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"Die Loreley" de Max Bruch, 160 ans

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Entre Mendelssohn et Wagner : Die Loreley de Max Bruch
D'après Anne Ozioro

Die Loreley est une œuvre très précoce, écrite entre 1860 et 1863, qui montre comment le compositeur a réagi aux influences qui l'entouraient. Le texte, écrit par l'éminent poète Emanuel Geibel (1815-1884), a été conçu pour Felix Mendelssohn, dont Geibel aimait beaucoup la musique. Il a tellement identifié le texte à Mendelssohn qu'il était réticent à donner à Bruch l'autorisation d'utiliser le livret. Mais Bruch (à une époque où les droits d'auteur n'étaient pas encore respectés) ne s'est pas laissé décourager. Le lien avec Mendelssohn est important, car il montre le contexte dans lequel l'opéra a été écrit, ce qui détermine la manière dont l'opéra doit être évalué. Loin d'être rétrograde, Bruch était en phase avec les valeurs du théâtre musical allemand, représenté par Mendelssohn, Carl von Weber, Heinrich Marshner (dont l'opéra Hans Heiling de 1833 aborde la légende de la Lorelei) et même Robert Schumann. Bien que Die Loreley de Bruch n'ait pas, et c'est compréhensible, l'étonnante originalité du Wagner du milieu et de la fin de la période, on peut l'entendre comme la réponse d'un jeune compositeur à la "nouveauté", annoncée par Richard Wagner.
Immortalisée par le poème Die Lorelei (1822) de Heinrich Heine, la légende de la Lorelei incarne l'esthétique du début de l'ère romantique, où les esprits de la nature habitent des paysages idylliques, où les humains vivent des aventures extraordinaires. Séduits par la beauté, les mortels courent à leur perte. L'esprit romantique n'était pas "romantique", mais hanté par un sentiment de mort, de mystère et de changement inévitable. Pour reprendre les mots de Heine, "Ich weifl nicht, was soll es bedeuten, Dafl ich so traurig bin".

Dans le livret de Geibel, Leonore, la fille d'un passeur qui travaille sur le Rhin, chante une chanson d'amour pour le héros de ses rêves, alors qu'elle est assise sur un rocher au-dessus du fleuve. En entendant sa voix, le Pfalzgraf Otto est envoûté, mais il doit se marier le lendemain avec Bertha la Grafin von Staleck. Leonore est si pure que lorsqu'elle chante, elle est accompagnée par un chœur angélique qui entonne l'Ave Maria. Leonore vit dans un monde imaginaire, c'est pourquoi Geibel introduit, pour contraster, le père de Leonore, Hubert, les bateliers et les vignerons occupés à travailler sur la rive du fleuve. Bruch utilise des rythmes simples et énergiques pour suggérer le travail physique et la stabilité, avec des chœurs pour hommes, femmes et voix combinées. Une procession passe, portant la Grafin Bertha, aimée des villageois pour sa gentillesse. Les bannières flottent et les chevaux se pavanent probablement, suggérés par une marche enjouée.
L'acte II est court, mais crucial. Une tempête se lève et les Esprits du Rhin surgissent des eaux ; des figures bondissantes dans l'orchestre évoquent Mendelssohn, les lignes chorales se balançant sauvagement. Un chagrin d'amour a changé la personnalité de Leonore. Elle appelle les Esprits à la venger : ils lui font écho et la guident. "Mein Herz versteine wie dieser Felsen ! Si elle ne peut avoir Othon, son cœur se transformera en pierre. Elle jette son anneau d'or aux esprits et s'engage auprès d'eux s'ils jettent une malédiction sur les imprudents. Dans la version de Geibel, Leonore lance elle-même la malédiction et en souffre, et les esprits du Rhin sont à la fois masculins et féminins. Dans Der Ring der Neibelungen de Wagner, les demoiselles du Rhin étaient des innocentes, trompées par Alberich, qui a jeté une malédiction sur l'Or du Rhin. Mais telle est la nature de l'art : chaque approche de la légende inspire de nouvelles idées.
Dans le château du Pflazgraf, les noces sont célébrées par des chœurs joyeux. Un Minnesanger chante l'amour et la fidélité. Otto est terrifié, mais personne ne sait pourquoi. Soudain, Leonore apparaît, chantant la chanson de la Loreley. Otto ne peut se retenir plus longtemps et réclame Leonore, s'emportant et déclenchant une bagarre parmi les chevaliers. L'archevêque et les prêtres accusent Léonore de sorcellerie et l'envoient, enchaînée, au procès. Mais elle chante sa défense si magnifiquement que tous ceux qui l'entendent sont enchantés. Otto continue de se déchaîner, il est excommunié et chassé. Bertha meurt, le cœur brisé. Dans le village d'Hubert, les bateliers et les vignerons la pleurent. Otto reste à l'extérieur de l'église, écoutant les hymnes, mais ne peut échapper à la malédiction. Il retourne au rocher où il a rencontré Leonore pour la première fois, la suppliant de lui pardonner, mais elle n'est plus de son monde, et ses paroles sont plaintives et plaintives. "Zwischen dir und mir steht einfort eine dunkele Macht. L'orchestre se déchaîne et les esprits du Rhin se rassemblent autour d'elle. Leur malédiction s'est accomplie et ils la revendiquent comme la leur, la "Köningin vom Rhein".

