Fandango. Luigi Boccherini (1743-1805) : Quintette à cordes n° 73 en si bémol majeur op. 39 n° 1, G 337, « pour deux violons, alto, violoncelle et contrebasse obligée » ; n° 77 en ré majeur, op. 40 n° 2, G 341 « Fandango » ; n° 12 en ré majeur op. 11 n° 6, G 276 « L’Uccelliera » ; n° 60 en do majeur, op. 30 n° 6, G 324 « Musica notturna delle strade di Madrid ». La Ritirata, direction Josetxu Obregón. 2023. Notice en anglais, en français, en allemand et en espagnol. 58’ 35’’. Glossa GCD 923110.
Luigi Boccherini (1743-1805) : Six Symphonies à Quatro Op. 35, en ré majeur, mi bémol majeur, la majeur, fa majeur, mi bémol majeur, si bémol majeur. Marc Destrubé. Orchestra of the Eighteenth Century. Mai 2021, mai 2022. Livret en anglais, français, allemand, espagnol. TT 48’46 + 44’12. Glossa GCD 921131
Luigi BOCCHERINI (1743 - 1805) Stabat Mater en fa mineur G. 532 Wolfgang Amadeus MOZART (1756 - 1791) : Quatuor à cordes en mi majeur KV 428 Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809 - 1847) Salve Regina en mi majeur MWV C 2 Dorothee Mields – Salagon Quartett 2017-DDD-Textes de présentation en allemand et anglais-Carus-83470
La basilique Saint-Denis, dans la ville éponyme aux portes de Paris, est une cathédrale qui peut accueillir un millier de spectateurs. Le Festival de Saint-Denis, de renommée internationale, s’y est installé depuis plus d’un demi-siècle. Sa programmation, par les musiciens invités et les œuvres jouées, est aussi prestigieuse que celle des plus grandes salles de concert du monde.
La renommé d’Anastasia Kobekina est bien sûr plus récente, mais dans une belle dynamique également. Née en 1994 en Russie, elle y a commencé le violoncelle à quatre ans. En 2006, elle entre au très exigeant Conservatoire de Moscou, avant de venir se perfectionner, à partir de 2016, en Allemagne et en France. Lauréate de nombreux prix internationaux, elle est présentée par le programme de salle comme « une violoncelliste d’exception reconnue pour sa musicalité rayonnante, sa technique éblouissante et sa polyvalence artistique ». On ne saurait mieux dire.
Seule avec son violoncelle, elle avait investi le chœur haut de la basilique. En effet, cet édifice, qui frappe par sa hauteur et sa luminosité, a la particularité d’avoir un chœur qui a été surélevé un siècle après sa construction. Pouvant accueillir, lui, deux cents spectateurs, il domine donc la nef. L’impression y est à la fois grandiose et apaisée. Y assister à un concert, alors que le reste de la cathédrale est entièrement vide, nous donne un sentiment très privilégié.
L’acoustique y est exceptionnelle. Avec certes beaucoup de réverbération (sans doute moins, cependant, dans le chœur haut que dans la grande nef), elle nous enveloppe et donne une sensation de douceur extrêmement bienfaisante. Surtout avec une musicienne telle qu’Anastasia Kobekina, qui en joue parfaitement. Elle ne cache pas en ressentir un plaisir qui semble même physique. Et puis, sa proximité avec un public assez restreint lui permet les nuances les plus ténues. Elle parle volontiers (dans un excellent français) au public, présentant les œuvres, sans hésiter à aller sur un terrain très personnel. Elle induit un tel rapport de familiarité que certains spectateurs vont jusqu'à réagir à ses propos !
Au programme, trois des six Suites pour violoncelle seul de Bach. Elles adoptent toutes la même structure : Prélude, puis une suite de cinq danses : les trois premières sont immuables (Allemande, Courante, Sarabande) ; la quatrième est une « galanterie » qui varie selon les Suites (Menuet, Bourrée ou Gavotte) ; la dernière est une Gigue. À saint-Denis, chacune était introduite par une courte pièce, plus ou moins liée au Prélude suivant.
Gaetano Brunetti (1744-1798) : Six Quatuors à cordes opus 3. Concerto 1700. 2024. Notice en espagnol, en anglais, en français et en allemand. 64’ 35’’. 1700 Classics 170008.
Le violoniste et compositeur italien Gaetano Brunetti ou Cayetano Brunetti, né à Fano (Italie) en 1744 et mort à Colmenar de Oreja le œuvré toute sa vie en Espagne au service de Charles III et de Charles IV.
