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Ruggero Leoncavallo, 105 ans

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Ruggero Leoncavallo ( Naples -  Montecatini Terme) est un compositeur italien.

Si le nom de Ruggero Leoncavallo reste attaché à l'opéra Pagliacci (Paillasse), son premier opéra créé en 1892 et considéré comme l'un des manifestes du vérisme, sa biographie est truffée de légendes, qu'il a lui-même fabriquées.

De manière certaine, on sait qu'il est fils de magistrat, qu'il a étudié au Conservatoire de Naples, qu'il a suivi à Bologne les cours du poète Giosuè Carducci, qu'il a voyagé en Égypte, avant d'arriver à Paris, où il a joué du piano pour gagner sa vie dans les cafés-concerts.

À Paris, Leoncavallo se lie d'amitié avec Jules Massenet et le baryton Victor Maurel. Il commence alors à rédiger des livrets, en s'inspirant de modèles littéraires (il avait déjà écrit Chatterton en 1876, qui ne sera créé qu'en 1896, mais c'est en 1892 qu'éclatera son talent avec Paillasse, dont le succès universel lui a ouvert de nombreux horizons.

Leoncavallo a pu ainsi aborder d'autres genres : opérette, drame musical, poème symphonique comme La Nuit de mai pour ténor et orchestre, inspiré par le poème d'Alfred de Musset, exécuté pour la première fois le  à Paris ou encore Séraphitus Séraphîta, poème symphonique d'après "Séraphîta" d'Honoré de Balzac, créé à Milan à la Scala en 1894.

L'artiste reçoit parfois des commandes, comme Der Roland von Berlin de Guillaume II (1904), et il se lancera dans la composition d'opérettes, avant de renouer avec son style initial : Œdipe Roi (1920) qu'il ne verra pas représenté, puisqu'il meurt un an plus tôt.

Il fait partie de la Giovane Scuola.

En 1895, il avait épousé à Milan, la cantatrice française Marie Rose Jean, dite Berthe Rambaud, née à Carpentras en .

Une grande partie de son patrimoine est conservé aujourd'hui au Fondo Leoncavallo de Locarno. Le musée Leoncavallo de Brissago, tout proche, préserve la mémoire du compositeur, qui a été fait citoyen d'honneur de la commune en 1904.

Ruggero Leoncavallo, 165 ans

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Si son nom reste attaché à l'opéra Pagliacci (Paillasse), son premier opéra créé en 1892 et considéré comme l'un des manifestes du vérisme, sa biographie est truffée de légendes qu'il a lui-même fabriquées.
De manière certaine, on sait qu'il est fils de magistrat, qu'il a étudié au conservatoire de Naples, qu'il a suivi à Bologne les cours du poète Giosuè Carducci, qu'il a voyagé en Égypte, avant d'arriver à Paris, où il a joué du piano pour gagner sa vie dans les cafés-concerts.

À Paris, Leoncavallo se lie d'amitié avec Jules Massenet et le baryton Victor Maurel. Il commence alors à rédiger des livrets en s'inspirant de modèles littéraires (il avait déjà écrit Chatterton en 1876, qui ne sera créé qu'en 1896), mais c'est en 1892 qu'éclate son talent avec Paillasse, dont le succès universel lui ouvre de nombreux horizons.

Leoncavallo a pu ainsi aborder d'autres genres : opérette, drame musical, Poème symphonique comme La Nuit de Mai pour ténor et orchestre, inspiré par le poème éponyme d'Alfred de Musset, exécuté pour la première fois le 3 avril 1887 à Paris ou encore Séraphitus Séraphîta, poème symphonique d'après Séraphîta d'Honoré de Balzac, créé à Milan à la Scala en 1894.
L'artiste reçoit parfois des commandes, comme Der Roland von Berlin de Guillaume II (1904), et il se lancera dans la composition d'opérettes, avant de renouer avec son style initial : Œdipe Roi (1920) qu'il ne verra pas représenté puisqu'il meurt un an plus tôt.
Il fait partie de la Giovane Scuola.

