Résultats de la recherche pour : Leoš Janáček

"La petite Renarde rusée" de Leos Janacek

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La Petite Renarde rusée est un opéra en trois actes composé entre 1921 et 1923 et créé le 6 novembre 1924 à Brno. Cette œuvre s'inspire du roman « Liška Bystrouška » de Rudolf Těsnohlídek tel qu'il a été adapté pour la bande dessinée par Stanislav Lolek, parue en feuilleton dans le journal Lidové noviny.
Créations françaises (version en allemand) en mai 1957 au Théâtre Sarah-Bernhardt, direction de Václav Neumann, (version en français) en janvier 1961 au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles, direction de James Robertson.

La Petite Renarde rusée est l'occasion pour le compositeur de déployer de splendides harmonies ainsi qu'un lyrisme et un romantisme unique bien différent de celui de certaines œuvres plus tardives telles que De la maison des morts.

Cette œuvre parle principalement du cycle de la nature, du fait que rien ne meurt vraiment. Ainsi, la pièce commence au printemps, et se termine au printemps. La pièce commence aussi avec la capture de la jeune renarde et, à la fin, le garde-chasse rencontre la fille de la Renarde, son exacte réplique. Mais le garde-chasse est vieux maintenant, un cycle est passé.

Janáček y place les animaux et les hommes au même niveau de communication et de sentimentalité.

La BBC a réalisé un dessin animé intitulé « The Cunning Little Vixen » qui se veut didactique. L'œuvre a été expurgée de certains passages pour mettre cet opéra -que certains jugent un peu difficile- à la portée de tous.

Václav Talich a réalisé l'arrangement en suite d'orchestre ; elle-même révisée plus tard par Václav Smetáček, totalisant environ 17 à 19 minutes de musique.

Káťa Kabanová de Leoš Janáček à Liège

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Káťa Kabanová , c’est une tragédie et, comme toute tragédie, elle est souvent annoncée. Le grand écrivain Gabriel Garcia Marquez a d’ailleurs écrit la « Chronique d’une mort annoncée », dont les premiers mots sont plus ou moins : « Il allait mourir ce jour-là » ! La tragédie, quoi que l’on tente ou que l’on fasse, est inéluctable, inexorable. Un autre écrivain, Jean Anouilh, a très bien imagé ce processus fatal : « Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien… C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul ». 

Káťa Kabanová  ne veut pas que son mari Tichon, poussé par sa mère, la terrible Kabanicha, s’en aille pour ses affaires au marché de Kazan et la laisse seule. Elle a peur de ce qui va arriver, et qui arrive : la révélation de son amour irrésistible pour Boris. Et la honte, et le suicide.

"1er Quatuor Sonate à Kreuzer" de Leos Janacek, 100 ans

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Le 1er Quatuor à cordes de Leoš Janáček a été écrit durant le mois d'octobre 1923 et révisé entre le 30 octobre et le 7 novembre 1923.
Il est surnommé « La Sonate à Kreutzer » en référence à l'œuvre de Léon Tolstoï. Le compositeur s'est déjà inspiré de cette nouvelle pour un trio à cordes et une ébauche de quatuor, les deux pièces ayant été perdues.
La première eut lieu à Prague le 17 octobre 1924.

Le quatuor est constitué de quatre mouvements et son exécution dure approximativement 15 minutes. Il reprend la chronologie de la nouvelle jusqu'au meurtre final dans le dernier mouvement.

 

Leos Janacek, 170 ans

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Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le 3 juillet 1854 à Hukvaldy et mort le 12 août 1928 à Ostrava.

C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du XIXe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.

Le 3 juillet 1854 à Hukvaldy, Amálie Janáček donne le jour à Leoš, neuvième enfant d'une famille qui en vit naître treize. Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.

Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.

En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigea jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno. Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 20 ans (15.08.1882 - 26.02.1903). La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du XXe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák. Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province mais la création en 1916 d'une version remaniée de son opéra Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté.

Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique. La littérature russe exerce aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de « Sonate à Kreutzer » en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.

Il meurt le 12 août 1928 des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.

Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef d'orchestre Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.

Jenůfa de Leoš Janáček à l'opéra de Flandres

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Le bonheur de voir, de revoir et de revoir encore une mise en scène qui exalte une œuvre elle-même exaltante : la Jenufa de Robert Carsen à l’Opéra des Flandres.

