Sir Malcolm Arnold (1921-2006) : Symphonies n° 1 à 9, intégrale ; Suites de danses, intégrale. National Symphony Orchestra of Ireland ; Queensland Symphony Orchestra, direction Andrew Penny. 1995-2000. Notice en anglais. Un coffret de six CD Naxos 8.506041.
Sir Adrian Boult. The Warner Classics Edition. The Mono recordings 1920-1957 on HMV, Pye Nixa et Parlophone. 1920-1957. Livret en allemand, anglais et français. 36 CD Warner Classics.5021732584984
Malcolm Sargent – Complete Decca Recordings. 1945-1960. Livret en anglais. 15 CD Decca Eloquence. 4845636
L’excellent chef d’orchestre espagnol Roberto Forés Veses, bien connu du public français, vient de prendre ses fonctions de directeur artistique de l’Orquesta de Extremadura en Espagne. Il est, par ailleurs, Principal chef invité de l’English Chamber Orchestra basé à Londres tout en menant une carrière international de haut vol. En prélude à un concert avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, Roberto Forés Veses répond aux questions de Crescendo-Magazine.
Cette saison vous prenez vos fonctions comme Directeur artistique de l'Orquesta de Extremadura en Espagne (OEX). Comment avez-vous rencontré cet orchestre ?
J'ai rencontré cet orchestre en 2014. C'était la première fois que j'étais invité à leur pupitre et ensuite il y a eu 3 autres invitations et tous les concerts se sont toujours très bien passés. Nous avons exploré des œuvres d’un répertoire assez large : Symphonie n°104 de Haydn, Symphonie n°2 de Nielsen, Symphonie n°5 de Sibelius et Concerto pour orchestre de Bartók. Mon parcours m’a conduit à diriger des orchestres de chambre où la notion de famille est importante dans l’approche commune de la musique. J’ai tout de suite ressenti ce sentiment avec les musiciens de l’OEX. Au fil de ces 4 invitations, nous sommes devenus de plus en plus proches et il y a un an, alors qu”ils cherchaient un directeur musical, ils m’ont contacté pour me proposer de devenir leur Directeur artistique.
Quelle est votre ambition et quels sont vos projets pour cet orchestre ?
La première étape est de placer l’OEX dans le panorama des orchestres espagnols. L’orchestre est basé à Badajoz dans la province d'Estrémadure, dans le sud-ouest de l’Espagne. Nous envisageons des concerts dans de grandes villes. Nous allons jouer à Madrid, ce qui est très important pour nous, mais aussi à Séville, qui est une autre grande ville pas si éloignée de Badajoz. Enfin, nous avons dans les plans de nous rendre au Portugal, à Lisbonne, car nous ne sommes qu'à deux heures de la frontière. Mon ambition est de donner une identité à cet orchestre qui est très jeune car il a été fondé en l’an 2000. L’OEX est un groupe de musiciens qui joue déjà très bien et naturellement, une seconde étape sera le développement à l’international.
Quels sont les répertoires que vous allez développer ? Est-ce que vous allez programmer de la musique espagnole et je pense en particulier à Manuel de Falla, dont on célébrera l'anniversaire des 150 ans de la naissance en 2026 ?
Nous allons être très attentifs à la musique espagnole et spécialement pour la saison prochaine. Je veillerai à programmer de la musique contemporaine car nous avons des compositeurs émergents de très grands talents ! Par ailleurs, c'est mon premier poste musical dans mon pays et je souhaite également programmer des œuvres qui m’accompagnent dans mon parcours de chef d’orchestre. J'envisage le développement du répertoire sur plusieurs saisons, il y a tant de choses à faire !
Gordon (Percival Septimus) Jacob (né le à Londres, mort le à Saffron Walden, Essex), est un compositeur, arrangeur, orchestrateur et chef d'orchestre anglais.
