Maurice Ravel et sa muse mécanique ?
Alexis Brodsky, Jérôme Duval-Hamel et le Collectif de l’Art Faber, La Muse méconnue de Maurice Ravel, Actes Sud, ISBN : 978-2-330-21326-8, 94 pages.
Alexis Brodsky, Jérôme Duval-Hamel et le Collectif de l’Art Faber, La Muse méconnue de Maurice Ravel, Actes Sud, ISBN : 978-2-330-21326-8, 94 pages.

Maurice Ravel (1875-1937) : Fanfare pour l'éventail de Jeanne, M. 80 ; Menuet antique, M. 7 ; Shéhérazade, M.41 ; Don Quichotte à Dulcinée, M. 84 ; Trois poèmes de Stéphane Mallarmé, M. 64 ; Valses nobles et sentimentales, M. 61. Fleur Barron, mezzo-soprano, Alexandre Duhamel, Baryton, Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya, direction : Ludovic Morlot..2023 et 2024. Livret en : anglais, français, catalan et espagnol. 54'29. L'Auditori LA-OBC-009
Le légendaire New York Philharmonic donnera la première mondiale du “Prélude et danse” de Sémiramis de Maurice Ravel, une partition de jeunesse dont le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France depuis 2000.
La création mondiale de cette partition, qui ne fut jamais donnée en public, est prévue le 13 mars 2025 à l’occasion d’un concert anniversaire Ravel 2025 du New York Philharmonic sous la direction de Gustavo Dudamel, son directeur musical désigné au David Geffen Hall (concert également donné les 14, 15 et 16 mars).
Les célébrations ravéliennes new-yorkaises se déclineront également par une exposition qui proposera le journal de Riccardo Viñes et les manuscrits originaux de Ravel prêtés par la Morgan Library & Museum. Ces documents seront exposés à la Katherine and Gary W. Parr Archive Gallery du David Geffen Hall, du 3 mars au 20 mai 2025, avec des archives issues des fonds du New York et célébrant l'héritage du compositeur français disparu.
La partition du “Prélude et danse” de Sémiramis est édité par la RAVEL EDITION dans le cadre de l'année Ravel 2025.
Tzigane est une rhapsodie de concert pour violon et orchestre (comportant un seul mouvement) composée par Maurice Ravel en 1924.
L'œuvre porte la référence M.76, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat. Son exécution dure environ dix minutes.
Extrêmement ardue, l'œuvre fait partie des pièces du répertoire violonistique qui demandent le plus de virtuosité.
C'est après avoir entendu à Londres en 1922 la violoniste hongroise Jelly d'Arányi, (petite nièce de Joseph Joachim) et Béla Bartók créer la sonate pour violon et piano nº 1 du compositeur hongrois que Ravel décida de composer Tzigane pour la violoniste.
La création eut lieu au Aeolian Hall à Londres le par la dédicataire et par Henri Gil-Marchex au piano. La première audition espagnole eut lieu le à Barcelone par Marius Casadesus et par l'auteur en personne. La première audition française eut lieu le à Paris (Salle Gaveau) par Samuel Dushkin et Beveridge Webster (luthéal).
La création de la version orchestrale eut lieu le à Amsterdam, par Samuel Dushkin et l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Pierre Monteux. La première parisienne de cette version eut lieu le , par Jelly d'Arányi et l'Orchestre Colonne sous la direction de Gabriel Pierné.
La première partie, pour violon seul, est conçue dans le style d'une improvisation sur des thèmes tziganes chers au compositeur.
L'œuvre comporte un seul mouvement et son exécution dure environ dix minutes.
Le compositeur en écrivit deux réductions, l'une pour violon et piano qui est aujourd'hui la plus jouée, l'autre pour violon et luthéal.