Bien que sa formation commence très probablement à Urbino en tant qu'élève de violon de Carlo Tessarini ou à Livorno chez Pietro Nardini, on le trouve à Madrid au moins dès le , à 15 ou 16 ans. Son nom apparaît dans le procès-verbal d'un concours pour un poste à la Chapelle Royale de Madrid. À cette date il est déjà jugé comme étant un très bon violoniste.
Cependant la vie professionnelle de Gaetano Brunetti ne semble vraiment débuter qu'en 1762, lors de son entrée à l'orchestre du Coliseo de la Cruz. Pour cet important théâtre madrilène il écrira sa première œuvre connue, la musique incidentale pour la comédie de Francisco de Rojas Zorrilla García del Castañal.
C'est sans doute cette stabilité professionnelle qui lui permet d'épouser Saturnina de Soria le 27 novembre de la même année. On connaît quatre enfants de ce mariage : Juan (c.1765-1784), Francisco (c.1765-1834), violoncelliste de prestige, Manuel Isaac (1779–1789) et Luisa (1781–1832), laquelle épousera plus tard le violoniste Francesco Vaccari.
Un nouveau changement se produit en 1767 lorsqu'il obtient un poste de violoniste à la Chapelle Royale de Charles III. Commence alors pour Brunetti une brillante carrière musicale basée sur le cumul de fonctions au sein du monde musical de la Cour : maître de violon de Charles, Prince des Asturies (1770), musicien de la Chambre du Prince (1771), directeur de la musique des festivités d'Aranjuez (au moins dès 1778), musicien de la Chambre du Roi lors du couronnement de Charles IV (1789) et enfin directeur musical de la Chambre du Roi (1796).
Son activité de compositeur et d'interprète décline pourtant autour de 1797 à cause d'une longue maladie et du décès de Saturnina de Soria le 30 mars 1798. Peu avant sa propre disparition, le 16 décembre 1798, Brunetti épouse en secondes noces Juana del Río, sans doute afin de pouvoir laisser à la veuve une pension en remerciement « aux très nombreux services qu'il a reçu de la dite Juana del Río [...], avec d'autres raisons supérieures qu'il garde pour lui »1.
Gaetano Brunetti tint sans doute une place de choix dans le monde musical madrilène de la seconde moitié du XVIIIe siècle, aussi bien grâce aux postes qu'il cumula dans l'entourage royal que par sa fréquentation des principales maisons aristocratiques de la capitale espagnole : les Ducs d'Alba et les Comtes-Ducs de Benavente-Osuna, ainsi que l'Infant Don Luis, patron de Luigi Boccherini. Sa musique eut au contraire un rayonnement européen presque nul, si l'on excepte l'édition de quelques recueils de jeunesse à Paris (1771-1776), l'exécution d'une de ses symphonies au Concert Spirituel le 13 avril 1784 et l'envoi d’une cinquantaine d’œuvres à la Reine d'Étrurie vers 1805, peu après le décès du compositeur.
Excepté l’intérêt de quelques connaisseurs français du XIXe siècle, Brunetti est resté absolument inconnu du grand public jusqu’aux années 1960, lorsque le chef d’orchestre et musicologue américain Newell Jenkins publie quelques-unes de ses symphonies.
Malgré la lenteur de cette récupération, l’enthousiasme de Jenkins n’a pas été démenti par les interprètes qui depuis ont joué la musique du compositeur.
Werner Ehrhardt, directeur musical du Concerto Köln, parle de « musique infiniment délicate, très raffinée ». Dietter Steppuhn fait mention d’un « développement absolument génial » dans la symphonie nº 36 et juge la redécouverte de Brunetti « un des événements musicaux du XXe siècle ». Giorgio Spugnesi a vu dans les quintettes avec basson op. 2 « un chef-d’œuvre de la musique de chambre de la fin du XVIIIe siècle ». Olaf Krone admire l’originalité et la vaste gamme expressive de ce « grand compositeur ». Mais il a fallu attendre jusqu’en 2005 pour voir paraître le fondamental Gaetano Brunetti (1744-1798), Catálogo crítico, temático y cronológico du musicologue espagnol Germán Labrador.