En 1895, il avait épousé à Milan, la cantatrice française Marie Rose Jean, dite Berthe Rambaud, née à Carpentras en .

Une grande partie de son patrimoine est conservé aujourd'hui au Fondo Leoncavallo de Locarno. Le musée Leoncavallo de Brissago, tout proche, préserve la mémoire du compositeur, qui a été fait citoyen d'honneur de la commune en 1904.

Carlo Rizzi, à propos de Zingari de Leoncavallo 

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Le chef d’orchestre Carlo Rizzi, directeur artistique de l’excellent label Opera Rara, est au pupitre du Royal Philharmonic Orchestra de Londres pour une intégrale du rare opéra Zingari de Leoncavallo. Cette parution, l’un des évènements de la rentrée pour les lyricophiles, est une occasion d’échanger avec le maestro. 

 Comment avez-vous découvert cet opéra Zingari de Leoncavallo ? 

Je connaissais déjà le Zingari de Leoncavallo, bien sûr, et avec Opera Rara, nous l'avions déjà envisagé comme une œuvre intéressante à enregistrer, mais ce qui nous a vraiment fait franchir le pas, c'est lorsque j'ai découvert que la version que nous connaissions était en fait la seconde, créée ultérieurement par Leoncavallo, et non la version originale de 1912 à laquelle nous n'avions pas accès puisque nous ne disposions pas de la partition originale. Mais grâce au musicologue Ditlev Rindom, avec qui Opera Rara travaille, nous avons pu retrouver la partition manuscrite originale de Leoncavallo, ce qui nous a permis d'en produire le premier enregistrement. 

 Quelles sont les qualités musicales de cet opéra qui reste très rare dans les programmations ?

Les qualités musicales de Zingari sont nombreuses : il y a l'inventivité mélodique de Leoncavallo, que l'on retrouve dans les belles mélodies des arias et des duos tout au long de l'œuvre. Il y a aussi les chœurs qui sont très intéressants et puissants. Le chœur du début de l'acte I, par exemple, est l'une des meilleures choses écrites par Leoncavallo à mon avis, dépassant en qualité le chœur d'ouverture de Pagliacci. Il y a aussi un excellent et court intermezzo entre les deux parties de l'opéra. 

Lors de la première, les journalistes italiens ont été sévères à l'égard de cette œuvre qu'ils ont qualifiée de "duplicata inutile de Pagliacci". Cette œuvre est-elle une extension musicale de Pagliacci ?

Zingari n'est pas une extension musicale de Pagliacci. Bien que les deux opéras aient une structure similaire, les personnages de Zingari sont complètement différents : Fleana dans Zingari est un rôle et un personnage complètement différent de Nedda dans Pagliacci. Fleana est en fait un personnage central très intéressant qui fait penser à la Carmen de Bizet. La façon dont Leoncavallo la dépeint musicalement est beaucoup plus variée que celle dont il dépeint Nedda. Par exemple, elle a deux grands duos d'amour avec ses deux amants, un dans la première partie avec Radu et un dans la deuxième partie avec Tamar. Les deux sont complètement nouveaux et différents et ne peuvent pas être trouvés dans Pagliacci.   

La Bohème de Leoncavallo, 125 ans

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La Bohème, l'opéra de Ruggero Leoncavallo en quatre actes sur un livret du compositeur, adapté des Scènes de la vie de bohème d'Henri Murger, fut créé le  à La Fenice de Venise,  un an après l'opéra du même nom de Puccini.

Mascagni et Leoncavallo magnifiés par Pappano et Michieletto

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Pietro MASCAGNI
(1863-1945)
Cavalleria Rusticana
Ruggero LEONCAVALLO
(1857-1919)
Pagliacci
Royal Opera Chorus and Orchestra, Antonio Pappano, direction – Damiano Michieletto, mise en scène – Aleksandrs Antonenko (Turridu/Canio) – Elena Zilio (Mamma Lucia) – Eva-Maria Westbroek (Santuzza) – Dimitri Platanias (Alfio/Tonio) – Martina Belli (Lola) – Carmen Giannatasio (Nedda) – Benjamin Hulett (Beppe) – Dionysios Sourbis (Silvio) – Elliot Goldie, Nigel Cliffe (deux villageois).
2016-DVD-75’et 78’-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Opus Arte-OA1210D

Heinz Wallberg, 20 ans

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Heinz Wallberg (16 mars 1923 - 29 septembre 2004) était un chef d'orchestre allemand.

