Décès du compositeur Per Nørgård
Wise Music et les éditions Wilhelm Hansen ont annoncé le décès du compositeur danois Per Nørgård.
Né le 13 juillet 1932, il s'est éteint ce 28 mai 2025, à l'âge de 92 ans.
Wise Music et les éditions Wilhelm Hansen ont annoncé le décès du compositeur danois Per Nørgård.
Né le 13 juillet 1932, il s'est éteint ce 28 mai 2025, à l'âge de 92 ans.
Per Nørgård (°1932) : Trois Mouvements nocturnes pour violon, violoncelle et orchestre ; Symphonie n° 8 ; Lysning pour orchestre. Peter Herresthal, violon ; Jakob Kullberg, violoncelle ; Orchestre Philharmonique de Bergen, direction John Storgårds. 2019 et 2022. Notice en anglais, en allemand et en français. 54’20’’. BIS-2502.
Le Prix Ernst von Siemens pour la Musique a été attribué au compositeur danois Per Norgard. Ce prix de 250 000 € lui sera remis début mai à Munich. Il s'agit d'un hommage à l'oeuvre diversifiée et au vaste engagement dans la vie musicale de "l'un des compositeurs les plus originaux du Nord".
Né à Gentofte (Danemark) en 1932, Per Norgard est, après Carl Nielsen, la plus forte personnalité musicale au Danemark, une figure majeure de la musique contemporaine danoise.
Il a fait ses études musicales à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Hoffding, puis à Paris avec Nadia Boulanger (1956-57).
Ses premières compositions sont marquées de l'influence des nordiques, Sibelius et Nielsen. À partir des années '60, il s'intéresse à des techniques d'écriture plus contemporaines, la musique sérielle et il découvre le concept de "série infinie". Sa première œuvre utilisant cette technique est Voyage à travers l'écran d'or (1968). Bien que ce principe s'applique tant aux gammes chromatiques qu'aux gammes diatoniques, Norgard privilégie les gammes diatoniques (dans Gilgamesh, par exemple). Dans sa Symphonie nº 3, il mélange la série infinie, des gammes majeures et mineures, des séries harmoniques et résonantes et des rapports rythmiques qui donnent naissance à une musique mouvante dont les éléments sont en étroite interaction. Son style a évolué au cours des décennies. Ses premières compositions, notamment les Sonates n°1 et 2 pour piano comme sa première symphonie se caractérisent par une écriture dense. Les œuvres suivantes gardent leur intensité mais le style s'épure à la mesure de ses propres recherches; il atteint sa maturité à la fin des années '60 quand il est en pleine possession de son langage et montre une forte expressivité. (Iris, Luna et Voyage à travers l'écran d'or).
Per Nørgård, une personnalité riche qui a su assimiler des tendances complémentaires : appel à la spiritualité, au questionnement de la place de l'homme dans l'univers mais aussi ancrage dans les mathématiques, référence au nombre d'or, aux séries numérales, à l'expérimentation sonore, à la physique et la chimie.
Vagn Holmboe Gylding, né le à Horsens (Jutland) et mort le à Ramløse, est un compositeur danois.
Vagn Holmboe est le frère cadet du journaliste, explorateur et écrivain danois Knud Holmboe.
Dès l'âge de 16 ans, Vagn Holmboe commence sa formation musicale à l'Académie royale danoise de musique de Copenhague chez Knud Jeppesen pour la théorie et chez Finn Høffding pour la composition, sur la recommandation de Carl Nielsen. Il termine ses études en 1929 et s'installe à Berlin, où Ernst Toch est son professeur pendant une courte période. En 1933, il épouse la pianiste roumaine Meta Graf. Après son retour au Danemark en 1934, il enseigne dans divers établissements, notamment au Conservatoire royal de Copenhague de 1950 à 1965 où il a comme étudiants Egil Hovland, Bent Lorentzen, Per Nørgård, Ib Nørholm, Arne Nordheim, Ole Schmidt et Alan Stout.
Il réside de 1940 à sa mort à Ramløse.
Holmboe a écrit près de 200 œuvres musicales, dont un opéra, 13 symphonies et 21 œuvres pour quatuor à cordes.
Carl Davis CBE (28 octobre 1936 - 3 août 2023), chef d'orchestre et compositeur britannique né aux États-Unis, a écrit la musique de plus d'une centaine d'émissions télévisées (notamment "Pride and Prejudice", 1995, sur la BBC), créé de nouvelles partitions pour des concerts et des représentations cinématographiques de films muets anciens, et composé de nombreuses partitions de films, de ballets et de concerts qui ont été jouées dans le monde entier, notamment (en collaboration avec Paul McCartney) l'Oratorio de Liverpool en 1991. L'éditeur de Davis était Faber Music.
