Résultats de la recherche pour : Michel Fourgon

La contribution de Michel Fourgon et Alain Pire à l’histoire du trombone

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De proche en proche. Michel Fourgon (1968-). Alain Pire, Chœur de Chambre de Namur, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Christian Arming, L’autre trio, Jean-Marc Sullon, Thierry Istace, Camille Jadot, Nicolas Villers, Carl Delbart, Les Agrémens, Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Guy van Waas. 2026. Livret : français, anglais. 71’02". Cypres. CYP4671.

Michel Fourgon, compositeur sur les traces de Goethe

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Dans le cadre de son prochain festival Storytelling, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et son chef, Christian Arming, ont notamment mis à l’affiche la création du dernier opus en date du compositeur belge Michel Fourgon, Goethes Fragmente. L’occasion est belle de faire plus ample connaissance avec un compositeur qui bénéficie d’une excellente réputation mais qui n’est sans doute pas (encore) assez connu du grand public.

Lorsqu’on parcourt le catalogue de vos œuvres, un élément apparaît avec force, c’est la présence répétée de la voix, et cela sous toutes ses formes, de la mélodie à l’opéra. Est-ce bien le reflet d’une volonté, d’un goût particulier de votre part ?

Il est incontestable que la voix résonne en moi de manière très particulière. Le recours à la vocalité m’apparaît très souvent comme une évidence, comme un moyen privilégié de transmettre quelque chose de fort, de profond. C’est sans doute d’abord une conséquence de mon éducation. J’ai eu la chance de grandir au sein d’une famille de musiciens pour qui la pratique vocale, et notamment des chants populaires, était quotidienne. J’ai adoré chanter moi-même, déjà enfant puis en tant que membre de divers ensembles vocaux.

A l'IMEP en mars

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Les nombreux rendez-vous de l'IMEP en mars :

IMEPédapéro - L'enseignement de la guitare
Lundi 02 mars 2026 de 10H00 à 12h30
Sous-sol de l'Eglise Sainte-Julienne de Salzinnes, Rue Sainte Julienne, 4 - 5000 Namur. Gratuit - Réservation obligatoire: www.imep.be > Événements

IMEPédapéros, les rendez-vous consacrés à l’enseignement de la musique en académies de musique, 5ème et dernière séance de cette année académique... Ce lundi 02 mars, de 10h00 à 12h30, ce sera au tour de la guitare et en invité.e.s : Jean-Michel Gillard : la musique pour luth de Jean-Sébastien Bach, morceaux choisis, transcrits pour la guitare, doigtés et accompagnés d'une analyse, à l'usage des académies de musique. RachelLutgen : l’influence du folklore espagnol sur le répertoire de la guitare classique de Granados à Rodrigo en passant par Castelnuovo-Tedesco et Barrios. Loïc Leblanc : l’utilisation du procédé de la scordatura comme moyen d’accès à la musique microtonale à la guitare classique. Des étudiante.s de la classe de guitare de Maria-Nieves Mohinos'occuperont des intermèdes musicaux. Et pour conclure, le traditionnel verre de l'amitié. Vivement de pouvoir vous y accueillir....

https://www.imep.be/evenements/imepedapero-4/

Le concerto pour orgue de Jean-Pierre Deleuze
Mercredi 04 mars 2026 à 17H00
Sous-sol de l'Eglise Sainte-Julienne de Salzinnes, Place du Huit Mai - 5000 Namur. Gratuit - Réservation obligatoire: www.imep.be > Événements

Le jeudi 12 mars prochain, le Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales de Jean-Pierre Deleuze sera créé à l’église Saint-Loup sous les doigts de Cindy Castillo. En prévision de cet événement, Jean-Pierre Deleuze nous fait l’amitié de venir nous présenter son activité de compositeur, avec en toile de fond, son travail de composition dans ce concerto. Un événement rare et exceptionnel qui nous permettra de saisir toutes les subtilités de la musique de ce compositeur majeur de la scène belge ! (Animateur: Romain Corbisier)

https://www.imep.be/evenements/le-concerto-pour-orgue-de-jean-pierre-deleuze/

Festival: créations, compositions des classes d'Eric Bettens, Julien Jardon et Romain Corbisier
Mercredi 04 mars 2026 à 20H00
Concert Musiques actuelles/Production Live (Classe d'Éric Bettens) & Concert Musique de film & jeu vidéo (Classe de Julien Jardon) :
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Énements

https://www.imep.be/evenements/festival-creations-compositions-des-classes-de-bettens-j-jardon-et-r-corbisier/

Concert de Composition - Classe de Romain Corbisier
Vendredi 06 mars 2026 à 20H00

Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Énements
Pour la première fois, l'IMEP vous propose un Festival de créations et compositions ! Pendant une semaine entière, nos étudiant.e.s vous feront découvrir leurs personnalités créatrices à travers 2 concerts aux contenus riches et variés : la scène live et les musiques actuelles, la musique de film et jeu vidéo, et des compositions originales inédites et en création mondiale.

