Saverio Mercadante (1795-1870) : Il Proscritto, mélodrame tragique en trois actes. Ramón Vargas (Giorgio Argyll) ; Iván Ayón-Rivas (Arturo Murray) ; Sally Matthews (Anna Ruthven) ; Goderdzi Janelidze (Guglielmo Ruthven) ; Elizabeth DeShong (Odoardo Douglas) ; Irene Roberts (Malvina Douglas) ; Opera Rara Chorus ; Britten Sinfonia, direction Carlo Rizzi. 2022. Notice en anglais. Synopsis en anglais, en français, en allemand et en italien. Livret complet en italien, avec traduction anglaise. 124.05. Un coffret de deux CD Opera Rara ORC62.
La ci darem la mano - Saverio Mercadante (1795-1870) : Quartet in A Minor ; Variations on ‘La ci darem la mano’ ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Quartet No.4 in A Major K.298 ; Quartet No.3 in C Major K.285b ; Quartet No.2 in G Major K.285a ; Quartet No.1 in D Major K.285 - Vincent Lucas, flûte ; Eiichi Chijiiwa, violon ; David Gaillard, alto ; Emmanuel Gaugué, violoncelle. 2022 - Livret en Français et Anglais – 77’53’’ – Indésens !
Gaetano Braga est un violoncelliste et un compositeur romantique italien, né le à Giulianova et mort le à Milan.
Gaetano Braga, très jeune, a montré une vraie passion pour la musique. Il a étudié à Naples, où il a eu comme enseignant Saverio Mercadante. À 14 ans, il a décidé de se consacrer à l'étude du violoncelle, instrument avec lequel il s'est produit en concert dans toute l'Europe, jouant dans de nombreuses villes allemandes, à Vienne, Paris, ainsi qu'à Florence. Il a passé la majeures partie de sa vie à Paris et à Londres.
Comme compositeur, il a obtenu ses meilleurs succès avec les opéras Il ritratto, Reginella et Caligola.
Retourné à Milan, il y a composé un Ruy Blas, d'après Victor Hugo, qui n'a jamais été représenté parce que la jury du théâtre de la Scala lui a préféré l'opéra homonyme de Filippo Marchetti.
Sa Leggenda Valacca (en anglais Angel's Serenade) écrite pour voix avec violoncelle obligato est devenue très populaire et a connu de nombreux arrangements.
Braga est mort à l'âge de 78 ans à Milan.
La maison où il est né se trouve sur le cours Garibaldi et a été transformée aujourd'hui en un musée consacré à la vie du compositeur.
Gaetano Braga a écrit pour son instrument (2 concertos, un quintette, des œuvres pour violoncelle et piano) ainsi que des opéras.
Le compositeur romantique prussien. Carl Otto Ehrenfried Nicolai est né le à Königsberg et mort le à Berlin.
Otto Nicolai est né non loin de l'église de Steindamm et est baptisé dans cette église le 21 juin 1810. Enfant prodige, Otto Nicolai apprend dans un premier temps le piano avec son père. À l'âge de 16 ans, il fugue et se rend à Berlin étudier auprès de Carl Friedrich Zelter. Il connaît plusieurs succès en royaume de Prusse, par ses compositions (avec sa Première symphonie en 1831) et, dans des concerts publics, par ses dons d'interprète.
En 1833, il est nommé organiste à la chapelle de l'ambassade de Prusse à Rome. Il est ensuite nommé Kapellmeister à Vienne en 1837, dont il devient rapidement une figure importante de la vie musicale.
Lors de sa venue à Vienne en 1845, Hector Berlioz le rencontre et se montre très élogieux à son endroit : « L'éminent artiste Nicolaï. (...) Je le regarde comme un des plus excellents chefs d'orchestre que j'aie jamais rencontrés, et comme un de ces hommes dont l'influence suffit à donner une supériorité musicale évidente à la ville qu'ils habitent. (...) C'est un compositeur savant, exercé, et susceptible d'enthousiasme »
En 1844, on lui propose de succéder à Felix Mendelssohn à Berlin, mais il n'y retournera que la dernière année de sa courte vie.