Compte tenu du lien entre Geibel et Mendelssohn, il est presque impossible de ne pas entendre des échos de Mendelssohn dans la partition de Bruch, même s'il est clair que Bruch répondait à Wagner, avec des échos de Tannhaüser, et à beaucoup d'autres œuvres populaires de l'époque. Le livret de Geibel pour Die Loreley est superbe, si bien écrit que Bruch peut placer chaque scène de manière à en saisir l'atmosphère. La grande scène des esprits, qui constitue le deuxième acte, est un véritable exploit pour un compositeur âgé d'une vingtaine d'années. Bien que l'opéra ne constitue pas un jalon majeur, il vaut la peine d'être entendu dans le cadre de l'évolution du théâtre musical allemand à cette époque.

À Angers : le Beethoven fiévreux et raffiné de Sascha Goetzel

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C’est l’ONPL des grands soirs que l’on pouvait entendre dans l’acoustique si favorable du Centre de Congrès d’Angers sous la direction de son chef Sascha Goetzel. Poursuivant le Festival Beethoven entamé la saison dernière, le chef autrichien était particulièrement dans son élément avec ce programme romantique allemand. Dirigeant sans baguette et sans podium, le chef était directement en contact intime devant ses musiciens pour une Symphonie n°5 d’anthologie qui a galvanisé l’orchestre comme le public.

Il faut dire que Sascha Goetzel n’a pas ménagé ses efforts pour transmettre sa vision à la fois énergique et d’un suprême raffinement de cette oeuvre mythique offrant une sorte de condensé de l’univers de la musique dite classique. Avec un tel traitement, ce Beethoven semblait tout neuf. Le chef de l’Orchestre National des Pays de la Loire a certes su en faire ressortir toute l’audace, mais également, et c’est beaucoup plus rare, tout l’humour d’un Beethoven jonglant avec les registres de l’orchestre dans une partition où les musiciens s’écoutent, s’épient en se renvoyant les quatre notes fatales tout au long de cette symphonie dans un jeu aussi intellectuel que ludique. Devant une telle sollicitation, les musiciens ont donné le meilleur d’eux-mêmes, les cordes souples et ductiles, la flûte solo, le hautbois, la clarinette, le basson, les cors, les trompettes et les trombones à la fin, sans oublier Nicolas Dunesme se déchaînant sur ses petites timbales anciennes montées avec de véritables peaux provoquant un raffut de tous les diables qui aurait sans doute réveillé les oreilles de Beethoven !

Fortement applaudi par un auditoire où la jeunesse le disputait aux cheveux blancs, Sascha Goetzel n’en finissait pas de saluer un public survolté tant est si bien qu’il est allé toucher la main de chacun des jeunes garnissant le premier rang de la salle en provoquant une sorte de joyeuse hystérie collective.