https://www.imep.be/evenements/festival-creations-compositions-des-classes-de-bettens-j-jardon-et-r-corbisier-2/

Audition commentée: le Tango par Emmanuel Grégoire
Jeudi 05 mars 2026 à 10H00
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Gratuit - Réservation obligatoire: www.imep.be > Énements

Émergeant des faubourgs populaires de Buenos Aires, jusqu'aux salons parisiens, le Tango est une musique qui se danse aussi bien qu’elle s’interprète. Il exprime de la façon la plus pure et de la manière la plus directe l'espoir des immigrants, mais également la séduction et la nostalgie... Pendant que Piazzolla révolutionne l’art du tango et fait jouer cette musique aux accents populaires dans les plus prestigieuses salles de concert, le tango traditionnel, va souffrir d’un important déclin. Pourtant le tango va sans cesse ressurgir, revenir au goût du jour, avec par exemple la figure emblématique de Gorka Hermosa. Le Tango c'est l'histoire d’une culture à mille facettes!

https://www.imep.be/evenements/audition-commentee-le-tango-par-emmanuel-gregoire/

2ème rencontre des Hauboïstes
Samedi 07 mars à 18H00 et dimanche 08 mars 2026 à 18H00
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Réservations: www.imep.be > Événements

Les 7 et 8 mars 2026, l’IMEP accueillera la 2e Rencontre des Hautboïstes, un week-end placé sous le signe du partage, de la pédagogie et de la musique. Le samedi sera consacré principalement aux (futurs) professionnels du hautbois. Le dimanche, place à la traditionnelle journée « Nous irons Hautbois », qui se tiendra pour la première fois à Namur, au cœur de l’IMEP. Convivialité et plaisir de jouer ensemble seront les maîtres mots de cette journée ouverte aux hautboïstes de tous âges et de tous niveaux. Le week-end se clôturera en beauté avec un grand concert réunissant l’ensemble des participants.

https://www.imep.be/evenements/2eme-rencontre-internationale-des-hauboistes/

Concert des professeurs « Les compositeurs de l’IMEP par les professeurs de l’IMEP » 
Lundi 09 mars 2026, 20H00
Grand Manège - Namur Concert Hall, Rue Rogier 82, 5000 Namur. 
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 65+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans)Réservation obligatoire: +32 (0) 81 24 70 60 du mardi au vendredi de 12H30 à 15H30. 

Pendant plusieurs jours, ce Focus Musique Nouvelle réunit des figures majeures de la création belge — Henri PousseurPierre BartholoméeJacqueline FontynMichel Fourgon — et des artistes d’aujourd’hui qui prolongent cet héritage avec liberté. Pour inaugurer ce Focus Musique Nouvelle, l'IMEP met en lumière les œuvres de ses professeurs compositeurs: Romain CorbisierJean-Michel GillardPhilippe PreudhommeNicolas PaternotteMichel LambertHarold NobenÉric Bettens. 

Récital d'œuvres de Jacqueline Fontyn interprétées par des étudiant.e.s du département de piano de l'IMEP
Vendredi 13 mars 2026, 12H00
Auditorium Rogier, Rue Rogier 82, 5000 Namur. Lunch concert
Plein tarif : 15€ – 8 Jeunes -26 ans)Réservation obligatoire: +32 (0) 81 24 70 60 du mardi au vendredi de 12H30 à 15H30Avec le Poké Bowl sur réservation : € 35, € 28.

https://grandmanege.be/fr/concerts/502-professeurs-compositeurs-imep

Concert de la Camerata IMEP
Le 07 mars 2026 à 20H00
Le Cordaneum - Musée de la Lutherie, rue de la Station, 4 - 6900 Marche en Famenne

https://www.imep.be/evenements/concert-par-la-camerata-imep-2/

Concert de la paix par la Camerata IMEP
Le 08 mars 2026 à 15H00
Grande Synagogue de Bruxelles et de l'Europe - Entrée: 2 rue Dupont - 1000 Bruxelles. Gratuit - Réservations obligatoires (seul mode de réservation)www.imep.be > Événements

https://www.imep.be/evenements/concert-de-la-paix-par-la-camerata/

Concert de l'Harmonie de l'IMEP: sous la direction d'Yves Segers
Samedi 14 mars 2026 à 20H00
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Énements

Le concert de l’Harmonie, sous la direction d’Yves Segers, est un rendez-vous incontournable de la saison de l’IMEP. Différentes écoles ont mis en valeur ses qualités musicales propres, dont en particulier, la variété et la beauté de ses timbres instrumentaux. À découvrir ou à redécouvrir !

https://www.imep.be/evenements/concert-de-lharmonie-de-limep-sous-la-direction-dyves-segers/

