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José Miguel Pérez-Sierra sera le prochain directeur musical du Teatro de la Zarzuela

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Lors de sa présentation en tant que nouvelle directrice du Teatro de la Zarzuela, Isamay Benavente a annoncé la nomination de José Miguel Pérez-Sierra en tant que prochain directeur musical de l'institution à partir du mois de septembre.
Depuis la Pologne, où il répète avec la Philharmonie de Cracovie Il Signor Bruschino, Pérez-Sierra a déclaré que cette nomination représentait pour lui "un véritable honneur et
une grande responsabilité".

Ce nouveau poste est le tournant d'une carrière en pleine maturité artistique et créative, dans laquelle Pérez-Sierra a combiné son activité dans l'opéra et la zarzuela ainsi que dans le répertoire symphonique.
Pour la saison 2022-2023, l'agenda du chef madrilène comprend Norma, le gala du 70e anniversaire et un concert avec le ténor Roberto Alagna pour la saison des Amigos de la Ópera de La Corogne ; la Cantate Juan Sebastián Elcano à l'Auditorio Nacional de Madrid et le Requiem de Verdi à la cathédrale de Burgos (les deux engagements avec l'Orquesta y Coro del Teatro Real) ; la reprise de la zarzuela San Franco de Sena d'Emilio Arrieta à l'Auditorio Baluarte de Pampelune ; Aida de Verdi à l'Ópera de Las Palmas de Gran Canaria ; son retour à l'Opéra de Marseille avec Les Huguenots de Meyerbeer ; et Il Signor Bruschino au Royal Opera Festival de Cracovie.

Cet été, Il Signor Bruschino l'attend à nouveau au Rossini Festival de Wildbad -où il revient chaque année depuis ses débuts en 2017- ainsi que pour diriger un concert aux côtés de la soprano Lise Davidsen lors de sa prestation au Turku Music Festival en Finlande.
Au cours de la saison 2023-24, il dirigera deux titres à l'Ópera de La Corogne (à annoncer), Il Tabarro et Gianni Schicchi à l'Ópera d'Oviedo, ainsi que Dialogues des Carmélites de Poulenc à l'Opéra de Massy (France), Samson et Dalila à l'Ópera de Tenerife, et un concert avec la soprano Lise Davidsen au Teatro Real de Madrid, parmi d'autres engagements.

5 albums pour passer la semaine : parcours contemporains, jeune virtuose et patrimoine musical

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1. Albares

Pacho Flores (né en 1981) : Albares, concerto pour bugle et orchestre. Roberto Sierra (né en 1953) : Salseando, concerto. Gabriela Ortiz (née en 1964) : Altar de Bronce, concerto pour trompette. Pacho Flores, trompette et bugle ; Royal Liverpool Philharmonic Orchestra ; Domingo Hindoyan, direction. PM Classics 880040427223.

On commence cette semaine avec Pacho Flores qui poursuit son exploration du répertoire pour trompette aux couleurs latino-américaines avec un nouvel opus enregistré aux côtés du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra dirigé par Domingo Hindoyan. Le soliste vénézuélien y déploie sa palette expressive et sa technique souveraine au service d'un programme qui réunit son propre concerto pour bugle, Salseando de l’excellent Roberto Sierra et Altar de Bronce de Gabriela Ortiz. Un panorama coloré de la trompette concertante avec des partition évocatrices.  

2. Hans Werner Henze : 5 Neapolitanische Lieder (Live, Hambourg 1956 — Remastered 2026)

Hans Werner Henze (1926-2012) : Fünf neapolitanische Lieder pour baryton et orchestre. Hermann Prey (1929-1998), baryton ; NDR Elbphilharmonie Orchester ; Hans Schmidt-Isserstedt (1900-1973), direction. Enregistrement public, Hambourg, 1956 ; restauration 2026. 3618029194807.

L’avantage du numérique c’est qu’il nous permet de retrouver des grandes lectures du passé sans nécessiter un album complet.   

Captés en concert à Hambourg en 1956 et restaurés pour cette réédition, ces cinq Lieder napolitains de Hans Werner Henze constituent un témoignage de premier ordre sur la réception immédiate de l'œuvre. Hans Schmidt-Isserstedt, à la tête de la phalange hambourgeoise, en livre une lecture engagée, tandis que le jeune Hermann Prey y affirme déjà l'autorité vocale et l'intelligence du texte qui feront sa réputation. Un document précieux où l'écriture de Henze, nourrie des mélodies populaires de la baie de Naples, trouve une incarnation d'une grande justesse.

À Angers, les 1001 nuits de l’ONPL

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Chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Liverpool et directeur musical de l’Opéra de Los Angeles à partir de la saison prochaine, le chef d’orchestre vénézuélien Domingo Hindoyan a fait une halte très remarquée cette semaine à Angers et à Nantes pour le dernier concert de la saison de l’Orchestre National des Pays de la Loire dans un programme propre à exalter sons sens du rythme et de la couleur.

Ce qui frappe d’emblée à la sortie de ce concert exceptionnel, c’est la capacité qu’ont certains chefs à modifier considérablement le profil sonore d’un orchestre en quelques répétitions seulement. Sous la baguette chaleureuse, convaincante et précise de Domingo Hindoyan, l’ONPL a acquis une profondeur insoupçonnée du pupitre des cordes, avec un sens du legato idéal et une puissance décuplée pour la totalité de l’orchestre.

