Résultats de la recherche pour : Johann Kuhnau

Johann Theodor Roemhildt, 340 ans

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Johann Theodor Römhildt (né le  à Salzungen - décédé le  à Mersebourg) est un compositeur baroque allemand.

Johann Theodor était le fils du vicaire Johann Elias Roemhildt et de Johanna Elisabetha, fille du pasteur G. Christian Silchmüller de Gumpelstadt. Il a sans doute reçu ses premières leçons de musique de son père. Roemhildt a étudié à Ruhla encore enfant avec Johann Jacob Bach puis, à partir de l'âge de treize ans, à la Thomasschule zu Leipzig, avec Johann Schelle et Johann Kuhnau. Là, il a eu comme compagnons Christoph Graupner, Johann Friedrich Fasch et Johann David Heinichen. En 1705, Roemhildt est entré à l'Université de Leipzig et après seulement six semestres, il a obtenu son premier emploi en tant que professeur de musique et chef de chœur à Spremberg. En 1714 on lui confie le poste de recteur de l'école locale, pas pour des raisons pédagogiques, mais parce que ce poste devait être donné à un Cantor.

En 1715, il est allé en tant que directeur de la musique à l'église de Freystadt (Basse-Silésie). En plus de son poste de cantor, Roemhildt devait enseigner au lycée, un lycée de 150 élèves. Deux ans plus tard, il a refusé un poste à Luckau et est resté jusqu'en 1726 à Freystadt.

Il est devenu maître de chapelle de la Cour de Henri Duc de Saxe (1661-1738) à Mersebourg, où il est décédé plus tard. Après la mort de l'organiste Georg Friedrich Kauffmann en 1735, Roemhildt a repris sa fonction. Le cantor de la cathédrale et de la ville était à cette époque August Friedrich Graun, l'aîné des frères Graun.

Le temps passé à Mersebourg correspond à une période de production très riche pour Roemhildt. Karl Theodor Paulke estime que quelque 200 œuvres vocales et pièces d'orgue ont été composées pendant cette période. Roemhildt a travaillé dans cette ville pendant 25 ans, comme organiste et maître de chapelle titulaire (le poste a été supprimé peu de temps après la mort du Duc Henri en 1738). Il semble qu'il a exercé sa fonction jusqu'à sa mort. Cependant on a souvent écrit que durant les dernières années de Roemhildt, il a été remplacé par un certain Johann Elias Seydel, qui plus tard a concouru pour lui succéder.

La Roemhildt Societät Bochum e.V. étudie la biographie et l'œuvre de Johann Theodor Roemhildt, édite en collaboration avec d'autres musicographes les œuvres existantes non encore publiées et s'est fixé l'objectif de faire connaître le compositeur.

Le catalogue des œuvres (Roemhildt-Verzeichnis) de Johann Theodor Roemhildt a été répertorié par C. Ahrens et S. Dierke, chaque œuvre portant un numéro RoemV. 236 cantates nous sont parvenues, ainsi qu'une Passion selon saint Matthieu, 4 messes et des œuvres instrumentales diverses.

Johann Friedrich Fasch, 265 ans

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Johann Friedrich Fasch, compositeur, violoniste et organiste allemand, est né à Buttelstädt près de Weimar le  et mort à Zerbst le .

Johann Friedrich Fasch aborde la musique comme enfant de chœur (c'est-à-dire parmi les enfants chantant dans le chœur professionnel d'une église).
Il est ensuite enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l'école municipale de l'église Saint-Thomas de Leipzig, dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach). Il étudie ensuite à l’Université de Leipzig de 1708 à 1711.
Sans avoir reçu de formation de compositeur au-delà de sa formation à Saint-Thomas à l'adolescence, il commence à composer et sa réputation se fait si rapidement que son souverain lui commande des opéras en 1711 et 1712.
C’est vers ces années que Fasch entreprend d’étudier la composition à Darmstadt avec Johann Christoph Graupner et Gottfried Grünewald.
Il occupe par ailleurs quelques postes, notamment de violoniste à Bayreuth, d’organiste à Greiz et de maître de chapelle à la Cour du Comte Wenzel Morzin à Prague.
En 1722, il accepte le poste de maître de chapelle de la cour à Zerbst, où il reste jusqu’à la fin de ses jours.