Carl Davis est né à Brooklyn, de parents juifs, Sara (née Perlmutter) et Isadore Davis[. Il étudie la composition avec Paul Nordoff et Hugo Kauder, puis avec Per Nørgard à Copenhague. Il suit les cours du Bard College, à New York.
Ses premiers travaux aux États-Unis lui permettent d'acquérir une expérience précieuse de la direction d'orchestre au sein d'organisations telles que le New York City Opera et la Robert Shaw Chorale.
En 1959, la revue Diversions, dont il est le coauteur, remporte un Prix off-Broadway et se rend ensuite au Festival d'Édimbourg en 1961. Conséquence de ce succès, Ned Sherrin lui demande de composer la musique de la version britannique originale de That Was the Week That Was. D'autres commandes pour la radio et la télévision ont suivi et la carrière de Davis au Royaume-Uni a été lancée.
Davis se fait rapidement remarquer en composant la musique de la série de pièces de théâtre d'anthologie de la BBC The Wednesday Play puis celle de Play for Today. Pour Pride and Prejudice (1995), succès populaire et acclamé par la critique, Davis s'inspire de la musique classique d'époque, en particulier du Septuor en mi bémol majeur, opus 20, de Beethoven et d'un thème qui rappelle fortement le final de son Concerto de l'Empereur.
Parmi ses autres musiques pour la télévision figurent The Naked Civil Servant (1975), Shades of Greene (1975), The Kiss of Death (1977), Langrishe, Go Down (1978), Prince Regent (1979), Private Schulz (1980),[12] Oppenheimer (1980), Winston Churchill : The Wilderness Years (1981), The Hound of the Baskervilles (1982), The Far Pavilions (1984), The Day the Universe Changed (1985), The Pickwick Papers (1985), Hotel du Lac (1986), Ashenden (1991), Anne Frank Remembered (1995), Seesaw (1998), Coming Home (1998), Upstairs Downstairs (2010) et Brexicuted (2018).
Davis a également travaillé pour le producteur de télévision Jeremy Isaacs en fournissant la musique originale des séries documentaires historiques The World at War (1973) pour Thames Television et Cold War (1998) pour la BBC. Il a dirigé le thème de la BBC pour sa couverture de la Coupe du monde de football 2006, adaptée de la chanson See the Conquering Hero Comes Haendel.
À la fin des années 1970, Davis a été chargé par les documentaristes Kevin Brownlow et David Gill de créer la musique de l'émission Hollywood : "A Celebration of the American Silent Film" (1980) de Thames Television. Son association avec eux s'est poursuivie la même année avec le film muet épique "Napoléon" (1927) d'Abel Gance, qui a été restauré et pour lequel la musique de Davis a été utilisée lors de sa réédition cinématographique et de ses projections télévisées puis pour "Intolerance" : Love's Struggle Through The Ages (1916) de D. W. Griffith. À l'origine, ce film comportait une musique orchestrale, mais la nouvelle partition de Davis a été utilisée à la place en 1989. En mars 2012, Davis a dirigé l'Oakland East Bay Symphony, interprétant sa partition en direct lors d'une présentation de Napoléon dans la restauration complète de Brownlow au San Francisco Silent Film Festival à Oakland.
La série de documentaires sur Hollywood a été suivie par les documentaires "Unknown Chaplin" (1983), Buster Keaton : "A Hard Act to Follow" (1987) et Harold Lloyd : "The Third Genius" (1989). Dans les années 1980 et 1990, Davis écrit et dirige les partitions de nombreux films de la série Thames Silents et de projections télévisées.
En 1993, sa réputation a fait de lui le premier choix pour les nouvelles partitions de films muets. De nombreux DVD, dont Ben-Hur (1925), Le Fantôme de l'Opéra (1925), Safety Last (1923), The Godless Girl (1928) de DeMille, City Lights (1931, réorchestré par Davis sur la base de la partition originale écrite par Chaplin et José Padilla) et Greed (1924) d'Erich von Stroheim, utilisent la musique de Davis. Davis a également entièrement réécrit la partition de Flesh and the Devil (1927) de Clarence Brown.
À plusieurs reprises, il a dirigé ces partitions en direct dans le cinéma ou la salle de concert pendant que le film était projeté.
Le compositeur danois Hans Abrahamsen s'est vu attribuer le Léonie Sonning Music Award 2019, un prix de 100 000 euros décerné tous les ans depuis 1965 par la Léonie Sonning Music Foundation de Copenhague à un acteur de la musique classique -compositeur, chef d'orchestre, instrumentiste ou artiste lyrique- qui exerce une influence déterminante dans son domaine précis.
Créé officiellement en 1965 par Léonie Sonning, la veuve de l'éditeur danois Carl Johan Sonning, il avait déjà été attribué en 1959 à Igor Stravinski.
