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Michael Tippett, 120 ans

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Le compositeur britannique Michael Kemp Tippett est né le 2 janvier 1905 à Hillingdon, près de Londres et mort 8 janvier 1998 à Londres.

Michael Tippett étudie à Fettes College et au Royal College of Music de Londres, où il apprend la composition avec Charles Wood et la direction d'orchestre avec Adrian Boult. Dans les années 1920, il habite dans le Surrey, où il commence son activité musicale par la direction d'orchestres locaux.

Tippett compose sur le tard, en restant critique sur ses premières œuvres. À l'âge de 30 ans, il détruit toutes ses compositions et étudie le contrepoint et la fugue avec R.O. Morris.

Son œuvre, s'étendant sur près de soixante ans, comprend cinq quatuors à cordes, quatre concertos, quatre symphonies, cinq opéras ainsi qu'un certain nombre de compositions chorales. Sa musique est classiquement divisée en quatre périodes :

La première s'étend de 1935 à 1947 et comprend les trois premiers quatuors, le concerto pour deux orchestres à cordes, l'oratorio A Child of Our Time ainsi que sa première symphonie. Elle se caractérise par une énergie contrapuntique ainsi que par des mouvements lents profondément lyriques.

La seconde s'étend de celle-ci jusqu'à la fin des années 1950. Elle inclut l'opéra The Midsummer Marriage (1955), la Corelli Fantasia, le concerto pour piano et sa seconde symphonie. Elle se caractérise par une texture orchestrale riche avec une écriture mélodique débordante.

La troisième finit à la fin des années 1970 et marque un contraste net avec les œuvres précédentes : simplicité de la texture et phases abruptes comme dans l’opéra King Priam, son concerto pour orchestre et sa deuxième sonate pour piano.

La dernière est en fait une combinaison des styles précédents, utilisant différents procédés dont la citation (de Ludwig van Beethoven ou de Modeste Moussorgski parmi d'autres). Les œuvres les plus importantes de cette période sont sa troisième symphonie, ses opéras The Ice Break et New Year, et sa composition chorale de grande ampleur The Mask of Time.

L'œuvre la plus célèbre de Tippett est un oratorio intitulé A Child of Our Time, inspiré par la Nuit de Cristal et qui intègre des negro spirituals.

Tippett a incorporé des thèmes homoérotiques à ses opéras, par exemple dans King Priam (1962), qui développe le thème de l'attachement entre Achille et Patrocle. Dans The Knot Garden (1970), les deux personnages principaux, Mel et Dov, forment un couple gay mixte.

Son dernier partenaire, Meirion (Bill) Bowen décrit Tippett comme un « homosexuel affirmé ». En 1923, il tombe amoureux d’un musicien hétérosexuel, Herbert Sumsion, puis en 1932 du jeune peintre Wilfred Franks. Pendant la guerre, il a une relation avec un jeune musicien bisexuel, John Minchinton. En 1957, il reprend contact avec Karl Hawker, un peintre marié qu’il a rencontré avant la guerre. Une fois divorcé, ce dernier devient le secrétaire et l’assistant de Tippett.

L'engagement pacifiste de Tippett lui a valu une condamnation à la prison durant la Seconde Guerre mondiale en 19433. Il est resté cependant avec un esprit particulièrement ouvert sur les connaissances, la littérature et la philosophie des autres pays (Afrique, Europe).

Tippett a été anobli par la Reine Élisabeth II en 1966.

L’Orchestre Français des Jeunes, Elisabeth Leonskaja et Michael Schønwandt : bonheur partagé

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Programme varié, comme souvent avec l’OFJ, pour le deuxième des trois concerts de leur session d’hiver (après Dijon, et avant Ludwigsburg), leur quatrième et dernière session avec le très expérimenté chef d'orchestre danois Michael Schønwandt : une courte pièce dodécaphonique (Dallapiccola), un grand concerto pour piano entre classicisme et romantisme (Beethoven), et en deuxième partie une immense œuvre pour orchestre de l’époque moderne (Bartók).

