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"Eugen Onegin" op. 24 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, 145 ans

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Eugène Onéguine op. 24, est un opéra (« scènes lyriques ») en trois actes et sept tableaux composé par Piotr Ilitch Tchaïkovski entre juin 1877 et janvier 1878, sur un livret russe de Constantin Chilovsky et du compositeur, inspiré d'"Eugène Onéguine", roman en vers d'Alexandre Pouchkine. La première représentation eut lieu au Petit Théâtre du Collège impérial de musique (Théâtre Maly), à Moscou, le 17.

 

Eugène Onéguine est un exemple bien connu d'opéra lyrique ; son livret ne garde de l'original de Pouchkine que quelques scènes, mais en conservant beaucoup de sa poésie, à laquelle Tchaïkovski ajouta une musique de nature dramatique. L'histoire est celle d'un héros égoïste qui s'engage dans un duel fatal contre son meilleur ami, et ne vit que pour regretter le rejet de son amour par une jeune femme. L'œuvre fait partie du répertoire lyrique actuel. Il en existe plusieurs enregistrements, et elle est encore souvent jouée.

En mai 1877, la cantatrice Elisaveta Lavrovskaïa recommande à Tchaïkovski la création d'un opéra inspiré de l'intrigue d'"Eugène Onéguine". Selon ses mémoires, cette idée lui semble d'abord saugrenue, mais il s'enthousiasme rapidement et il crée les scénarios en une nuit. Il informe le librettiste russe Constantin Chilovski de son projet afin de parfaire le scénario déjà conçu. Tchaïkovski se sert des vers originaux du roman de Pouchkine et sélectionne les scènes qui reflètent le monde émotionnel et le destin de ses héros, qualifiant l'opéra de « scènes lyriques ». L'opéra est épisodique ; il n'y a pas d'histoire continue, seulement des moments choisis de la vie d'Onéguine. L'histoire originale étant si bien connue du public cultivé, Tchaïkovski sait que son auditoire pourra aisément en suivre le fil malgré ses omissions. On retrouve la même conception dans La Bohème de Puccini.

Il entame la composition de l'opéra en juin 1877, en commençant par la Scène de la lettre, alors qu'il séjourne à Glebovo, dans le domaine de la famille de Chilovski, pendant un mois. Il y compose les deux tiers de son opéra jusqu'en juillet. Il reprend la composition du premier tableau en septembre, à Kamenka et en fait immédiatement un arrangement pour le piano. Il termine l'orchestration de l'acte I à Clarens (Suisse) et l'envoie à Nikolaï Rubinstein en lui demandant de préparer la mise en scène avec le premier tableau de l'acte II. Il termine l'orchestration du premier tableau de l'acte II en novembre à Venise. En décembre, il s'y occupe de la composition de sa Quatrième symphonie. Il commence l'orchestration de l'acte III (qu'il avait probablement fini de composer à Glebovo) et la deuxième scène de l'acte II en janvier 1878 à San Remo. Il y termine l'opéra par l'orchestration de l'Introduction le .

Il finit de composer l'arrangement pour piano le  et demande à Sergueï Taneïev de le réviser.

Tchaïkovski s'inquiétait de l'accueil que le public réserverait à son opéra, vu son manque de suite traditionnelle. Il pensait que son exécution demandait le plus possible de simplicité et de sincérité. Cela en tête, il remit la première production entre les mains des étudiants du Conservatoire de Moscou. Le 17, les étudiants du Conservatoire donnèrent la première représentation sur la scène du Théâtre Maly à Moscou sous la baguette de Nikolaï Rubinstein. Son grand succès le transporta au Théâtre Bolchoï de Moscou le  sous la direction d'Enrico Bevignani.

"Mazeppa" de Piotr Ilitch Tchaïkovski, 140 ans

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Mazeppa (en russe : Мазепа / Mazepa) est un opéra en trois actes et six scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski sur un livret de Victor Bourenine, créé au Théâtre Bolchoï de Moscou le 15 février 1884. Le but principal de l'opéra était de profaner l'image de l'hetman ukrainien et de minimiser ses mérites.

Tchaïkovski a composé Mazeppa de 1881 à 1883. Le livret a d'abord été écrit par Victor Bourenine qui avait adapté le poème épique « Poltava » d'Alexandre Pouchkine. Ce livret était destiné à Karl Davidov mais qui avait renoncé à la composition d'un opéra sur ce sujet. Tchaïkovsky a remanié profondément le livret en revenant au poème de Pouchkine. Il a aussi ajouté des personnages, comme Andreï, amoureux depuis l'enfance de Maria, jusqu'à sa mort dans la scène finale.