Audition commentée par Emmanuel Grégoire, une triple création pour quatuor de saxophone (Michel Lysight, Jean-Michel Gillard, Anthony Jacobs
Lundi 16 mars 2026 à 19H00
Eglise Sainte-Julienne de Salzinnes, Place du Huit Mai - 5000 Namur. 
Gratuit - Réservation obligatoire: www.imep.be > Énements

Une Audition commentée tout à fait inédite! Le fruit du travail de trois compositeurs réuni en un Quatuor pour saxophone! Le Quatuor de saxophones GEMMA, est un projet porté par l’amitié et la passion. Quatre musiciens unis par un même désir : partager une expérience musicale intense et émouvante! Des pièces aux textures sonores fascinantes élargissent les horizons de ce jeune quatuor telle la création de ce jour!

https://www.imep.be/evenements/audition-commentee-triple-creation-pour-quatuor-de-saxophone-m-lysight-j-m-gillard-a-jacobs-par-e-gregoire/

Concert: par la classe de percussion
Mardi 17 mars 2026 à 20H00
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Énements

Voici une soirée percutante et envoûtante en perspective! La classe de percussions de l'IMEP est un ensemble tout à fait unique. Découvrez ces instruments puissants qui donnent vie au tempo de la musique.

https://www.imep.be/evenements/concert-par-la-classe-de-percussion/

Masterclasse de guitare par Oman Kaminsky
Samedi 21 mars 2026 de 13H00 à 19H00
IMEP – Grande Salle B3.002, entrée rue Henri Blès 33A, 5000 Namur
Gratuit - Réservation obligatoirewww.imep.be > Énements

L’IMEP a de nouveau le plaisir d’accueillir le guitaristOman Kaminsky pour des masterclasses exceptionnelles. Il y explorera les liens entre technique, expression personnelle et maîtrise de l’instrument. Un moment de transmission privilégié avec un artiste au parcours riche et inspirant.

 
Concert par le Studio Baroque IMEP "Ulysse vu par les femmes"
Mercredi 25 mars 2026 à 20H00
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Événements

Dans le cadre d’un spectacle-formation du Studio Baroque IMEP dirigé par Sophie Karthäuser, François de Carpentries et Karine Van Hercke proposent une création participative autour du voyage d’Ulysse, vécu par les femmes (Calypso, Circé, Nausicaa, Pénélope…) qui l’ont jalonné, à travers des opéras des XVII ème et XVIII ème siècles. Un périple mythique revisité par une interprétation contemporaine des sentiments pour donner la voix à ces femmes, symboles des forces qui animent et motivent l’existence humaine, dont le héros et voyageur ne fait que traverser l'univers.

https://www.imep.be/evenements/concert-par-le-studio-baroque-imep-ulysse-vu-par-les-femmes/

Concert symphonique consacré à Antonín Dvořák
Vendredi 03 avril 2026 à 20H00
Grand Manège - Namur Concert Hall, Rue Rogier 82, 5000 Namur. 
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Événements

L'Orchestre symphonique de l'IMEP sera placé sous la direction d'Ayrton Desimpelaereavec en soliste Pierre Fontenelle (violoncelle).

Au programme: W.A. Mozart: Ouverture de Don Giovanni, K. 527 - A. Dvořák: Concerto pour violoncelle en si mineur, B.191, op. 104 - A. Dvořák: Symphonie N°9 en mi mineur "du Nouveau Monde", B.178, op. 95

Depuis 1892, Dvořák est directeur du Conservatoire de New York. C’est là qu’il compose ses œuvres les plus connues : sa Symphonie « Du Nouveau Monde » en janvier 1893 ou encore son Quatuor à cordes n° 12 « Américain ». « J’ai tout simplement écrit des thèmes à moi, leur donnant la particularité de la musique des Noirs et des Peaux-Rouges et, me servant de ces thèmes comme sujets, je les ai développés au moyen de toutes les ressources du rythme, de l’harmonie, du contrepoint et des couleurs de l’orchestre moderne [...] sans mon expérience américaine, je n’aurais jamais pu la créer. » 

Dvořák ne reviendra jamais à New York, le Concerto pour violoncelle en si mineur est sa dernière œuvre américaine. Dans ce concerto le dialogue entre soliste et orchestre est des plus équilibrés, et la musique allie sans cesse fougue et lyrisme, puissance et poésie.

https://www.imep.be/evenements/concert-symphonique-consacre-a-antonin-dvorak/

L'IMEP ouvre ses portes!
Samedi 04 avril de 09H30 à 16H30
IMEP - Entrée rue Henri Blès 33A, 5000 Namur

La journée Portes ouvertes est un événement incontournable de l'IMEP! Une journée de rencontres avec les professeur.e.s, de découvertes, de moments musicaux et conviviaux... Pourquoi ne pas venir nous rejoindre? Brocante musicale, Imepiades, et concert des Jeunes Talents à 17H00...

