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Steve Reich à l'honneur au Festival Présences

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Pionnier de la scène minimaliste, le père de Different Trains ou Music for 18 Musicians est, à 87 ans, une icône de la scène musicale contemporaine américaine. Le Festival Présences lui rend hommage à Paris.

Le compositeur qui accompagne le courant minimaliste américain depuis ses débuts est aujourd’hui considéré comme le pape de la musique contemporaine d’outre-Atlantique. Le Festival Présences qui débute dès ce week-end, lui rend hommage sous la forme d’un portrait en treize concerts. Ils feront entendre aux côtés de celles de plusieurs de ses «héritiers» -de Nico Muhly à Caroline Shaw- seize de ses œuvres, des opus fondateurs que sont Drumming ou Music for 18 Musicians à Jacob’s Ladder.

34e édition du festival Présences : hommage à Steve Reich

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Pour la première fois de son histoire, le festival Présences rend hommage au maître et pionnier de la musique minimaliste, l’Américain Steve Reich (né en 1936), dont les chefs-d’œuvre emblématiques vont résonner durant une semaine bien remplie.
Et résonner ne sera pas un vain mot, tant les échos de cette musique hantent la mémoire d’un mélomane qui la reçoit physiquement, avec ses boucles hypnotiques, ses rumeurs de gamelan, de percussions africaines et ses rubans de mélodies qui se répètent devant nous pour mieux se métamorphoser.
Music for 18 musiciansCity Life, Different Trains, entre autres, se succèdent parmi des créations françaises, des créations mondiales, et des invités nommés Caroline Shaw, Nico Muhly, Régis Campo, Guillaume Connesson… Un nouveau florilège de la musique d’aujourd’hui et de demain. Expérience garantie.

Cette édition du festival sera précédée d’une avant-première à l’Ircam, le 5 février, avec Jonny Greenwood et L’Instant donné.

Création de "Jacob's Ladder" de Steve Reich

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Steve Reich présente pour la première fois à New York Jacob's Ladder, une nouvelle œuvre pour grand ensemble et voix sur des textes bibliques, assurée par les musiciens du New York Philharmonic et Synergy Vocals sous la direction de Jaap van Zweden.
Jacob's Ladder est une commande conjointe du New York Philharmonic, de BBC Radio 3, de la Fundação Casa da Música, de l'Istanbul Music Festival et du Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra, du Queen Silvia Concert Hall et de O/Modernt, de Radio France et du Vancouver Symphony Orchestra.
La première européenne aura lieu le 6 février 2024 dans le cadre d'une rétrospective d'une semaine de la musique de Steve Reich au festival Présences de Paris.

La pièce d'une vingtaine de minutes pour grand ensemble plus deux sopranos et deux ténors est divisée en quatre courtes sections (chacune mettant en musique une des quatre lignes de texte), suivies de quatre sections plus longues qui approfondissent et développent les précédentes. Reich utilise assez librement l'image de l'"échelle" pour générer des mouvements mélodiques largement déterminés par les instruments de l'ensemble.

La création de Jacob's Ladder fait partie d'une série de concerts par lesquels le New York Philharmonic Orchestra rend hommage à Jaap van Zweden pour sa dernière saison en tant que chef d'orchestre principal, avec des exécutions de compositeurs que le chef d'orchestre a soutenus au cours de son mandat.
En 2019, van Zweden a dirigé la première new-yorkaise acclamée de Music for Ensemble and Orchestra de Reich.

Steve Reich de part et d’autre de l’Atlantique 

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Deux parutions de prestige autour de Steve Reich nous emmènent à Los Angeles et Paris pour des œuvres qui seront chéries des amoureux du style unique du compositeur. 

Steve Reich (né en 1936) : Runner ; Music for Ensemble and Orchestra, Los Angeles Philharmonic, Susanna Mälkki. 2018 et 2021. Livret en anglais. Nonesuch 075597910186. 

Pierre Bibault face à Steve Reich 

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Le guitariste Pierre Bibault fait l’évènement avec un album intégralement consacré à Steve Reich publié chez Indesens. Crescendo Magazine rencontre ce musicien  pour un entretien dédié à ce grand compositeur américain.   

Vous consacrez un album entier à des pièces de Steve Reich. Comment avez-vous découvert ce compositeur ? 

Je l’ai découvert sur le tard, je l’avoue, grâce à l’un de mes professeurs de musicologie à l’Université Paris 8, en 2003. Depuis, plus je l’écoute, plus je creuse, plus je suis impressionné par sa richesse. À bien des égards, je ne comprends pas qu’on ait pu qualifier sa musique de « minimaliste » ; bien au contraire, pour moi, c’est plutôt une musique « maximaliste ». Certes, le matériau musical de base, avec lequel Steve Reich compose, est minimal, mais la façon dont il le manie, et sans parler du résultat, est d’une richesse confondante, avec toutes ces couches sonores qui se superposent, légèrement décalées, selon des déphasages immédiats ou subreptices, faisant soudain émerger des rythmes, des textures…

Ce monstre sacré de la musique de notre temps vient de célébrer ses 85 ans. Alors que certaines musiques des avant-gardes de la seconde ½ du XXe siècle sonnent à nos oreilles de manière surannée et obsolète, la musique de Steve Reich continue de séduire toutes les générations. Qu’est-ce qui fait ce succès pour nos oreilles contemporaines, y compris les plus jeunes ? 