Le poème de Pouchkine est basé sur des évènements historiques. La bataille de Poltava opposa le 8 juillet 1709 l'armée de Pierre Ier de Russie et les troupes de Charles XII de Suède avec l'appui des cosaques d'Ukraine du hetman Ivan Mazeppa.

L'opéra fut créé à Moscou et peu après, le 19 février 1884, à Saint-Pétersbourg, avec Emilia Pavlovskaïa dans le rôle de Maria. La première en Angleterre a eu lieu à Liverpool en 1888 ; aux États-Unis, il a été joué à Boston en 1922, à New-York en 1933 ; en Autriche à Vienne en 1933 ; en Italie à Florence en 1954.
Il a fallu attendre le 27 septembre 1978 pour qu'il soit joué en version de concert à Paris à la Maison de Radio France sous la direction de Jean-Pierre Marty.
La création française sur scène a eu lieu à l'Opéra de Lyon le 24 janvier 2006 sous la direction de Kirill Petrenko.

 

"Mazeppa" de Piotr Ilitch Tchaïkovski, 140 ans

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Mazeppa (en russe : Мазепа / Mazepa) est un opéra en trois actes et six scènes de Piotr Ilitch Tchaïkovski, sur un livret de Victor Bourenine, créé au Théâtre Bolchoï de Moscou le 3. Le but principal de l'opéra était de profaner l'image de l'hetman ukrainien et de minimiser ses mérites.

Tchaïkovski a composé Mazeppa de 1881 à 1883. Le livret a d'abord été écrit par Victor Bourenine qui avait adapté le poème épique Poltava d'Alexandre Pouchkine. Ce livret était destiné à Karl Davidov mais qui avait renoncé à la composition d'un opéra sur ce sujet. Tchaïkovsky a remanié profondément le livret en revenant au poème de Pouchkine. Il a aussi ajouté des personnages, comme Andreï, amoureux depuis l'enfance de Maria, jusqu'à sa mort dans la scène finale.

Le poème de Pouchkine est basé sur des évènements historiques. La bataille de Poltava opposa le  l'armée de Pierre Ier de Russie et les troupes de Charles XII de Suède avec l'appui des cosaques d'Ukraine du hetman Ivan Mazeppa.

L'opéra fut créé à Moscou et peu après le 3 à Saint-Pétersbourg, avec Emilia Pavlovskaïa dans le rôle de Maria. La première en Angleterre a eu lieu à Liverpool en 1888, aux États-Unis, il a été joué à Boston en 1922, à New-York en 1933, en Autriche à Vienne en 1933, en Italie à Florence en 1954. Il a fallu attendre le  pour qu'il soit joué en version de concert à Paris à la Maison de Radio France sous la direction de Jean-Pierre Marty. La création française sur scène a eu lieu à l'Opéra de Lyon le  sous la direction de Kirill Petrenko.

"Eugène Onégine" de Piotr IlitchTchaïkovski, 145 ans

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Eugène Onéguine op. 24, est un opéra (« scènes lyriques ») en trois actes et sept tableaux composé entre juin 1877 et janvier 1878, sur un livret russe de Constantin Chilovsky et du compositeur, inspiré d' « Eugène Onéguine », roman en vers d'Alexandre Pouchkine. La première représentation eut lieu au Petit Théâtre du Collège impérial de musique (Théâtre Maly), à Moscou, le 29 mars 1879.

Eugène Onéguine est un exemple bien connu d'opéra lyrique ; son livret ne garde de l'original de Pouchkine que quelques scènes, mais en conservant beaucoup de sa poésie à laquelle Tchaïkovski ajouta une musique de nature dramatique. L'histoire est celle d'un héros égoïste qui s'engage dans un duel fatal contre son meilleur ami et ne vit que pour regretter le rejet de son amour par une jeune femme.

En mai 1877, la cantatrice Elisaveta Lavrovskaïa recommande à Tchaïkovski la création d'un opéra inspiré de l'intrigue d'"Eugène Onéguine". Selon ses mémoires, cette idée lui semble d'abord saugrenue, mais il s'enthousiasme rapidement et il crée les scénarios en une nuit. Il informe le librettiste russe Constantin Chilovski de son projet afin de parfaire le scénario déjà conçu. Tchaïkovski se sert des vers originaux du roman de Pouchkine et sélectionne les scènes qui reflètent le monde émotionnel et le destin de ses héros, qualifiant l'opéra de « scènes lyriques ». L'opéra est épisodique : il n'y a pas d'histoire continue, seulement des moments choisis de la vie d'Onéguine. L'histoire originale étant si bien connue du public cultivé, Tchaïkovski sait que son auditoire pourra aisément en suivre le fil malgré ses omissions. On retrouve la même conception dans La Bohème de Puccini.