Bon connaisseur de l’œuvre de Luigi Boccherini, de Joseph Haydn et des écoles française et viennoise en général, Brunetti intègre dans sa musique les formes musicales les plus habituelles de la période classique (forme sonate, rondo, rondo-sonate). Les sections de développement sont longues et riches en modulations intéressantes, preuve du goût du compositeur pour le chromatisme. Tous les auteurs s’accordent pour louer la grâce de ses lignes mélodiques raffinées, bâties souvent sur des motifs courts qui peuvent se retrouver dans les différents mouvements d’une même pièce. Ils ont également souligné l’extrême précision de ses indications de dynamique, d’expression et d’ornementation, l’exploitation de modes de jeu inhabituels (ponticello, col legno, etc.) et un traitement généreux des instruments à vent.
Le catalogue de l’œuvre de Gaetano Brunetti établi par Germán Labrador contient 346 entrées, mais on sait qu’il y a au moins 78 œuvres perdues, ce qui donnerait un total de 424.
Giovanni Battista Cirri, né le à Forlì et mort le à 83 ans, dans la même ville, est un violoncelliste, un organiste et un compositeur italien du xviiie siècle.
Admis aux ordres sacrés en 1739, Giovanni Battista Cirri décide de poursuivre sa carrière
musicale à laquelle l'a introduit son frère Ignazio (1711-1787), suivant aussi les conseils à Bologne de Giovanni Battista Martini.
Organiste de la Cathédrale de Forlì de 1759 au début des années 1760, il compose 12 sonates pour orgue.
Peu après il se rend à Paris, où sont publiées ses premières œuvres dont une Symphonie exécutée au Concert Spirituel le .
Il s'établit à Londres en 1764, comme musicien de chambre auprès du Duc de York et du Duc de Gloucester. Il participe au premier concert public à Londres du jeune Wolfgang Amadeus Mozart, âgé alors de 18 ans, et aux concerts de Johann Christian Bach et de Karl Friedrich Abel, très populaires alors.
Dans les années 1780, il retourne à Forlì, pour assister son frère malade, dans sa charge de maître de chapelle de la cathédrale.
Il voyage encore, cependant : en 1782, il joue comme premier violoncelle du Théâtre des Fiorentini à Naples.
En 1787, il succède à son frère comme maître de chapelle de la cathédrale de Forli.
Dans ses œuvres, il apparaît comme prédécesseur de Luigi Boccherini, favorisant le violoncelle solo; cependant on le classe encore dans les compositeurs baroques.
Du 12 au 14 mai, cinq des meilleurs ensembles et artistes espagnols spécialisés dans l'interprétation du répertoire espagnol ancien se produiront au festival de musique baroque de Londres, à l'église St John's Smith Square et au National Centre for Early Music de York.
Sous le titre "Au-delà de l'âge d'or espagnol", l'initiative s'inscrit dans le cadre du Projet Europe.
La Grande Chapelle, sous la direction d'Albert Recasens, se concentrera sur les grandes œuvres chorales espagnoles des XVIe et XVIIIe siècles et, en particulier, sur l'œuvre de Juan Hidalgo, l'une des grandes figures musicales du XVIIe siècle espagnol.
Concerto 1700, dirigé par le violoniste Daniel Pinteño, offrira les trios à cordes, œuvres pour deux violons et violoncelle de José Castel, Luigi Boccherini et Cayetano Brunetti.
L'Apothéose interprétera des pièces sacrées et profanes jouées à la Cour de Madrid entre 1720 et 1750. Outre des œuvres de José de Nebra, le programme comprendra des oeuvres de Juan Francés Iribarren, Giacomo Facco, qui fut maître de la Capilla Real de Madrid en 1720, et Francesco Corselli, également maître de la Capilla Real de Madrid pendant plus de 30 ans (13 mai).
José Miguel Moreno montrera la richesse du répertoire pour guitare espagnole entre 1500 et 1700 avec la vihuela et la guitare baroque dans des œuvres de Diego Ortiz, Guerau et Sanz.
Enfin, Raquel Andueza et La Galanía présenteront un programme de musique espagnole à caractère profane, ainsi que des partitions de chansons à texte en espagnol trouvées dans des collections européennes.
Le compositeurr français Jean René Désiré Françaix estné le au Mans et décédé le à Paris. Pianiste confirmé, il est l'auteur de plus de deux-cents œuvres, il aborde de manière éclectique un certain nombre de types d'ouvrage, allant de la musique pour soliste à l'opéra, passant par la musique de chambre.
Rappel pour les plus jeunes
Né dans une famille de musiciens, Jean Françaix reçoit des cours de musique de son père Alfred Françaix, compositeur et pianiste. Il commence ses études au conservatoire du Mans que dirige son père ; sa mère y est également professeur de chant.
