Résultats de la recherche pour : Michael Haydn

Haydn tardif et premier Beethoven, réunis au pianoforte par Michel Kiener et Gianluca Cascioli

par


Joseph Haydn
(1732-1809) : Sonates en mi bémol majeur Hob. XVI:49, en ut majeur Hob. XVI:50, en mi bémol majeur Hob. XVI:52. Variations en fa mineur Hob. XVII:6. Michel Kiener, pianoforte. Mai 2017. Livret en anglais, français. TT 77’21. Passacaille PAS 1144

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates no 7 en ré majeur Op. 10 no 3, no 8 en ut mineur Op. 13, no 12 en la bémol majeur Op. 26. Rondo en ut majeur Op. 51 no 1. Gianluca Cascioli, pianoforte. Mai 2022. Livret en anglais, français, italien. TT 68’07. Arcana A558

Haydn en fratrie avec Enrico Onofri

par

Joseph & Michael Haydn “Miracles Brothers”. Michael Haydn (1737-1806) : Symphonie n°39 en Ut majeur ; Der büßende Sünder (ouverture) ; Joseph Haydn (1732-1809) : Philemon und Baucis (Prélude), Symphonie n°96 “Miracle” en Ré majeur. Österreichisch-Ungarische Haydn Philharmonie, direction : Enrico Onofri. 2023. Livret en allemand, anglais et français. 50’39’’. MDG 901 2292-6. 

Haydn, une rencontre imprévue galvanisée par Michi Gaigg

par

Joseph Haydn (1732-1809) : L’Incontro Improvviso. Dramma giocoso per musica en 3 actes Hob.XVIII.6. Bernhard Berchtold, ténor ; Elisabeth Breuer, soprano ; Anna Willerding, soprano ; Annastina Malm, mezzo-soprano ; Markus Miesenberger, ténor ; Rafael Fingerlos, baryton ; Michael Wagner, basse. L’Orfeo Barockorchester, Michi Gaigg. 2020. Livret en allemand et anglais. Texte chanté en italien, traduction en anglais et allemand. 2CD CPO 555 327-2  

Symphonies et Messes de Haydn par Harry Christophers à Boston : la fin ?

par

Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie en mi bémol majeur Hob. I:103 « Roulement de timbales ». Messe en si bémol majeur « Theresienmesse » Hob. XXII:12. Harry Christophers, Handel and Haydn Society. Mary Bevan, soprano. Catherine Wyn-Rogers, mezzo-soprano. Jeremy Budd, ténor. Sumner Thompson, baryton. Janvier 2022. Livret en anglais. TT 73’52. Coro COR16192

Le 5e Concours international Haydn de chant classique et d'aria, le palmarès

par

Le Concours s'est déroulé à Rohrau, le lieu de naissance des frères compositeurs Joseph et Michael Haydn.
Huit prix ont été décernés à cette occasion : le 1er Prix, doté de 8.000 euros, a été attribué au baryton Jakob Hoffmann, qui a remporté aussi le Prix spécial de la scène de Baden et le Prix spécial pour la meilleure interprétation d'un lied (1.500 euros).

La soprano australienne Alexandra Flood a remporté le 2e Prix, doté de 4.000 euros.
Le 3e prix, doté de 2.000 euros, a été attribué à Isabel Weller (soprano, Allemagne), qui a également reçu le Prix spécial pour la meilleure interprétation d'une aria.
La soprano Florentine Schumacher, également originaire d'Allemagne, a engrangé le Prix du public d'une valeur de 2.000 euros.
L'Autrichienne Heidi Baumgartner a reçu le Prix Joanna & Gene Farber pour les jeunes talents.

Le baryton Jakob Hoffmann, né à Munich, a pris ses premières leçons de chant de 2011 en 2014 avec Florian Dengler. Pendant cette période, il a chanté dans des ensembles vocaux et des chœurs comme le Schwäbischer Oratorium-Chor ainsi que le Bayerischer Landesjugendchor. En 2014, il a commencé ses études de chant avec Andreas Macco à l'Université Mozarteum de Salzbourg. Depuis octobre 2019, il étudie en outre en master dans la classe d'opéra de Kai Röhrig et Karoline Gruber. Il a suivi des masterclasses avec Snejinka Avramova, Andreas Macco et Bernd Valentin. Depuis fin 2019, Hoffmann fait partie de l'ensemble vocal "Bachwerkvokal".

