Résultats de la recherche pour : Johann Joseph Fux

Le Baroque autrichien au sommet : suave récital de rares arias de Johann Joseph Fux 

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Arias for the emperor. Johann Joseph Fux (c1660-1741) : extraits des operas et oratorios Giunone placata, K. 316 ; Dafne in Lauro, K. 308 ; La Desposizione dalla croce di Gesù Cristo Salvator nostro, K. 300 ; Il Fonte della salute, aperto dalla grazia nel calvario, K. 293 ; Julo Asciano, K. 304 ; La Decima fatica d'ercole, K. 307 ; Orfeo ed Euridice, K. 309 ; Il Testamento di nostro Signor Gesù Cristo sul Calvario, K. 299. Maria Ladurner, soprano. Biber Consort. Livret en anglais, allemand ; paroles des chants en langue originale (italien) et traduction allemande. Septembre 2020. TT 61’12. Pan Classics  PC10425.

Intrigues nuptiales sur l’île de Naxos : intéressante résurrection d’un festif opéra de Fux

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Johann Joseph Fux (c1660-1741) : La Corona d’Arianna, FuxWV II.2.20. Venere, Monica Piccinini, soprano. Arianna, Carlotta Colombo, soprano. Teti, Marianne Beate Kielland, contralto. Bacco, Rafal Tomkiewicz, contre-ténor. Peleo, Meili Li, contreténor. Arnold Schoenberg Chor. Zefiro, Alfredo Bernardini. Gabriele Cassone, Raphael Pouget, clarino. Simone Amelli, Samuel Sigl, trompette. Charlie Fischer, timbales. Paolo Grazzi, Amy Power, hautbois. Alberto Grazzi, basson. Cecilia Bernardini, Claudia Combs, Brigitte Duftschmid, Isabella Bisson, Rossella Croce, Ulrike Fischer, Monika Toth, Nina Pohn, violon. Teresa Ceccato, Barbara Palma, alto. Marcus van den Munckhof, Sara Bennici, violoncelle. Paolo Zuccheri, contrebasse. Anna Fontana, clavecin. Michele Pasotti, théorbe. Juin 2022. Notice en anglais, allemand, italien (livret des paroles en italien, traduction en anglais et allemand). TT 67’54. Arcana A548

Johann Georg Albrechtsberger, 215 ans

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Le compositeur autrichien Johann Georg Albrechtsberger est né le  à Klosterneuburg et mort le  à Vienne.

Organiste à la Cour impériale et maître de chapelle de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, il fut l'ami de Haydn et Mozart, et le maître de Beethoven en 1794-1795. Ce dernier ne fut d'ailleurs pas son seul élève, quantité d'autres jeunes musiciens cherchant à enrichir leur connaissances des techniques de composition.
Johann a composé beaucoup de musique religieuse -26 messes, oratorios, motets, et un Te Deum- ainsi que des préludes et fugues pour orgue, de la musique de chambre et des ouvrages théoriques. Il laisse un catalogue de 750 œuvres musicales.

En 1790, il publie à Leipzig un traité de composition dont la troisième édition paraït en 1821. Une compilation de ses écrits sur l'harmonie en trois volumes est éditée par les soins de son élève Ignaz von Seyfried (1776-1841) en 1826. Il en est tiré une traduction en anglais par Novello en 1855.
Son style de composition est inspiré par le contrepoint tel que décrit dans son Gradus ad Parnassum par Johann Joseph Fux, l'un de ses lointains prédécesseurs en tant que maître de chapelle de la cathédrale Sankt Stephan (Saint-Étienne) à Vienne.