Dans la mesure où le répertoire lyrique, du moins tel qu’il est le plus souvent programmé, est un corpus plutôt limité, l’amateur d’opéra se réjouit d’entendre encore et encore un même catalogue d'œuvres. De retrouver tel ou tel air, tel ou tel duo, tel ou tel ensemble, tel ou tel trait instrumental ou intermède orchestral, qui le réjouissent en l’émouvant.

Beaucoup plus rarement, il peut éprouver le même bonheur en retrouvant à plusieurs reprises au fil des saisons la même mise en scène d’une même œuvre. Plusieurs sont ainsj devenues des mises en scène « de répertoire », et je pense à certaines de Zefirelli ou Strehler par exemple.

Ce bonheur, je l’ai donc éprouvé avec la reprise, à l’Opéra des Flandres, de la Jenůfa de Leoš Janáček, telle que lui a donné vie scénique Robert Carsen. Une mise en scène créée en 1999, reprise en 2004, en 2007 et aujourd’hui.

Jenůfa, la jeune femme trahie par son promis Steva ; défigurée par cet autre, Laca, qui l’aime éperdument, fou de jalousie ; recluse avec son nouveau-né secret. Jenůfa ou le sacrifice de cette femme, la sacristine, qui fait disparaître le nourrisson. Jenůfa ou la rédemption finale et la (ré)union de Jenufa et Laca

A Anvers, la représentation s’est achevée une fois de plus dans l’enthousiasme d’un public conquis. Pourquoi cette adhésion heureuse au long cours ?

"Jenufa" de Leos Janacek, 120 ans

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Jenůfa (titre original en tchèque : Její pastorkyňa) est un opéra en trois actes composé par Leoš Janáček entre 1894 et 1904 sur un livret écrit par le compositeur, s'inspirant de la pièce « Její pastorkyňa » (Sa belle-fille) de Gabriela Preissová et créé au Divadlo na Veveří de Brno, le 21 janvier 1904.

Il s'agit d'une tragique histoire d'infanticide et de repentance, dont le réalisme des sentiments humains et l'intensité dramatique sont aussi célèbres dans l'opéra que dans la pièce dont il s'inspire.

L'œuvre est aujourd'hui jouée dans sa version originale, bien que sa popularité fût autrefois largement due à la réorchestration de Karel Kovařovic, directeur de l'Opéra de Prague. Ainsi modifiée, Jenůfa reçut à l'époque un accueil très favorable lors de sa reprise le 24 mai 1916 à Prague, puis dans le monde entier. Il fallut attendre 70 ans pour que la partition originale de Janáček soit à nouveau jouée.

La composition de Jenůfa fut très longue, de mars 1894 à janvier 1903, époque à laquelle Janáček s'intéresse à l'ethnomusicologie. Selon Milena Černohorská, le compositeur aurait sacrifié des ébauches et même des versions déjà avancées. Effectivement, ses théories se précisaient de jour en jour, dans le tâtonnement, de sorte que ce qu'il avait pu ébaucher était constamment remis en cause. Dans cette période de douze ans qui sépare Début d'une romance (1891) de la fin de Jenůfa, seul Amarus (1897) indique un bouleversement important et l'affirmation d'un sens dramatique exceptionnel.

Její pastorkyňa, la pièce en trois actes de Gabriela Preissová (1862-1946), fut jouée pour la première fois à Prague le 9 novembre 1890, puis à Brno en février 1892. La pièce est très révélatrice de l'époque où l'on venait de mettre à la mode une littérature régionaliste de caractère naturaliste. C'est sans doute là que Janáček la vit, alors qu'il devait connaître la pièce depuis le début de 1891 puisqu'il avait déjà collaboré avec Preissová pour Début d'une romance. En 1893, Janáček demande la permission d'adapter la pièce. Malgré le refus de Preissová, il établit le livret en 1895 et innove en gardant le style prosaïque. Jenůfa n'est pas un opéra « folklorisant » mais chacun y parle le langage de son rang dans des situations données.

Janáček avait déjà traité le thème de la jalousie dans une pièce chorale composée en 1888, inspiré d'un texte populaire : Žárlivec (le Jaloux). Le poème raconte qu'un brigand, blessé, tua sa bien-aimée pour qu'elle ne pût appartenir à un autre après sa mort. Pensant sans doute à l'ouverture de son prochain opéra, Janáček écrit, dès 1894, un tableau symphonique intitulé Žárlivost (Jalousie) dans lequel court une citation du thème chromatique de son propre chœur.

Janáček aurait terminé le premier acte en 1897, le deuxième fin 1901-juillet 1902, et fin 1902-début 1903 pour le troisième acte.