Il commence à étudier à l'âge de dix ans la composition en privé avec la musicienne française Nadia Boulanger à partir de l'année 1922 jusqu'en 1934. Celle-ci remarque chez lui une grand facilité en musique, notamment au niveau de l'harmonie. La même année, il compose sa première étude, une pièce pour piano intitulée Pour Jacqueline. Dédicacée à sa petite-cousine, la partition est éditée en 1924 aux éditions Sénart.
À 11 ans, il rencontre Maurice Ravel, qui, voyant son don, l'encourage à poursuivre et à développer sa curiosité. En 1926, à quatorze ans, il entre au Conservatoire de Paris avec comme professeur Isidor Philipp et remporte en 1930, à 18 ans, son premier prix de piano et entame ainsi sa carrière de pianiste.
En 1932, Jean Françaix représente la France et la jeune école musicale française avec le compositeur Claude Delvincourt au Festival International de l’ISCM de Vienne, où est jouée une de ses pièces pour piano et quatuor à cordes : Huits Bagatelles. Son autre composition de jeunesse, le Concertino pour piano et orchestre, de 1932, connaît un succès immédiat. Son ballet de 1933 Scuola di ballo, qui s'inspire de thèmes du compositeur italien Luigi Boccherini, est créé par les Ballets russes de Monte-Carlo, chorégraphié par Léonide Massine.
Jean Françaix fait partie de la société de concerts Triton et a pour objectif de faire connaître la musique contemporaine en France et en particulier la musique de chambre. Fondé par P.-O. Ferroud en 1932 et dirigée par Henri Tomasi et Henry Barraud, Jean Françaix l'intègre dès 1935. En 1936, le compositeur engrange ses premiers succès internationaux avec sa pièce Concertino au Festival de la Musique de Chambre de Baden-Baden.
À partir des années 1930, aidé par ses capacités naturelles pour la musique, il commence à fréquenter l'élite intellectuelle parisienne ; il est notamment invité fréquemment chez Winnaretta Singer, la « Princesse Blanche de Polignac ». C'est dans ce salon qu'il créé son opéra-comique Le Diable boiteux, en 1938, qui est retransmis à la BBC la même année. Dans ces cercles, il rencontre notamment des compositeurs en vogue tels qu'Igor Stravinksy ou Francis Poulenc, avec qui il lie une grande amitié, ainsi que des écrivains comme Paul Valéry. Par ailleurs, c'est également à ce moment-là que le Comte de Beauvau-Craon va faire rencontre Jean Françaix au réalisateur Sacha Guitry avec lequel il travaillera tout au long de sa carrière. Leur première collaboration est en 1937, quand le compositeur écrit la musique de son film Les Perles de la couronne ; il est âgé alors de vingt-quatre ans. En parallèle, sa carrière de pianiste international s'accélère et Jean Françaix entreprend de nombreuses tournées à l'international, où il joue aussi des œuvres du répertoire et les siennes.
En 1937, Jean Françaix épouse Blanche Yvon, violoniste et chanteuse et, en 1939, il compose une œuvre qu'il considère majeure dans sa carrière, l'oratorio fantastique L'Apocalypse selon Saint Jean, créé en 1942 sous la direction du chef d'orchestre français Charles Münch. Cet ouvrage n'a cependant que peu de succès et n'est que peu repris par la suite. En revanche, si le public français ne l'apprécie guère, il trouve en Allemagne un public davantage accueillant ; il s'associe notamment avec l'éditeur de musique Schott, qui va promouvoir sa musique dans le monde entier. Nombre de ses partitions sont éditées aux Éditions Musicales Transatlantiques, Max Eschig et Schott.
À partir des années 1950, le compositeur travaille fréquemment avec Sacha Guitry pour la réalisation de plusieurs bandes originales de ses films.
En tant que pianiste, il forma un duo avec Maurice Gendron, dont l'une des plus grandes réussites est la sonate pour arpeggione de Franz Schubert, enregistrée une première fois le . En 1954, Jean Françaix remporte le Prix du Disque pour son interprétation du Sextuor pour piano et instruments à vent de Francis Poulenc4. Entre 1958 et 1961, le compositeur est membre du Conseil Supérieur au Conservatoire National de Musique de Paris et entre les années 1959 et 1962, Jean Françaix enseigne à l'École Normale de Musique de Paris. En 1959, le compositeur reçoit la croix de la Légion d'honneur par son professeur Nadia Boulanger. En 1962, le compositeur orchestre une partition de Francis Poulenc, L'Histoire de Babar, qui a un certain succès par la suite, puis s'occupera des Préludes de Frédéric Chopin en 1967.
