Résultats de la recherche pour : Luca Lombardi

Lucia Ronchetti, lauréate du Prix Louis Spohr 2022

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L'Italienne Lucia Ronchetti, directrice de la Biennale Musica, a reçu le Louis Spohr Musikpreis 2022 en tant que l'une des personnalités artistiques les plus intéressantes et les plus engagées parmi les compositeurs contemporains" et pour sa vaste oeuvre, caractérisée à la fois par un haut niveau intellectuel, une réflexion, une grande originalité et une puissante synthèse d'imagination et d'expression.

Institué pour la première fois en 1953, ce prix prestigieux a été décerné par le passé à des compositeurs tels que Hans Werner Henze (1976), Olivier Messiaen (1991), Sofia Gubaidulina (1994), Salvatore Sciarrino (2007) et Adriana Hölszky (2019).

Lucia Ronchetti est actuellement compositrice en résidence au Wissenschaftskolleg de Berlin pour la saison 2022-23, la quatrième invitée italienne dans l'histoire de l'institution, après Luigi Nono, Luca Lombardi et Marco Stroppa.

Musique et poésie (3) : Brecht entre dialectique et distanciation

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ADN-ZB/Kolbe
9.4.1980 [Datum Archiveingang]
Bertolt Brecht
geb. 10.2.1898 Augsburg
gest. 14.8.1956 Berlin, Dichter, Theatertheoretiker und Regisseur.

Incontestablement, Bertolt Brecht aimait la musique. Sans avoir connu de formation professionnelle dans ce domaine, il chantait en s'accompagnant à la guitare et composa un certain nombre de mélodies sur ses propres poèmes, sans pour autant pouvoir les noter lui-même. Son œuvre littéraire, après une première phase expressionniste et subjective, s'orienta tôt vers la critique sociale, et sa rencontre avec Hanns Eisler, qui devait devenir son collaborateur musical le plus fidèle et le plus fécond, précipita son évolution dans le sens d'un engagement actif dans l'aile marxiste de la gauche allemande de la fin des années 1920. Cependant, même à la fin de sa vie passée en République démocratique allemande, il n'adhéra jamais au Parti communiste. 

Enrique Mazzola et le Deutsche Oper de Berlin

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Enrique Mazzola vient d'être désigné premier chef invité au Deutsche Oper Berlin.
Ce nouveau poste, d'une durée initiale de quatre ans, amènera le chef à diriger un large éventail de répertoire, y compris la saison prochaine des Contes d'Hoffmann d'Offenbach. Il dirigera également le Grand Gala du Grand Opéra pour soutenir la Fondation SIDA à la maison en novembre prochain.

Enrique Mazzola est directeur artistique et musical de l'Orchestre National d'Ile de France (ONDIF) où il a été nommé à partir de la saison 2012-13.

Né en Espagne dans une famille de musiciens, il commence très jeune l’apprentissage du violon et du piano avant d’étudier la direction d’orchestre auprès de Daniele Gatti et la composition auprès d’Azio Corghi au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan.

Depuis le milieu des années 1990, il est invité à diriger de prestigieuses formations telles que l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, les Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile, de la RAI, de la Radio de Hanovre, l’Orchestre National de Russie... On a pu le suivre sur beaucoup de grandes scènes : la Scala de Milan, le Deutsche Oper de Berlin, le Théâtre des Champs-Élysées, La Monnaie à Bruxelles, le Bayerischer Staatsoper, le Liceu à Barcelone, le Staatstheater de Stuttgart, le Teatro del Maggio Musicale à Florence, l’Opéra de Rome, l’Opéra Royal des Flandres, le Bolshoi à Moscou et aussi dans les principaux festivals européens, notamment avec une nouvelle production de Falstaff qu’il a dirigée à Aix-en-Provence, au Festival de Radio-France et Montpellier, au München Opernfestspiele, au Rossini Opera Festival, à la Biennale de Venise ou encore au Dvořak Praha Festival…
De 1999 à 2003, Enrique Mazzola a été directeur artistique et musical du Festival Cantiere Internazionale d’Arte à Montepulciano en Italie, où il a dirigé de nombreux concerts symphoniques et de nouvelles productions d’opéras avec l’orchestre du Royal Northern College of Music de Manchester.
Passionné aussi de musique contemporaine, Enrique Mazzola participe à de nombreuses créations lyriques, comme celle de Il Re Nudo de Luca Lombardi à l’Opéra de Rome, Medusa de Arnaldo De Felice au Bayerische Staatsoper, Il Processo de Alberto Colla à la Scala de Milan, Isabella de Azio Corghiau au Festival Rossini de Pesaro.

