Résultats de la recherche pour : Sergueï Prokofiev

"L’Ange de feu" de Sergueï Prokofiev, 70 ans

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L'Ange de feu op. 37, est un opéra en cinq actes sur un livret écrit par le compositeur lui-même, créé sur scène en 1955 à Paris. L'histoire s'inspire du roman « L'Ange de feu » du poète russe Valery Brioussov paru en 1907.

Cet opéra, composé entre 1919 et 1927, n'est créé (en traduction française et non en russe) que le 25 novembre 1954 en version concert au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, soit un an et demi après la mort du compositeur. La direction y est assurée par le chef d'orchestre hongrois Charles Bruck.

Il faut attendre le 29 septembre 1955 pour que l'ouvrage soit créé sur scène, cette fois à Venise. Le rôle de Renata est assuré par Dorothy Dow.

L'opéra est distribué en cinq et sept tableaux dans sa version définitive. L'histoire sérieuse et tragique, autour du personnage de Renata, est entrecoupée par des interventions -« l’élément bouffon »- sur le ton de la farce par les personnages de Faust et le démon Méphistophélès.

 Sergueï Prokofiev réemploie par la suite de nombreux passages de la partition de L'Ange de feu dans sa Symphonie n° 3 en ut mineur, op. 44, de 1928.

"Guerre et paix" de Sergueï Prokofiev, 80 ans

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Guerre et Paix (russe : Война и мир, Voyna i mir) opus 91 est un opéra en deux parties et treize scènes de Serge Prokofiev sur un livret du compositeur et de Mira Mendelssohn (Mendelson) d'après le roman de Léon Tolstoï.

Il a été créé au Théâtre Maly (avant la Révolution, Théâtre Michel) à Léningrad.

Les amours de Natacha et André sont au cœur de cette fresque russe qui débute dans la vie mondaine, peu avant l’invasion napoléonienne, et se poursuit dans les combats.

"La Fleur de pierre" de Sergueï Prokofiev, 70 ans

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La Fleur de pierre (en russe Каменный цветок), opus 118, est un ballet en deux actes et huit scènes avec un prologue composé en 1950. Le livret est de Mira Mendelsohn et de Leonid Lavrovski, d'après le récit de Pavel Bajov, publié en 1938 et tiré de son recueil de contes de l'Oural intitulé en français La Fleur de pierre.

La première du ballet, intitulé alors Le Conte de la fleur de pierre, a eu lieu le  au théâtre Bolchoï de Moscou, presque un an après la mort du compositeur, sous la direction de Urij Fajer.
La chorégraphie est de Léonide Lavrovski.

Le conte est bon : « L’Amour des trois oranges » de Sergueï Prokofiev à l’Opéra National de Lorraine

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A l’Opéra National de Lorraine, avec L’Amour des trois oranges, c’est un joyeux moment que les spectateurs sont invités à vivre et à partager, grâce, mais oui, à une musique de Sergueï Prokofiev fidèlement servie par Marie Jacquot, grâce à l’inventivité souriante d’Anna Bernreitner, la metteure en scène, grâce à des interprètes au diapason.

Il faut immédiatement souligner que le livret, inspiré d’une pièce de Carlo Gozzi, est un excellent point de départ pour pareille joyeuse entreprise. Ce jeune prince-là, désespérément hypocondriaque, ne rit jamais. Faisant le désespoir de ceux qui l’aiment (son père le Roi de Trèfle, le mage Tchélio et le jongleur Truffaldino). Suscitant les ambitions de ceux qui veulent le supplanter (notamment la sorcière Fata Morgana). Mais voilà qu’une chute ridicule de la sorcière fait éclater de rire le triste prince. Anathème furieux de celle-ci : « Jour et nuit, tu chercheras les trois oranges ! ». Le prince trouvera évidemment les oranges et s’en emparera malgré leur gardienne, la terrible Créonte. Une de ces oranges se métamorphosera en ravissante Princesse Ninette, quand même temporairement transformée en rat avant de retrouver ses belles apparences. Tout est bien qui finit bien : les méchants s’enfuient, les beaux jeunes gens convolent en justes noces. 

Et voilà que Prokofiev, oui le sérieux Prokofiev, compose une partition pour ce joli conte ! Une partition absolument savoureuse, inventive, drôle, décalée dans ses déploiements orchestraux, instrumentaux et vocaux. L’écouter, c’est déjà sourire, d’autant que Marie Jacquot la sert au mieux avec l’Orchestre et le chœur de l’Opéra National de Lorraine. 