Parmi ceux qui lui ont succédé, on retrouve Léonard Berstein (1965), Benjamen Britten (1968), Dietrich Fischer-Dieskau (1975), Pierre Boulez (1985), Sofia Goubaïdoulina (1999), Alfred Brendel (2002), Arvo Pärt (2008) ou Mariss Jansons (2018).
Né à Copenhague en , Hans Abrahamsen a d'abord joué du cor d'harmonie à l'école puis il étudié la théorie de la musique à l'Académie royale danoise de musique avec, entre autres, Per Nørgård et Pelle Gudmundsen-Holmgreen pour la composition et dont l'inspiration s'est ressentie jusqu'à ce qu'il se rapproche de György Ligeti dans les années '80.
Les premières œuvres d'Abrahamse s'inscrivaient dans la ligne de la Neue Einfachheit (Nouvelle Simplicité) apparue dans les années '60 en réaction à l'aride complexité de l'avant-garde de l'Europe centrale et de l'École de Darmstadt.
Puis il se rapproche d'un certain romantisme avant une décennie de silence dont il sortira avec un style résolument personnel alliant rigueur moderniste et économie de moyens.
Ses œuvres désormais notables sont un concerto pour piano écrit pour sa femme Anne-Marie Abildskov, et la pièce de musique de chambre Schnee.
La compositrice coréenne Unsuk Chin vient d'être désignée lauréate du Prix Marie-Josée Kravis, doté de 200 000 $ et de la commande d'une œuvre pour le New York Philharmonic.
Henri Dutilleux, Per Nørgård et Louis Andriessen ont été lauréats avant elle.
Unsuk Chin est née à Séoul en a étudié la composition à l'Université nationale de Séoul avec Sukhi Kang, puis à Hambourg (1985-88) à la Hochschule für Musik und Theater avec György Ligeti ; l'enseignement de celui-ci a fortement contribué à la définition de son propre style, beaucoup plus que l'influence coréenne qu'elle réfute d'ailleurs.
Alors qu'elle était encore étudiante auprès de Ligeti, elle remportait en 1985 le Prix International Gaudeamus des compositeurs.
Elle utilise instruments traditionnels et électroniques dans ses œuvres, telle Xi (1998). Elle reconnaît que la virtuosité [la] fascine, ce qui explique sans doute la difficulté démoniaque de son concerto pour violon avec lequel elle a emporté un Grawemeyer Award en 2004, et de son double concerto pour piano, percussion, et ensemble (2002).
Sa pièce la plus connue, Akrostichon-Wortspiel, pour soprano et ensemble (1991-93) est une illustration idéale de son style fait d'un raffinement instrumental et vocal très poussé mais aussi ludique et accessible. La pièce évoque le monde de l'enfance à partir d'un texte fait d'onomatopées. La pièce a été enregistrée par la soprano finlandaise Piia Komsi avec l'Ensemble Intercontemporain et Kazushi Ōno.
Son premier opéra, Alice in Wonderland, a été créé le 30 juin 2007 à l'Opéra d'État de Bavière sous la direction de Kent Nagano. Il témoigne de la fascination de Unsuk Chin pour la voix et elle entretient d'ailleurs une collaboration suivie avec Piia Komsi.
Elle a composé aussi un Concerto pour piano (1997), un concerto pour violon (2001) (Grawemeyer Award), un concerto pour violoncelle et Šu pour sheng et orchestre (2009).
Les 4 finalistes du Concours International de violon IsangYun 2017 de Tongyeong (Corée du Sud) sont :
- Nigel Armstrong (États-Unis)
- Ji Won Song (Corée du Sud)
- Eimi Wakui (Japon)
- Nancy Zhou (États-Unis)
Le jury est composé cette année de Michael Haefliger (Président), Pierre Amoyal, Ju-Young Baek, Pavel Berman, Ida Kavafian, Boris Kuschnir, Kyoko Takezawa, Gerhard Schulz et Vera Tsu Wei-Ling.
Le Premier Prix reçoit un montant de 30 000 000 KRW (22.500 Euros).
Le Concours est organisé depuis 2003 par la Fondation Internationale de Musique de Tongyeong, en hommage au compositeur coréen Isang Yun (1917-1995).
Né à Sancheong (aujourd'hui en Corée du Sud) en 1917, Isang Yun s'intéresse tôt à la musique et commence à l'étudier en 1933. Au milieu des années 1930, il rejoint l'Osaka College of Music puis, en 1938, il va travailler avec Tomojiro Ikenouchi à Tokyo.
Quand le Japon s'engage dans la Seconde Guerre mondiale, il retourne en Corée, prend part au mouvement indépendantiste coréen et sera emprisonné par les Japonais en 1943.