Wallberg est né à Herringen, en Westphalie. Il étudie la trompette, le violon et le piano. Il aide sa famille à subvenir à ses besoins grâce à sa formation musicale lorsque son père devient incapable de travailler. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est opérateur de morse et dirige simultanément une fanfare militaire et un quatuor à cordes.

Après la guerre, il étudie aux conservatoires de Dortmund et de Cologne. Il fait ses débuts de chef d'orchestre à Münster avec Les Noces de Figaro de Mozart. En 1957, il enregistre une scène de Lohengrin de Wagner,avec le Philharmonia Orchestra de Londres et les chanteuses Elisabeth Schwarzkopf et Christa Ludwig, dans une mise en scène de Walter Legge. Il a également enregistré la Symphonie n° 4 italienne de Mendelssohn et la musique de scène du Songe d'une nuit d'été. Il a dirigé Der Rosenkavalier de Richard Strauss pour le Royal Opera, Covent Garden en 1963. Entre-temps, aux festivals de Vienne et de Salzbourg, il crée des œuvres telles que l'oratorio de Frank Martin Le Mystère de la Nativité (1960) et Les Mines de Falun de Rudolf Wagner-Régeny (1961). Wallberg a inauguré le festival d'opéra de Munich en 1962 avec une représentation de Die schweigsame Frau de Richard Strauss.

De 1964 à 1975, Wallberg a été chef d'orchestre principal du Tonkünstler Orchestra de Vienne. Il a occupé le même poste à l'Orchestre de la Radio de Munich de 1975 à 1982 et à l'Orchestre Philharmonique d'Essen de 1975 à 1991. Il a été le premier chef d'orchestre ouest-allemand autorisé à diriger en Allemagne de l'Est après la partition de l'Allemagne et n'a fait ses débuts de chef d'orchestre aux États-Unis qu'en 1991. Pendant les 37 dernières années de sa vie, il s'est produit chaque année avec l'Orchestre Symphonique NHK du Japon. Il a dirigé la première néo-zélandaise de Die Meistersinger von Nürnberg de Wagner en 1990.

Il a été nommé pour un Grammy Award en 1982 pour son enregistrement de l'opéra de Weinberger, Schwanda the Bagpiper. Il a donné un concert dans la basilique Saint-Pierre de Rome pour le pape Jean XXIII en 1959. Heinz Wallberg était très apprécié comme chef d'orchestre pour les symphonies d'Anton Bruckner. Il a également enregistré Königskinder d'Engelbert Humperdinck et La bohème de Ruggero Leoncavallo.

Wallberg s'est marié deux fois, avec Maritta Ruhlmann, décédée en 1967, et plus tard avec Murielle Nouget. Il a eu une fille avec Ruhlmann et un fils avec Nouget. Il est décédé à Essen en 2004, à l'âge de 81 ans.

 

Première mondiale de la version originale de Cavalleria rusticana

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Pietro Mascagni (1863-1945) : Cavalleria rusticana, opéra en un acte. Carolina López Moreno (Santuzza), Giorgio Berrugi (Turiddu), Elisabetta Fiorillo (Lucia), Domen Križaj (Alfio), Eva Zaïcik (Lola) ; Chœur et Orchestre Balthasar Neumann, direction Thomas Hengelbrock. 2022. Notice en anglais et en allemand. Livret complet en italien, avec traduction anglaise. 74’ 41’’. Prospero PROSP0088. 

Pagliacci, 130 ans

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Pagliacci (Paillasse)opéra italien en deux actes de Ruggero Leoncavallo, fut créé le  au Teatro Dal Verme à Milan.