https://www.imep.be/evenements/limep-ouvre-ses-portes/

Concert: "Pop story" par la classe de chant pop de l'IMEP
Vendredi 10 avril 2026 à 20H00
Grande Salle du Delta, Avenue Fernand Golenvaux, 18 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Événements

https://www.imep.be/evenements/concert-par-la-classe-de-chant-pop-4/

Spectacle d'art lyrique: L’Opéra de quat’sous  (Die Dreigroschenoper) de B. Brecht et K. Weill
Vendredi 17 avril à 20h, samedi 18 avril à 20h, dimanche 19 avril à 20h, 
vendredi 24 avril à 20h, samedi 25 avril à 20h, dimanche 26 avril 2026 à 20h
Eglise Saint Albert, Avenue Vauban, 28 - 5000 Namur
Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (Professeur.e.s & Étudiant.e.s IMEP - Jeunes -26 ans) - Réservation obligatoirewww.imep.be > Événements

https://www.imep.be/evenements/spectacle-dart-lyrique-lopera-de-quatsous-de-bertolt-brecht-et-kurt-weill/

Présences 2026 : Georges Aperghis, (re-)découverte en forme de confirmation

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J’arrive pour le week-end de clôture du Festival Présences, après un périple en forme de confiance renouvelée dans les transports en commun : las, le premier bus (de la série de trois, avant deux trains, qui devaient m’acheminer vers Louvain-la-Neuve – où j’entame un cours, sous-titré « tout à l’égo » et consacré à l’individualisme à l’époque contemporaine) me fait faux bond, domino défaillant aux conséquences en cascade : come-back inéluctable de l’automobile, échange de billet TGV pour le retour de Paris et recherche patiente d’un parking « malin ». Les quelques degrés supplémentaires (promiscuité et pollution sont deux des mamelles des grandes villes) et le soleil de printemps me consolent de la grille close à la Maison Européenne de la Photographie, fermée entre deux accrochages – j’aime ses angles d’approche, rusés et originaux ; je marche, mollement au hasard, du BHV (clairsemé depuis l’accession au commerce physique de la mode jetable et chinoise), envisage la Gaîté Lyrique (mais il est trop tôt), flâne autour des Halles (j’en revois le trou béant des années 1970) et aboutis à la librairie Parallèles, enfant soixante-huitard de la contre-culture tout en livres, magazines et disques, où je croise le dernier numéro de Revue et Corrigée – sur papier, glacé. Un tajine poulet-olives au citron confit plus tard, je rejoins le paquebot circulaire de Radio France, ses portiques de sécurité d’aéroport et le Studio 104, pour le concert de 15h30, assis dans le rang des producteurs de France Musique, cherchant où caser pieds et jambes qui, dans ces circonstances, me semblent toujours disproportionnés.

« De bas étage » : le cabaret selon Aperghis

Georges Aperghis est la figure à l’honneur de l’édition 2026 : ce « vieux Parisien » débarqué d’Athènes en 1963, soucieux de demeurer étranger dans un pays d’adoption (il n’en demande pas la nationalité) dont il maîtrise la langue et aime la capitale (il ne retourne en Grèce que pour les concerts – « l’humour y a changé ; je n’y fais plus rire personne », explique-t-il), propose à la création cette semaine cinq nouvelles œuvres (c’est exceptionnel), en plus de s’aventurer tardivement (il est né en 1945) et hardiment dans l’écriture pour grand orchestre – alors que ses pairs, arrivés à ce point de leur carrière, tendent plutôt à peaufiner leur héritage.

Au Conservatoire Royal de Liège, des moments-clés

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Le Conservatoire Royal de Liège est fier d’annoncer l’arrivée de David Reiland en tant que nouveau professeur de Direction d’orchestre.
Cette nomination marque une étape significative dans l’histoire de l’institution, renforçant ainsi son engagement continu envers l’excellence musicale et la formation de la prochaine génération de chefs d’orchestre.
David Reiland, chef d’orchestre renommé au niveau international (Corée du Sud, Lausanne, Metz, Luxembourg) apporte avec lui une vaste expérience et une profonde passion pour la musique. Il dirigera les étudiants du Conservatoire Royal de Liège et les aidera à développer leurs compétences en direction d’orchestre. Sa présence enrichira incontestablement le programme éducatif de l’établissement.

Concert de la Session d’orchestre dirigé par Guy van Waas - Les Éléments
Guy van Waas dirigera l’Orchestre Symphonique du Conservatoire Royal de Liège le 2 décembre. Ce concert intitulé "Les Éléments" promet d’être une soirée musicale
mémorable, mettant en avant le talent des étudiants, sublimé par le chef d’orchestre. Le programme sera orienté vers la musique baroque avec des compositions de Bach, Mozart et Rebel.