La première partie de ce programme « de retour aux fondamentaux », selon l’expression consacrée, commençait par l’Ouverture du Freischütz de Carl Maria von Weber interprétée avec plus de classicisme que de véritable romantisme tragique. Violon supersoliste de l’ONPL en instance de départ pour Lille, Matthieu Handtschoewercker nous offrait une version policée et sensible du magistral Concerto pour violon en sol mineur de Max Bruch. Composé 10 ans avant celui de Brahms, ce concerto n’a rien à craindre d’un voisinage qui pourrait pourtant lui faire de l’ombre. Ses thèmes, son expression intense, comme sa structure en font un des plus grands concertos du répertoire.

Le concert avait commencé par la présentation du trophée décerné tout récemment par le BBC Music Magazine Awards 2026 dans la catégorie « Orchestre » pour le dernier album de l’ONPL (Schreker, Korngold et Krenek sous la direction de Sascha Goetzel), une récompense jamais encore décernée à un orchestre français qui fait honneur au magnifique travail réalisé par le chef et son orchestre. Crescendo Magazine s’était d’ailleurs fait l’écho de ce disque dès sa parution.

Angers, Centre de Congrès, 12 mai

François Hudry

Crédits photographiques : oOnpl


 A l’OSR Jonathan Nott quitte officiellement la direction artistique

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mercredi 17 décembre 2025

A Genève, les deux concerts des 17 et 18 décembre 2025 ont un caractère particulier car après huit années passées à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande en tant que directeur artistique et musical, Jonathan Nott dirige son dernier programme.

Ce programme reflète l’éclectisme de ses choix et commence par une page émouvante de György Kurtág, Grabstein für Stephan op.15 c, élaborée pour grand orchestre en 1989 après trois versions pour formations de chambre. Rendant hommage à Stephan Stein, l’époux de Marianne Stein qui avait réussi à guérir le compositeur victime d’une grave dépression à Paris, cette brève œuvre prend une dimension bouleversante par les quelques arpèges empreints de nostalgie égrenés par la guitare d’Alessio Nebiolo amenant un dialogue avec la percussion en pianissimo, la harpe et le groupuscule des cordes graves incluant trois violoncelles et deux viole. D’autres groupes d’instruments (cuivres, bois, instruments à clavier, sifflets, czimbalom hongrois) sont disséminés sur scène et dans la salle, donnant à l’auditeur l’impression qu’il ne sait pas d’où provient le son. De brusques tutti véhéments déchirent ce lamento qui finira par s’estomper sur quelques notes en suspension de la guitare.

Intervient ensuite Himari, violoniste japonaise de… 14 ans, décrite comme un prodige de sa génération. Elève d’Ida Kavafian au Curtis Institute of Music de Philadelphie, elle a fait ses débuts européens avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Zubin Mehta et se produira prochainement pour le Concert du Nouvel An du Philadelphia Orchestra confié à la baguette de Marin Alsop. Pour sa première collaboration avec l’OSR, elle choisit le Premier Concerto en sol mineur op.26 de Max Bruch. Pour l’accompagner, Jonathan Nott prend le soin de tisser un canevas soyeux, ce qui permet à la soliste de dérouler rêveusement les formules en arpèges initiales, avant d’attaquer énergiquement le premier thème. Mais le son filandreux qu’elle produit manque singulièrement d’ampleur, ce dont pâtira le deuxième sujet au cantabile trop étriqué. Néanmoins la technique est parfaitement huilée, ce que démontrent les traits de virtuosité exécutés avec une précision extrême.  Dans l’Adagio, la ligne de chant s’embue de larmes qui restent à la surface d’une méditation guère consistante. Par contre, l’Allegro energico conclusif bénéficie d’une sonorité plus corsée qui sous-tend les passaggi échevelés débouchant sur un Presto tout aussi ébouriffant. Devant l’accueil généreux que lui octroient les spectateurs sensibles à sa prime jeunesse, Himari s’empresse de lui offrir en bis une page peu connue de Fritz Kreisler, Recitativo et Scherzo pour violon solo, révélant une sonorité plus concentrée que dans l’ouvrage de Bruch.