La Piccola musica notturna (1954) de Luigi Dallapiccola (1904-1975), au titre (« Petite musique nocturne ») qui évoque Mozart, n’a pourtant rien à voir avec cette célébrissime sérénade au ton léger. Elle est basée sur un poème d’Antonio Machado, Nuit d’été, dans lequel le poète se voit « déambulant tout seul, comme un fantôme ». Dès leur entrée, les cordes impressionnent par leur chaleur et leur équilibre. La partition indique Molto tranquillo, ma senza trascinare (« Très calme, mais sans traîner »), mais beaucoup d’interprètes oublient ce qui suit la virgule. Ce n’est pas le cas de Michael Schønwandt, qui prend donc un tempo assez allant. Il obtient de cet orchestre une formidable palettes de couleurs. Leurs sonorités se mêlent presque mystérieusement : nous ne savons pas toujours quels sont les instruments (pourtant tous habituels dans l’orchestre symphonique -à l’exception, éventuellement, du célesta) que nous entendons. Dès lors, nous en sommes convaincus : avec une moyenne d’âge autour de la vingtaine, cet orchestre sonne avec une belle maturité.

Suivait le Concerto pour piano N° 5 (et dernier) de Ludwig van Beethoven, avec l’immense Elisabeth Leonskaja. Dans ses cadences introductives, elle est saisissante de puissance et de simplicité, sans rien d’apprêté. Malgré leur nombre, les cordes ont une texture aérée, remarquablement homogène. Ce concerto est surnommé « L’Empereur », sans aucune raison historique. Et à entendre ce début, on le trouve bien peu solennel, mais plutôt dans l’état d’esprit tout de sensibilité du merveilleux Quatrième Concerto. Elisabeth Leonskaja varie les hiérarchies de ses interventions avec une maîtrise supérieure, capable de percer avec autorité comme de se fondre avec abandon. Elle passe des sonorités les plus cristallines aux plus acérées avec une aisance confondante. L’orchestre, parfaitement discipliné, et le geste sûr de Michael Schønwandt, sont à la hauteur.

“New Year” de Michael Tippet, 35 ans

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New Year est un opéra en trois actes du compositeur Michael Tippett, qui a écrit son propre livret. Il a été créé par le Houston Grand Opera le 27 octobre 1989, dans une mise en scène de Peter Hall.

Tippett a noté que la " métaphore principale " de l'opéra est la danse. Le chorégraphe de la production originale était le célèbre danseur américain Bill T. Jones.

La première production britannique a eu lieu à Glyndebourne, puis le Glyndebourne Touring Opera a présenté une version adaptée de la production de Peter Hall. Comme pour les autres opéras de Tippett, le texte et la musique englobent un éventail très éclectique de références culturelles.

"A child of our time" de Michael Tipett, 80 ans

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A Child of Our Time (un enfant de notre temps) est un oratorio écrit entre 1939 et 1941.

Les textes sont du compositeur lui-même, même s'ils devaient être initialement écrits par T.S. Eliot. Le titre vient de celui d'une nouvelle écrite en 1938 par Ödön von Horváth, "Ein Kind unserer Zeitnote". Le titre de Horvath fait, lui, écho à la nouvelle "Un héros de notre temps" de Lermontov.
Celui-ci s'est, à son tour, inspiré de "La Confession d'un enfant du siècle" de Musset (1836).

C'est le thème d'un "jeune" qui se sent inutile mais qui, par effet miroir, est en même temps le reflet de son temps, de la société dont il est issu.

Dans son oratorio, Tippett laisse de côté le thème du jeune inutile pour s'interroger sur le côté sombre et clair de l'homme et de la société. Ce qu'il met en relief, c'est le thème de la persécution sociale et la résistance de l'esprit humain, celle-ci puisse être une force de destruction de la société et de soi-même.

Issue : réconciliation et rédemption, reflété par le choral Behold the man, the scapegoat, qui fait allusion au Behold the man of God du Messie de Haendel.