Après sa scolarité au Dulwich College -période durant laquelle il s'essaie déjà à la composition- et la Première Guerre mondiale (enrôlé en 1914, il est prisonnier de guerre en 1917-1918), Gordon Jacob étudie la théorie, la composition, l'orchestration et la direction d'orchestre au Royal College of Music de Londres, entre 1919 et 1923, auprès d'Adrian Boult, Herbert Howells, Hubert Parry, Charles Villiers Stanford et Ralph Vaughan Williams.
Dès 1924 et jusqu'en 1966, il enseigne à son tour dans ce même lieu, où il a notamment comme élèves Avril Coleridge-Taylor, Grace Williams. Imogen Holst, Elizabeth Maconchy, Stanley Bate, Paul Hamburger, et Malcolm Arnold.
Deux ans après s'être retiré de l'enseignement, en 1968, il est fait Commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (CBE).
Comme arrangeur ou orchestrateur, on lui doit entre autres une orchestration en 1932 du Carnaval de Robert Schumann (pour un ballet), une orchestration en 1946 de la sonate pour orgue d'Edward Elgar, la musique de ballet Mam'zelle Angot (1947), d'après l'opéra-comique La Fille de madame Angot de Charles Lecocq, ou encore un arrangement pour chœurs et orchestre du God Save the Queen (1953), pour le couronnement d'Élisabeth II.
Parmi ses compositions, s'inspirant de la musique baroque et de celle classique au sens strict (et, dans une moindre mesure, de la musique romantique), figurent des pièces pour instrument solo (orgue, piano...), de la musique de chambre, des concertos (pour alto, pour piano...), deux symphonies numérotées (et cinq autres sans numéros, ainsi que trois sinfoniettas), des œuvres vocales (mélodies pour voix soliste, cantates avec chœurs...), ainsi que de la musique légère.
S'y ajoutent au cinéma, dans les années 1940, des musiques pour quelques documentaires et quatre films britanniques, dont For Those in Peril de Charles Crichton (1944, avec David Farrar et Ralph Michael).
De plus, Gordon Jacob est l'auteur de quatre livres liés à la pratique musicale.
Un documentaire réalisé par Ken Russell et sorti en 1959 lui est consacré, sous le titre Gordon Jacob.
Shadow Dances. York Bowen (1884-1961) : Miniature Suite ; Sonata Op. 120. Ralph Vaughan Williams (1872-1958) : Suite de ballet. Lennox Berkeley (1903-1989) : Sonatina Op. 13. William Alwyn (1905-1985) : Sonata. Arnold Bax (1883-953) : Four Pieces. Howard Ferguson (1908-1999) : Three Sketches. Adam Walker, flûte. Huw Watkins, piano. Juillet 2022. Livret en anglais, allemand, français. TT 77’17. Chandos 20265
Guitariste et luthiste virtuose britannique, Julian Bream est né à Battersea le et mort le dans le Wiltshire.
Son père, guitariste amateur, l'initie à cet instrument. Durant son enfance, Julian Bream admire en particulier Django Reinhardt qu'il découvre au disque à neuf ans.
À douze ans il donne son premier concert, puis est reçu au Royal College of Music de Londres comme étudiant en piano, violoncelle et harmonie.
Il est présenté et étudie auprès d'Andrés Segovia. Il donne son premier récital en 1947, à Cheltenham. Il débute alors une carrière de concertiste et commence parallèlement à s'intéresser au luth -en particulier à la musique élisabéthaine. Dès 1959 sa carrière prend une ampleur internationale.
Il s'est également fait connaître comme luthiste et a interprété des pièces sur cet instrument en solo, avec voix ou encore au sein du Julian Bream Consort créé en 1960. Il a ainsi contribué au regain d'intérêt envers le luth et la musique élisabéthaine.
En 1963, Benjamin Britten lui dédie Nocturnal after John Dowland, ce qui suscitera par la suite l'écriture de nombreuses autres pièces de la part d'autres compositeurs pour Bream.
En 1964, il est décoré par I'ordre de l’Empire britannique. Il recevra aussi quatre Grammy Awards. Il enregistrera énormément à partir des années 1970.