Festival Joseph Jongen
Un concert spécial en hommage à Joseph Jongen, l’un des compositeurs belges les plus influents du XXe siècle, sera présenté par les étudiants du Conservatoire Royal de Liège. Cette soirée rendra hommage à l’héritage musical de Jongen et offrira au public une expérience inoubliable. La première partie sera dédiée à la musique de chambre.
En seconde partie, la Messe, Op. 130 de Joseph Jongen sera proposée par les
Chœurs des Conservatoires de Liège et Bruxelles sous la direction de Cyril Englebert.

Concert « 20 ans de la classe de Composition » de Michel Fourgon
Michel Fourgon, compositeur et professeur au Conservatoire Royal de Liège, a été récemment admis à l’Académie Royale de Belgique. À l’occasion du 20e
anniversaire de sa classe de composition, un concert spécial sera organisé, avec notamment la participation de l’Ensemble Hopper et du Centre Henri Pousseur, pour célébrer sa contribution exceptionnelle à la musique et au Conservatoire royal de Liège.

Attention, Musiques Fraîches !, à Arsonic

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Année après année, Attention, Musiques Fraîches ! (les anciennes Dernières Nouvelles de Musiques Nouvelles), s’attache à proposer (à Arsonic, puis à Flagey) de nouvelles partitions, souvent jeunes, souvent de chez nous, toujours enclines à titiller notre curiosité -et cette fibre, sensible, réceptive, tressaille quand le compositeur, humain tel que nous, en plus de livrer le produit de son imaginaire sonore aux mains d’un ensemble de musiciens qui se charge de nous le transmettre (c’est là où l’interprétation prend tout son sens), va sur scène, regarde le public, saisit un micro et tente quelques mots, qui expliquent, situent, contextualisent son point de départ, ses recherches, ses errements, ce qui l’a poussé à tenter l’étrange exercice de la création.

La chose est d’autant plus touchante que le programme réunit fille et père : celui-ci, au pas mal assuré, est de retour dans un de ces lieux de musique perdus de vue (et étrangement hors d’atteinte) depuis des années (la santé, les difficultés, la vie quoi…), hésitant, comme si avoir remis la main sur le papier à musique était déjà ahurissant (quand on n’a plus écrit, va-t-on pouvoir réécrire ?), alors que dire quand on est là, quelques secondes avant de faire face à ce qui s’est retrouvé sur la portée, ce qui a coulé entre les lignes, comme malgré soi ? Les Retouches de Jean-Louis Libert sont celles de la vieille dame qui cousait les ourlets du pantalon offert par la marraine de son frère, souvenir d’un temps de slow fashion où l’on maniait aiguille et fil à la maison, parfois à la Singer, souvent à la lumière d’une 40 watts ; sa pièce émeut, mature, pleine de cet entendement stupéfié que l’épreuve apporte, de cette beauté qui ne fraye pas avec le canon, mais fait appel à cette fibre, sensible, réceptive…

Benoît Mernier, inspirations multiples

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Benoît Mernier, organiste et compositeur belge, est à l’honneur d’un concert  Namur Concert Hall. Lors de  ce concert intitulé “Miroirs Vénitiens”, le vendredi 5 mai prochain, le public du Namur Concert Hall pourra découvrir une de ses nouvelles compositions. Timothée Grandjean et Alex Quitin, reporters de l’IMEP, rencontrent Benoît Mernier pour évoquer sa nouvelle création et les autres développements de sa riche actualité.

Lors du concert “Miroirs Vénitiens” du vendredi 5 mai, le public du Namur Concert Hall pourra découvrir une de vos nouvelles compositions. Pouvez-vous nous faire la genèse de cette œuvre ?

Jérôme Lejeune, fondateur du label Ricercar, a toujours marqué un vif intérêt pour la musique d’aujourd’hui. Il est aussi l’administrateur de l’ensemble Clematis. Il m’a contacté ainsi que le compositeur liégeois Michel Fourgon pour nous proposer de nous associer à un programme de concert intitulé « Miroirs vénitiens ». Il s’agissait donc d’écrire des œuvres nouvelles dialoguant avec du répertoire italien du XVIIe siècle. Dans mon travail de compositeur, j’ai toujours été sensible à la question de la tradition. Comment, par la création d’aujourd’hui, prolonger, commenter la musique du répertoire ? C’est une question qui m’est chère. Pour moi, la création doit s’ancrer dans une réalité. Elle doit parler au public et faire écho dans un souci de communication, détachée d’une certaine forme d’abstraction. Elle ne peut se refermer sur elle-même sous peine d’être morte née. Il n’est pas question ici de nostalgie ou d’obédience à des formes passées mais plutôt d’un acte d’émulation : comment la musique du passé peut-elle nous inspirer des formes nouvelles dans un souci de reliance. Je pense qu’aujourd’hui nous avons besoin à tous les niveaux de créer du lien. Créer du lien entre les individus et aussi entre les différentes formes d’expressions artistiques. Nos sociétés sont menacées par l’éclatement et le repli sur soi. L’Art a plus que jamais pour mission de relier les choses entre elles, de faire sens. Pour moi, il est moins question de « faire œuvre » que de créer du lien. À cet égard, ce projet a donc retenu mon attention et mon envie.