Johann Friedrich Fasch compose dans presque tous les genres musicaux en vogue à son époque. Il est un compositeur respecté de tous, y compris de Jean-Sébastien Bach qui copie plusieurs de ses ouvertures.

L’œuvre de Fasch réalise une transition entre les styles baroque et classique : d’après Gottfried Küntzel, Fasch « développa le vocabulaire d’un nouveau langage musical sur une trame formelle traditionnelle ; dans certaines de ses œuvres tardives, il anticipa de manière tout à fait remarquable les idiomes -mais pas les structures formelles- utilisés ensuite par Gluck, Haydn et Mozart ».

Johann Schelle, 375 ans

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Johann Schelle est un musicien saxon né à Geising le  et mort à Leipzig le .

Le fils du cantor et recteur Jonas Schelle était déjà à l'âge de sept ans soprano de la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Heinrich Schütz. Sur la recommandation de ce dernier, il entra en 1657 en tant que choriste à la chapelle ducale de Wolfenbüttel, où travaillait Heinrich Schütz comme maître de chapelle.

De 1665 à 1667, Schelle a été chanteur dans le chœur de l'église Saint-Thomas dépendant de la Thomasschule à Leipzig. Il s'est inscrit à l'Université de Leipzig le .
Sur la recommandation de Sebastian Knüpfer, il est devenu en 1670 cantor de l'école de la ville d'Eilenbourg. Il a été l'un des premiers à diriger des cantates en langue allemande lors de cérémonies de culte.

Du  jusqu'à sa mort, il a été Thomaskantor à Leipzig, succédant à Sebastian Knüpfer et précédant Johann Kuhnau. Dans le même temps, il était « directeur Chori musici » pour la ville de Leipzig. Il a introduit à Leipzig des œuvres où se côtoient des textes évangéliques et des lieder spirituels. Il a aussi été parmi les premiers auteurs à écrire des cantates-choral. Il a composé principalement de la musique d'église (vocale et instrumentale).

Johann Schelle a eu pour élèves Johann Theodor Roemhildt, Friedrich Wilhelm Zachow, Reinhard Keiser, Johann Christoph Graupner et Johann David Heinichen.

La majorité de ses oeuvres étaient des œuvres sacrées sur un texte allemand, très peu d'entre elles ont été publiées de son vivant. Certains de ses Kirchenlieder ont été publiés en 1693 dans le livre de Joachim Feller « Der andächtige Student » imprimé dans Chants.
25 manuscrits de cantates se trouvent à la Bibliothèque d'État de Berlin.
Ces œuvres montrent l'importance de Schelle pour le développement de ce genre musical. Il fut l'un des premiers compositeurs à mélanger des textes bibliques et des poésies libres. En outre, les cantates chorales que l'on y trouve, sont parmi les plus anciennes du genre.

Johann David Heinichen, 340 ans

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Johann David Heinichen, né à Krauschwitz le  et décédé à Dresde le ), est un compositeur et théoricien saxon de musique baroque.

Il est l'auteur du cercle des quintes utilisé actuellement, la première version connue de cet outil logique ayant été développé par le compositeur et théoricien musical ukrainien Nikolaï Diletsky dans son traité musical "Idea grammatikii musikiyskoy" publié à Moscou en 1679.

 

schéma du cycle des quintesCycle des quintes de Johann David Heinichen

Heinichen est un élève de Johann Kuhnau, Thomaskantor à Leipzig où il fait des études de droit. Après cette formation il se rend en Italie où il remporte de nombreux succès avec ses opéras.

En 1710, il publie son œuvre théorique sur la basse continue, Der General Bass in der Composition, dans laquelle il expose aussi le Cycle des quintes. À Rome en 1712, il donne des cours de musique au Prince Léopold d'Anhalt-Köthen qui le prend comme compositeur. Ce prince nommera en 1717 Johann Sebastian Bach maître de chapelle à sa Cour.

