Résultats de la recherche pour : John Cage

"Sonatas and Interludes" de John Cage, 75 ans

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Sonates et Interludes est un cycle de vingt pièces pour piano préparé écrit en 1946-1948, peu de temps après ses recherches en philosophie indienne et après avoir reçu les enseignements de l'historien de l'art Ananda K. Coomaraswamy qui a largement influencé son travail par la suite. Bien plus complexe que ses autres œuvres pour piano préparé, le cycle Sonates et Interludes est généralement reconnu comme l'une des plus belles réalisations de Cage.

Le cycle se compose de seize sonates (treize sont en forme binaire, les trois autres en forme ternaire) et de quatre pièces plus librement structurées en interludes. Le but de ces morceaux est d'exprimer les neuf émotions permanentes de la rasa de la tradition esthétique indienne : « l'héroïque, l'érotique, le merveilleux, la joie, la douleur, la peur, la colère, l'odieux et leur tendance commune vers la tranquillité ».
Dans les Sonates et Interludes, Cage élève à un nouveau niveau de complexité sa composition du rythme. Dans chaque sonate, de courts motifs de nombres naturels et de fractions définissent la structure.

 

« For Four Walls + JOUR DE COLÈRE » - John Cage + Julius Eastman

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« Nous n’envisageons pas For Four Walls comme une recréation de la pièce originale perdue, mais plutôt comme une réfraction en lien avec son histoire et notre histoire avec Merce. » Ainsi s’expriment Petter Jacobsson et Thomas Caley lors de la première, en mai 2019 à l’Opéra National de Lorraine (Nancy), pour le centenaire de la naissance de Merce Cunningham. Car cette pièce pour piano de John Cage s’est évaporée après la première (et unique) performance de 1944, chorégraphiée par Cunningham et est exhumée, seulement des dizaines d’années plus tard, des manuscrits du compositeur par le pianiste Richard Bunger.

Le terme « Réfraction » prend tout son tonus quand on découvre le dispositif scénique : l’espace, cassé par un angle droit de grands panneaux miroités, est à la fois infini, ouvert à tout œil, restrictif ou réflectif. Vanessa Wagner et son piano regardent côté cour mais se retrouvent projetés côté jardin et plus encore, étrangement présents tout au long de la pièce au sein de la troupe du Ballet de Lorraine, statiques quand eux bougent et sautent et dansent. Car les miroirs démultiplient, renforcent -débordent même- la vingtaine de danseurs (jeunes femmes, jeunes hommes, en débardeurs et pantacourts -parfois longs- et chaussettes hautes -parfois nu-pieds) élevés au carré, à la puissance quatre, à une force étourdissante, tant qu’elle finit par encombrer une scène que la prolifération de l’image pour l’image étouffe. Mais pas à tout moment.

L’œuvre protéiforme de John Cage décryptée en langue française. Une somme 

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Anne de Fornel, John Cage, Fayard, 2019, 695 p.

Ce nouveau volume de la collection des éditions Fayard vouée aux compositeurs se démarque au premier coup d’œil des précédents: habituellement noire, la tranche du livre est ici blanche. Clin d’œil à l’esthétique sinon à la personnalité excentriques de John Cage qui, lorsqu’on lui demandait s’il aimait le public, se fendait d’un « Certainement que nous l’aimons ! Nous le lui montrons en nous écartant de son chemin » ? Subtile allusion à l’illusoire vacuité de l’œuvre-phare du compositeur américain, 4'33" ? Ou à Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch, qui laissa dans l’esprit du musicien des traces indélébiles ? Quand bien même ne serait-ce que le fruit d’une coïncidence, nous y verrions encore un bel hommage à Cage, qui fit précisément du hasard la pierre angulaire de ses processus créatifs.

Hommage à John Cage

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Patrick PULSINGER (° 1970) - Christian FENNESZ (° 1962) In Four Parts Patrick PULSINGER (synthétiseur), Christian FENNESZ (guitare, électroniques) DDD-2013-49’ 24’’-Texte de présentation en allemand et en anglais-Col Legno 20410

Décès du pianiste Gérard Frémy, grand spécialiste de John Cage

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fremyOn nous fait part du décès du pianiste Gérard Frémy le 19 janvier. Né en 1935, il a étudié avec Yves Nat au Conservatoire National Supérieur de Paris où il obtint un premier prix à 16 ans, puis une bourse pour aller étudier au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou où il eut pour maître le "grand" Heinrich Neuhaus. Son répertoire, très étendu, allait de Bach à John Cage. Passionné de création contemporaine, il fut soliste des ensembles Ars Nova, Musique Vivante et joua avec le groupe Stockhausen d’Osaka. Il se fait connaître comme un éminent spécialiste de John Cage dont il est considéré comme l’un des meilleurs héritiers. Il a créé des œuvres de Luc Ferrari et de Stockhausen notamment et a enseigné longtemps au CNSM de Paris où il eut entre autres comme élèves Cédric Tiberghien, Jérôme Ducros et Nicolas Stavy.

