.
De 1876 à 1885, il traverse une période de crise. Il préfère alors se pencher sur le folklore et pour se tenir plus près de sa région d'origine, il se fixe en 1885 à Hop, au sud de Bergen, où il fait construire sa villa baptisée Troldhaugen. Là, il écrit une célèbre Suite pour cordes, destinée à la célébration du bicentenaire de la naissance du poète Ludwig Holberg.
Paris l'accueille entre 1889 et 1890, en 1894 puis en 1903. Son Concerto pour piano, que joue Raoul Pugno, et les suites de Peer Gynt qu'il dirige lui-même obtiennent un très bon accueil. Partout où il passe, en Angleterre, en Italie, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Pologne ou en Allemagne, ses tournées sont triomphales.
Miné par une tuberculose pulmonaire, Grieg meurt le , couvert d'honneurs et salué comme l'un des grands bienfaiteurs de cette Norvège désormais libre.
Son génie mélodique, la qualité de son écriture pianistique, l'audace de ses harmonies, qui parfois annoncent Claude Debussy, et enfin son inspiration nationale font de Grieg, une sorte de Frédéric Chopin scandinave.
Mariss Jansons : The Oslo Years. Oeuvres de Piotr Ilyich Tchaïkovski (1840-1893), Dmitri Chostakovitch (1906-1975), Johan Svendsen (1840-1911), Sergei Prokofiev (1891-1953), Modest Mussorgsky (1839-1881), Antonín Dvořák (1841-1904), Bedřich Smetana (1824-1884), Ottorino Respighi (1879-1936), Maurice Ravel (1875-1937), Paul Dukas (1865-1935), Béla Bartók (1881-1945), Jean Sibelius (1865-1957), Richard Wagner (1813-1883), Igor Stravinsky (1882-1971), Arthur Honegger (1892-1955); Camille Saint-Saëns (1835-1921), Richard Strauss (1864-1949), César Franck (1822-1890), Gustav Mahler (1860-1911), Ludwig van Beethoven (1770-1827), World encores avec des oeuvres de Bernstein, Kim, Alfven, Tchaikovsky, Dvořák, Sibelius, Elgar, Grieg, Bizet, Bach, Kodály, Mascagni, Villa-Lobos, Toyama, Dinicu, Chapi Lorente, Strauss, Gade, Theodorakis. Frank Peter Zimmermann, violon ; Truls Mørk, violoncelle ; Wayne Marshall, orgue. Oslo Philharmonic Orchestra, Mariss Jansons. Notice de présentation en anglais, allemand et français. 1 coffret de 21 CD et 5 DVD Warner Classics. Référence 0190295242473
Carl NIELSEN (1865-1931) : Sonates pour violon et piano n° 1 op. 9 CNW 63 et n° 2 op. 35 CNW 64 ; Prélude, Thème et Variations pour violon op. 48 CNW 46 ; Prélude et Presto pour violon op. 52 CNW 47 ; Sonate pour violon et piano CNW 62 ; Deux Romances pour violon et piano CNW 60 et 61 ; Polka pour violon CNW 44 ; « Grüss », fragment pour violon CNW 45. Hasse Borup, violon ; Andrew Staupe, piano. 2019. Livret en anglais. 88.04. Naxos 8.573870.
Richard STRAUSS (1864-1949) : Eine Alpensinfonie, op. 64 ; Tod und Verklärung, op. 24. Orchestre Philharmonique d’Oslo, direction Vasily Petrenko. 2020. Livret en norvégien et en anglais. 75.44. Lawo Classics LWC 1192.
Johan HALVORSEN (1864-1935) Concerto pour violon op. 28 Carl NIELSEN (1865-1931) Concerto pour violon op. 33 Johan SVENDSEN (1840-1911) Romance
Henning KRAGGERUD (violon), Malmö Symphony Orchestra, dir. : Bjarte ENGESET
DDD–2017–62’ 00’’–Textes de présentation en anglais–Naxos 8.573738