Tippett insiste sur l'idée (empruntée à Carl Gustav Jung) de l'ombre et de la lumière qui est en chacun de nous. Il faut donc "connaître son ombre et sa lumière pour faire enfin l'unité" (comme il nous le fait chanter).
D'où le final : Il n'est pas de chagrin définitif, mais un immuable espoir (Here is no final grieving, but an abiding hope).

L'histoire relatée s'inspire de celle d'un jeune juif polonais tuant un diplomate allemand en 1938, donnant le prétexte aux nazis pour la célèbre Nuit de Cristal. On y retrouve le pacifisme du musicien, enclin à la tolérance et appelant à s'auto-critiquer plutôt que de rejeter la faute vers l'« autre ».

La musique reprend des inspirations multiples, dont certains thèmes très connus de jazz ou de negro spirituals, le musicien prenant également comme modèles les passions de Jean-Sébastien Bach ou le Messie de Haendel. La structure en trois parties est directement inspirée par cette dernière œuvre.

La première eut lieu le 19 mars 1944, à Londres, avec l'Orchestre Philharmonique de Londres dirigé par Walter Goehr. Parmi les solistes figurait le ténor Peter Pears.

 

Clare Hammond valorise trois concertos pour piano anglais du milieu du XXe siècle

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William Walton (1902-1983) : Sinfonia concertante pour orchestre avec piano obligé. Benjamin Britten (1913-1976) : Diversions op. 21 pour piano (main gauche) et orchestre. Michael Tippett (1905-1998) : Concerto pour piano et orchestre. Clare Hammond, piano ; BBC Symphony Orchestra, direction George Vass. 2024. Notice en anglais, en allemand et en français. 80’ 41’’. SACD BIS-2604. 

Stokowski à Londres

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Leopold Stokowski. Vol 2. John Alldis Choir, Royal Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, London Symphony Orchestra & Chorus, direction : Leopold Stokowski. Enregistrements de concerts. 1961-1974. Pas de livret. 6 CD ICA Classics. ICAB 5183

Bon anniversaire, Sir Simon Rattle ! Et, surtout : merci !

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C’est à un concert en deux parties bien distinctes que nous conviait le London Symphony Orchestra (LSO) sous la direction de Simon Rattle, à la Philharmonie de Paris. La première était consacrée à des compositeurs britanniques récents : Michael Tippett (1905-1998) et Mark-Anthony Turnage (né en 1960), et la seconde à Ludwig van Beethoven (1770-1827).

Bien que sa carrière de compositeur ait commencé assez tard, puisqu’à l’âge de 30 ans Michael Tippett a détruit toutes ses partitions précédentes, elle s’étend tout de même sur 60 années. On a l’habitude de les considérer en quatre périodes distinctes. Son opéra The Midsummer Marriage (littéralement « Le mariage du solstice d'été », mais souvent traduit « Le mariage de la Saint-Jean »), d’où sont extraites les Ritual Dances de ce concert, a été écrit dans les années d’après-guerre. Il appartient à la seconde période, et porte l’influence manifeste de sa découverte du célèbre psychiatre Carl Gustav Jung. Auparavant, il avait été successivement athée, communiste puis pacifiste (ce qui lui vaudra un séjour en prison en 1943 – mais ne l’empêchera pas d’être anobli en 1966). 

Ces quatre danses reprennent les quatre saisons, et mettent en scène Strephon, danseur qui ne parle, ni ne chante. Dans les trois premières danses, il est pourchassé par une danseuse. Tous deux apparaissent sous différentes formes animales, et la musique décrit ces poursuites : respectivement, un lièvre par un chien de meute (La Terre en automne), puis un poisson par une loutre (Les Eaux en hiver), et enfin un oiseau par un faucon (L’Air au printemps). La quatrième danse (Feu d’été) est sous-titrée Le Sacrifice humain volontaire : Strephon reprend son apparence de danseur et s’autosacrifie par le feu.

Adam Hickox est nommé chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de Trondheim

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Le chef d'orchestre anglais Adam Hickox a été nommé nouveau chef d'orchestre de l'Orchestre symphonique de Trondheim, en Norvège. Le jeune chef d'orchestre, qui est déjà chef principal du Festival de Glyndebourne, prendra ses fonctions à partir de l'automne 2025.