Cette année, le jury était présidé par Angelika Kirchschlager. Les autres membres étaient Thomas Böckstiegel, Samantha Farber, Franziska Kaiser, Michael Lakner, Dominik Licht, Michael Linsbauer et Daniela Spering.

Michael Tilson Thomas à propos d’Alban Berg et de la musique 

par

On ne présente plus Michael Tilson Thomas ! “MTT” est l’un des chefs d’orchestre les plus importants de notre époque ! Ce musicien visionnaire, fondateur et directeur musical du New World Symphony, académie d’orchestre qui encadre les futurs virtuoses des orchestres étasuniens, publie un album Alban Berg qui fera date ! Il retrouve à cette occasion le San Francisco Symphony Orchestra dont il fut le directeur musical entre 1995 et 2020. C’est lors de ce mandat acclamé qu’il fonda SFS Media, le label de la phalange californienne qui publie cet enregistrement. 

Ce nouvel enregistrement propose trois partitions d’Alban Berg : le célèbre Concerto pour violon avec Gil Shaham en soliste, les Sept lieder de jeunesse (chantés par Susanna Phillips) et les Trois pièces pour orchestre. Comment avez-vous choisi ce trio de partitions ?  

Ces partitions représentent une grande partie de ma vie. J'ai grandi et étudié à Los Angeles et, à cette époque, la vie musicale californienne était dominée par deux immenses figures qui y habitaient : Igor Stravinsky et Arnold Schoenberg. L’influence de Schoenberg sur la scène musicale locale faisait rayonner sa musique mais aussi celle de Webern et de Berg. De plus, j’ai très tôt été attiré par la musique d’Alban Berg. J’ai aussi eu la chance d’accompagner le soliste Henryk Szeryng dans le Concerto pour violon de Berg et on sait qu’il était un immense praticien de cette pièce. Ce fut une formidable expérience pour le jeune homme que j’étais. Et quelques années plus tard, à Boston, j’ai eu l’incroyable opportunité de rencontrer le violoniste Louis Krasner, commanditaire et créateur du concerto de Berg et aussi de celui du Concerto pour violon Schoenberg et j’ai pu parler avec lui de ces partitions. 

Alors pour moi, la musique d’Alban Berg et, en particulier, le Concerto pour violon sont une part de mon identité de musicien. Le concerto de Berg est autant pour moi une partie de mon répertoire que peut l’être celui bien plus classique de Max Bruch pour d’autres musiciens ! 

Vous êtes un grand spécialiste de Mahler ! Vous avez enregistré toutes les symphonies et les partitions vocales avec le San Francisco Symphony. Quels sont les liens entre Mahler et Berg ? 

Il y a naturellement des liens entre Mahler et Berg. Certaines partitions comme les Trois pièces pour orchestre sont écrites comme une sorte de mémorial à Mahler. Schoenberg a été le professeur d’Alban Berg, il lui a ouvert les perspectives de l’écriture dodécaphonique, mais Berg compose toujours avec une attention plus humaine là où Schoenberg était très concentré sur la structure. Ne négligeons pas non plus l’influence de Debussy ! En effet, Debussy était l’un des compositeurs les plus joués par la Société d'Exécutions Musicales Privées qui animait alors Vienne et dont Berg était l’un des fidèles. Schoenberg mettait Berg en garde de trop s'orienter vers le style de Debussy. La musique de Berg revêt également un aspect presque envoûtant avec des moments purement magiques, le compositeur peut créer un matériau extrêmement beau à partir de la technique de composition en douze tons. Certains passages du Concerto pour violon sont purement fabuleux et vous touchent directement au coeur.

Joseph Haydn, père de la symphonie romantique

par

Suite de notre dossier Haydn avec un article rédigé par Nicolas Derny, en 2009, sur le compositeur en père de la Symphonie.