En mars de cette année, il a obtenu la nationalité française.

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Bologne : une journée dédiée aux livres sur les thèmes musicaux

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L'Association « Il Saggiatore musicale » et le Musée de la Musique de Bologne organisent une journée dédiée aux livres sur des sujets musicaux, « Il fior fiore dei libri di musica » le 9 octobre à partir de 10h30 au Palazzo Aldini Sanguinetti de Bologne : Carocci Editore, EDT, Libreria Musicale Italiana, NeoClassica, Leo S. Olschki, Il Saggiatore, Zecchini Editore ont été invités.
Alberto Rizzuti présente "La voce di Bach : Passioni, oratories, messe, mottetti, Magnificat" de Raffaele Mellace (Carocci),
Paolo Petazzi se voit confier "Forme dell'addio : l'ultimo Mahler" d'Ernesto Napolitano (EDT), Marco Bazzocchi pour "Puccini" de Virgilio Bernardoni (Il Saggiatore), Fabio Massaccesi présente "L'opera a luci rosse : seduzione e sessualità nel melodramma del secondo Ottocento" de Federico Fornoni (Leo S. Olschki), Laura Zattra présente "La mediazione tecnologica della voce de Michela Garda" (NeoClassica), Stefano Lombardi Vallauri pour "Chante-moi une chanson d'amour : la musica di Claude Vivier" de Giovanni Battsita Boccardo (Zecchini) et Maria Rosa De Luca pour "Italian opera in the United States, 1800-1850" de Giuseppe Gerbino et Francesco Zimei (Lim).
L'entrée est gratuite.

A Genève, un Idomeneo empêtré dans les fils… du destin

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Pour ce nouvel Idomeneo coproduit avec le Dutch National Opera Amsterdam et les Théâtres de la ville de Luxembourg, Aviel Cahn, le directeur du Grand-Théâtre de Genève, fait appel à Leonardo García Alarcón et au maître du Ballet de la maison, Sidi Larbi Cherkaoui, assurant à la fois la mise en scène et la chorégraphie. 

Un tel ouvrage a la grandeur de l’opera seria tributaire de l’héritage de Gluck et de Campra mais aussi l’hiératisme scénique qui rend difficile son approche. Dès l’Ouverture, Leonardo García Alarcón fait montre d’une indomptable énergie à la tête de sa Cappella Mediterranea renforcée par l’Orchestre de Chambre de Genève. Et Sidi Larbi Cherkaoui fait de même en mettant constamment en mouvement un univers qui est statique par essence. C’est pourquoi il demande à la scénographe japonaise Chiharu Shiota de créer un monde plastique qui change au gré des émotions des personnages.  Les jeux de lumière de Michael Bauer suggèrent donc un cadre d’action dont les pseudo-murs peuvent vaciller pour devenir les lames percutantes d’une mer démontée. Partout, des cintres jusqu’au moindre recoin du plateau, se répandent des fils rouges imbibés par le sang des victimes de la Guerre de Troie reliant le monde intérieur à l’extérieur, alors que le noir symbolise le cosmos et la nuit, le blanc, la pureté et le deuil. Les costumes conçus par le styliste Yuima Nakazato sont vecteurs à la fois de la force guerrière et d’une extrême fragilité.  La gestique imposée aux personnages principaux et à la population crétoise tient de l’ondulation serpentine récurrente qui finit par lasser, tant elle tourne au procédé artificiel. Comment ne pas sourire face à ce gigantesque biscuit rose censé représenter le monstre hideux envoyé par Neptune ou ces spirales métalliques contenant un éphèbe vecteur d’une bien charnelle réalité alors qu’Ilia évoque les zeffiretti lusinghieri ? Il faut donc en arriver à l’aveu d’Idomeneo, « La vittima è Idamante », pour qu’une insoutenable émotion fige ce perpetuum mobile en faisant surgir du noir des profondeurs un magnifique escalier où paraît le Grand-Prêtre du dieu marin, secondé par ses acolytes, annonçant que le courroux divin sera apaisé par l’abdication d’Idomeneo en faveur de son fils.