Johann Albrechtsberger exerça une réelle influence sur l'évolution du classicisme. Ses traités sur la composition et sur la basse figurée lui valurent une reconnaissance internationale. Ses livres traitent de thèmes tels que les intervalles, les notes ayant une bonne sonorité ensemble, ou au contraire, les dissonances, la façon dont les voix du contrepoint devraient interagir. Le tout présentait une rédaction dans un langage compréhensible et pratique. Ainsi, comme le dit le livre Classica, un recueil de biographie de compositeurs :
« C'est ainsi qu'alors que sa propre musique n'était nullement progressiste, ses travaux constituèrent une contribution sérieuse à la diversité de la musique de la période classique. »

Il a composé de nombreux concertos pour guimbarde après avoir rencontré un musicien particulièrement doué pour cet instrument

« Furioso » par Le Concert de l’Hostel Dieu et Xavier Sabata : Orlando dans tous ses états

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Le Concert de l’Hostel Dieu et son chef Franck‑Emmanuel Comte présentent un nouveau programme, Furioso, imaginé à partir d’une proposition du contre‑ténor Xavier Sabata. À l’occasion de la sortie du disque en avril, une tournée est engagée jusqu’au 18 septembre. Nous avons assisté au concert donné à la Chapelle de la Trinité de Lyon, dont F.-E. Comte est le directeur artistique.

La Chapelle de la Trinité : un lieu baroque pour des esthétiques élargies

Construite au début du XVIIᵉ siècle par les Jésuites, la Chapelle de la Trinité était destinée au culte, à l’enseignement et à la musique. Désacralisée il y a cent ans, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1939, elle est récemment devenue une scène dédiée aux musiques baroques et « irrégulières ». Ce projet réunit Le Concert de l’Hostel Dieu, dirigé par Franck‑Emmanuel Comte, et Superspectives, groupe fondé par le pianiste François Mardirossian et le philosophe Camille Rhonat, qui « militent pour une approche cool de la musique contemporaine ». La rencontre de ces deux entités permet une programmation audacieuse, où cohabitent naturellement concerts baroques et propositions d’autres esthétiques : une « irrégularité » qui, au fond, s’accorde parfaitement avec l’esprit même du mot baroque.

Orlando furioso : un réservoir inépuisable de passions

Le titre Furioso renvoie bien sûr à Orlando furioso, le poème épique que Ludovico Ariosto composa entre 1505 et 1532. Sur la trame historique de la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, l’œuvre se déploie comme un véritable roman‑fleuve, dont figures sont allègrement adaptées à l’opéra : Angelica, Alcina, Bradamante, Ruggero ou encore Ariodante, offrant un vaste catalogue de sentiments. Même après son achèvement, le poème continua de s’enrichir, comme si ses héros poursuivaient leur existence propre. Le programme en reflète l’évolution : aux extraits célèbres de Vivaldi et Haendel répondent des pages moins connues, voire rares, de Nicola Porpora, Agostino Steffani et Johann Joseph Fux, dont une inédite. Autant de visages d’un même héros, déclinés dans des styles contrastés, du adagio expressif au presto virtuose, entrecoupés de pièces instrumentales tout aussi variées.