Anna Bernreitner l’a mise en images scéniques. De façon tout aussi bienvenue. Puisque Roi de Trèfle il y a, son château nous apparaîtra comme un… château de cartes ! Un plateau tournant fera apparaître et disparaître les personnages dans des décors comme en papier mâché. Les costumes et déguisements seront de cet acabit-là : le manteau à très longue traîne du roi, le petit short en simili cuir de Truffaldino, et surtout les trois princesses en oranges à éplucher. Le tout bien réglé, chorégraphiquement rythmé.

Une belle farce ? Oui et non : en effet, un Prologue nous fait assister à la dispute entre les Tragiques, les Comiques, les Lyriques et les Ridicules, désireux bien sûr de s’imposer chacun dans le récit qui va suivre, et qui d’ailleurs, installés sur des sortes de balcons, en seront comme les manipulateurs tout à tour victorieux et défaits. Si farce il y a, moments tragiques et moments lyriques ne manquent pas… mais passés au tamis de l’humour. Même si, petit bémol pour moi, le choix dramaturgique de cette « distanciation » liée aux observateurs-manipulateurs en combinaisons blanches de laboratoire, là-haut, ne convainc pas vraiment, n’ajoutant pas grand-chose au propos, nous distrayant même du carnaval d’en-bas.

Notre Dossier : Serge Sergueïevitch Prokofiev en perspective

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Dernière photo de Prokofiev prise par Nikolina Gora, automne 1952

A l'occasion des 125 ans de sa naissance

Entre Stravinski, qui fit toute sa carrière en Occident et abandonna définitivement la Russie avant la Révolution d’Octobre, et Chostakovitch, enfant du nouveau régime, Prokofiev paraît véritablement coincé entre deux chaises, victime des vicissitudes de l’histoire. Celles-ci le frappèrent de plein fouet, et il ne connut pas la stabilité, même imposée, de son aîné ou de son cadet.

Sergueï M. Liapounov, 165 ans

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Sergueï Mikhaïlovitch Liapounov est un compositeur russe né le 18 novembre 1859 (30 novembre 1859 dans le calendrier grégorien) à Iaroslavl et mort le 8 novembre 1924 à Paris.

Après la mort de son père, l'astronome Mikhaïl Vassilievitch Liapounov, à Iaroslavl alors qu'il n'a que huit ans, Sergueï va vivre à Nijni Novgorod avec sa mère, Sofia Alexandrovna née Chilipova, son frère aîné Alexandre, futur grand mathématicien, et son frère cadet Boris, futur slaviste de renom. Il suit les cours de Vassili Villoing. Sur les recommandations de Nikolaï Rubinstein, directeur du conservatoire de Moscou, Sergueï s'y inscrit en 1878. Ses principaux professeurs sont Karl Klindworth pour le piano et Sergueï Taneïev pour la composition.

Diplômé en 1883, il rencontre le compositeur Mili Balakirev qu'il rejoint à Saint-Pétersbourg en 1885. Balakirev, lui-même originaire de Nijni Novgorod, prend le jeune pianiste-compositeur sous son aile et l'accompagne dans ses premières compositions aussi attentivement qu'il le fait avec les membres de son cercle qui a succédé au fameux Groupe des Cinq. En 1893, dans le cadre du programme de la Société impériale géographique de Russie, Liapounov fait un voyage dans les provinces d’Iaroslavl, Viatka, Vologda et Kostroma pour recueillir des chansons folkloriques de ces endroits. Le résultat est la collection publiée six ans plus tard Chansons du peuple russe. En 1894, Liapounov est engagé comme directeur musical adjoint à la Chapelle impériale, succédant à Rimski-Korsakov. Il contribue grandement à l'amélioration du chant liturgique dans l'Église orthodoxe russe et il a aussi du temps pour composer. Son œuvre fameuse, Ouverture solennelle sur des thèmes russes, est composée en 1896. À partir de 1904, Liapounov se montre comme chef d'orchestre, notamment à Berlin et à Leipzig en 1907. En 1908, il compose son poème symphonique Żelazowa Wola en hommage à Chopin pour lequel il a une grande vénération depuis l'enfance. Il fait plusieurs tournées en 1910-1911 en Allemagne et en Autriche.