Au tournant des années 1980, le constat est fait que la musique de Jean Françaix ne plaît pas beaucoup : ayant l'impression d'être rejeté, le compositeur estime sa musique « trop facile à comprendre », ce qui l'empêche d'être jouée. Sa musique légère, qu'il qualifie également de « sérieuse sans gravité », ne lui ouvre donc pas les portes des différentes fonctions officielles qui aurait pu s'offrir à lui, mais il reçoit tout de même un certain nombre de distinctions pour ses travaux : en 1992, il obtient le Prix Arthur Honegger pour l'ensemble de son œuvre.
Jean Français meurt le dans le 3e arrondissement de Paris à l'âge de quatre-vingt cinq ans, après avoir laissé un œuvre d'environ deux-cent quinze pièces.
Jean Françaix est un des rares musiciens à être rester fidèle à l'écriture de la musique pour le seul plaisir, s'inscrivant ainsi dans la lignée des compositeurs tels qu'Emmanuel Chabrier ou Francis Poulenc, préférant persévérer dans la musique tonale plutôt qu'explorer le sérialisme. De plus, malgré sa proximité et ses contactes avec le Groupe des Six, le compositeur ne se plie pas à un mouvement en particulier et reste toujours à l'écart musicalement2.
Jean Françaix compose plus de deux-cents ouvrages au cours de sa vie. Il ne s'arrête pas à un genre particulier mais explore une grande étendue de la musique instrumentale et des différents types d'instruments. Il compose aussi bien des courts ouvrages pour solistes que de la musique de chambre et des concertos. Il explore également le genre vocal avec notamment un oratorio et cinq opéras. Toujours pour la scène, il compose aussi des ballets ainsi que de la musique de film.
Outre des pièces diverses pour instruments seuls, il compose plusieurs concertos, dont un Concerto pour piano, un Concerto pour deux pianos, deux Concertos pour violon, un Concerto pour clarinette et un Concerto pour flûte. Ses œuvres vocales comprennent un oratorio, L'Apocalypse selon Saint-Jean et une cantate pour mezzo-soprano et cordes, la Déploration de Tonton (chien fidèle) (d'après un texte de Georges Ravon).
Il est particulièrement prolifique dans l'écriture de musique de chambre pour les vents. On retrouve notamment deux Quatuors pour saxophones, Prélude, Sarabande et Gigue pour trompette et piano ou ses Neuf pièces caractéristiques pour dix instruments à vent.
La musique pour clavier inclut L'Insectarium, pour clavecin ; Huit danses exotiques, pour deux pianos ; une Messe de mariage et la Suite carmélite, pour l'orgue, ainsi qu'une Sonate pour piano.
Jean Françaix a composé la musique d'une dizaine de films, dont le Si Versailles m'était conté... de 1954 de Sacha Guitry. Celui-ci avait déjà fait appel au compositeur en 1937, alors âgé de vingt-cinq ans, pour son autre film Les Perles de la couronne. Dès lors, la collaboration entre les deux artistes est renouvelée à plusieurs reprises sur d'autres projets cinématographiques. Il compose également la bande originale du film Lady L (1965) de Peter Ustinov.
Ses œuvres combinent l'élégance et l'inventivité, comme le montre La Princesse de Clèves, son cinquième et ultime opéra. Actuellement, ce compositeur rencontre plus de succès à l'étranger qu'en France, surtout en Allemagne, au Japon et aux États-Unis.
Jean-Sébastien Bach (1685-1750 : Concerto brandebourgeois n° 3 BWV 1048 : Allegro. Luigi Boccherini (1743-1805) : Quintette pour guitare et cordes n° 4 en ré majeur, G. 448 : Grave assai et Fandango. Claude Debussy (1862-1918) : Rêverie. Edvard Grieg (1843-1907) : Peer Gynt, suite n° 1 op. 46 : Danse d’Anitra ; suite n° 2 op. 55 : Chanson de Solveig.Modeste Moussorgsky : Une nuit sur le Mont-Chauve. Paulo Bellinati (°1950) : Baião de Gude. Leo Brouwer (°1939) : Paysage cubain avec pluie. Quatuor de guitares de Cracovie. 2020. Notice en polonais et en anglais. 53.53. Dux 1780.