Just Classik Festival à Troyes : la musique de chambre en partage

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Il y a huit ans, la violoniste Camille Vasseur et l’altiste Manuel Vioque-Judde lançaient à Troyes le Just Classik Festival, entièrement dédié à la musique de chambre. Ce qui n’était au départ qu’un week-end s’est transformé au fil des éditions en un rendez-vous de quinze jours, combinant concerts, actions pédagogiques et rencontres culturelles. Nous avons suivi les deux derniers « grands concerts ».

Un festival solidement enraciné dans son territoire

Le festival s’organise autour de plusieurs formats : les « Grands concerts » de musique de chambre, donnés en soirée le week-end ; « Aube’Session », qui associe la visite d’un lieu patrimonial à un concert ; les « Concert expresso », de courtes prestations dans des espaces culturels comme les musées ou la médiathèque ; ou encore « Découverte d’instrument », présentée par les musiciens eux-mêmes. À cela s’ajoutent des baby concerts, des masterclasses, des répétitions ouvertes, sans oublier « Just Talk classique », des rencontres où l’on discute musique confortablement installé dans un canapé. Et ce n’est pas tout : le festival investit aussi écoles, prisons, hôpitaux ou centres de primo-arrivants. Cette diversité de propositions donne à chacun la chance d’approcher la musique classique dans un cadre accueillant et sans intimidation, dans des environnements qui lui sont familiers. Les horaires, pensés pour commencer à 18h ou 19h30, rendent les soirées accessibles à tous, tout en laissant la nuit libre.

Un public curieux et fidèle

Ce positionnement particulier permet aussi aux musiciens d’oser des programmes ambitieux, parfois expérimentaux : les spectateurs se montrent aussi enthousiastes pour une œuvre rare et audacieuse que pour une pièce du grand répertoire. Après huit années d’inventivité, le pari est gagné : le public est nombreux, mêlant générations et profils variés, et l’ambiance dans la salle reste chaleureuse. Si le format actuel semble trouver un bel équilibre, les organisateurs réfléchissent déjà au 10e anniversaire, pour bâtir un programme toujours plus inventif.

Somnambulisme éveillé à Thouars

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Nichée dans une boucle du Thouet et flanquée des tours des belles églises romanes poitevines de Saint Médard et de Saint-Laon, la ville historique de Thouars, dans le département des Deux-Sèvres, possède un riche patrimoine et sort peu à peu de sa torpeur à la faveur de divers travaux de restauration et d’embellissements toujours en cours. Elle vient en outre de voir naître un nouveau festival organisé par deux jeunes musiciens du pays, Aglaé Bonnet et Léo Gaillard, qui entendent démocratiser l’univers de la musique classique dans leur ville natale d’une manière vivante et accessible à tous, au gré d’une programmation aussi intelligente qu’originale. Sous le titre un peu intriguant d’Harmonies somnambules, la première édition s’est déroulée durant le week-end du 29 au 31 août au MZ, un « Tiers Lieu » installé dans une ancienne école au cœur de Thouars qui a rencontré la faveur des thouarsais depuis sa création en 2023. Il fallait en fait être assez peu somnambule, mais au contraire très réveillé pour suivre les horaires de cette nouvelle manifestation dont les concerts avaient lieu à 7h30 et à 20h30, soit au lever et au coucher du soleil ! L’originalité de la programmation et l’excellence des jeunes artistes ont attiré un public nombreux, aussi bien dans la petite salle autour du piano que dans la salle principale, le temps incertain ayant empêché le déploiement de certains concerts en plein air dans ce qui fut autrefois le préau de l’ancienne école Jean Macé. Salle pleine pour les cinq concerts, succès total et mérité pour cette première édition. Bilan.

Coup d’envoi vendredi soir avec le très beau récital de la pianiste Élise Noaille. Conçu comme un programme racontant l’histoire d’Eurydice en mêlant littérature et musique avec des œuvres de Thelonious Monk, George Crumb, Joe Division, Zoltán Kodály, Ann Southam et Nadia Boulanger, ce parcours très poétique, aux sonorités parfois étranges, fournissait une véritable étoffe pour nos rêves.

