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Mel Bonis, la consécration orchestrale

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Mel Bonis (1858-1937) : Trois Femmes de légende (Ophélie, op. 165 ; Salomé, op. 100 ; Le Songe de Cléopâtre, op. 180) ; Suite en forme de valses, op. 35-38 (Ballabile ; Interlude et Valse lente ; Scherzo-valse) ; deux mouvements extraits de la Suite orientale, op. 48 (Prélude ; Danse d'Almées) ; Le Chat sur le toit, op. 93, pour voix haute et orchestre ; Trois Danses (Bourrée, op. 62 ; Pavane, op. 81 ; Sarabande, op. 82) ; Noël de la vierge Marie, op. 54, pour mezzo-soprano et orchestre ; Danse sacrée, op. 37 ; Les Gitanos, op. 15 (orchestration d'Adolphe Gauwin). Éditions critiques de Christine Géliot. Elizabeth Watts, soprano ; BBC Scottish Symphony Orchestra, Rumon Gamba, direction. 12-14 février 2025. Livret en anglais. 1 SACD hybride Chandos CHSA 5381.

Myriam Barbaux-Cohen trace l’itinéraire pianistique de Mel Bonis 

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Mel Bonis (1858-1937) : Danses, volume A : Etiolles, valse op. 2. Pièces pittoresques et poétiques 1881-1895 : Prélude op. 10, Gai printemps - Impromptu op. 11, Près du ruisseau, op. 9, Pensées d’automne op. 19, Berceuse op. 23/1, Eglogue op. 12, Romance sans paroles op. 29, Méditation op. 33/1, Carillon mystique op. 31. Pièces de concert 1897-1928 : Ballade op. 27, Romance sans paroles op. 56, Barcarolle op. 71, La Cathédrale blessée op. 107. Pièces pittoresques et poétiques 1910-1932 : Au crépuscule op. 111, Une flûte soupire op. 117, Berceuse triste op. 118, Cloches lointaines op. 121. Myriam Barbaux-Cohen, piano. 2022. Notice en allemand, en anglais et en français. 73.44. Ars 38 349. 

Portrait de compositrice : Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis (III)

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Pour ce dernier épisode de notre dossier sur Mel Bonis, par la plume d'Anne-Marie Polomé, Crescendo-Magazine parle de la redécouverte de cette musicienne

Voici ce que Mélanie écrit dans son testament à propos de son œuvre :

Peu après la seconde guerre mondiale, Pierre Domange, fils aîné de Mélanie, a obtenu la rétrocession des droits sur sa musique de la part de presque tous ses éditeurs. Il leur a racheté les stocks de partitions invendues, a établi un catalogue et a fait inscrire tous les inédits à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique, gérant les droits d’auteurs). 

Comme l’écrit une des arrière-petites-filles de Mélanie, la pianiste Christine Géliot « dans ma jeunesse, j’ai juste entendu dire que mon arrière-grand-mère était compositeur, que sa musique n’intéressait plus personne, qu’elle était démodée ».

Quelles sont les circonstances qui ont permis la résurrection de l’œuvre prodigieuse de Mel-Bonis, la création, au XXe siècle, d’Ensembles Mel Bonis, en Allemagne et en France et l’apparition de sites Internet proposant partitions et enregistrements ?

Rappelons qu’essayant de faire interpréter certaines œuvres de sa mère, Jeanne reçut, en 1967, la réponse suivante de l’organiste et critique musical Bernard Gavoty (1908-1981) : 

« …J’ai eu tout le temps de lire soigneusement la musique que vous m’avez confiée. Je la trouve en vérité excellente. Mais puisque vous m’avez demandé d’être tout à fait sincère, je suis obligé de vous dire que je vois mal, compte tenu du désastreux “progrès’’ intervenu dans les arts en général et dans la musique en particulier, le moyen dont vous pourriez disposer pour remettre en lumière cette musique fort agréable, souvent émouvante, mais que nos jeunes Turcs trouveront assurément “dépassée’’ !... ».

En fait, tout semble démarrer d’Allemagne. Un médecin, musicologue et violoncelliste allemand, Eberhard Mayer (1935-2005) découvre, dans les années 90, dans un manuel de 1937 Handbuch für Klavierquartettspieler écrit par Wilhelm Haltmann, directeur du département de musique de la Bibliothèque nationale de Prusse, que « Mel-Bonis compte parmi les dames qui composent et qui ont quelque chose à dire, et même quelque chose de remarquable. C’est ce que montre, entre autres, son quatuor pour piano publié en 1905 : il est bien construit et on peut le recommander aussi bien aux concertistes qu’aux musiciens amateurs… A l’écoute du dernier mouvement, il ne viendrait jamais à l’idée qu’il a été composé par une femme - un compliment qu’il faut toutefois adresser aux mouvements précédents aussi ».