Florian Gassmann : L’Opera Seria

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Si l’on se réfère aux statistiques des opéras les moins fréquemment joués au XXIᵉ siècle, Florian Leopold Gassmann (1729-1774) arriverait très loin derrière les plus grands : à peine une trentaine de représentations, même si elles sont signées par des chefs prestigieux tels que René Jacobs ou Christophe Rousset. Lors des représentations à La Scala de Milan en 2025, un critique italien de renom contestait le bien-fondé d’une telle reprise, soulignant le mince intérêt musical de la composition. On ne peut pas lui donner absolument tort car, même si Gassmann a suivi l’enseignement de Johann Joseph Fux et son célèbre traité de contrepoint — Gradus ad Parnassum —, on aura du mal à trouver dans sa musique les traits de génie qui foisonnent chez Haydn ou Mozart. C’est savant, très bien orchestré, merveilleusement théâtral et efficace, mais sa musique tiendrait péniblement en version de concert. S’en priver, néanmoins, serait un peu comme si l’on faisait une longue promenade au Louvre et que l’on passait en courant, tel un touriste pressé, devant les Watteau, Fragonard ou Courbet en se disant que seuls De Vinci ou Delacroix sont magistraux… Un long débat parfaitement stérile : ces maîtres de « second rang » font aussi partie de notre richesse et de notre diversité culturelles et renferment des trésors de créativité. Et, si l’on se réfère au spectacle coproduit par le Theater an der Wien et La Scala de Milan, le talent fécond de Laurent Pelly rend cette pièce prodigieusement hilarante, même si sa critique féroce des velléités (lisons anxiétés…) de ce petit monde des artistes d’opéra est rendue avec une tendresse équivalente à celle de l’amoureux le plus transi. Quiconque a vécu quelque temps derrière ce mystérieux voile appelé rideau sait qu’un tas de personnages et de métiers fascinants y pullulent en quête de perfection et d’absolu : ateliers de décors, habilleurs, chefs de chant, répétiteurs de langue, d’escrime, de danse et j’en passe, composant une mosaïque invraisemblable de talents côtoyant de très près le doute, l’angoisse ou l’imprévu. Il m’a semblé évident que Pelly, après une si longue et brillante carrière de metteur en scène (il signe aussi les costumes effarants de cette production), a voulu rendre hommage à tout cet univers à travers les conflits d’ego des chanteurs protagonistes.

G.C. Wagenseil, réédition de florilèges concertants au crépuscule de la Vienne des Habsbourg

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Georg Christoph Wagenseil (1715-1777) : Concerto pour hautbois, basson, vents, cordes et basse continue en mi bémol majeur WV 345. Concerto pour harpe et cordes en fa majeur WV 281. Double Concerto pour pianoforte, violon et cordes en la majeur WV 325. Concerto pour flûte, cordes et basse continue en ré majeur WV 342. Echo du Danube, Alexander Weimann, pianoforte, clavecin, direction. Johann Seitz, harpe. Martin Sandhoff, flûte traversière. Susanne Regel, hautbois. Rainer Johannsen, basson. Florian Deuter, violon. Juillet 2007. // Concertos pour orgue no 2 en ut majeur, no 3 en fa majeur, no 5 en sol majeur, no 6 en la majeur WV 255, 302, 308, 330. Elisabeth Ullmann, orgue. Piccolo Concerto Wien, Roberto Sensi, violone, direction. Uli Engel, Johann Gamerith, violon. Peter Trefflinger, violoncelle. Hubert Hoffmann, archiluth. Petra Gamweger, basson. Johannes Bogner, clavecin. Septembre 2002 ; 2007 (réédition). Livret en anglais, français, allemand. Deux CDs 68’59’’ + 64’08’’. Accent ACC 24410

Tiède oratorio de la Passion, replanté dans son berceau de l’abbaye de St. Florian

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Franz Joseph Aumann (1728-1797) : Passionsoratorium. Alois Mühlbacher, altus (Die Hoffnung). Markus Miesenberger, ténor (Die Liebe). Alexandre Baldo, basse (Der Sünder). Fabio Alves Pereira, Kendrick Nsambang, soprano (Der Glaube). Laurenz Oberfichtner, Valentin Werner, soprano (chœur). Ars Antiqua Austria. Gunar Letzbor, Peter Aigner, violon, alto. Nina Pohn, Mira Letzbor, violon. Jan Krigovski, violone. Erich Traxler, orgue. Mars 2023. Livret en allemand, anglais ; paroles en allemand. Digipack deux CDs 55’19’’ + 56’41’’. Accent ACC 24405

Franz Xaver Richter, 315 ans

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François-Xavier Richter est un compositeur morave, né à Holešov dans l'empire des Habsbourg le 1er décembre 1709 et mort à Strasbourg le 12 septembre 1789. Il est l'un des représentants importants de l'École de Mannheim.