Il fallait se lever tôt le lendemain matin pour un concert ressemblant à un tour de force avec le récital de mélodie française proposé par Emma Steiner, soprano et Alexia Roth au piano. Une première à cette heure inhabituellement matinale pour les deux jeunes musiciennes venues de Genève où elles ont suivi le cursus de la Haute Ecole de Musique. Chanter Fauré, Poulenc, Bernstein ou Bizet à 7h30 du matin n’a entamé ni leur talent ni leur bonne humeur. Voir se lever le soleil à travers les fenêtres du MZ au moment même où le poète dit « Je quittais la terre pour m’enfuir avec toi vers la lumière » était un réel moment de grâce. Et quoi de mieux pour poursuivre gaiement la journée que de conclure ce programme par La Diva de l’empire d’Erik Satie, chantée avec force œillades et par les Chemins de l’amour, cette valse ensorcelante que Francis Poulenc écrivit pour Yvonne Printemps sur des paroles délicieuses de Jean Anouilh.

Karl Goldmark, 110 ans

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Károly Goldmark (ou Karl Goldmark est un compositeur hongrois, né le  à Keszthely et mort le  à Vienne.

Il est issu d'une famille nombreuse juive (plus d'une vingtaine d'enfants), dont le père exerce la profession de cantor. Il apprend le violon et, dès l'âge de douze ans, fait montre d'un réel talent de compositeur en écrivant, notamment, des pièces vocales. Il fait ses études à l'école de la Société musicale de Sopron (1842-1844) où l'on remarque ses capacités de violoniste.

Il se rend ensuite à Vienne où il est l'élève de Jança puis poursuit ses études au Conservatoire de Vienne avec Preger pour l'harmonie et Böher pour le violon. Il se fait un nom comme pédagogue (Jean Sibelius compte parmi ses élèves) et comme compositeur.

En 1851, il est engagé au théâtre de Josefstadt, puis au Carlstheater, approfondissant ses connaissances musicales qu'il met à profit dans ses propres œuvres. En 1858, il organise un concert de sa propre musique mais la réaction de la presse viennoise est négative, ce qui le décide à partir pour Budapest, où il donne des leçons de piano et continue l'étude de la composition. En 1859, il donne un deuxième concert et retourne à Vienne en 1860, où il rencontre Johannes Brahms, avec qui il se lie d'amitié. Avec Joseph Joachim, Brahms et le critique musical Eduard Hanslick, il défend la musique pure contre celle de Wagner.

Son quatuor à cordes, opus 8 le rend immédiatement célèbre.

Les grandes étapes de sa carrière sont la création de son ouverture Sakuntala par l'Orchestre philharmonique de Vienne, le , et la première représentation de son opéra La Reine de Saba à l'Opéra de Vienne, le . Ces deux œuvres remportent un immense succès. On ne saurait passer sous silence son Concerto en la mineur pour violon et orchestre, composé en 1877, soit dix ans après le premier concerto de Max Bruch.

Sa musique évoque surtout la musique traditionnelle de la Hongrie et la musique liturgique juive.
Ses opéras le placent entre Giacomo Meyerbeer et Wagner.
Károly Goldmark laisse environ 60 œuvres musicales

Ozawa, compagnon de route berlinois 

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Oeuvres de Ludwig van Beethoven (1770-1827), Max Bruch (1838-1920), Maurice Ravel (1875-1937), Béla Bartók (1881-1945), Joseph Haydn (1732-1809), Piotr Ilich Tchaïkovski (1840-1893), Anton Bruckner (1824-1896), Gustav Mahler (1860-1911), Paul Hindemith (1895-1963), Hector Berlioz (1803-1869), Richard Strauss (1864-1949),  Richard Wagner (1813-1883), Felix Mendelssohn (1809-1847). Solistes, chœurs et Orchestre philharmonique de Berlin, direction : Seiji Ozawa. 1982-2016. Livret en allemand, anglais et japonais. 6 CD et 1 Blu-Ray Berliner Philharmoniker Recordings.