Le luthéal est un dispositif mécanique inventé par le Belge Georges Cloetens placé dans le piano et permettant la modification de son timbre. Il a été utilisé par Ravel dans cette œuvre, mais aussi dans L'Enfant et les Sortilèges. L'instrument original a disparu mais un exemplaire a été retrouvé et est conservé au musée des Instruments de musique de Bruxelles.
Alborada del gracioso (Aubade du bouffon en français) est la quatrième pièce des Miroirs pour piano (1905). L'orchestration qu'en a faite par la suite le compositeur (1919) en a fait une des œuvres les plus populaires de son catalogue.
L'Alborada correspond à un chant espagnol du matin (aubade). Gracioso est dans ce contexte un terme péjoratif qui renvoie à un homme d'âge mûr usant d'artifices vains pour conquérir le cœur d'une jeune femme.
L'œuvre, d'une grande virtuosité tant pianistique qu'orchestrale, est empreinte d'un fort caractère espagnol, notamment dans son introduction staccato évoquant le pincement de la guitare et dans son rythme très marqué.
La création au piano eut lieu le 6 janvier 1906 sous les doigts de Ricardo Viñes. La première exécution de la version orchestrale fut donnée à Paris, le 17 mai 1919, par les concerts Pasdeloup. En 2016, une transcription pour Pierrot ensemble (flûte, clarinette/clarinette basse, violon, violoncelle et piano) est écrite par Tim Mulleman.
Son exécution dure environ sept minutes.
Tzigane est une rhapsodie de concert pour violon et orchestre (en un seul mouvement) composée en 1924.
L'œuvre porte la référence M.76 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat.
Son exécution dure environ dix minutes.
Extrêmement ardue, l'œuvre fait partie des pièces du répertoire violonistique qui demandent le plus de virtuosité.
C'est après avoir entendu à Londres en 1922 la violoniste hongroise Jelly d'Arányi (petite nièce de Joseph Joachim) et Béla Bartók créer la sonate pour violon et piano nº 1 du compositeur hongrois que Ravel décida de composer Tzigane pour la violoniste.
La création eut lieu au Aeolian Hall à Londres le 26 avril 1924 par la dédicataire et par Henri Gil-Marchex au piano.
La première audition espagnole eut lieu le 18 mai 1924 à Barcelone par Marius Casadesus et par l'auteur en personne.
La première audition française eut lieu le 15 octobre 1924 à Paris (Salle Gaveau) par Samuel Dushkin et Beveridge Webster (luthéal).
La création de la version orchestrale eut lieu le 19 octobre 1924 à Amsterdam, par Samuel Dushkin et l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Pierre Monteux. La première parisienne de cette version eut lieu le 30 novembre 1924 à Paris, par Jelly d'Arányi et l'Orchestre Colonne sous la direction de Gabriel Pierné.
La première partie, pour violon seul, est conçue dans le style d'une improvisation sur des thèmes tziganes chers au compositeur.
L'œuvre comporte un seul mouvement. Le compositeur en écrivit deux réductions, l'une pour violon et piano qui est aujourd'hui la plus jouée, l'autre pour violon et luthéal.
Le Tombeau de Couperin est une suite pour piano composée entre avril 1914 et 1917 et créée le 11 avril 1919 par Marguerite Long à la Société de Musique Indépendante (salle Gaveau). Elle comporte six pièces, sur le modèle des suites de danses de l'époque baroque.
L'œuvre porte la référence M.68, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat.
Dès le début de la Première Guerre mondiale, Maurice Ravel cherche à s'engager mais, déjà exempté de service militaire en 1895 en raison de sa faible constitution, il est refusé pour être « trop léger de deux kilos » (ne pesant que 48 kg). Le 1er octobre 1914, Ravel écrit à son ami Roland-Manuel « Je commence deux séries de morceaux pour pianos, dont une suite française. Oh non, ce n'est pas ce que vous croyez, La Marseillaise n'y figurera point, il y aura une forlane, une gigue, pas de tango cependant. »
À force de démarches pour être incorporé dans l'aviation, c'est finalement comme conducteur d'un camion militaire qu'il surnomma Adélaïde qu'il fut envoyé près de Verdun en mars 1916.