On sait peu de choses de sa jeunesse et ses origines sont incertaines. Il reçut probablement une éducation musicale complète sous la direction de Johann Joseph Fux à Vienne.

De 1740 jusqu'à 1747, il fut vice-maître de chapelle au service du Prince-Abbé Anselme de Reichlin-Meldegg à Kempten dans l'Allgäu, en Bavière. Pendant ce temps, six de ses 69 symphonies furent publiées à Paris.

Après 1747, comme compositeur et baryton, il fit partie de la célèbre chapelle de Cour de Mannheim auprès du Prince-Electeur Charles-Théodore. Marpurg l'a inclus comme deuxième violon dans l'orchestre de la Cour. Il n'y a pas d'autres références contemporaines à des fonctions d'instrumentiste qu'il aurait exercées.

Il écrivit un Traité d'harmonie et de composition, traduit et publié à Paris en 1804, et entreprit un certain nombre de tournées de concert, d'abord à la Cour d'Oettingen-Wallerstein (1754) puis en France, aux Pays-Bas et en Angleterre. En 1768, l'électeur le nomma compositeur de la chambre princière.

En 1769, il succéda à Joseph Garnier comme maître de chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, où il eut comme assistant, et seulement à partir de 1783 (74 ans), Ignace Pleyel, le célèbre élève de Joseph Haydn qui allait lui succéder. Le poste fut convoité par rien moins que Mozart, qui rencontra Richter à Strasbourg en 1778, après son séjour parisien. Mozart a de l'admiration pour le compositeur, même s'il n'en oublie pas de rappeler son addiction à l'alcool.

Dans ses compositions, des marques du style baroque s'associent à des éléments galants : « Je suis obligé de le faire, écrivit-il à un de ses amis, autrement les gens ne vont plus à l'église ».

Richter fait partie de ces maîtres de l'École de Mannheim qui ont eu leur importance pour les débuts de la symphonie. Sa musique « montre la voie qui va de la sonate baroque en trio aux précurseurs immédiats du quatuor à cordes classique ». Parmi ses élèves, on peut mentionner Carl Stamitz (qui épousera sa fille Marie Anne Françoise Xavière), František Xaver Pokorný, Joseph Martin Kraus (1756-92), Sébastien Demar et Ferdinand Fränzl.

Vox Luminis : un avant-goût de Noël avec Schütz et ses contemporains , et un coffret pour fêter ses 20 ans 

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Heinrich Schütz (1585-1672). Weihnachtshistorie : Historia der Geburt Jesu Christi SWV 435 ; O bone Jesu, fili Mariae SWV 471 ; Magnificat SWV 468. Andreas Hammerschmidt (1611/12-1675) : Machet die Tore weit ; Ehre seit Gott in der Höhe ; Alleluia, freuet euch, ihr Christen alle ; Freude, Freude, große Freude. Michael Praetorius (1571-1621) : Es ist ein Ros entsprungen. Vox Luminis, direction Lionel Meunier. 2024. Notice en anglais, en français et en allemand. Textes chantés en allemand, avec traductions anglaise et française. 73’ 58’’. Ricercar RIC 467. 

Vox Luminis 20 years. Œuvres de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et de membres de sa famille, de Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704), Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Johann Joseph Fux (1660-1741), Andreas Hammerschmidt (1611-1675), George Frideric Handel (1685-1759), Reinhardt Keiser (1641-1739), Johann Caspar Kerll (1627-1693), Henry Purcell (1659-1695), Domenico Scarlatti (1685-1757), Samuel Scheidt (1587-1654), Heinrich Schütz (1585-1672), et autres compositeurs baroques. 2007-2021. Vox Luminis, direction artistique Lionel Meunier. Avec Les Muffatti, L’Achéron, Clematis, Freiburger Barockconsort, etc. Notice en anglais et en français. 22 h. 32’ 37’’. Un coffret de 21 CD Ricercar/Ramée/Alpha RIC 111.