Votre composition sera associée aux œuvres anciennes principalement puisées dans le répertoire vénitien du XVIIe siècle de Biagio Marini et Giovanni Legrenzi. L'ensemble Clematis joue donc sur des instruments anciens. Est-ce un défi d’écrire pour ce type d’instruments ? Il y a-t-il des enjeux particuliers au niveau de la notation par exemple ?

Écrire pour des instruments anciens demande effectivement de repenser un certain nombre de choses. Il y a bien sûr les questions techniques. Un exemple : le violon baroque se joue sans mentonnière ; les gestes compositionnels doivent être donc être adaptés à cette réalité. Il ne s’agit pas de se sentir limité mais de comprendre ce qui fait la caractéristique de cet instrumentarium. Le démanché (ou le fait de passer rapidement d’une position à une autre sur le violon ou le violoncelle) ne peut pas être imaginé comme sur les instruments modernes. Par ailleurs, le travail sur le jeu d’archet est beaucoup plus subtil et différencié à l’époque baroque qu’après la révolution française. On sait que le chant était au XVIIe et XVIIIe siècles le modèle absolu. Le jeu d’archet baroque s’inspire de cela. On va parler de consonnes plus ou moins définies, un peu comme les coups de langue pour les instruments à vent. Il y a donc là un champ d’expérience très fertile et stimulant. Mes pièces écrites pour ce projet travaillent beaucoup sur cette question. Je me suis inspiré des pratiques et notations de l’époque mais avec un imaginaire d’aujourd’hui. L’expressivité est toujours au centre de mon attention, que soit en tant qu’interprète à l’orgue ou dans mon travail de compositeur. Cette question est cruciale à l’époque baroque, particulièrement pour la musique italienne animée par les « affetti » développés par des compositeurs tels que Monteverdi pour le chant et Frescobaldi essentiellement pour le clavier, ainsi que par leurs descendants. Je me suis donc senti très en phase en écrivant pour ce projet.

Hommage à Patrick Davin

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Il appréhendait chaque chose en profondeur, en artisan soucieux de tout comprendre et de tout maîtriser, dans un rapport d’une confondante intimité avec les œuvres. Grand explorateur, curieux de tout, il abordait tous les répertoires avec un étonnant mélange de précision scientifique et de fraîcheur solaire. Perfectionniste scrupuleux, il veillait toutefois à créer avec les musiciens un rapport de confiance d’autant plus fécond qu’il préservait ces derniers de toute tension inutile, avec d’évidentes qualités pédagogiques. Réellement passionné par la transmission des savoirs, il venait d’être nommé Directeur du domaine musique au Conservatoire Royal de Liège… Patrick Davin est subitement décédé ce 9 septembre, et c’est peu de dire qu’il manquera cruellement au monde musical belge. 

Les hasards de la vie professionnelle m’ont accordé le privilège de collaborer directement avec lui, tout particulièrement lorsque la codirection artistique du Chœur de Chambre de Namur lui a été confiée, entre 2002 et 2005. J’y ai découvert un artiste d’une rare sensibilité, d’une authentique érudition qu’il souhaitait partager avec ses musiciens sans ostentation, en combinant les vertus de l’exigence technique et de la convivialité souriante. J’ai pu ainsi goûter en direct l’apport considérable qu’un tel chef peut offrir à un ensemble : ouverture d’esprit, discipline et sens des responsabilités, culture de l’imagination et de la créativité. Aborder le répertoire contemporain sous l’égide d’un tel compagnonnage s’est révélé passionnant de bout en bout, tant le bonhomme était capable de vous emmener à la conquête de continents inconnus en trouvant chaque fois l’angle d’attaque idéal, la technique idoine. Revisiter d’authentiques chefs-d’œuvre du répertoire révélait également toute l’étendue de son talent, qui variait les angles de vue et suscitait de réjouissantes rencontres, notamment avec des acteurs et metteurs en scène motivés à l’idée de partager notre musique en l’enrichissant, en la nourrissant de leur propre sensibilité. La belle aventure vécue aux côtés de Patrick Davin a donc permis à nos chanteurs d’aborder la création et le répertoire contemporain avec un savoureux mélange d’excitation et de sérénité, de découvrir les classiques sous des éclairages nouveaux, et d’élargir leur répertoire jusqu’à Serge Gainsbourg ou Charles Trenet.  