Valentin Malinin à la Fondation Louis Vuitton : un récit pianistique au cœur de Cage

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Deuxième prix du Concours Tchaïkovski en 2023 et premier prix du French Riviera Masters en 2025, Valentin Malinin demeure encore peu connu en France. La Fondation Louis Vuitton a pourtant eu l’heureuse idée de lui confier un programme en miroir avec les six toiles intitulées Cage, présentées dans l’exposition Gerhard Richter visible jusqu’au 2 mars.

Intitulé « Music of changes », le récital s’articule autour de cinq œuvres de John Cage — Metamorphosis (1938), Quest (1935), The Perilous Night (1944), Ophelia (1946) et In a Landscape (1948). Deux pièces d’Henry Cowell s’y ajoutent, ainsi que Countertrend, composition du pianiste donnée en création mondiale, et une œuvre de Karina Baras, sa professeure de composition.

Ralph van Raat de John Adams à Tan Dun 

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Le pianiste Ralph van Raat était à Bruxelles pour enregistrer les concertos pour piano de John Adams avec le Belgian National Orchestra. Dans le même temps, il fait paraître un album qui présente des œuvres pour piano solo du compositeur Tan Dun.  Crescendo-Magazine rencontre à nouveau ce formidable musicien. 

Vous venez d'enregistrer les concertos pour piano de John Adams avec l'Orchestre National de Belgique dans le cadre d'un projet consacré à la musique pour piano du compositeur américain. Qu'est-ce qui vous a attiré vers la musique de John Adams ?

John Adams a toujours été l'un de mes premiers héros compositeurs, depuis la fin de mon adolescence. J'ai toujours aimé son approche rythmique et minimaliste initiale, mais l'ajout de nombreuses couches nouvelles et complexes à cette base rend sa musique beaucoup plus intéressante et crée une expérience incroyablement riche à l'écoute. Par exemple, Phrygian Gates ; il y utilise une sorte de pianisme très virtuose et tout à fait nouveau (encore une fois, basé sur des techniques minimalistes mais en les transférant à un tout autre niveau), dans lequel des couches complexes de sons et de vitesses émergent par la vitesse pure, différentes variétés d'attaque et même de pédalage (comme des indications telles que 1/2 pédale, 1/4 pédale, pleine pédale etc). De plus, j'ai toujours été attiré par le sentiment de liberté stylistique de sa musique qui, surtout dans les deux dernières décennies de sa composition, embrasse les lignes dramatiques et mélodiques dans la tradition de Bruckner, mais aussi du jazz, de la musique pop et d'autres styles, ce qui donne des textures tonales et atonales inattendues, transcendant tout style ou langage tonal, un peu comme Ligeti par exemple. 

Vous aviez déjà consacré un album aux œuvres pour piano de John Adams. En quoi cet album sera-t-il différent ?

Cet album sera l'un des deux nouveaux CD consacrés aux œuvres de John Adams, contenant toute sa musique impliquant un rôle majeur pour le piano. Depuis mon précédent enregistrement d'Adams (mon tout premier pour Naxos !), Adams a non seulement écrit une autre pièce solo, mais aussi d'autres pièces pour deux pianos et des œuvres de musique de chambre telles que Road Movies pour violon et piano. Un CD sera donc consacré à ces œuvres de chambre pour piano, que je n'ai jamais enregistrées auparavant, et l'autre CD contiendra les trois concertos pour piano qu'il a écrits jusqu'à présent. L'autre CD contiendra les trois concertos pour piano qu'il a écrits jusqu'à présent. Les trois CD comprendront l'ensemble des œuvres pour et avec le piano. 

John Adams aux Frontières de la Connaissance

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Le Prix Frontières de la Connaissance de la Fondation BBVA dans la catégorie Musique et Opéra est décerné cette année au compositeur américain John Adams.
Né à Worchester (Massachusetts) en 1947, Adams étudie la clarinette et la direction d'orchestre et se dirige progressivement vers la composition. Ses premières œuvres reflètent encore l'influence de Cage, mais le compositeur trouvera dans le minimalisme son chemin le plus approprié. Ses pièces-phares Phrygian Gates (1977-78) et China Gates (1977) révèlent néanmoins son indépendance vis-à-vis du langage minimaliste de Steve Reich et Philip Glass, plus intéressés par un développement abstrait et hypnotique des matériaux sonores.
Adams articule des procédures minimalistes avec une vocation plus émotionnelle et un regard attentif sur la tradition occidentale.

La Fondation espagnole BBVA est, entre autres, engagée dans la promotion des connaissances basées sur la recherche et la création artistique et culturelle et leurs interactions : le moyen le plus efficace d’accroître les degrés de liberté des individus et d’élargir nos choix collectifs consiste à élargir et à réinventer en permanence notre tissu culturel et les frontières du savoir hérité.
La Fondation se concentre sur cinq domaines stratégiques: environnement, biomédecine et santé, économie et société, sciences fondamentales et technologie, et culture. Elle conçoit, développe et finance des projets de recherche dans ces domaines, facilite la formation avancée et spécialisée par des subventions, cours, séminaires et ateliers, organise des récompenses pour les chercheurs et les professionnels dont les travaux ont contribué de manière significative au développement des connaissances; et elle communique et diffuse ces nouvelles connaissances par le biais de publications, de conférences et de débats.