Tout naturellement, l'opéra aurait dû être représenté à Prague. Malheureusement, le 15 janvier 1887, Janáček avait rendu compte en termes peu flatteurs d'une œuvre de jeunesse de Karel Kovařovic et sur sa manière de diriger. Kovařovic était devenu depuis directeur de l'Opéra de Prague et il retarde l'audition de l'opéra à Prague. Faute de mieux, les répétitions commencent à Brno le 12 novembre 1903. La première a lieu au Divadle na Veveří (Théâtre sur Veveří) de Brno, le 21 janvier 1904. À cinquante ans, Janáček connaît un immense succès.

Malgré les excellentes critiques, Karel Kovařovic refuse l'opéra à Prague, tout en promettant de se rendre à Brno pour assister à une représentation -mais ne s'y rend pas. Son ami Jan Herben, qui avait collaboré à Rákós Rákóczy, intervient en faveur de Jenůfa. Rien n'y fait et Kovařovic continue à faire le sourd. Janáček fait appel à Gustav Mahler à l'automne 1904, invitant le prestigieux directeur de l'Opéra de Vienne à venir assister à une représentation à Brno. Il le fait par l'intermédiaire du ministre pour les pays de Bohême, le Baron Ottokar Pražak (lettre du 5 décembre 1904). Mahler répond courtoisement, en homme soucieux de sa charge mais, dans l'impossibilité de se déranger, il demande à son collègue de Brno de lui envoyer la partition de piano avec le texte en allemand. Malheureusement, comme ce matériel n'existe pas à l'époque, on n'en parle plus. Entre-temps, Jenůfa est donné à Ostrava le 25 septembre 1906.

Ce n'est qu'à la suite d'efforts extraordinaires d'amis et d'admirateurs de Janáček que Kovařovic accepte Jenůfa pour Prague, en stipulant alors qu'il doit « arranger » l'œuvre. Cet arrangement consiste en quelques réorchestrations et en un assez grand nombre de petites coupes, souvent d'une mesure ou deux seulement. Pour cet arrangement, il perçoit des royalties. La première a lieu le 24 mai 1916. L'opéra est un triomphe à Prague.

Le 16 février 1918 voit sa création à Vienne mais avec des modifications demandées par le chef d'orchestre Hugo Reichenberger. L'œuvre était encore plus trahie par la mise en scène mais le triomphe était si grand que l'opéra reste à l'affiche après octobre 1918, c'est-à-dire après la défaite et le détachement des pays tchèques de l'Empire.

Il faut attendre la création à Berlin par Erich Kleiber, en 1926, pour que Jenůfa prenne son véritable envol international.

 

Osud de Leos Janacek, 65 ans

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Osud (Destin) est un opéra en trois actes de Leoš Janáček sur un livret du compositeur et de Fedora Bartošová d'après la vie de Kamila Urválková.
L'ouvrage est composé de 1903 à 1905 puis révisé en 1906 mais rejeté par le théâtre de Brno et le théâtre Vinohrady de Prague en 1907.
La première audition est donnée à la radio de Brno en 1934 et la création sur scène eut lieu en 1958 sous la direction de František Jílek au Festival Janáček à l'occasion du trentième anniversaire de sa mort.
Cet opéra malgré la qualité de la musique ne s'imposa pas sur la scène lyrique sans doute à cause d'un livret perfectible.

Leoš Janáček, 95 ans

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Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le  à Hukvaldy et mort le  à Ostrava.
C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du xixe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.

Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno, où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig, où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.

Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.

En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigera jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno.
Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 17 ans. La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du xxe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák.
Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province, mais la création en 1916 d'une version remaniée de Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté1.

Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique.
La littérature russe constitue aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de Sonate à Kreutzer en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.

Il meurt le  des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.

Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.

Leoš Janáček laisse environ 150 œuvres musicales.

Leoš Janáček en Alsace 

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Leoš Janáček (1854-1928) : Messe glagolitique, JW 3/9 “version de septembre 1927” ; Sinfonietta, JW 6/18. Malin Byström, soprano ; Jennifer Johnston, mezzo-soprano ; Ladislav Elg, ténor ; Adam Plachetka, baryton basse. Chœur philharmonique Tchèque de Brno, Petr Fiala. Johann Vexo, orgue.  Orchestre philharmonique de Strasbourg, Marko Letonja. 2021. Livret en français, anglais et allemand. 66’56. 0190296280634.