Il entame la composition de l'opéra en juin 1877, en commençant par la "Scène de la lettre", alors qu'il séjourne à Glebovo, dans le domaine de la famille de Chilovski, pendant un mois. Il y compose les deux tiers de son opéra jusqu'en juillet.
Il reprend la composition du premier tableau en septembre, à Kamenka, et en fait immédiatement un arrangement pour le piano. Il termine l'orchestration de l'acte I à Clarens (Suisse) et l'envoie à Nikolaï Rubinstein en lui demandant de préparer la mise en scène avec le premier tableau de l'acte II.
Il termine l'orchestration du premier tableau de l'acte II en novembre à Venise.
En décembre, il s'y occupe de la composition de sa Quatrième symphonie.
Il commence l'orchestration de l'acte III (qu'il avait probablement fini de composer à Glebovo) et la deuxième scène de l'acte II en janvier 1878 à San Remo. Il y termine l'opéra par l'orchestration de l'Introduction le 30 janvier 1878.

Il finit de composer l'arrangement pour piano le 9 février et demande à Sergueï Taneïev de le réviser.

Tchaïkovski s'inquiétait de l'accueil que le public réserverait à son opéra, vu son manque de suite traditionnelle. Il pensait que son exécution demandait le plus possible de simplicité et de sincérité. Cela en tête, il remit la première production entre les mains des étudiants du Conservatoire de Moscou.
Le 29 mars 1879, ils donnèrent la première représentation sur la scène du Théâtre Maly à Moscou sous la baguette de Nikolaï Rubinstein. Son grand succès le transporta au Théâtre Bolchoï de Moscou le 23 janvier 1881 sous la direction d'Enrico Bevignani.

 

Isabelle Faust et Pablo Heras-Casado exaltent les âmes slaves de Bacewicz, Chostakovitch et Tchaïkovski

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C’est à un programme tout entier tourné vers l’Europe de l’Est que nous conviait l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Si l’on associe aujourd'hui les trois compositeurs joués à trois régimes politiques différents (respectivement polonais, soviétique et russe), il n’est peut-être pas inintéressant de signaler qu’ils sont tous trois nés dans un lieu alors sous l’autorité de la Russie tsariste.

Ouverture-Concerto-Symphonie pour ce programme savamment pensé, avec des œuvres qui seront des découvertes pour beaucoup d’auditeurs, même si elles émanent de compositeur très souvent programmés.

Grażyna Bacewicz a fait l’essentiel de sa double carrière de violoniste virtuose (élève d’André Tourtet et de Carl Flesch) et de compositrice (ayant bénéficié des conseils de Karol Szymanowski et de Nadia Boulanger) en Pologne. Sa musique, essentiellement instrumentale, fait appel aux formes classiques (sonates, concertos, symphonies) ; elle est directe, sans doute ancrée dans une certaine tradition, mais non sans personnalité. Son écriture pour orchestre est particulièrement colorée, et, avant de faire celui de ceux qui l’écoutent, fait le bonheur de ceux qui la jouent.

Son Ouverture a été écrite en 1943, à Varsovie, qui vivait alors la terrible occupation nazie (et son redoutable et tristement célèbre ghetto juif). C’est une œuvre courte, qui utilise le fameux motif rythmique 3 brèves-1 longue, qui en morse (ti-ti-ti-ta) donne la lettre V, comme Victoire, et qui pendant la Seconde Guerre mondiale sera, par les quatre premières notes du début de la Cinquième Symphonie de Beethoven (sur lesquelles est construite toute l’œuvre), le signe d’espoir et de ralliement des alliés. Cette Uwertura (titre original) est saisissante de vitalité.

L’écriture pour les cordes est très virtuose, avec des demandes de doigtés spécifiques (notamment pour les violons) aussi incisives que difficiles, dont s’acquittent brillamment tous les pupitres de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Suivait le Deuxième Concerto pour violon de Dimitri Chostakovitch. Moins souvent joué que le premier, probablement parce qu’il est moins spectaculaire et permet moins au soliste de briller, il n’en demeure pas moins un des chefs-d’œuvre de la dernière période de Chostakovitch, celle de l’approche de la mort. Son écriture devient plus dépouillée, sa musique quelque peu énigmatique et difficile d’accès à la première écoute.

Pourtant, surtout avec une interprète telle qu’Isabelle Faust, quelle émotion ! Son jeu, à la fois intense et sobre, convient à merveille à cette œuvre complexe et intérieure. Elle trouve le moyen de raconter des histoires différentes avec du matériau musical similaire, mais qui arrive dans des contextes différents. Elle peut avoir des sonorités rugueuses, rauques, ou au contraire aériennes ou chatoyantes, toujours parfaitement maîtrisées. 