Son répertoire, outre les œuvres baroques, classiques et des transcriptions, comprend de nombreuses œuvres du xxe siècle écrites à son intention par des compositeurs tels que Malcolm Arnold, Lennox Berkeley, Richard Rodney Bennett, Benjamin Britten, Leo Brouwer, Hans Werner Henze, Peter Maxwell Davies, Toru Takemitsu, Michael Tippett et William Walton.
Très sérieusement blessé à un bras dans un accident de voiture en 1984, il dut faire un travail considérable pour retrouver sa technique par la suite.
Il prend sa retraite en 2002, tout en continuant à donner quelques concerts occasionnellement. Il reçoit le Gramophone Classical Music Awards en 2013 pour l'accomplissement de toute une vie.
John Frederick Lampe (1703-1751) : The Dragon of Wantley, opéra en deux actes. Mary Bevan (Margery), Catherine Carby (Mauxalinda), Mark Wilde (Moore of Moore Hall), John Savournin (Gubbins/Le Dragon). The Brook Street Band, direction John Andrews. 2021. Notice et livret exclusivement en anglais. 107.56. Un album de deux CD Resonus RES10304.
Sir Arthur Sullivan (1842-1900) : Mascarade duMarchand de Venise, musique de scène; Henry VIII, musique de scène ; Ouverture de The Sapphire Necklace ; Ouverture en do. In Memoriam. RTÉ Concert Orchestra, direction Andrew Penny. 1992. Notice en anglais. 64.33. Naxos 8.555181.
Cette année, le monde de la musique célèbre le Centenaire de la naissance du corniste Dennis Brain. Décédé prématurément dans un accident de la route en 1957, le musicien britannique est toujours considéré comme le plus grand praticien du cor d’harmonie de l’Histoire de l’Instrument. Il est un modèle absolu pour tout corniste et il ne cesse d’inspirer toutes les générations. Dans ce cadre, le brillant et jeune corniste anglais Ben Goldscheider lui consacre un album en hommage.
Dennis Brain est né il y a 100 ans. Pourquoi est-il toujours aussi important dans l'histoire du cor français ? En quoi reste-t-il une sorte de modèle absolu pour toutes les nouvelles générations de cornistes ?
L'importance durable de Dennis Brain réside dans le travail qu'il a effectué avec les compositeurs de son époque ainsi que dans le fait qu'il a popularisé le cor en tant qu'instrument solo. Ses collaborations avec des musiciens tels que Benjamin Britten et Sir Malcolm Arnold, par exemple, ont ouvert de nouvelles voies pour l'instrument, qui ont perduré jusqu'à aujourd'hui. La période romantique a été plutôt stérile, tant en termes de compositions solistes pour le cor que de cornistes jouant en tant que solistes. Ce que Brain a fait, c'est raviver l'excitation autour du cor que l'on avait connue à l'époque de Mozart, Beethoven et Haydn, en attirant l'attention sur l'instrument non seulement comme "l'âme de l'orchestre" comme le décrivait Schumann, mais aussi comme instrument soliste. À cet égard, ma carrière personnelle a été fortement influencée et inspirée par son héritage.
On lit souvent que Denis Brain est le fondateur de l'école anglaise de cor. Cette notion d'école anglaise a-t-elle un sens pour vous ? Si votre réponse est "oui", quelles seraient les caractéristiques de l'école de cor anglaise ?
Oui, absolument ! L'école de cor anglaise a une lignée de joueurs tout à fait remarquable. Il n'y avait pas seulement Dennis Brain, il y avait aussi Barry Tuckwell, Richard Watkins, Michael Thompson et David Pyatt, pour n'en citer que quelques-uns. Ce qui unit vraiment ce groupe de musiciens, c'est la remarquable personnalité et le caractère qu'ils avaient dans leur jeu. Ce ne peut être une coïncidence si Hollywood s'est tourné vers Londres pour ses célèbres sons de cor !