Portrait de compositrice : Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis (II)

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Suite de notre dossier sur Mel Bonis sous la plume d'Anne-Marie Polomé.

Charles Cornet, correspondant de la revue Le Guide musicalde Bruxelles écrit, le 10 juin 1906, « Madame Mel-Bonis n’est point une professionnelle de la composition dans le sens exact du mot ; mûrie par une étude réfléchie des classiques, ayant reçu les leçons et les conseils de maîtres tels que Franck et Guiraud, douée d’une intelligence personnelle, la musique est pour elle l’idéale ressource de l’expression sentimentale et d’une foi ardente. Les moyens, rigoureux en la forme, ne sacrifient ni à l’afféterie, au mauvais goût du monde auquel elle appartient, ni au désir outrecuidant d’étaler aux oreilles stupéfaites des bizarreries déconcertantes ou des trouvailles périlleuses ». 

Le piano inspire beaucoup Mélanie. Elle compose pour un piano, pour deux, pour piano à quatre mains. Ses descendants ont répertorié 76 œuvres pour cet instrument, dont voici quelques exemples.

Le Quatuor avec piano n°1 en si bémol accompagné d’un violon, d’un alto et d’un violoncelle et exécuté notamment le 22 mai 1906 à la salle Berlioz, recueille toujours un beau succès. Le Mercure musical le juge alors « très féminin mais non efféminé ».

Mélanie l’ayant créé dans son salon en présence de musiciens de renom, le 4 juin 1905, on rapporte une réflexion de Camille Saint-Saëns à Jean Gounod artiste peintre, fils du compositeur Charles Gounod : « Je ne croyais pas qu’une femme puisse écrire cela : elle connaît toutes les ficelles du métier !». Cela peut être vu comme un compliment ou une triste réflexion sur le fait que les femmes compositrices étaient soit ignorées, soit considérées comme de seconde zone.

Un cycle consacré aux Femmes de Légendes puise son inspiration dans la mythologie grecque, dans la légende du Graal, dans la littérature ou le théâtre. Il rassemble 7 dames aux destins particuliers dont la personnalité et la culture inspirent sa musique qui révèle la nostalgie, la tristesse, le noir, le froid et devient symbolique ou romantique. Elle peut être aussi dansante avec des influences orientales. Il s’agit de pièces remarquables pour piano seul.

(1) Mélisande, « mon morceau préféré », écrit Mélanie sur la partition. Le thème vient d’une pièce symbolique de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck (prix Nobel de littérature en 1911), créée le 17 mai 1893 au Théâtre des Bouffes-Parisiens. Enfermée dans sa tour, Mélisande discute, fenêtre ouverte, avec Pelléas, son beau-frère. « Sa chevelure se dénoue tout à coup tandis qu’elle se penche et inonde Pelléas ». 

(2) Desdémone est un personnage de l’Othello de Shakespeare. Elle épouse Othello qui la tue la croyant infidèle, à tort.

(3) Viviane, une fée de la légende du Saint Graal est une pure jeune fille, la mère adoptive de Lancelot qu’elle éduque et à qui elle insuffle sagesse et courage. Lancelot deviendra le plus célèbre Chevalier de la Table Ronde.

(4) Omphale naît de la mythologie gréco-latine. D’après Ovide, cette Reine de Lydie oblige son esclave Héraclès à porter des habits de femme et à filer la laine tandis qu’elle se dote de la peau du lion de Némée et porte la massue. 

(5) Salomé, qui apparaît dans les évangiles de Matthieu et de Marc, montre le charme et la séduction de l’Orient. Forcée par sa mère, dont l’union est contraire à la Loi, elle danse lascivement devant Hérode Antipas et exige qu’on lui donne la tête de Jean le Baptiste, celui qui exhorte les Juifs à mener une vie vertueuse.

(6) Ophélie est un personnage de l’Hamlet de Shakespeare qui se jette à l’eau et « coule musicalement au long du fleuve qui la conduit à Dieu » après qu’Hamlet, son amant, ait tué son père. Dans un poème, Arthur Rimbaud écrit :

…Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc sur le long fleuve noir… 

(7) Phoebé vient de la mythologie grecque. Elle est la sœur de Phoebus, le soleil, et symbolise la lune, l’aspect froid de la féminité.