L’entente avec Pablo Heras-Casado et l’orchestre est optimale. Il dirige simplement, de façon très expressive mais contenue, à l’unisson avec la soliste. Elle semble par moments accompagner, en toute humilité, les interventions de l’orchestre et de ses solistes, lesquels paraissent captivés par la musique de Chostakovitch. Mention spéciale au premier cor Alexandre Collard, impeccable techniquement, et qui se permet de prendre des risques avec des nuances et des attaques tout en douceur. Au passage, nous pouvons louer tout le pupitre de cors. Alors qu’ils sont les seuls de cette famille dans l’orchestre, plus d’une fois, nous avons eu l’impression d’entendre tout un ensemble de cuivres, avec des trompettes et des trombones.

Deuxième soirée Tchaïkovski au Luxembourg

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Quand on a la chance d’entendre un orchestre de grande qualité, une soirée n’est jamais suffisante. Cela, la Philharmonie du Luxembourg l’a très bien compris. Comme ce sera le cas pour le London Symphony Orchestra et Sir Simon Rattle dans quelques jours, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et Andris Nelsons nous ont proposé deux soirées d'exception avec deux programmes différents. Désireux de rendre hommage au génie de Piotr Ilitch Tchaïkovski, l’orchestre allemand lui a consacré l'entièreté des deux soirées. 

Vous pouvez retrouver le commentaire de Thimothée Grandjean sur le premier soir ici. En guise d’ouverture, nous avons pu entendre la ballade symphonique Le Voiévode. Composée en 1890, l'œuvre déçut le compositeur russe qui détruisit la partition. Heureusement, le matériel d’orchestre lui a survécu. Bien qu’incomparable aux plus grandes pages du maître, l'œuvre est très agréable et fut une belle entrée en matière pour l’orchestre allemand. Malgré quelques légers balbutiements dans l’harmonie, les musiciens ont tout de suite fait montre de leur immense talent. Du pianissimo le plus doux et léger au fortissimo le plus ample et majestueux, la palette des nuances explorées par Andris Nelsons et son orchestre semble infinie. Pour preuve, le diminuendo final tout bonnement exceptionnel réalisé par l’orchestre. Nous en venons à sentir le son plus qu'à l'entendre. Pour compléter cette première partie extraordinaire, l’orchestre allemand a interprété l’Ouverture Hamlet, fantaisie d’après Shakespeare composée en 1888. Quand résonne le dernier roulement de timbales, une pensée s’impose : l’orchestre n’est qu’un seul instrument manié avec brio par le chef letton. Les timbres se mélangent parfaitement, la balance est un équilibre parfait, la précision est à toute épreuve. 

Tchaïkovski mis à l’honneur par le Gewandhausorchester de Leipzig.

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Ce mercredi a lieu le premier des deux concerts de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig à la Philharmonie du Luxembourg. Ils sont placés sous la baguette de leur directeur musical, Andris Nelsons. Les deux concerts mettent un compositeur à l’honneur : Piotr Ilitch Tchaïkovski. Pour ce premier concert, Leonidas Kavakos se joint à la fête. Au programme de cette première soirée, deux œuvres : le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 35 et la Cinquième Symphonie en mi mineur, op. 64.

Le concert débute avec une de œuvre phare du répertoire : le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 35 de Tchaïkovski. Cette pièce exaltante, composée en 1878, est l’une des plus virtuoses et redoutées du répertoire violonistique. Son exécution demande une grande précision et une musicalité exacerbée. Le soliste du soir se confrontant à ce mastodonte est le violoniste grec Leonidas Kavakos. Après une introduction orchestrale nous plongeant immédiatement dans la pièce, le soliste fait son entrée. Le début est quelque peu fébrile et la projection du son n’est pas totalement optimale. Mais ce n’est que de courte durée, après quelques mesures, Kavakos plonge dans la pièce et livre une prestation de haut niveau. D’ailleurs la cadence du premier mouvement est impressionnante. Le silence régnant dans la salle pendant celle-ci est tout aussi impressionnant. La Canzonetta est un moment suspendu dans le temps grâce à l’interprétation sensible et musicale du soliste. L’Allegro vivacissimo est quant à lui débordant d’une énergie maîtrisée et au service de l’œuvre. Cela dit, il faut souligner le rôle important de l’orchestre. Les musiciens portent une grande attention au jeu du soliste. La connexion entre le concertmeister et le soliste en est la preuve. Au niveau des nuances, le soliste n’est jamais couvert par l’orchestre. Andris Nelsons guide l’orchestre avec brio tout en laissant Kavakos déployer son talent. Dès la fin de la pièce, le public acclame la prestation plus que réussie de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et Leonidas Kavakos. Ce dernier livre en bis le sublime Andante de la Sonate N°2 en la mineur, BWV 1003 de Jean-Sébastien Bach. Suite à cette interprétation, le public se lève unanimement pour applaudir violoniste.