 Je pense que c’est lié à plusieurs facteurs.  Tout d’abord, je crois, parce que les oreilles contemporaines sont intimement liées à l’enregistrement, ce que n’étaient pas -de fait- les oreilles des siècles précédents. Or, la première période musicale de Steve Reich l’est aussi, avec son œuvre phare Come Out, de 1966, qui est une mise en boucle de bande magnétique. Cette œuvre n’existe pas sans l’enregistrement. Et l’on remarque que c’est aussi le cas de nombreux genres actuels, dont l’enregistrement est le principal support de création, et par extension, d’existence. La musique électronique, avec par exemple la French touch, en est, il me semble, une bonne illustration.

Ensuite, peut-être parce que Steve Reich a réussi dans sa musique à préserver l’équilibre entre une musique de son, d’exploration sonore, et une musique de notes. L’oreille peut alors se raccrocher à l’un ou à l’autre de ces paramètres -parmi tant d’autres. 

Enfin, je suis convaincu que c’est la place de l’interprète dans l’œuvre de Steve Reich qui transcende cet ensemble d’éléments. A la différence de la musique électronique actuelle que je citais à l’instant, où seule la machine est présente, Steve Reich confère encore une place centrale à l’instrumentiste. C’est une question extrêmement contemporaine, avec notamment les rapports entre l’Humain et  la Machine, et par extension aujourd’hui l’Intelligence Artificielle, qui a été questionnée par Steve Reich dès le dernier quart du XXe siècle. 

J’ai d’ailleurs voulu explorer ce concept au travers d’une nouvelle vidéo d’Electric Counterpoint, réalisée par Jean-Emmanuel Bibault (Post-Doc en A.I à l’Université de Stanford, en Californie), et dont les images ont été entièrement créées par une Intelligence Artificielle, exclusivement à partir de mots. 

Un album fait maison consacré à Steve Reich

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Steve Reich (*1936) : Nagoya Guitars (transcription de Nagoya Marimbas pour deux guitares par David Tanenbaum, en collaboration avec le compositeur) ; Electric Counterpoint for live guitar and tape ; Electric Guitar Phase for live guitar and tape (transcription de Violin Phase par Dominic Frasca, en collaboration avec le compositeur) ; Clapping Music for two performers. Pierre Bibault, guitare. 2021. 42’58 ; Livret en français et anglais. 1 CD Inde 154.

Steve Reich, 85 ans et un nouvel opus

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Steve Reich, né le  à New York, célèbre aujourd'hui son 85e anniversaire.
L'occasion d'évoquer sa dernière oeuvre dans le "London Times".
Pendant le confinement est né Traveler's Prayer, basé sur des prières de voyage juives. Voyageur, nous le sommes tous ; c'est le voyage de la naissance à la mort, explique-t-il. Je l'ai écrit comme un homme de 83 ou 84 ans confronté aux réalités de l'âge. Dans sa vieillesse, il a dit avoir trouvé une nouvelle inspiration, un "nouveau territoire".

Puisque le monde est passé en mode post-Covid, Reich espère pouvoir entendre bientôt son nouvel opus. Car si le confinement n'a rien bouleversé dans son travail, une partie cruciale manquait : après avoir composé, il n'y avait plus de performance.

Steve Reich/Gerhard Richter/Corinna Belz - Concert visuel aux Rainy Days de Luxembourg

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Asservie à la devise « less is more » - car « on ne peut plus croître dans un monde fini » -, l’édition 2019 de Rainy Days, festival de musique contemporaine de la Philharmonie Luxembourg (jusqu’au 1er décembre), explore la réduction et se concentre sur l’essentiel. Au programme ce dimanche soir, un essentiel plutôt foisonnant, aussi bien sonore que visuel. Dans le milieu parfois hermétique de la culture contemporaine, Steve Reich occupe cette place particulière d’icône souriante sous son indétrônable casquette, volontiers accessible à son public et mouillant, encore jusqu’il y a peu, volontiers sa chemise sur scène. A 83 ans, ce pionnier de la musique minimaliste (ou répétitive, c’est selon) fait encore preuve d’une remarquable envie de composer, et c’est d’ailleurs une première en Europe continentale à laquelle se frotte l’Ensemble Intercontemporain (Paris) avec Reich/Richter (2019). Les trois œuvres retenues balaient cinquante années d’écriture et se présentent en gradation d’effectif instrumental.

L'optimisme de Steve Reich

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Répondant aux questions de Jessica Duchen sur son site, le compositeur post-minimaliste (et octogénaire) Steve Reich jette un regard optimiste sur l'avenir de la musique : "Dans le monde anglophone, il y a un énormément de jeunes compositeurs merveilleux, tant de talents tels Nico Muhly et Bryce Dressner, ou encore Jonny Greenwood et tant d'autres..."