Selon l'ensemble, "Hickox a rendu visite au TSO en 2024, où il a donné une merveilleuse interprétation du Requiem de Verdi. Il a obtenu un résultat artistique exceptionnel et a fait vibrer l'orchestre dès la première note. Bien qu'il soit relativement jeune dans sa carrière, il s'est déjà imposé comme un chef d'orchestre très demandé sur la scène internationale et nous sommes fiers de travailler avec lui dans les années à venir."

La saison 2024/25 de Hickox comprend plusieurs débuts, notamment au Staatsoper de Hambourg (Hänsel und Gretel), à l'Orchestre Philharmonique de Dresde, à l'Orchestre philharmonique de Stuttgart, à l'Orchestre philharmonique de Londres, à l'Orchestre Symphonique de la radio danoise, à l'Orchestre National de Lille, à l'Orchestre Symphonique de Tokyo, ainsi que des apparitions spéciales avec l'Orchestre Philharmonique de la BBC et l'Orchestre Philharmonique royal de Londres. Il a également dirigé La Traviata à Glyndebourne et dirigera en concert A Child of Our Time de Michael Tippett.

Mátyás Seiber, 55 ans

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Mátyás Seiber (Budapest,  – Le Cap, ) est un compositeur hongrois naturalisé britannique, qui a organisé le premier enseignement universitaire structuré du jazz.

Mátyás Seiber développe comme première compétence musicale celle du piano, sa mère Berta Patay étant une pianiste réputée, puis à dix ans il commence à étudier le violoncelle. De 1918 à 1925, il étudie le violoncelle puis la composition à l'Académie de musique de Budapest, où Zoltán Kodály est son professeur. Il s'intéresse au plain-chant médiéval, et se base sur les recherches de Kodály et Bartók pour créer des arrangements de chansons de tradition populaire de plusieurs peuples. Il est un peu déçu par la musique en Europe, notamment lorsqu'en 1925 son sextuor (Serenade for six wind instruments) n'obtient pas un prix et que Bartók proteste en se retirant du jury.
Son diplôme obtenu, il devient professeur à partir de 1925 dans une école privée de musique à Francfort, puis deux ans plus tard s'engage comme violoncelliste sur un bateau allant en Amérique du Sud, et a ainsi la possibilité de faire connaissance de plus près avec la musique de l'« Amérique noire », le jazz.

Il revient à Francfort en 1928, où il est chef d'orchestre dans deux théâtres et donne des concerts de violoncelle en solo, et ses œuvres sont jouées au festival de Munich grâce au soutien de Karl Amadeus Hartmann. Bernhard Sekles, directeur du Conservatoire Hoch de Francfort, lui confie alors en 1928 la direction du premier programme rigoureusement établi d'enseignement du jazz dans un établissement d'enseignement supérieur. Seiber y enseigne le piano-jazz et dirige les cours d'orchestration. Il publie en 1929 le manuel "Schule für Jazz-Schlagzeug" ("L'école de la percussion de jazz") qui est la description pratique de ce qui est requis par sa théorie du jazz.
Lorsque les Nazis prennent le pouvoir, la réussite du département de jazz ne dure pas et en , on en retire les enseignants juifs ou étrangers, dont Sekles et Seiber.
Seiber n'arrive pas à s'installer en Hongrie, et travaille en Union soviétique en tant que consultant musical pendant deux ans, mais on ne lui propose pas ensuite de travail1.