Certaines de ces pièces seront arrangées pour orchestres. C’est le cas pour Salomé et Ophélie, rejointes par Cléopâtre dans Le rêve de Cléopâtre

Portrait de compositrice : Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis (I)

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Crescendo-Magazine, par la plûme d'Anne-Marie Polomé, publie (en épisodes) un portrait de la compositrice Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis. 

Comment une jeune fille née en 1858 dans une famille de la petite bourgeoisie française très catholique et non musicienne, peut-elle développer une maîtrise de la composition qui la placerait très haut parmi les élites de la profession…si elle était un homme ? Quelles sont les embûches qu’elle devra franchir, les traumatismes qui l’accableront et la laisseront épuisée, mais dont elle se libérera par la musique ? Comment se fait-il qu’elle soit encore connue aujourd’hui, contrairement à d’autres compositrices, également douées?

Famille

Le 21 janvier 1858, une petite Mélanie-Hélène naît au foyer de Pierre-François Bonis (Gentilly 1826-Sarcelles 1900) et de son épouse Marie Anne Clémence Mangin (Paris 1836-1918). Deux autres petites filles la suivront, Eugénie-Caroline en 1860 et Clémence-Louise en 1862, mais la benjamine décède à l’âge de 2 ans, laissant Mélanie désespérée. La famille occupe un appartement 24, rue Rambuteau, proche du centre de Paris. Elle déménage par la suite dans un plus grand appartement situé non loin, 18, rue Montmartre. 

Mark Davidson, de l'Utah à Melbourne

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The Melbourne Symphony Orchestra a choisi Mark Davidson pour trombone principal. Mark Davidson fait actuellement partie de l'Utah Symphony.

Mark Davidson a commencé à jouer du trombone à l'âge de 11 ans dans le cadre des programmes de musique du district scolaire de Plano, au Texas, avant de s'inscrire à l'Université du Nord Texas, où il a obtenu une licence en éducation musicale en 2006. Pendant ses études, Mark a été l'élève de Jan Kagarice et de Tony Baker, et il a reçu le Most Outstanding Undergraduate Award pendant ses études à l'UNT.
Après avoir obtenu son diplôme, il est entré à la Juilliard School et a étudié avec Joseph Alessi, trombone solo de l'Orchestre Philharmonique de New York. Pendant cette période, Mark Davidson a également participé au Pacific Music Festival à Sapporo, au Japon, et a remporté le Concours de trombone ténor Lewis Van Haney de l'International Trombone Association.

Après sa formation à la Juilliard School, il a occupé des postes au San Antonio Symphony en tant que deuxième trombone, au Cincinnati Symphony en tant que deuxième trombone par intérim, et au Baltimore Symphony en tant que premier trombone par intérim.
Il a été nommé trombone principal de l'Orchestre Symphonique de l'Utah par le maestro Thierry Fischer en 2015, après avoir été nommé trombone principal associé/deuxième trombone de l'Orchestre Symphonique de l'Utah en 2013.

Mark Davidson fait actuellement partie de la Faculté de l'Université de l'Utah, où il enseigne aux étudiants en trombone ainsi qu'une classe de techniques orchestrales ouverte à tous les étudiants en musique. En tant que clinicien pour S.E. Shires, il a également présenté des masterclasses et des récitals dans tout le pays, ainsi qu'en Europe et en Australie.
En 2018, Mark a eu l'honneur d'être choisi comme soliste par l'orchestre de l'armée américaine "Pershing's Own" dans le cadre de l'American Trombone Workshop. En 2019, l'ensemble à vent de l'université du Texas du Nord a publié "Fiestas", qui le présente avec son alma mater interprétant "Red Sky" d'Anthony Barfield, sous le label Mark Records.

Passionné par l'avancement de l'éducation musicale et de la performance musicale dans l'Utah, Mark a fondé le Mountain West Trombone Workshop en 2015, un événement annuel qui rassemble des trombonistes de tout l'Utah avec la mission d'engager, de transformer et d'inspirer les trombonistes de tous âges.

Le chef, compositeur, tromboniste et professeur finlandais Atso Almila célèbre son 70e anniversaire

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Atso Almila, chef d'orchestre, directeur musical, compositeur, tromboniste et professeur finlandais est né le 13 juin 1953 à Helsinki.