En 1716, il rencontre à Venise le Prince Électeur de Saxe qui l'engage le comme maître de la chapelle du Roi de Saxe Auguste II de Pologne où il a pour collègues les compositeurs Johann Adolf Hasse et Jan Dismas Zelenka, les violonistes Francesco Maria Veracini, Johann Georg Pisendel, et le flûtiste Johann Joachim Quantz. Aux deux derniers, il a donné également des leçons de composition.

Johann Friedrich Fasch, 335 ans

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Johann Friedrich Fasch est un compositeur, violoniste et organiste allemand, né à Buttelstädt (Weimar) le  et mort à Zerbst le .

Johann Friedrich Fasch aborde la musique comme enfant de chœur (parmi les enfants chantant dans le chœur professionnel d'une église). Il est ensuite enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l'école municipale de l'église Saint-Thomas de Leipzig dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach). Il étudie ensuite à l’Université de Leipzig de 1708 à 1711. Sans avoir reçu de formation de compositeur au-delà de sa formation à Saint-Thomas à l'âge de l'adolescence, il commence à composer et sa réputation se fait si rapidement que son souverain lui commande des opéras en 1711 et 1712. C’est vers ces années-là que Fasch entreprend d’étudier la composition à Darmstadt avec Johann Christoph Graupner et Gottfried Grünewald. Il occupe par ailleurs quelques postes, notamment de violoniste à Bayreuth, d’organiste à Greiz et de maître de chapelle à la Cour du Comte Wenzel Morzin à Prague. En 1722, il accepte le poste de maître de chapelle de la Cour à Zerbst, où il reste jusqu’à la fin de ses jours.

Johann Friedrich Fasch compose dans presque tous les genres musicaux en vogue à son époque. Il est un compositeur respecté de tous, y compris de Jean-Sébastien Bach, qui copie plusieurs de ses ouvertures.

L’œuvre de Fasch réalise une transition entre les styles baroque et classique : d’après Gottfried Küntzel, Fasch développa le vocabulaire d’un nouveau langage musical sur une trame formelle traditionnelle ; dans certaines de ses œuvres tardives, il anticipa de manière tout à fait remarquable les idiomes — mais pas les structures formelles — utilisés ensuite par Gluck, Haydn et Mozart.

Musique vocale sacrée

  • 12 cycles de cantates, en grande partie perdus (il ne reste qu’une cinquantaine de cantates, pour la plupart isolées)
  • au moins une passion (Passion selon Brockes)
  • 16 messes ou extraits de messes
  • 7 psaumes + magnificat
  • 9 autres pièces perdues

Musique vocale profane

  • 4 opéras, tous perdus
  • nombreuses sérénades (dont il ne reste que deux : la première composée à l'occasion de l'anniversaire de Jean-Auguste d'Anhalt-Zerbst (1723) et l'autre composée à l’occasion de l’anniversaire de « Son Altesse Impériale la Grande Princesse », datée du )

Musique instrumentale

  • 96 ouvertures
  • 68 concertos dont 33 concerti grossi
  • 19 symphonies pour cordes et basse continue
  • 18 sonates en trio (notamment la sonate en ut mineur pour 2 violons, clavecin et basse continue, FaWV N:c2, dont les deux premiers mouvements sont transcrits pour l'orgue par J.-S. Bach, BWV 585)

Noël baroque : compilation de cantates, par des compositeurs associés à la Thomaskirche de Leipzig 