ÇA BALANCE Musique contemporaine 2019

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Ça balance est un programme d'accompagnement musical initié par le Député provincial-Président en charge de la Culture et organisé par Liège Province Culture à l'intention  des jeunes groupes, auteurs et compositeurs belges (jazz, world, rock, pop, hip hop, chanson française, électro, musique contemporaine) qui présentent des compositions originales.

Son objectif est d'améliorer la maîtrise musicale et développer le réseau professionnel des artistes soutenus.
La concurrence au sein du marché musical (belge et étranger) et la reconnaissance par les radios et le public exigent une maîtrise musicale qui requiert formation et pratique. D'où la nécessité de stages, d'ateliers et de séances personnalisés avec des "musiciens conseil" et des coaches chevronnés capables de diagnostiquer les besoins des groupes et de mettre en œuvre un programme pédagogique spécifique et évolutif.
Ça balance propose aussi d'aider les musiciens à développer leur réseau de contacts professionnels pouraméliorer la promotion et la diffusion de leur production.

Un jury de professionnels de la musique se réunit une fois par an pour écouter les candidatures et sélectionner les lauréats.
Ceux-ci bénéficient alors d'un enregistrement en studio, un encadrement par un musicien conseil, des séances de coaching, des ateliers, des master classes et une aide à la promotion et à la diffusion au niveau national et international (France-Canada-Suisse).

Ça Balance Musique contemporaine vient de  publier le résultat de la session 2019.
Parmi les 12 propositions candidates, le jury composé de  Claude Ledoux, Daniel Capelletti, Michel Fourgon,Stijn Boeve, Benoît Mernier, Cédric Hustinx et Robert Coheur (avec Jean-Marc Onkelinx pour Médiateur du jury) a choisi Et sous Mossoul d'Apolline Jesupret
(pour voix, flûte, clarinette percussions, violon, violoncelle et piano) qu'on pourra entendre le 27 novembre prochain au Théâtre de Liège.

En 2012, la jeune belge Apolline Jesupret débute ses études de piano aux Arts2 du Conservatoire royal de musique de Mons dans la classe de Rosella Clini. En plus du répertoire classique, elle s'intéresse à la composition, à l'improvisation et à la théorie musicale et, en 2015, elle entre dans la classe de composition de Claude Ledoux.
Un an plus tard, elle est sélectionnée comme jeune commentatrice pour le Concours Reine Elisabeth de Piano et elle y apporte sa vision analytique de compositrice. En 2017, elle part à Montréal pour une maîtrise en piano et en pédagogie pianistique.
Esprit créatif, Apolline Jesupret met toute son énergie dans des projets qui lui tiennent à cœur : composition de musique de film, œuvres pour piano de jeunes compositeurs, commandes de composition. Auteur, compositeur et interprète, elle est aussi le chef de file du groupe Mademoiselle Apolline, un projet dédié à la chanson française où la poésie et l'humour jouent un rôle majeur dans les textes, et elle est membre du groupe Blind Embrace, spectacle multidisciplinaire d'art numérique et musique contemporaine pour piano quatre mains.

 

 

 

Biennale de la SBAM à l'IMEP (Namur)

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Le Forum des Compositeurs poursuit une année particulière. Non seulement l'association fête ses quinze ans d’existence et les 10 ans du Festival LOOP, son événement-phare, mais elle s’associe aussi aux célébrations des 80 ans d’un de ses membres d’honneur, Pierre Bartholomée.

Pour la première fois depuis sa création, le Festival LOOP travaille avec l’asbl Quart de Ton, Arts2, Ars Musica, Sturm und Klang et le Théâtre de La Balsamine pour coproduire un opéra de chambre, La lettre volée d’après E.A. Poe. Du 9 au 11 novembre, six chanteurs, l’Ensemble Sturm und Klang dirigé par Thomas Van Haeperen et la vidéaste Helga Dejaegher présenteront cette première du compositeur Denis Bosse dans une mise en scène de Frédéric Dussenne.

Ces 18 et 19 novembre, le Festival se déplace dans la grande salle de l’IMEP (Namur) pour deux concerts dans le cadre de la Biennale d’Analyse Musicale en coproduction avec le Service de la Culture de la Province de Namur.
A découvrir, un nouvel objet musical : l’ensemble Ottovocale, dirigé par Diego Borrello, dans un programme qui mettra en évidence les liens unissant plusieurs compositeurs des 20e et 21e siècles -Berio, Sciarrino, Deleuze, Rens et Orlando- aux polyphonies de la Renaissance. L’Ensemble Fractales (en résidence cette année auprès du Forum des Compositeurs) a quant à lui choisi des œuvres de Benoît Mernier, Claude Ledoux, Yann Robin, Gérard Grisey et Victor Coltea pour illustrer les thématiques de la Biennale.

Retour à Bruxelles au Centre Culturel Le Senghor (principal partenaire depuis la création du Festival en 2012) pour une quinzaine d’événements du  25 novembre au 2 décembre.