Il a travaillé avec la plupart des orchestres finlandais, en tant que chef invité ou non. Bien qu'il travaille principalement en Finlande, il travaille également beaucoup en Suède et en Estonie. Son style de composition peut être considéré comme néoclassique, bien qu'il soit parfois chromatique et expressif (comme dans son Concerto pour flûte de 1985 et son Concerto pour violon de 1989). Ses œuvres témoignent d'une appréciation de l'instrument individuel et de la musicalité naturelle.

Il a étudié le trombone et la direction d'orchestre à l'Académie Sibelius d'Helsinki, sous la direction de Jorma Panula, et a obtenu son diplôme de direction d'orchestre en 1979. Il a ensuite travaillé au sein de l'institution en tant qu'assistant principal en direction d'orchestre entre 1991 et 2002 et en tant que professeur de direction d'orchestre à partir de 2002.
Il a dirigé plusieurs chœurs, notamment le Radio Symphony Choir (1975-1976), le chœur de chambre Cantemus de l'Académie Sibelius (1979-1984) et le chœur Akateeminen Laulu (1991-1995). Il a également dirigé l'Orchestre Philharmonique de Tampere (1987-1989) et l'Orchestre Municipal de Joensuu entre 1993 et 2000 (dont il a également été le chef artistique). Il a été directeur musical et directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Kuopio entre 1995 et 2000, après quoi il est devenu premier chef invité de l'Orchestre Municipal de Seinäjoki.
Il a également été directeur musical du Théâtre national de Finlande entre 1982 et 1995 et a été chef d'orchestre de l'Opéra National de Finlande (1980-1987 et 1989-1995). Au FNO, il a dirigé Vincent d'Einojuhani Rautavaara, Gaia de Markus Fagerudd, Mario et le magicien de Vajda et Le rossignol d'Igor Stravinsky.
En 1982, il a remporté le Concours nordique de direction d'orchestre de Norrköping avec Jukka-Pekka Saraste.

Il a composé quatre opéras : Kolmekymmentä hopearahaa (Trente pièces d'argent) en 1988, Ameriikka (Amérique) en 1992, Isontaloon Antti (Antti Isotalo) en 2000, et Pohjanmaan kautta (Cul sec !) en 2002. Elles sont généralement basées sur des intrigues folkloriques et intègrent souvent de la musique folklorique -bien qu'il ne s'agisse pas d'opéra folklorique en raison de la présence de développements musicaux et d'étendues structurelles. Ses harmonies rappellent Sergei Prokofiev et Les Six -avec l'influence de la mélodie italienne dans ses deux derniers opéras. L'intrigue de Kolmekymmentä hopearahaa étudie les relations entre un pasteur revivaliste et son entourage (laïcs et ecclésiastiques) et est basée sur une pièce de Heikki Ylikangas. Ameriikka est une étude sur l'amour et les relations à distance : un mineur part pour l'Amérique en laissant sa fiancée derrière lui -son imagination la conduit à la jalousie et elle décide de le poursuivre à travers l'océan Atlantique. Isontaloon Antti suit un Jägare recruteur qui, de retour d'une formation en Allemagne, est poursuivi par la police pour cette allégeance. Les livrets d'Ameriikka et d'Isontaloon Antti ont été écrits par Antti Tuuri. Pohjanmaan kautta, dont le livret a été écrit par Tiina Puumalainen, raconte l'histoire de la prohibition en Ostrobothnie (le titre se traduit littéralement par "à travers l'Ostrobothnie", un toast finlandais). Elles ont toutes été créées à Ilmajoki et sont généralement jouées à l'extérieur.

Sa musique se caractérise par son caractère nostalgique et agité, avec des mélodies enjouées et des ostinatos brusques. Elle met souvent l'accent sur les cuivres et comprend deux symphonies, dont une pour quintette de cuivres et orchestre (remarquable pour son contrepoint aléatoire), des concertos (contrebasse en 1979, flûte en 1985, tuba en 1986, violon en 1989 et trombone en 1994) et de la musique de chambre (notamment un quatuor à vent et un quintette à cordes, tous deux de 1993, ainsi que Taikalamppu pour quatuor de cuivres, Dedications, Memories (1985) pour quintette de cuivres, le Nonet à vent (1985) et le Quintette de cuivres (1991)). Ses œuvres pour orchestre d'harmonie sont traditionnelles et tonales, ce qui peut être décrit comme de la Gebrauchsmusik, et il emprunte parfois à la musique populaire. Ces œuvres comprennent Concert March (1979), Allegro agitato (1986) et Fanfare (1987), le Concerto pour deux clarinettes et orchestre d'harmonie (1980) et Visions from the North (1997). Cette œuvre comprend des pièces pour le théâtre (environ 40 pièces), la télévision et le cinéma. À l'écran, il a notamment réalisé Da Capo en 1985 et Kotia päin en 1989.

