Sa Majesté le Roi a nommé Mme Errollyn Wallen CBE au poste de Maître de la Musique du Roi ; la première nomination à ce poste de son règne.
Mme Wallen, 66 ans, succède à Dame Judith Weir qui occupait cette fonction depuis juillet 2014. La nomination est un cadeau du monarque, délivré sur avis des comités habituels.
Née au Belize, Errollyn Wallen a composé des œuvres à l'occasion des jubilés d'or et de diamant de la Reine Élisabeth II.
Dai Fujikura (°1977), David Sawer (°1961), Sally Beamish (°1956), Colin Matthews (°1946), Iris ter Schiphorst (°1956), Brett Dean (°1961), Wim Henderickx (1962-2022), Richard Blackford (°1954), Harrison Birtwistle (1932-2022), Judith Weir (°1954), Gavin Bryars (°1943), Kalevi Aho (°1949), Anthony Payne (1936-2021) et John Pickard (°1963) : Pictured Within : Birthday Variations for M.C.B., thème et 14 variations pour orchestre. Jaakko Kuusisto (1974-2022) : Symphonie op. 39. BBC Scottish Symphony Orchestra, direction Martyn Brabbins ; Helsinki Philharmonic Orchestra, direction Pekka Kuusisto. 2019 et 2022. Notice en anglais, en allemand et en français. 66’ 32’’. SACD BIS-2747.
Le Palais de Buckingham a annoncé que la Médaille du Roi pour la Musique en 2024 sera décernée à la mezzo Dame Sarah Connolly.
Le maître de la musique du Roi, Judith Weir, qui a présidé le comité consultatif du Roi, a déclaré : "Chanteuse britannique de renommée mondiale, très aimée de ses auditeurs et admirée par ses collègues, Dame Sarah défend avec passion l'éducation musicale, la profession de musicien et l'art de la musique lui-même. C'est une très bonne nouvelle que nous puissions célébrer sa carrière exemplaire en lui décernant la Médaille du Roi pour la musique".
La maîtresse de musique de la Reine, Judith Weir, et le compositeur écossais James MacMillan ont écrit de nouvelles œuvres pour les funérailles de la Reine.
Judith Weir déclare : Pour ce service funèbre, l'Abbaye de Westminster m'a demandé de mettre en musique les sept premiers versets du psaume 42, "Comme le cerf désire les ruisseaux, ainsi mon âme se languit de toi, ô Dieu". Les mots et la musique parlent d'abord de la grande tristesse de l'âme et de sa soif d'être rassurée par Dieu ;
mais au fur et à mesure que le psaume progresse, l'humeur devient plus calme et plus résolue, pour culminer dans la consolation, avec les mots "Mets-toi à l'aise".
James MacMillan, un fervent catholique romain, dit : Je suis honoré que mon hymne Who shall separate us, commandé pour cet événement, soit chanté lors de la cérémonie.
Qui nous séparera de l'amour du Christ ? Ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les pouvoirs, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. Alléluia ! Amen.
Le metteur en scène britannique Lee Blakeley est mort inopinément ce 4 août, suscitant la stupeur dans le monde de l'opéra et de la comédie musicale.
Né en août 1971 dans le Yorkshire, Lee Blakeley, s'était formé à l'école d'art dramatique de Richmond puis à la Royal Scottish Academy of Music and Drama.
Comme comédien, il apparaît notamment The Vanishing Bridegroom de Judith Weir et La Calisto de Cavalli avant de se tourner vers la mise en scène, principalement dans le domaine lyrique.
Dès 1999, il réalise une version réduite de Don Giovanni pour la compagnie Opera North et, l’année suivante, le projet Damned and Divine pour l’ENO.
En 2001, c'était Clori, Tirsi e Fileno et Handel in Heaven d'après Haendel dans le cadre du CoventGardenFestival et, en 2002, Le Nozze di Figaro pour le British Youth Opera. Dans le même temps, devenu l’assistant de David McVicar, il reprend ses nombreuses productions à travers le monde.
Directeur artistique de l'Opera Theatre Europe, il commande à Tobias Picker une version réduite de son opéra Thérèse Raquin qui sera créée en mars 2006 au Linbury Studio de Covent Garden. En 2008, sa production de A Night at the Chinese Opera de Judith Weir au Scottish Opera remporte un énorme succès et il signe ensuite la mise en scène de L'Amour des trois oranges et Die Fledermaus.
Metteur en scène associé au Covent Garden de Londres, au Festival de Glyndebourne et à l’English National Opera, il travaille aussi aux États-Unis : Houston, Santa Fé (Butterfly, Les Pêcheurs de Perles, La Grande-Duchesse de Gérolstein et Rigoletto), au Minnesota Opera (Orphée et Eurydice), à San Francisco, à Los Angeles (Falstaff) et on le retrouvera au Canada pour Les Contes d'Hoffmann.
Plus près de chez nous, on lui doit La Veuve Joyeuse au Vlaamse Opera et, en France, Il Turco in Italia (Rossini) au Angers-Nantes Opéra en 2013.
En 2010, il avait entamé une fructueuse collaboration avec le Théâtre du Châtelet (Paris) où il avait renouvelé la mise en scène les comédies musicales de Stephen Sondheim : A Little Night Music en 2010, Sweeney Todd en 2011, Sunday in the Park with George en 2013 et Into the Woods en 2014, avant The King and I de Rodgers et Hammerstein en 2014 et Kiss me, Kate de Cole Porter (2016)
Pour succéder à Sir Peter Maxwell Davies, directeur de la Musique de la Reine, on évoque de plus en plus le nom d'une femme, la compositrice Judith Weir. Mais seul le Sunday Times le confirme jusqu'ici. Weir serait alors la première femme à occuper ce poste prestigieux après John Stanley, William Parsons, Edward Elgar, Arnold Bax, Arthur Bliss et Malcolm Williamson. Ecossaise, Judith Weir se distingue pour ses compositions lyriques et la variété de ses sources d'inspiration: sagas islandaises, drames chinois de la dynastie des Yuan et romantisme allemand.
La poétesse Carol Ann Duffy fait largement référence à Beethoven dans son œuvre destinée à commémorer le 200e anniversaire de la Royal Philarmonic Society de Londres. L’œuvre vient d’être publiée et John Gilhooly, porte-parfole de la RPS, s’en réjouit. Sans surprise, elle porte le nom de « Philharmonic ». En 1970, Carol Ann Duffy avait déjà œuvré pour le 200e anniversaire du grand Ludwig.
En cette année jubilaire, la RPS a proposé pas moins de 122 événements et commandé 24 œuvres à des compositeurs tels qu’ Harrison Birtwistle, Judith Weir and Mark-Anthony Turnage. Elle a consacré plus de £250,000 au soutien de jeunes musiciens et de compositeurs.
"Les célébrations témoignent de la bonne santé de la musique classique » affirme Gilhooly. Tant de personnes en prédisent la fin mais ils se trompent. Le public est là et beaucoup de gens travaillent avec acharnement à la croissance. Dans l’avenir, la RPS continuera de faire ce qu’elle fait le mieux depuis 200 ans, défendre la musique nationale et internationale de qualité".
Samedi prochain, la RPS remettra sa Médaille d’Or à Andras Schiff à l’occasion de son 60e anniversaire. Il rejoindra ainsi au palmares Sir Simon Rattle, Dame Janet Baker, Daniel Barenboim, Alfred Brendel and Placido Domingo.