Victime selon toute vraisemblance d'une dysenterie puis d'une péritonite, Ravel est opéré le 1er octobre 1916 avant d'être envoyé en convalescence puis démobilisé en mars 1917. La nouvelle du décès de sa mère, survenu en janvier 1917, parvient au compositeur alors qu'il est encore sous les drapeaux. Elle le plonge dans un désespoir sans comparaison avec celui causé par la guerre : profondément abattu, il devait mettre plusieurs années à surmonter son chagrin.
Mûrie dès 1914, l'œuvre fut presque entièrement composée en 1917 alors que Ravel, malade, était démobilisé. Il termine Le Tombeau... en juin 1918 à Lyons-la-Forêt, chez Madame Dreyfus, sa « marraine de guerre » et la mère de Roland-Manuel.
Le Tombeau de Couperin est créé le 11 avril 1919 à la Salle Gaveau par Marguerite Long. Le succès est tel qu'elle doit bisser intégralement l'œuvre.
Composé entre décembre 1902 et avril 1903, le Quatuor en fa majeur est la seconde œuvre de chambre que Ravel compose. Il a 27 ans. Elle est dédiée à son professeur de composition, Gabriel Fauré, et inspirée par le Quatuor en sol mineur de Claude Debussy qui la précède de dix ans.
Debussy se montre très enthousiaste au sujet de l'oeuvre de Ravel, parvenant même à dissuader l'auteur indécis de modifier son finale « Au nom des dieux de la musique, et au mien, ne touchez à rien de ce que vous avez écrit de votre Quatuor » lui écrit-il.
Gaspard de la nuit : Trois poèmes pour piano d'après Aloysius Bertrand est un triptyque pour piano de Maurice Ravel, composé en 1908, d'après trois poèmes en prose extraits du recueil du même nom d'Aloysius Bertrand, et créé le 9 janvier 1909 par le pianiste Ricardo Viñes, Salle Érard, au concert de la Société nationale de musique.
Sa noirceur et son extrême difficulté en ont fait une des œuvres les plus emblématiques de son auteur. Sa durée d'exécution approche les 25 minutes. L'œuvre porte la référence M.55, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat.
L'œuvre est connue pour sa considérable virtuosité et les prouesses pianistiques qu'elle requiert, et tel fut d’ailleurs un des motifs de sa composition, ainsi qu’en témoigne une lettre de Ravel à Maurice Delage évoquant des « pages de piano d’une virtuosité transcendante, plus difficiles à exécuter qu’Islamey de Balakirev ».
Contrairement à beaucoup d'autres de ses partitions pour piano (Menuet antique, Pavane pour une infante défunte, Alborada del gracioso, Une barque sur l’océan, Ma mère l'Oye, Valses nobles et sentimentales, Le Tombeau de Couperin), Ravel, considéré comme un maître orchestrateur, n’a pas transcrit pour orchestre Gaspard de la Nuit, l'a pensé pour orchestre et l'a transcrit pour piano: "Je voulais écrire une transcription pour piano". Le compositeur Marius Constant réalisa une transcription pour orchestre en 1990, bien qu'à la fois trop littérale et subjective.
Gaspard de la nuit est une des rares compositions de Ravel qui combine des aspects et traditions de différentes directions stylistiques : impressionnisme, romanticisme, néoclassicisme et expressionnisme.
Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole, comédie musicale en un acte, Breitkopf & Härtel, PB 5716. ISMN: 979-0-004-21653-8
Maurice Ravel (1875-1937) : Daphnis et Chloé, fragments symphoniques 1ère Suite, Breitkopf & Härtel, PB 5651. ISMN: 979-0-004-21548-7
Maurice Ravel (1875-1937) : Daphnis et Chloé, fragments symphoniques 2e Suite, Breitkopf & Härtel, PB 5651. ISMN: 979-0-004-21549-4