Il enseigne depuis de nombreuses années à l'Académie Sibelius. Presque tous les étudiants en direction d'orchestre qui y ont étudié dans les années 1980, 1990 et au XXIe siècle ont également étudié avec lui. Il organise également de nombreuses masterclasses, dont la plus annuelle a lieu en août à Seinäjoki.

Cocktail de musique de chambre par Frédéric Mellardi

par

Camille Saint-Saëns, Georges Enesco, Francis Poulenc, Erik Satie, François Rauber, Igor Stravinski, André Chpelitch, Henri Tomasi et Pierre Gabaye
Frédéric Mellardi, Alexandre Baty, Eric Aubier, Stéphane Gourvat, Laurent Wagschal, Miklos Schön, Claudia Bara, Francis Orval, Guillaume Cottet-Dumoulin et les Solistes de l’Orchestre de Paris.
2016 – Textes de présentation en français et anglais – INDE088

5 albums pour passer la semaine : redécouvertes françaises et Haydn parisien

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1. Debussy : Images, Estampes, Masques, Le martyre de saint Sébastien — Alice Ader

Claude Debussy (1862-1918) : Images, livres I et II ; Estampes ; Masques ; Hommage à Haydn ; Berceuse héroïque ; Le martyre de saint Sébastien (arr. Caplet pour piano). Alice Ader, piano. Warner Classics / Erato, 2026.

On accueille avec un bonheur tout particulier la réapparition en formule digitale de cette gravure Debussy d'Alice Ader, l'une des pianistes les plus sous-estimées de notre époque. La discographie française a ses injustices, et celle-ci en est une parmi les plus tenaces : voilà une artiste dont l'intelligence du clavier — nourrie d'une longue fréquentation de Debussy, de Ravel, de Fauré, et d'un compagnonnage intellectuel avec le répertoire français du premier XXe siècle — n'a jamais reçu l'écho médiatique qu'elle mérite, alors même que ses lectures comptent parmi les plus authentiquement musicales du répertoire. Ce programme rassemble les pages pianistiques essentielles des années 1900-1915 et intègre, élément précieux, l'arrangement Caplet du Martyre de saint Sébastien — partition rare au disque, où toute l'étrangeté mystique du Mystère de D'Annunzio passe au filtre du clavier. Le toucher d'Alice Ader y conjugue clarté harmonique et profondeur narrative ; les Images du livre II, en particulier, atteignent dans Cloches à travers les feuilles une densité méditative qui justifie à elle seule de redécouvrir cet enregistrement. À écouter, et à faire écouter.

2. Mel Bonis : Orchestral Works — BBC Scottish Symphony Orchestra, Rumon Gamba

Mel Bonis (1858-1937) : Trois Femmes de légende (Ophélie, Salomé, Le songe de Cléopâtre) ; Suite en forme de valses ; Suite orientale ; Trois Danses ; Le chat sur le toit ; Noël de la Vierge Marie ; Danse sacrée ; Les Gitanos (arr. Gauwin). Elizabeth Watts, soprano ; BBC Scottish Symphony Orchestra ; Rumon Gamba, direction. Chandos, 2026.

Le travail de réhabilitation autour de Mel Bonis avance désormais sans plus avoir besoin de plaidoyer : la musique parle. Chandos et Rumon Gamba — qui mènent depuis vingt ans une politique éditoriale exemplaire en matière de répertoire orchestral oublié — offrent ici l'un des panoramas les plus convaincants à ce jour de l'écriture symphonique de la compositrice française. Les Trois Femmes de légende, en particulier, révèlent une dramaturgie orchestrale d'une finesse rare, à mi-chemin entre Massenet et le premier Debussy. Elizabeth Watts apporte aux deux pages avec voix une présence très juste. Le BBC Scottish Symphony Orchestra, dans son meilleur jour, donne à ces partitions la générosité de timbre qu'elles méritent. À placer sans hésiter aux côtés des Lili Boulanger et Augusta Holmès du label.

L’œuvre pianistique inspirée d’Armande de Polignac

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Armande de Polignac (1876-1962) : Six Préludes ; Nocturne ; Pluie ; Berceuse, version révisée ; Échappées ; Cloches, pour piano à quatre mains ; Les Mille et une nuits, pour piano à quatre mains. Bruno Belthoise et João Costa Ferreira, pianos. 2024. Notice en anglais et en français. 72’ 32’’. Grand Piano GP954.