Franz Joseph Haydn fait souvent office de figure paternelle. Connu sous le nom de "Papa Haydn", le romantisme le considèrera comme le "père de la Symphonie", ne tenant compte, à peu de choses près, que des célèbres Symphonies Parisiennes et surtout Londoniennes. S’il n’invente pas la Symphonie, aucun autre compositeur parmi ses contemporains, Mozart faisant -comme toujours- exception, ne peut rivaliser avec lui dans ce domaine. Retour sur le parcours du compositeur qui posa les bases du genre.

La musique symphonique tire ses origines des ouvertures françaises et italiennes du XVIIe siècle, pièces relativement brèves à la forme bi- ou tripartite se différentiant par l’ordre d’alternance des sections vives et des parties lentes (lent-vif (-lent facultatif) pour la France ; vif-lent-vif pour l’Italie). A l’époque, le terme de sinfonia renvoie simplement à une pièce pour plusieurs instruments. La première moitié du XVIIIe siècle voit le développement de la forme en Italie (Sammartini) et du côté de Mannheim (Stamitz), Ecole qui établira le canon "classique " du genre et contribuera, grâce à l’excellence de son orchestre, à faire croître la sophistication de l’écriture instrumentale. C’est sur ces fondements que s’édifiera le corpus de Haydn au cours des décennies suivantes.

Contrairement à l’idée reçue, Joseph Haydn n’a pas attendu d’entrer au service des Esterházy, en 1761, pour commencer à composer des Symphonies. Cependant, les premières tentatives, dès 1757, ne s’éloignent pas du modèle de l’ouverture d’opéra italien. L’orchestration, basée sur un groupe de cordes nettement dominé par les premiers violons augmentés de deux hautbois et deux cors, reste également très traditionnelle. On estime que seules 14 œuvres de ce type virent le jour. C’est en effet le nombre de Symphonies qui nous est parvenu, uniquement sous forme de copies car aucun autographe ne semble avoir subsisté. 

Haydn faiseur d’opéras : du giocoso au seria

par

Suite de notre dossier Haydn avec un nouvel article sur les opéras composés par le compositeur, ce texte avait été rédigé par Bernadette Beyne, co-fondatrice de Crescendo Magazine.

Au sein du catalogue abondant de Joseph Haydn, la production scénique tient une place non négligeable tant par sa quantité que par sa qualité et son originalité. Elle comprend environ vint-six œuvres créées entre 1751 et 1796, parmi lesquelles de nombreuses sont représentatives des genres opératiques majoritairement en usage durant la seconde moitié du XVIIIe siècle: intermezzo, dramma giocoso, opera buffa, opera serie et singspiel. La récurrence de termes italiens n’est pas fortuite : entre 1766 et 1791, le compositeur autrichien n’écrivit pas moins de douze opéras italiens qu’il est possible aujourd’hui de porter à la scène, en plus de partitions plus anciennes (avant 1766) malheureusement conservées dans un état fragmentaire qui les réduit à une exécution concertante. Tous, à l’exception du dernier (Orfeo), furent composés pour la Cour des Esterhazy, et seuls quatre des cinq derniers -La Vera Constanza, La Fedelta Premiata, Orlando Paladino et Armide- furent représentés du vivant de Haydn hors de leur lieu de création, presque toujours sous forme de singspiel, des dialogues parlés en allemand venant remplacer les récitatifs secs. Ces quatre opéras furent ceux qui rencontrèrent le plus de succès à Esterhaza.

Bien qu’en réhabilitation ces dernières décennies, surtout sur les scènes françaises et allemandes, la plupart des opéras de Haydn furent d’emblée condamnés, en raison même de leurs conditions de création, à une diffusion restreinte et muselée, ainsi que l’avait lucidement compris leur auteur. Souffrant de l’inévitable comparaison avec Mozart dont ils ne sortent pas gagnants, ils se caractérisent toutefois par de nombreux atours : construction formelle et tonale admirable, verve rythmique, force expressive des récitatifs accompagnés, grande capacité de caractérisation des airs et richesse des effets orchestraux. Leur faiblesse réside davantage dans les livrets, peu plausibles ou dramatiquement creux, que la musique de Haydn ne parvient ni à combler ni à exploiter au maximum.