La soirée a démarré sur les chapeaux de roues avec Fandangos, une pièce du compositeur portoricain Roberto Sierra résultant d’une commande de l’Orchestre Symphonique de Washington qui l’a créée en 2001. Sierra s’est, en quelque sorte, emparé du célèbre Fandango du Padre Antonio Soler pour lui tailler un habit propre aux grandes formations symphoniques d’aujourd’hui en mêlant assez habilement les rythmes populaires avec des clusters proches des séquences aléatoires fréquemment utilisées en Europe dans la musique des années 1970, le tout culminant dans une sorte d’accumulation instrumentale frénétique faisant penser à la fin du Boléro de Ravel. Une entrée en matière royale pour Domingo Hindoyan qui a bâti une puissance grandiose à la tête d’un ONPL visiblement conquis par son hôte.

On se demandait ce que pouvait bien faire le magistral Gloria de Francis Poulenc au milieu de ce programme après un tel déferlement sonore et avant la magie instrumentale de Rimski-Korsakov attendue en seconde partie. Menée tambour-battant par un Domingo Hindoyan survolté, l’oeuvre chorale de Poulenc sonnait d’une manière particulièrement frappante grâce à la participation du Chœur de l’ONPL magnifiquement préparé par Valérie Fayet. Par sa direction enjouée et son sens des demi-teintes, le chef a bien montré combien la vision mystique de Poulenc était finalement proche du monde profane et joyeux qui était celui de sa jeunesse baignée par la musique des Ballets russes. La puissance vocale des interventions de la soprano Melody Louledjian était en parfaite cohérence avec la volonté du compositeur qui souhaitait de grandes voix opératiques pour chanter sa musique.

Élisabeth Chojnacka, 5 ans

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Le 28 mai 2017 décédait à Paris la claveciniste polonaise Élisabeth Chojnacka, née Elżbieta Ukraińczyk à Varsovie le 
Claveciniste de notoriété internationale, elle a passé l'essentiel de sa vie en France et s'est spécialisée dans l'interprétation des œuvres contemporaines.

Elżbieta Chojnacka obtient un prix de l'École nationale supérieure de musique de Varsovie en 1962, après quoi elle s'installe à Paris où elle suit l'enseignement d'Aimée van de Wiele.

Elle a interprété en première mondiale de nombreuses œuvres, tant en solo qu'avec des ensembles instrumentaux ou électroniques. De nombreux compositeurs lui ont dédié des pièces, notamment György Ligeti, François-Bernard Mâche, Iannis Xenakis, Zygmunt Krauze et Michael Nyman.

Elle a joué ou enregistré des œuvres de Maurice Ohana, Jean-Claude Risset, Henryk Górecki (Concerto pour clavecin), Toshi Ichiyanagi, Franco Donatoni, François-Bernard Mâche, Graciane Finzi, Marzena Komsta, Stephen Montague, Yves Prin, Tomás Marco, Cristobal Halffter, Mauricio Sotelo, Grant McLachlan, Astor Piazzolla, Marius Constant, Francis Poulenc, Luc Ferrari, André Boucourechliev, Aldo Clementi, Roberto Carnevale, Betsy Jolas, Joseph Horovitz, Manuel de Falla, Roberto Sierra, Krzysztof Knittel, Scott Joplin, Gustavo Beytelmann, Jean Wiener, Krzysztof Meyer, Joanna Bruzdowicz et Dimitri Yanov-Yanovski.

Elle s'est également intéressée à la musique ancienne, que ce soit en concert ou dans quelques enregistrements. Elle a souvent joué avec une amplification du son de son instrument.

Elle a obtenu le Grand Prix du disque pour la musique moderne en 2003, pour son enregistrement d'œuvres de Maurice Ohana.

Le centenaire à Vérone

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Le Verona Arena Opera Festival a dévoilé le programme de sa 100e édition, un programme sans précédent comprenant un florilège des titres d'opéra les plus aimés et les plus joués dans l'amphithéâtre : 2 nouvelles productions (Aïda et Rigoletto), 6 productions historiques (Il barbiere di Siviglia, Tosca, Nabucco, Carmen, Madama Butterfly et La traviata). Trois galas aussi: Juan Diego Flórez pour ses débuts à Verona, Plácido Domingo et Jonas Kaufmann. L'orchestre et le chœur du Teatro alla Scala de Milan, dirigés par Riccardo Chailly, devraient également se produire pour la première fois sur la scène de l'Arena di Verona.

Parmi les nombreux interprètes, citons Anna Netrebko, Yusif Eyvazov, Anita Rachvelishvili, Vasilisa Berzhanskaya, Roman Burdenko, Ludovic Tézier, Francesco Meli, Vittorio Grigolo, Juan Diego Flórez, Lisette Oropesa, Aleksandra Kurzak, Luca Salsi, Roberto Alagna, Amartuvshin Enkhbat, Nadine Sierra, Piotr Beczała, Sonya Yoncheva, Plácido Domingo, Gregory Kunde, Jonas Kaufmann, Maria José Siri, Asmik Grigorian, Luca Micheletti.