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Elisabeth Leonskaja se mesure à l’Empereur de Beethoven avec les jeunes recrues de l’OFJ

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano et orchestre no 5 en mi bémol majeur Op. 73. Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur Op. 16. Elisabeth Leonskaja, piano. Michael Schønwandt, Orchestre Français des Jeunes. Cécile Colinet, hautbois. Sacha Hannecart Segal, clarinette. Arsène Brucker, basson. Camille Vaucher, cor. Décembre 2024, janvier 2025. Livret en anglais, français, allemand. 69’45’’. Warner 5021732723536

A Lausanne, un Così fan tutte en reality show

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Pour quatre représentations, l’Opéra de Lausanne reprend la production de Così fan tutte que Jean Liermier, l’actuel directeur du Théâtre de Carouge, avait conçue durant l’automne de 2018 en faisant appel à Rudy Sabounghi pour les décors et costumes et à Jean-Philippe Roy pour les lumières. Elaboré comme un reality show de la firme Alfonso Produzione ayant pour titre La Scuola degli Amanti, ce spectacle n’a pas pris la moindre ride avec ce continuel chassé-croisé de cameramen, perchistes, régisseurs-son, script girls qui déplacent les parois coulissantes d’un loft dernier cri à grande baie vitrée donnant sur la Cathédrale La Major de Marseille et ses alentours. 

Follement éprises de leur soupirant, les deux sœurs, Fiordiligi et Dorabella, ne songent qu’à convoler en justes noces, l’une revêtant déjà la traditionnelle robe de mariée avec voile, quand l’autre opte pour un décolleté affriolant sous capeline de soie crème face à Ferrando et Guglielmo, engoncés dans leur uniforme d’officier de marine. En apartés moqueurs, Don Alfonso, le producteur-animateur, se gausse de cet exhibitionnisme tapageur en soudoyant une Despina délurée qui use du tuyau d’aspirateur à des fins grivoises ô combien suggestives. Travestis en loubards à mèches décolorées ou à crinière léonine à la Demis Roussos, les deux fiancés roulent les mécaniques pour tirer des selfies en provoquant l’hilarité du public. Et cet éclat de rire salue l’apparition du pseudo samu de service qui brandit un commutateur phosphorescent pour ranimer les deux éconduits ayant absorbé de l’arsenic à haute dose. Au deuxième acte, les masques tombent, alors que les rouages de la séduction mettent à nu la vanité des serments d’autrefois.

Ces quiproquos en cascades sont continuellement galvanisés par la direction de Diego Fasolis qui sert la partition géniale de Mozart avec une irrépressible énergie qu’il insuffle à un Orchestre de Chambre de Lausanne tout en nuances, tandis que le Chœur de l’Opéra de Lausanne en formation réduite n’intervient que depuis les loges de scène latérales.

Le triomphe d'Alexandre Kantorow à Bruxelles

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Avant que le Belgian National Orchestra ne prenne possession de la grande scène du Palais des Beaux-Arts vendredi dernier, Maris Gothoni (Responsable de la planification artistique), Mien Bogaert (dramaturge), Anthony Devriendt (corniste de l’orchestre et membre de la commission artistique) ainsi que le directeur musical Anthony Hermus (intervenant par vidéo depuis La Haye) avaient procédé au bénéfice de la presse et des amis de l’orchestre à une brève présentation de la prochaine saison qui s’annonce fort prometteuse, offrant une programmation intelligemment construite avec des chefs et solistes de qualité, le tout étant placé sous la devise -pas franchement joyeuse- « Hope and Despair ». 

Mais l’événement le plus saillant de la soirée, et qui avait fait venir le public en nombre, était bien la prestation extrêmement attendue du phénoménal Alexandre Kantorow qui se produisait pour la première fois avec la formation nationale, et de plus dans le rarissime -tant au disque qu’au concert- 2e Concerto pour piano et orchestre, Op. 44 de Tchaikovsky.

L’oeuvre a en effet de quoi intimider plus d’un pianiste par son extrême difficulté technique et sa longueur inhabituelle (autour de 50 minutes), alors que le mouvement lent est un étrange hybride comportant d’importants solos de violon et de violoncelle et prend de temps à autre la forme d’un triple concerto. 

Happy birthday (again), Arvo Pärt !

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Arvo Pärt (né en 1935) : Which Was the Son of… ; Festina Lente ; Tribute to Caesar ; Sequentia ; The Deer’s Cry ; Miserere ; Ja ma kuulsin hääle… (And I Heard a Voice…).  Chor des Bayerischen Rundfunks, Münchner Rundfunkorchester, Oenm. Oesterreichisches Ensemble für Neue Musik, dir. Howard Arman. 2021. Notes en allemand et en anglais. Textes chantés en latin, anglais et estonien, traduits en allemand et en anglais. 71'54. BR Klassik 900527.

A Genève, un guitariste d’exception : Pablo Sainz Villegas

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Pour achever sa saison de concerts et récitals à l’affiche de la série ‘Les Grands Interprètes’, l’Agence Caecilia invite l’Orquestra de Cadaqués et son chef titulaire Jaime Martin. Fondée en 1988 par de jeunes musiciens provenant d’Espagne et d’Europe, la formation se limite à une trentaine d’instrumentistes et a pour objectifs précis de collaborer avec des compositeurs d’aujourd’hui, de promouvoir la carrière d’artistes prometteurs et d’œuvrer à la redécouverte de la musique espagnole.

Et c’est assurément dans ce but que sont proposées en premier lieu deux pages extraites de la Suite espagnole pour piano op.47 d’Isaac Albeniz orchestrées par Albert Guinovart. La première, Asturias, appelée aussi Leyenda, met d’abord à mal la cohésion des bois dans un flot sonore bruyant qui se canalise dans le cantando largamente médian puis dans le da capo. La seconde, Castilla, est beaucoup plus racée grâce à une envolée jubilatoire qui emporte l’ensemble des cordes ne comportant que six premiers et six seconds violons à l’homogénéité parfaite.

Gustavo Gimeno à Genève

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Durant sa saison, l’Orchestre de la Suisse Romande organise deux ou trois concerts ‘extraordinaires’, souvent subventionnés par une banque. Ainsi, le 27 février, le Crédit Suisse a contribué à la venue du chef espagnol Gustavo Gimeno et du pianiste français François-Frédéric Guy. Agé de quarante-trois ans, le maestro a derrière lui une longue expérience, puisqu’il a été percussionniste au Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam dès avril 2002 avant de devenir l’assistant de Mariss Jansons ; il a aussi travaillé avec Bernard Haitink et Claudio Abbado qu’il a aidé lors de la formation de l’Orchestre Mozart de Bologne et de celui du Festival de Lucerne. Depuis la saison 2015-16, il est le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg ; et il occupera le même poste auprès de l’Orchestre Symphonique de Toronto à partir de septembre 2020.

Evgeny Mravinsky en majesté

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0126_JOKEREvgeny MRAVINSKY (chef d'orchestre)
Oeuvres de Tchaikovski, Haydn, Chostakovitch, Mozart, Debussy, Ravel et Brahms
Sviatoslav RICHTER (piano), Orchestre Philharmonique de Léningrad
1946 à 1962-ADD-Live et Studio-6h30'-Textes de présentation en anglais et allemand-Profil Günter Hänssler PH15000 (6 cd)