Le 25 novembre, l’intimité et la profondeur du Quatuor MP4  s’opposeront à l’environnement électronique tempétueux créé par le Centre Henri Pousseur dans des créations de Pierre Slinckx, Laurent Delforge, S. Thiérrée et Jean-Luc Fafchamps et projection de la fiction documentaire L’Effacée du compositeur réalisateur Renaud De Putter et de l’anthropologue Guy Bordin. Ce film, dont l’action est située à la Belle Epoque, retrace la vie de Charlotte Dufrène, demi-mondaine retirée dans une société élégante près de Paris, forcée par sa condition à accepter une étrange proposition : devenir la compagne-paravent de l’écrivain excentrique Raymond Roussel.

Le 28 novembre, les « Mardis Contemporains » d’Ars Musica et le Forum des Compositeurs s’associent pour vous présenter le jeune ensemble DODEKA, une formation très dynamique élargie pour l’occasion à 18 instrumentistes, plus un chef et une chanteuse. Les compositions de Prawerman, Orlando, de Jaer et Grégory d’Hoop y côtoieront une création du jeune et très prometteur François Couvreur.

Le 29, un double récital en solo donnera à écouter d'abord la jeune violoncelliste française Noémi Boutin dans la création belge de Semper Gaudete de Jean-Paul Dessy ­et dans des pièces des compositeurs français, Sarhan, Pattar et Vrod, mais aussi dans Bach et Britten. En deuxième partie, Stéphane Ginsburgh proposera pour la première fois dans son intégralité La nuit est une folie rouge, une œuvre monumentale de Denis Pousseur. Apicale de Christophe Guiraud complètera son programme.

Le 30, c'est le tour de la musique électroacoustique avec une carte blanche au lauréat du Prix André Souris 2017 : Daniel Perez Hajdu. Un programme d’œuvres multiphoniques pour ce concert où l’espace, immersif et composé, sera celui de la rencontre entre corps et sentiment immatériel. Compositions de Ludger Brummer, Ana Dall’Ara Majek, Theodoros Lotis, Enrique Belloc ainsi que deux créations de Stephan Dunkelman et Daniel Perez Hajdu.

Le 1er décembre, avec le concours de la harpiste Alice Pêtre, de L’Ensemble Fractales et du Trio Eräama, le Forum des Compositeurs fêtera dignement les 80 ans de Pierre Bartholomée au travers de la part la plus intimiste de son œuvre et d’un hommage musical que lui feront trois compositeurs proches. Place, en 2e partie, au mélange des genres : les mêmes interprètes nous imergerons dans le Ciné-Concert Expérimental de Stéphane Orlando. Depuis plus de quinze ans, ce compositeur accompagne au piano les films muets à la Cinémathèque Royale de Belgique, extraordinaire lieu d’expérimentation. Les quatre pièces de cette soirée sont un témoignage de son questionnement sur les rapports sémantiques et rythmiques à l’image.

Le 2 décembre, la dernière journée du Festival débutera à 14h avec le concert final d’un atelier pianistique consacré à la musique contemporaine belge dirigé par Laurence Mekhitarian. Des élèves des classes de piano de différentes académies bruxelloises partent à la découverte de C. Ledoux, J.L. Fafchamps, P. Defresne, Haofu Zhang et S. Orlando.
À 16h, le duo Morgane Heyse, soprano, et Marie-Ange Brecht, piano, avec la participation exceptionnelle de Jean-Pierre Peuvion en narrateur, présentera le grand cycle de mélodies de Stéphane Collin : les Chansons de Bilitis, d’après Pierre Louÿs.
À 18h, conférence-concert Le Cerveau Musicien d'Isabelle Dumont et Jean-Luc Fafchamps. L’aptitude à produire des notes musicales et la jouissance qu’elles procurent n’étant d’aucune utilité directe, nous pouvons ranger ces facultés parmi les plus mystérieuses dont l’homme soit doué », écrivait Darwin en 1871. Un siècle plus tard, les neurosciences ont commencé à lever le voile sur ce mystère… Elles révèlent aujourd’hui que le pouvoir de la musique est bien plus grand qu’on ne l’imaginait et que la musique contemporaine, élaborée, nouvelle, étrange, a des effets stimulants sur notre cerveau ! Elle sera suivie d’une exécution des Trois chants pour mieux voir de Jean-Luc Fafchamps, pour violoncelle et piano préparé, interprétés par Jean-Philippe Collard-Neven et Emilie Girard-Charest.
Le dernier concert débutera à 20h30 avec Le printemps le dit, un cycle de mélodies de Michel Fourgon sur des textes de François Jacqmin extraits de son recueil Les Saisons, interprété ici par la mezzo Julie Vercauteren et le violoncelliste Jean-Paul Zanutel.
En deuxième partie, le festival se clôturera par une reprise du programme présenté par Ottovocale à la biennale de la SBAM à Namur.