Il part alors pour l'Angleterre, où il devient enseignant privé de composition et de violoncelle et consultant à la filiale londonienne de Schott, et compose également des musiques de film, notamment pour "La Ferme des animaux" (1954) et "A Town Like Alice" (1956), ainsi qu'un opéra de marionnettes (Eva Spielt mit Puppen, 1934).
À partir de 1942, invité par Michael Tippett à l'établissement de formation pour adultes Morley College à Londres, il y enseigne la composition, l'esthétique musicale et la théorie de la musique1. En tant que professeur de composition, il est aussi à l'aise dans le domaine de la musique de Bach que de Schönberg, et sa méthode encourage les étudiants à se rendre compte des raisons de chaque note et de chaque harmonie ; sa réputation d'enseignant s'accroît et il forme toute une nouvelle génération de compositeurs venus étudier au Royaume-Uni depuis toute l'Europe et même au-delà, comme Don Banks, Peter Racine Fricker, Peter Schat, Ingvar Lidholm et Hugh Wood.
Il fonde en 1945 le chœur de musique de chambre Dorian Singers qu'il dirigera jusqu'à sa mort.
Il épouse en 1946 la danseuse Lilla Bauer, enseignante au Goldsmiths College5 et exilée hongroise comme lui, et s'installe avec elle à Caterham dans le Surrey.

Il continue à s'intéresser au jazz, composant notamment avec John Dankworth à la demande de l'Orchestre Philharmonique de Londres Improvisations for Jazzband and Orchestra (1959). Il revient aussi dans les années 1950 à la musique moderne et au dodécaphonisme. Il compose également, parfois sous le nom G. S. Mathis, de la musique populaire, notamment By the Fountains of Rome qui obtient un prix Ivor Novello (Most Outstanding Song of the Year, 1957), ainsi qu'un ballet (The Invitation, 1960).
Mais invité à une tournée de conférences en Afrique du Sud en 1960, il a un accident automobile lors d'une visite du parc national Kruger, et meurt peu après dans un hôpital du Cap.
En sa mémoire, Kodály lui dédie son œuvre chorale Media vita in morte sumus, et Ligeti, que Seiber avait aidé à fuir la Hongrie, lui dédie son œuvre pour orchestre Atmosphères (1961).

L'œuvre de Mátyás Seiber a relié entre elles et développé de nombreuses influences musicales, depuis la tradition hongroise de Bartók et Kodály, en passant par la musique européenne et sérielle, jusqu'au jazz et à la musique traditionnelle et populaire plus légère.

Gustav Theodore Holst, 150 ans

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Gustav Theodore Holst (21 septembre 1874 à Cheltenham, Royaume-Uni- 25 mai 1934 à Londres), est un compositeur anglais. Bien que principalement connu pour sa suite orchestrale Les Planètes (1914-1917), il a composé un grand nombre d’œuvres de genres divers. Son style de composition particulier est le produit de plusieurs influences dont celle du renouveau des chansons populaires anglaises au début du XXe siècle.

Les trois générations de la famille Holst le précédant comptaient des musiciens professionnels et il était clair dès son enfance qu'il serait musicien. Il voulait être pianiste mais n'a pas pu à cause d'une neuropathie périphérique touchant son bras droit.
Il entama une carrière de compositeur, étudiant au Royal College of Music avec Charles Villiers Stanford. Incapable de vivre de ses compositions, il joua du trombone professionnellement et devint plus tard professeur -un excellent professeur selon son ami Ralph Vaughan Williams. Parmi ses autres activités d'enseignement, il a établi une forte tradition de représentations au Collège Morley dont il a été le directeur musical de 1907 à 1924.

Il est le fondateur d'une série de festivals de musique de la Pentecôte qui ont eu lieu de 1916 à sa mort.

Les œuvres de Holst étaient jouées régulièrement au début du XXe siècle mais sa notoriété n'est vraiment venue que grâce au succès international des Planètes dans les années suivant la Première Guerre mondiale. Timide, Holst n'appréciait pas cette renommée et préférait être laissé en paix pour composer et enseigner.

Dans ses dernières années, son style personnel de composition sans compromis heurta de nombreux mélomanes qui le considéraient trop austère et sa brève popularité déclina. Cependant il eut une influence significative sur plusieurs jeunes compositeurs anglais dont Edmund Rubbra, Michael Tippett et Benjamin Britten.
À part Les Planètes et quelque autres œuvres, sa musique a été négligée jusque dans les années 1980, période où la plus grande partie de son répertoire a été enregistrée.