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Weihnachten in der Thomaskirche. Johann Schelle (1648-1701) : Machet die Tore weit. Weihnachtsoratorium. Vom Himmel kam der Engel Schar. Tobias Michael (1592-1657) : Machet die Tore weit. Sebastian Knüpfer (1633-1676) : Dies est Laetitiae. Ach mein herzliebes Jesulein. Johann Caspar Horn (1636-1722) : Es begab sich aber zu der Zeit. Johann Kuhnau (1660-1722) : Frohlocket ihr Völker. Magnificat en ut majeur. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Weihnachtsoratorium BWV 248. Gelobet seist Du, Jesu Christ BWV 91. Selig ist der Mann, der Anfechtung erduldet BWV 57. Süsser Trost, mein Jesus kömmt BWV 151. Das neugeborne Kindelein BWV 122. Antonia Bourvé, Simone Schwark, soprano. Johanna Krell, alto. Florian Cramer, Hans Jörg Mammel, ténor. Markus Flaig, basse. Kammerchor der Erlöserkirche Bad Homburg. Susanne Rohn. Johann Rosenmüller Ensemble. Arno Paduch / Monika Mauch, Hanna Zumsande, soprano. Franz Vitzthum, altus. Sebastian Hübner, ténor. Ekkehard Abele, basse. Kammerchor der Christuskirche Karlsruhe. Peter Gortner. L’Arpa Festante. Christoph Hesse / Gerlinde Sämann, soprano. Petra Noskaiova, alto. Christoph Genz, ténor. Jan Van der Crabben, basse. La Petite Bande. Sigiswald Kuijken / Gunta Smirnova, soprano. Flavio Ferri-Benedetti, altus. Hans Jörg Mammel, ténor. Raitis Grigalis, baryton. Musica Fiorita. Daniela Dolci. 2010-2020. Livret en allemand, anglais ; paroles traduites en allemand. TT 75’53, 67’14, 74’56, 76’56, 65’12. Coffret cinq CDs Christophorus CHR 77475

Une vie de Bach en musique par Les Arts Florissants : premier volet

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Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Cantates de jeunesse : Christ lag in Todes Banden BWV 4 ; Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit BWV 106 (Actus Tragicus) ; Nach dir, Herr, verlanget mich BWV 150 ; Chorals pour orgue BWV 718, 742 et 1107. Johann Kuhnau (1660-1722) : Cantate Christ lag in Todesbanden. Miriam Allan, soprano ; Maarten Engeltjes, contreténor ; Thomas Hobbs, ténor, Edward Grint, basse ; Benjamin Alard, orgue ; Les Arts Florissants, direction Paul Agnew. 2022. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des cantates inclus, avec traductions française et anglaise. 73’ 16’’. Harmonia Mundi HAF 8905364. 

Reinhard Keiser, 350 ans

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Reinhard Keiser, baptisé le  à Teuchern en Saxe-Anhalt et mort le  à Hambourg, est un compositeur allemand de musique baroque.

Fils de l'organiste et instituteur Gottfried Keiser (né vers 1650) de Teuchern, Reinhard passe son enfance dans sa ville natale et reçoit l'instruction de divers organistes de Teuchern. À l'âge de onze ans, il quitte sa famille pour entrer à la Thomasschule zu Leipzig, où il a comme maîtres Johann Schelle et Johann Kuhnau, prédécesseur direct de Johann Sebastian Bach.

En 1694, Keiser devient compositeur de chambre à la cour du duc de Brunswick-Wolfenbüttel, mais il était probablement déjà sur les lieux dès 1692 pour étudier l'opéra. Depuis 1691, la ville de Brunswick possédait une salle d'opéra de 1 200 places, dans laquelle on avait interprété son opéra Procris und Cephalus ; par ailleurs, la même année, son opéra Basilius avait été donné à Hambourg :  le musicologue Johann Mattheson notait que Basilus fut reçu avec grand succès et applaudissement.

En 1697 Keiser s'installe définitivement à Hambourg, pour devenir maître de chapelle à l'opéra am Gänsemarkt. Débute alors une période fructueuse où il compose de nombreuses œuvres pour les besoins de la ville. À côté des opéras, d'autres œuvres voient le jour : des arias, des duos, des cantates, des sérénades, de la musique d'église et de grands oratorios, de la musique de chambre et des suites pour orchestre.

De 1703 à 1709, Keiser assure la direction de la Oper am Gänsemarkt, institution publique à but commercial, contrairement aux opéras de cour dont les spectateurs sont invités privilégiés. Deux à trois représentations y sont données chaque semaine. L'un de ses plus prestigieux successeurs sera Georg Philipp Telemann, entre 1722 et 1738.