Il accède au rang de professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg dans la classe de piano en 1911. Tout en enseignant au Conservatoire, Liapounov vit une période intense de compositions et d'activités de concertiste virtuose. Au printemps 1919, contre toute attente pour lui, il est élu staroste (marguillier) de la chapelle du Conservatoire de Pétrograd (nouveau nom de Saint-Pétersbourg depuis 1914). Il s'engage sérieusement à l'exécution de chants d'Église pendant les services divins et attire des représentants du conservatoire. Il commence à développer un cours spécial pour l'étude de la musique de culte russe ancienne. À l'automne 1921, une classe pour l'étude du chant religieux russe est formée au conservatoire sous sa direction. Le décret des autorités bolchéviques publié le 23 février 1922 sur la saisie des objets de valeur des églises donne le signal de la répression à venir. Le troisième jour après le décret, des commissaires du peuple se présentent à la chapelle du conservatoire. Le staroste Liapounov refuse de leur donner les clefs, mais ils forcent la porte. Par la suite, il est arrêté avec 96 personnes (dont dix seront fusillées) dans le cadre de l'Affaire des ecclésiastiques de Pétrograd. Lors du procès, le compositeur se comporte avec dignité. Il écrit sa dernière œuvre dans son pays natal dans la salle d'audience le 20 juin 1922. Un manuscrit de la partition du compositeur portant cette date a été conservé. Il s'agit de l'hymne Ô Mère de Dieu, Vierge, réjouis-toi pour un chœur mixte à quatre voix. Il est condamné à six mois de prison1. Menacé et surveillé, il émigre à Paris en 1923 et dirige une école de musique pour émigrés russes, mais meurt d'une attaque cardiaque peu de temps après.

Liapounov est issu d'une génération intermédiaire entre d'un côté le Groupe des Cinq et Tchaïkovski, et de l'autre côté des compositeurs comme Scriabine, Stravinsky, Prokofiev ou Chostakovitch. Avec Alexandre Glazounov et Anton Arenski, il reste bien moins connu que le néo-romantique Sergueï Rachmaninov de dix ans son cadet.

Lui-même pianiste virtuose, comme Balakirev son mentor, Liapounov s'est illustré dans des œuvres pour cet instrument, avec ou sans orchestre. Il a également composé des chansons avec accompagnement au piano. Son œuvre la plus célèbre, écrite à la mémoire de Liszt, est Douze études d'exécution transcendante.

 

"Alexandre Nevski" de Serge Prokofiev

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Alexandre Nevski est une partition composée en 1938 pour le film homonyme de Sergueï Eisenstein retraçant la lutte historique et héroïque du jeune Prince Alexandre Nevski dans la Russie du XIIIe siècle. La partition fut adaptée l'année suivante par le compositeur sous la forme d'une cantate pour mezzo-soprano, chœur et orchestre.

La musique du film
Il s'agit de la troisième composition de Prokofiev pour le cinéma, après le Lieutenant Kijé (Alexandre Feinzimmer 1933) et La Dame de pique (Mikhail Romm – inachevé – 1936).

Prokofiev connaît Sergueï Eisenstein, qu'il retrouve à son retour à Moscou, pour l'avoir rencontré à plusieurs occasions à l’étranger. Lorsqu'en mai 1938 le cinéaste lui demande de travailler avec lui pour "Alexandre Nevski", Prokofiev manifeste son enthousiasme : Quand Eisenstein m’a proposé d’écrire une partition pour le film Alexandre Nevski, j’ai accepté avec plaisir, car j’admirais depuis longtemps son magnifique talent de metteur en scène. Au cours de nos travaux, l’intérêt n’a cessé de croître et Eisenstein s’est révélé non seulement un brillant metteur en scène, mais un musicien très fin.

De son côté, le cinéaste juge miroitante d'images triomphales une musique qui ne se contente pas d'être illustrative. Cette première collaboration idéale se poursuivra avec "Ivan le Terrible".

Le film retrace un événement phare de l'histoire russe au XIIe siècle : l'opposition d'Alexandre Nevski à l'invasion du pays par les chevaliers teutoniques et notamment la bataille du lac Peïpous qui mit fin à leur expansion orientale. À l'heure où menace le nazisme, la lutte vaillamment menée et la victoire obtenue brillamment par le jeune Prince vont prendre valeur d'idéal patriotique.

 

Raphaël Oleg et Frédéric Angleraux en parfaite harmonie dans Prokofiev, Honegger et Ysaÿe

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Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Sonate opus 56 ; Arthur Honegger (1892-1955) :  Sonatine H. 29 ; Eugène Ysaÿe (1858-1931) : Sonate opus posthume ; Luciano Berio (1925-2003) : Aldo (non crédité). Raphaël Oleg et Frédéric Angleraux, violons. 1999. 60’17. Livret en français, en allemand et en anglais. 1 CD Schweizer Fonogram LC 91357