Le , son chef-d'œuvre, l'opéra Les Joyeuses commères de Windsor, adapté du drame éponyme de Shakespeare, est représenté au Hofoper de Berlin. Nicolai veut innover en créant un opéra débarrassé des influences italiennes et prussiennes. On y sent toutefois les influences de Rossini et de Carl Maria von Weber.
Le 11 mai de la même année, deux jours après avoir été nommé directeur musical de l'Opéra de Berlin (Hofkapellmeister du Staatsoper Berlin2), il meurt d'une hémorragie cérébrale. Le même jour, il avait été élu membre de l'Académie royale de Prusse.
Otto Nicolai fut aussi un des créateurs de l'Orchestre Philharmonique de Vienne.
On lui doit cinq opéras. Outre Les Joyeuses commères de Windsor, il est l'auteur d'un très important Il Templario (en français : « Le templier », 1840), dont le livret est tiré d’"Ivanhoé" de Walter Scott. L'œuvre a été créée la même année que La Vestale de Saverio Mercadante et Saffo de Giovanni Pacini.
Il a laissé aussi des lieder, de la musique pour orchestre, pour chœur et des sonates.
Pour un chanteur d’opéra aussi réputé que Javier Camarena, affronter un récital monographique consacré uniquement à un artiste aussi singulier que Tosti, était un pari assez risqué. Connaissant l’engagement émotionnel et la recherche interprétative qu’il accorde habituellement à ses personnages opératiques, on pouvait cependant s’attendre à un résultat plus que satisfaisant. Sous le titre « Sogno », celui d’une des mélodies enregistrées, le ténor mexicain résidant en Espagne vient de consacrer son dernier CD à un compositeur qui a connu autant le succès populaire qu’il n’a été vilipendé par une certaine critique. Car, si pendant plus d’un siècle, la plupart de grands chanteurs ont servi sa musique et exhibé son indiscutable sens de la « vocalità » italienne, on peut néanmoins y constater un penchant marqué pour la sentimentalité. Et une interprétation vulgaire pourrait trop facilement la faire tomber dans un puits gluant d’eau de rose, sucre et miel… Reynaldo Hahn ou même Fauré (qui dédia à Tosti « Le parfum impérissable ») pourraient aussi subir ce sort fatal si l’interprète ne trouve pas la justesse de ton en étirant, d’un côté, la corde de la sentimentalité décadente « fin de siècle » tout en gardant, de l’autre, le sang-froid, le raffinement et l’élégance d’un grand interprète. Le parcours de ce compositeur est singulier : d’origine extrêmement modeste, il naquit à Ortona, dans les Abruzzes (il en recueillera le folklore en suivant la voie des Inzenga ou Pedrell en Espagne, Kodaly et Bartok en Hongrie ou Canteloube en France), étudia à Naples avec ce précurseur du mélodrame italien qui fut Saverio Mercadante, dont le jeune Rossini s’inspira largement, et devint professeur de chant de la princesse Marguerite de Savoie, laquelle, devenue reine, la recommanda à une pléiade de têtes couronnées de Russie, Espagne ou le Royaume Uni (Elisabeth I et Edouard VII) qui visitaient son atelier lyrique londonien pour y former leur voix. Verdi ou Puccini encourageaient aussi à suivre son enseignement du chant. Il devint enfin britannique et fut nommé sir par le roi.
Alzira est l’un des opéras les plus rares de Giuseppe Verdi. Sous la baguette de Giampaolo Bisanti, il sera représenté pour la première fois à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège : l’occasion rêvée, pour tous les amateurs de Verdi, de découvrir ce drame oublié sur un livret de Salvatore Cammarano, d'après Voltaire.
Une princesse inca, Alzira, croit son fiancé, Zamoro, mort sous les coups des Espagnols. Détenue par le gouverneur Gusmano, elle refuse de se donner à lui. Toujours vivant, Zamoro tente une action contre l’occupant mais est capturé par Gusmano qui menace de le mettre à mort si la belle ne cède pas à ses avances. Elle se sacrifie mais Zamoro le poignarde. En mourant, il pardonne.