Les chantres d’Odhecaton visitent Paolo Aretino : bouleversante liturgie du Samedi Saint

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Paolo Aretino (1508-1584) : Sabbato Sancto -Lamentationes et Responsoria. Odhecaton, Paolo Da Col. Gianluigi Ghiringhelli, contre-ténor. Giuseppe Maletto, Massimo altieri, Vincenzo Di Donato, Gianluca Ferrarini, ténor. Mauro Borgioni, Gabriele Lombardi, baryton. Enrico Bava, Matteo Bellotto, basse. Livret en anglais, français, italien ; paroles en langue originale et traduction trilingue. Août 2021. TT 63’03. Arcana A551

Les Arènes de Vérone font face à la pandémie

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Pour sa 98e édition, l’Arena di Verona relève le défi de présenter cinq ouvrages sous forme scénique en faisant appel aux scénographies digitales de l’Atelier D-Wok qui intègrent des clichés provenant de douze institutions muséologiques, archéologiques et paysagères les plus prestigieuses d’Italie. Pandémie oblige, les quelques cent-vingt choristes en tenue de concert s’étagent côté jardin (à la gauche du chef) tandis que, sur scène, évoluent les solistes et les kyrielles de figurants portant le masque sanitaire. Face à une ouverture de scène de plus de septante mètres, la difficulté majeure à laquelle est confronté le chef d’orchestre est de rassembler la sonorité en évitant les décalages entre les contrebasses, les trombones et la percussion placés à l’opposé des forces chorales. Si, au pupitre de Nabucco (le 6 août), vous avez un vieux loup de mer comme Daniel Oren, n’hésitant pas à invectiver ses troupes par le cri, l’équilibre entre la fosse et le plateau s’établit rapidement, alors que la baguette de Francesco Ivan Ciampa, sollicitée pour La Traviata du 7 août, est lourdement mise à l’épreuve.

Pour la production de Nabucco, la Fondazione Arena collabore avec le Musée National du Judaïsme Italien et de la Shoah de Ferrare fournissant les images projetées en arrière-plan. Une fois de plus, l’on retombe dans la transposition éculée à la Seconde Guerre mondiale où les prisonniers juifs s’entassent avec leurs valises sous les miradors, escaliers et passerelles d’acier permettant au pouvoir nazi d’exercer son hégémonie. Au troisième acte, inutile de dire que les jardins de Babylone se métamorphosent en stade olympique pour les Jeux de 1936 magnifiés par les statues d’Arno Breker.

L’Arena di Verona rend hommage à Franco Zeffirelli

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Verone Aida

Aïda

Depuis août 1913, donc depuis cent-cinq ans, ce festival jouit d’une réputation et d’une popularité auprès des publics de partout ; à la suite des Pertile, Lauri Volpi, Gigli des années vingt, toutes les grandes voix du répertoire italien ont affronté les quelques cent-dix mètres d’ouverture de scène en remportant d’éclatants succès devant 20 à 25.000 spectateurs. Aujourd’hui, la jauge est réduite de moitié car une partie des gradins est tapissée de sièges métalliques qui jouxtent le parterre. Chaque saison, la programmation comporte quatre productions, dont une nouvelle qui, en cette année 2018, est une ‘Carmen’ mise en scène par Hugo De Ana et qui est controversée par une frange de la critique et des spectateurs.

De l'art de traiter les passions en musique

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Claudio MONTEVERDI
(1567 - 1643)
Clorinda e Tancredi – Scènes d'amour
Combattimento di Tancredi e Clorinda-Scherzi musicali, extraits-Madrigaux extraits des 7ème, 8ème et 9ème livres
Giovanni Felice SANCES
(1600 - 1679)
Usurpator tiranno
Francesca LOMBARDI MAZZULLI (soprano), Luca DORDOLO (ténor), Cantar Lontano, dir.: Marco MENCOBONI
2017-DDD-70'-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Glossa GCD 923512