Les thèmes des opéras de Keiser sont généralement tirés de la mythologie gréco-romaine, conformément à l'usage qui prévaut encore -plus de 20 librettistes travaillent successivement pour lui. Parmi plus de 70 opéras qu'il a composés, huit ont été intégralement conservés.

Parmi les personnalités attachées à la Gänsemarkt Oper, on compte cinq musiciens de grand renom.

  • Reinhard Keiser - compositeur, maître de chapelle et directeur ;
  • Johann Mattheson - compositeur, chanteur et claveciniste ;
  • Gottfried Grünewald - chanteur ;
  • À partir de 1703 Georg Friedrich Haendel - deuxième violon, claveciniste, et par la suite, compositeur ;
  • Christoph Graupner - claveciniste et compositeur.

Il convient de citer également les oratorios de Keiser, dont seulement trois nous sont restés : la Brockes-PassionDer zum Tode verurteilte und gekreuzigte Jesus et la passion selon Saint Marc. Cette dernière fut copiée par Johann Sebastian Bach en 1713 à Weimar et interprétée à Leipzig en 1726. C'est pour cette raison que la recherche musicale a longtemps attribué cette œuvre au Thomaskantor.

En 1718, à cause de l'état désolé de la Gänsemarkt-Oper, Keiser quitte Hambourg pour chercher un autre emploi. Pour cela, il se rend en Thuringe, mais peu après, on le trouve à la cour de Stuttgart. De cette période existent trois manuscrits de sonates en trio pour flûte, violon et basse continue. Pendant l'été 1721, Keiser est de retour à Hambourg, mais à peine quelques semaines plus tard, il se rend à Copenhague avec une troupe d'opéra hambourgeoise. Cet exil si rapide de Hambourg s'explique probablement par l'influence grandissante de Georg Philipp Telemann, engagé pendant l'absence de Keiser par le magistrat de la cité hanséatique. Entre 1721 et 1727, Keiser voyage régulièrement entre Hambourg et Copenhague, et reçoit le titre de Maître de la Chapelle royale danoise.

Après la dissolution de la troupe d'opéra, Keiser s'installe de nouveau à Hambourg, mais, à cause des changements de mode, il éprouve des difficultés à reproduire les succès du passé. Trois opéras de la période entre 1722 et 1734 nous sont parvenus. Les relations personnelles avec Telemann sont assez bonnes, Telemann programmant plusieurs représentations des opéras de Keiser.

Au moment où Mattheson est atteint de surdité, Keiser lui succède au poste de cantor de la cathédrale (Domkantor). Ici, son travail compositionnel est surtout centré sur les besoins de l'église.

Reinhard Keiser, 350 ans

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Le compositeur allemand Reinhard Keiser a été baptisé le 12 janvier 1674 à Teuchern en Saxe-Anhalt  et il est mort le 12 septembre 1739 à Hambourg.

Fils de l'organiste et instituteur Gottfried Keiser (né vers 1650) de Teuchern, Reinhard passe son enfance dans sa ville natale et reçoit l'instruction de divers organistes de Teuchern.
À l'âge de onze ans, il quitte sa famille pour entrer à la Thomasschule zu Leipzig où il a comme maîtres Johann Schelle et Johann Kuhnau, prédécesseur direct de Johann Sebastian Bach.

En 1694, Keiser devient compositeur de chambre à la Cour du Duc de Brunswick-Wolfenbüttel, mais il était probablement déjà sur les lieux dès 1692 pour étudier l'opéra. Depuis 1691, la ville de Brunswick possédait une salle d'opéra de 1 200 places dans laquelle on avait interprété son opéra Procris und Cephalus ; par ailleurs, la même année, son opéra Basilius avait été donné à Hambourg  -de cette représentation, le musicologue Johann Mattheson notait : « Basilus fut reçu avec grand succès et applaudissement. »

En 1697, Keiser s'installe définitivement à Hambourg pour devenir maître de chapelle à l'opéra am Gänsemarkt. Débute alors une période fructueuse où il compose de nombreuses œuvres pour les besoins de la ville. À côté des opéras, d'autres œuvres voient le jour : des arias, des duos, des cantates, des sérénades, de la musique d'église et de grands oratorios, de la musique de chambre et des suites pour orchestre.