Après la guerre, il s'engage dans l'aide sociale, crée un orphelinat pour les orphelins de guerre et enseigne la musique à Tongyeong et à Busan. Après l'armistice qui met fin à la guerre de Corée (1953), il commence à enseigner à l'Université Nationale de Séoul. En 1955, il reçoit le Seoul Culture Award et part dès l'année suivante poursuivre sa formation en Europe : à Paris (1956-57), il étudie la composition avec Tony Aubin et Pierre Revel ; à Berlin-Ouest (1957-59), il travaille avec Boris Blacher, Josef Rufer et Reinhard Schwarz-Schilling. En '58, on le retrouve aux cours d'été de musique contemporaine de Darmstadt et il débute sa carrière en Europe. La première de son oratorio Om mani padme hum (Hanovre, 1965) et celle de Réak (Donaueschingen, 1966) lui confèrent une renommée internationale. Avec Réak, il introduit l'idée sonore de la musique cérémoniale sino-coréenne et des imitations du saenghwang (coréen), du sheng (chinois) ou du shō (japonais) dans la musique d'avant-garde occidentale.
A partir d'octobre 1959, Isang Yun vit en Allemagne : Krefeld, Fribourg-en-Brisgau et Cologne (Cologne) avant de s'établir à Berlin-Ouest en 1964 grâce à une bourse de la Fondation Ford. Mais en raison d'une visite en Corée du Nord en 1963, il est enlevé par les services secrets sud-coréens le 17 juin 1967 et emmené à Séoul. Prison, torture et condamnation à la réclusion à perpétuité. Une pétition internationale initiée par Guenter Freudenberg et Francis Travis est alors adressée au gouvernement sud-coréen, signée par 200 artistes parmi lesquels on compte Igor Stravinsky, Herbert von Karajan, Luigi Dallapiccola, Hans Werner Henze, Heinz Holliger, Mauricio Kagel, Joseph Keilberth, Otto Klemperer, György Ligeti, Arne Mellnäs, Per Nørgård, Karlheinz Stockhausen et Bernd Alois Zimmermann. Libéré le 23 février 1969, Isang Yun retourne à Berlin-Ouest le mois suivant. En 1971, il obtient la nationalité allemande. Il ne retournera jamais en Corée du Sud mais à partir de 1973, il milite pour la démocratisation de la Corée du Sud et la réunification du pays.
Yun enseigne la composition à la Hochschule für Musik, au Theater und Medien Hannover (1969-71) et à la Hochschule der Künste à Berlin-Ouest (1977-85). Au nombre de ses étudiants, Kazuhisa Akita, Jolyon Brettingham Smith, In-Chan Choe, Conrado del Rosario, Raymond Deane, Francisco F. Feliciano, Masanori Fujita, Keith Gifford, Holger Groschopp, Toshio Hosokawa, Sukhi Kang, Chung-Gil Kim, Wolfgang Klingt , Erwin Koch-Raphaël, Isao Matsushita, Masahiro Miwa, Hwang-Long Pan, Martin Christoph Redel, Byong-Dong Paik, Bernfried Pröve, Takehito Shimazu, Minako Tanahashi, Masaru Tanaka, Michail Travlos, Jürgen Voigt.
Après 1979, Isang Yun retournera à plusieurs reprises en Corée du Nord pour y présenter les nouvelles techniques de composition occidentales et ses propres oeuvres. En 1982 a lieu à Pyongyang (Corée du Nord) son premier festival et, en 1984, l'Institut de Musique Isang Yun y ouvre ses portes. Un ensemble y est fondé sous son nom et il développe le projet d'un concert réunissant des musiciens des deux Corée(s) à Panmumjom, mais cette tentative échouera en 1988.
Deux concerts concerts seront consacrés à ses œuvres à Séoul (1982) avec pour interprètes Heinz Holliger, Ursula Holliger et Francis Travis, puis Roswitha Staege et Hans Zender. Invité en 1994 à assister à un festival dédié à sa musique en Corée du Sud, il ne pourra pas faire le voyage du fait de conflits internes et externes et la Corée du Sud exigera de lui une confession écrite de repentance qu'il refusera de produire.
Ysang Yun décédera à Berlin le 3 novembre 1995 d'une pneumonie à Berlin.
La Société Internationale Isang Yun y sera fondée en février 1996.
« As Dreams »
Det Norske Solistkor (Chœur des solistes norvégiens) et Oslo Sinfonietta, dir. Grete Pedersen
2016-61'08''-Textes de présentation en français, anglais, allemand et suédois-BIS-2139 SACD
Thomas ADÈS
(°1971)
Arcadiana op.12
Per NØRGÅRD
(°1932)
Quartetto Breve Quatuor à cordes n°1
Hans ABRAHAMSEN
10 préludes Quatuor à cordes n°1
2016 - Pas de timing - Texte de présentation en anglais - ECM NEWS SERIE 2453