Pagliacci s'est rendu célèbre par la mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste -exposé par l'un des personnages lors d'un Prologue, où l'auteur appelle à rapprocher fiction et réalité, jusqu'à ne plus savoir distinguer l'une de l'autre. Servi par une musique passionnée et un sens aigu du drame, il illustre parfaitement l'esthétique vériste fondée sur l'évocation réaliste et directe de « tranches de vie ».
Il précède en cela certains aspects de l'œuvre de Giacomo Puccini que l'on associe souvent au vérisme, qui en a subi l'influence, mais en le dépassant.

Réactualisant la question du paradoxe sur le comédien, qu'illustre le fameux air Vesti la giubba (Mets la veste) dans lequel Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène (Ridi, Pagliaccio, e ognun applaudirà !), le rôle a été particulièrement prisé par de célèbres ténors, dont un des plus marquants fut au début du xxe siècle Enrico Caruso.

En raison de sa brièveté (environ 70 minutes) et d'une relative parenté, plus littéraire que musicale, il est souvent associé à un autre opéra vériste composé deux ans auparavant : Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni (1890).

 A Amsterdam, Robert Carsen inverse l’ordre habituel de Pagliacci et Cavalleria rusticana

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Ruggero Leoncavallo  (1857-1919) : Pagliacci, opéra en un prologue et deux actes (1). Pietro Mascagni (1863-1945) : Cavalleria rusticana, opéra en un acte (2). Roman Burdenko (Prologue/Tonio) ; Ailyn Pérez (Nedda) ; Brandon Jovanovich (Canio) ; Marco Ciaponi (Peppe) ; Mattia Olivieri (Silvio). (1). Anita Rachvelishvili (Santuzza), Rihab Chaieb (Lola) ; Brian Jagde (Turiddu), Roman Burdenko (Alfio), Elena Zilio (Lucia). (2). Chœurs du Nederlandse Opera ; Nieuw Amsterdams Kinderchoor ; Netherlands Philharmonic Orchestra, direction Lorenzo Viotti. 2019. Notice en anglais, avec très brefs synopsis. Sous-titres en italien, anglais, français, allemand, japonais et coréen. 157.00. Un DVD Naxos 2.110670. Aussi disponible en Blu Ray.

Le ténor tchèque Karel Burian admirablement ressuscité par Supraphon

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Karel Burian - Intégrale des enregistrements 1906-1913. CD 1 - Enregistrements avec orchestre 1906-1913 : Airs d’opéras de Richard Wagner (1813-1883), Bedřich Smetana (1824-1884), Karel Kovařovic (1862-1920), Václav Juda Novotný (1849-1922). CD 2 - Enregistrements avec orchestre 1906-1912 : Airs d’opéras de Carl Maria von Weber (1786-1826), Daniel François Esprit Auber (1782-1871), Giuseppe Verdi (1813-1901), Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893), Antonín Dvořák (1841-1904), Wilhelm Kienzl (1857-1941), Jules Massenet (1842-1912), Giacomo Puccini (1858-1924), Ruggero Leoncavallo (1857-1919). CD 3 - Enregistrements avec piano 1906-1911 : Mélodies populaires et traditionnelles tchèques ; lieder de Oskar Nedbal (1874-1930), Alois Ladislav Vymětal (1865-1918), František Picka (1873-1918), Jaroslav Novotný (1886-1918), Jan Malát (1843-1915), Eduard Tregler (1868-1932), Jindřich Jindřich (1876-1967), Zdeněk Fibich (1850-1900), František Neumann (1874-1929), Richard Strauss (1864-1949), Gus(tave) Edwards (1878-1945). Karel Burian, ténor ; Minnie Nast, Erika Wedekind, soprano ; Bedřich Plaške, baryton-basse. Bruno Seidler-Winkler, piano et direction d’orchestre ; Jindřich Jindřich, František Picka, piano. Enregistré entre 1906 et 1913 à Prague, Dresde, Berlin, Vienne. Édition 2020. Livret en anglais, tchèque. 1 coffret 3 CD Supraphon SU4287-2.