De 1703 à 1709, Keiser assure la direction de la Oper am Gänsemarkt, institution publique à but commercial, contrairement aux opéras de cour dont les spectateurs sont invités privilégiés. Deux à trois représentations y sont données chaque semaine. L'un de ses plus prestigieux successeurs sera Georg Philipp Telemann, entre 1722 et 1738.

Les thèmes des opéras de Keiser sont généralement tirés de la mythologie gréco-romaine, conformément à l'usage qui prévaut encore. Plus de 20 librettistes travaillent successivement pour lui. Parmi plus de 70 opéras qu'il a composés, huit ont été intégralement conservés.

Parmi les personnalités attachées à la Gänsemarkt Oper, on compte cinq musiciens de grand renom : Reinhard Keiser -compositeur, maître de chapelle et directeur ; Johann Mattheson -compositeur, chanteur et claveciniste ; Gottfried Grünewald -chanteur ; à partir de 1703 Georg Friedrich Haendel -deuxième violon, claveciniste, et par la suite, compositeur ; Christoph Graupner -claveciniste et compositeur.

Il convient de citer également les oratorios de Keiser, dont seulement trois nous sont restés : la Brockes-Passion, Der zum Tode verurteilte und gekreuzigte Jesus et la Passion selon Saint Marc. Cette dernière fut copiée par Johann Sebastian Bach en 1713 à Weimar et interprétée à Leipzig en 1726. C'est pour cette raison que la recherche musicale a longtemps attribué cette œuvre au Thomaskantor.

En 1718, à cause de l'état désolé de la Gänsemarkt-Oper, Keiser quitte Hambourg pour chercher un autre emploi. Pour cela, il se rend en Thuringe mais peu après, on le trouve à la Cour de Stuttgart. De cette période existent trois manuscrits de sonates en trio pour flûte, violon et basse continue. Pendant l'été 1721, Keiser est de retour à Hambourg, mais à peine quelques semaines plus tard, il se rend à Copenhague avec une troupe d'opéra hambourgeoise. Cet exil si rapide de Hambourg s'explique probablement par l'influence grandissante de Georg Philipp Telemann, engagé pendant l'absence de Keiser par le magistrat de la cité hanséatique. Entre 1721 et 1727, Keiser voyage régulièrement entre Hambourg et Copenhague et il reçoit le titre de Maître de la Chapelle royale danoise.

Après la dissolution de la troupe d'opéra, Keiser s'installe de nouveau à Hambourg mais, à cause des changements de mode, il éprouve des difficultés à reproduire les succès du passé. Trois opéras de la période entre 1722 et 1734 nous sont parvenus. Les relations personnelles avec Telemann sont assez bonnes, Telemann programmant plusieurs représentations des opéras de Keiser.

Au moment où Mattheson est atteint de surdité, Keiser lui succède au poste de cantor de la cathédrale (Domkantor). Ici, son travail compositionnel est surtout centré sur les besoins de l'église.

Concours de cantates pour le prestigieux Thomaskantorat de Leipzig en 1723 

par

598 X

Leipzig 1723. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Jesu nahm zu sich die Zwölfe BWV 22 ; Du wahrer Gottund Davids Sohn BWV 23. Christoph Graupner (1683-1760) : Lobet den Herrn alle Heiden GWV 113/23b ; Aus der Tiefen rufen wir GWV 1113/23a. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Ich muss auf den Bergen weinen und heulen TWV 1:851. Ælbgut. Isabel Schicketanz, soprano. Stefan Kunath, alto. Florian Sievers, ténor. Martin Schicketanz, basse. Yves Ytier, violon & Konzertmeister. Capella Jenensis. Livret en anglais, allemand (paroles des cantates en allemand sans traduction). Juillet 2022. TT 76’54. Accentus Music ACC30598