Lorsque Giuseppe Verdi, en 1845, décida qu’il devait désormais confirmer ses succès en conquérant, sur la terre même de son rival Saverio Mercadante, le fameux Teatro di San Carlo de Naples, il fit naturellement appel au librettiste local, célèbre pour avoir été l’auteur du Lucia di Lammermoor de Donizetti, Salvatore Cammarano. Verdi se sentait épuisé par les conséquences de sa célébrité depuis l’énorme succès de Nabucco. Ces « années de galères », selon le terme du compositeur lui-même, allaient produire une série d’œuvres, certes moins connues, à l’exception de l’une ou l’autre, mais extrêmement efficaces.
Inspiré par la tragédie de Voltaire Alzireou les Américains, un sujet ardu et difficile à métamorphoser en livret d’opéra, Alzira ne connut qu’un succès très mitigé à Naples avant de disparaître dans les limbes de l’Histoire de l’Opéra. Pourtant, la formidable qualité de sa musique et son sens dramatique méritaient une réhabilitation. Jamais joué à Liège, Alzira est une nouvelle production présentée en collaboration avec l’Association des Amis de l’Opéra de Bilbao et le Gran Teatro Nacional del Perú. Une découverte !
Flutissima. Franz Benda (1709-1786) : Concerto pour flûte et orchestre en mi mineur. Saverio Mercadante (1795-1870) : Concerto pour flûte et orchestre n° 1 en mi mineur. Sylwia Kubiak-Dobrowolska, flûte ; Sinfonia Nova Orchestra, direction Lukasz Wojakowski. 2021. Notice en polonais et en anglais. 46.25. Dux 1805.
Le programme du 67e Festival de Wexford (19 octobre-4 novembre) était à nouveau bien rempli : trois grandes productions d’opéra, trois opéras en version réduite, une série de récitals vocaux et plusieurs concerts. Ce n’est plus un secret, il faut se rendre dans cette petite ville de la côte irlandaise pour découvrir ou redécouvrir un répertoire oublié, peu connu ou… nouveau. Car Wexford ne se contente pas de fouiller dans les archives. Cette année, le festival proposait la première européenne de Dinner at Eight, le dernier opéra du compositeur américain William Bolcom créé en mars 2017 au Minnesota Opera. Dinner at Eight est le quatrième opéra de William Bolcom (°1938, Seattle) et le troisième présenté en Europe. Le livret de Mark Campbell est basé sur une pièce de théâtre de Georges S. Kaufman et Edna Ferber présentée à Broadway en 1932 et adapté pour un film avec Jean Harlow. Ce Diner à vingt heures est essentiellement une comédie autour d’un diner désastreux, envahi par la cupidité, les infidélités et les addictions des nombreux protagonistes qui ne pensent qu’à leurs petits problèmes pendant que Manhattan étouffe sous la Dépression.
Lorenzo de Virgiliis est actuellement en Master de deuxième cycle à l’IMEP (Namur) dans la classe de Jean-Luc Votano.
Il est né à Lanciano le 21 décembre 1996. En septembre 2014, il obtenait le diplômé de clarinette avec mention au Conservatoire M. Luisa D’Annunzio de Pescara avec le professeur Stefano Bellante. Il a fréquenté des professeurs de renommée internationale tels Karl Leister, Calogero Palermo, Giammarco Casani, Antony Pay, Philippe Cuper ou Fabrizio Meloni et participé à des Concours nationaux et internationaux : 1er Prix au Concours d’exécution musicale Rotary club Teramo (95/100) ; 1er Prix (100/100) au Concours Musical International Paolo Barasso à Caramanico Terme ; 4e Prix (95/100) du Benelux Clarinet Competition; 2e Prix (90/100) au Concours Musical de la Ville de Florence et 3e Prix au Concours International de Clarinette Saverio Mercadante.
De Juin 2009 à Août 2012, il était clarinette solo de la JuniOrchestra de l’Académie Nationale de Santa Cecilia de Rome.
L'année 2017 est déjà marquée d'une nouvelle pierre : il a remporté le concours pour la place de petite clarinette solo de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège.