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Teresa Carreño, 170 ans

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María Teresa Gertrudis de Jesús Carreño García est une pianiste et compositrice vénézuélienne, née à Caracas le  et morte à New York le .

Plus connue sous le nom de Teresa Carreño, elle s'est produite dans les plus grands auditoriums de villes telles que New York, Mexico, Paris, Berlin et Milan, ainsi que dans nombre d'autres villes d'Europe, d'Amérique, d'Afrique et d'Australie. Elle y a donné des interprétations passionnées et fulgurantes de Beethoven, Liszt, Chopin, Schumann, Brahms, Grieg, Rubinstein, Paganini, Weber,
MacDowell et Tchaïkovski, entre autres.
Elle a fréquenté pendant plus d'un demi-siècle les personnalités et les musiciens les plus importants de son époque et a parcouru le monde avec son piano.

Fille de Manuel Antonio Carreño, homme politique vénézuelien dont le père était un compositeur de renommée, et de Clorinda García Sena y Toro, fille de musicien, elle commence ses études musicales dès l'âge de cinq ans sous la direction de son père, qui était un pianiste amateur de talent, et étudie ensuite avec le pianiste vénézuélien d'origine allemande Julio Hohené.

La famille émigre aux États-Unis le . Teresa suit à New York l'enseignement de Louis Moreau Gottschalk. Elle donne à neuf ans son premier concert le  au New Yorker Irving Hall. Elle débute à dix ans en tant que soliste au Philharmonique de Boston et joue devant Abraham Lincoln en 1863.

Elle se rend à Paris en 1866 et y fait ses débuts le 3 mai. Elle y rencontre des célébrités telles que Rossini et Gounod et prend des cours de piano avec Anton Rubinstein

Teresa Carreño a été mariée de 1873 à 1875 avec le violoniste compositeur français Émile Sauret, dont elle aura une fille, Émilia. Elle épouse ensuite le baryton italien Giovanni Tagliapietra, dont elle aura une fille, Teresita Tagliapietra-Carreño, future pianiste, et un fils, Giovanni. Ils vivront ensemble de 1876 à 1885.

Elle accède à la célébrité grâce à la tournée européenne qu'elle effectue entre 1889 et 1890. Elle fait ses débuts à Berlin le .

Teresa Carreño se marie en troisièmes noces avec le pianiste compositeur allemand Eugen d'Albert, avec lequel elle vivra de 1892 à 1895. Elle épouse enfin le frère de son second mari, Arturo Tagliapietra, en 1902, et vit avec lui à Berlin sur le Kurfürstendamm.

Alors qu'elle prépare en 1917 une tournée en Amérique du Sud, on lui diagnostique une paralysie partielle du nerf optique. Elle meurt dans son appartement de Manhattan, où une plaque commémorative est apposée à sa mémoire.

Elle a donné son nom au Théâtre Teresa Carreño de Caracas, qui a ouvert ses portes en Elle est enterrée au Panthéon national du Venezuela.

On lui attribue fréquemment -à tort- la composition de l'hymne national vénézuelien Gloria al bravo pueblo. Elle a cependant composé deux œuvres à caractère patriotique : Himno a Bolívar et Himno a El Ilustre Americano.

Rudolph Hermann Simonsen, 135 ans

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Né le 30 avril 1889 à Copenhague, dans une famille juive danoise de classe moyenne, Rudolph Simonsen montre, dès son enfance, de grandes capacités musicales.
Son père s'opposant à cette vocation, insiste pour que son fils suive une autre voie que celle d'un "simple musicien". Simonsen va suivre des études de droit et deviendra également un spécialistes des langues anciennes, Grec, Latin et Hébreu.
En même temps il étudie le piano avec Agnès Adler et la théorie musicale avec Otto Mailing au Conservatoire de Copenhague (1907 - 1909). Il entre ensuite à la Royal Danish Academy of Music et termine ses études de piano avec Teresa Carreño et Anders Rachlew.
Il fait ses débuts comme pianiste de concert en 1911, et un an plus tard obtient son diplôme de droit de l'Université de Copenhague.

En 1916, il est nommé professeur au Conservatoire de Copenhague et en devient le directeur en1931, succédant ainsi à Carl Nielsen à la tête de cette institution.
Il se mariera 2 fois. En 1915 à Berlin avec Käthe Löwenthal et en 1948 à Gentofte (Danemark) avec Ebba Soelver Heckscher.

Simonsen a un catalogue de compositions plutôt réduit. Entre 1920 et 1925, il écrit quatre symphonies, sous-titrés Sion, Hellas, Roms et Danemark en hommage à la culture juive, grecque, romaine et à son pays, mais il est bien plus connu comme professeur et comme écrivain sur la musique.

Pendant l'occupation nazie du Danemark, Simonsen s'enfuit avec sa famille en Suède, pays neutre, grâce à la complicité du peuple danois.
Comme admirateur de la culture allemande, son avilissement par les Nazis ébranlent ses convictions. En effet, pendant toute la guerre, même dans un refuge relativement sûr, sa santé physique et morale s'en ressent. Il ne se remettra jamais de son exil forcé.

Il est mort le 28 mars 1947 à Copenhague à l'âge de 58 ans.

Eugène d’Albert, 160 ans

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Eugen d’Albert, né le 10 avril 1864 à Glasgow et mort le 3 mars 1932 à Riga, est un pianiste et compositeur allemand d'origine écossaise.

Éduqué en Grande-Bretagne, d'Albert fait preuve d'un talent musical précoce et, à l'âge de dix-sept ans, il obtient une bourse pour étudier en Autriche. Se sentant proche de la culture et de la musique allemandes, il émigre bientôt en Allemagne, où il étudie avec Franz Liszt et commence une carrière de pianiste de concert. D'Albert répudie sa formation et son éducation en Écosse et se considère comme allemand.

Tout en poursuivant sa carrière de pianiste, d'Albert se concentre de plus en plus sur la composition, produisant 21 opéras et un nombre considérable d'œuvres pour piano, voix, chambre et orchestre. Ses œuvres orchestrales à succès comprennent son Concerto pour violoncelle (1899), une symphonie, deux quatuors à cordes et deux concertos pour piano. En 1907, d'Albert devient directeur de la Hochschule für Musik de Berlin.

Il s'est marié six fois, avec notamment la pianiste et chanteuse Teresa Carreño, et a été successivement citoyen britannique, allemand et suisse.

D'Albert est né d'une mère anglaise, Annie Rowell, et d'un père allemand d'origine française et italienne, Charles Louis Napoléon d'Albert (1809-1886), dont les compositeurs Giuseppe Matteo Alberti et Domenico Alberti sont des ancêtres. Son père était un pianiste et un compositeur de musique de salon prolifique qui avait été maître de ballet au King's Theatre et à Covent Garden. D'Albert est né alors que son père avait 55 ans. Le Musical Times écrit en 1904 que « cela, ainsi que d'autres circonstances, expliquait une certaine solitude dans la vie familiale du garçon. Il a été incompris, et 'criblé, cabiné et confiné' à un point tel qu'il a largement porté préjudice au pays qui l'a vu naître ».

Eugen d’Albert s'initie d'abord à la musique en autodidacte, avant d'entrer à la National Training School de Londres -dont le directeur est le célèbre compositeur d'opérettes Arthur Sullivan- où il étudie le piano avec Ernst Pauer à partir de 1876. Trois ans plus tard, Anton Rubinstein lui prédit déjà un « succès mondial », et le chef d'orchestre Hans Richter emmène le jeune homme de seize ans à Vienne, où il est présenté à Franz Liszt et à Carl Tausig : c'est auprès d'eux qu'il parfait son éducation pianistique, tout en bénéficiant, pour la composition, des conseils de Johannes Brahms et du critique musical Eduard Hanslick.

Pendant de nombreuses années, d'Albert a considéré que sa formation et son travail durant cette période étaient sans valeur. Le Times écrit qu'il « est né et a été éduqué en Angleterre, et a remporté ses premiers succès en Angleterre, bien que, dans un élan d'impétuosité enfantine, il ait répudié il y a quelques années tout lien avec ce pays, où, selon ses propres dires, il est né par simple accident et où il n'a rien appris ». Plus tard, cependant, d'Albert modifie son point de vue : « L'ancien préjugé que j'avais contre l'Angleterre, que plusieurs incidents avaient éveillé, a complètement disparu depuis de nombreuses années. »

Compositions féminines pour le piano :  un superbe panorama international de trois siècles

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Œuvres pour piano d’Anna Bon (?- après 1769), Anne-Louise Brillon de Jouy (1744-1824), Hélène Antoinette Marie de Nervo de Montgeroult (1764-1836), Maria Szymanowska (1789-1831), Clara Schumann (1819-1896), Tekla Badarzewska-Baranowska (1834-1861), Agathe Backer GrØndhal (1847-1907), Chiquinha Gonzagua (1847-1935), Teresa Carreño (1853-1917), Cécile Chaminade (1857-1944), Emma Kodály (1863-1958), Amy Beach (1867-1944), Dora Pejacevic (1885-1923), Florence Beatrice Price (1887-1953), Lili Boulanger (1893-1918), Víteslava Kaprálová (1915-1940), Tatyana Nikolayeva (1924-1993), Miyake Haruna (°1942) et Tanya Ekanayaka (°1977). Nicolas Horvath, Alexander Kostritsa, Giorgio Koukl, Alexandra Oehler, Sara Aimée Smiseth, Takia Ekanayaka et Ishimoto Hiroko, piano. 2013 à 2022. Notices en anglais et en diverses langues. Plus de onze heures de musique. Un coffret de 10 CD Grand Piano GP897X.

Au cœur du piano de Saint-Saëns avec l’Australien Antony Gray

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Œuvres pour piano, paraphrases et transcriptions.   Volume 1 : Opéra et ballet : Extraits de Javotte, Ascanio, Henry VIII, Proserpine ; Caprice d’Alceste d’après Gluck ; Valse du Prophète de Meyerbeer ; Paraphrase sur Mandolinata de Paladilhe ; La Mort de Thaïs ; Scherzo sur Les Pêcheurs de perles de Bizet. Lieux : Suite algérienne op. 60 ; Lola op. 116 : Tango ; Élégie op. 160 ; Rhapsodie d’Auvergne op. 73 ; Bénédiction nuptiale op. 9 ; Barcarolle : Une nuit à Lisbonne op. 63 ; Souvenir d’Italie op. 80 : Barcarolle ; Paraphrase sur la Islena de Paladilhe ; Fantaisie sur l’hymne national russe ; Africa op. 89. Volume 2 : Oratorio, cantate et pièces de circonstance : Le Déluge op. 45 : Prélude ; Sérénade op. 15 ; Hymne de la fête de Pâques d’après Berlioz ; Improvisation (de l’Album de Gauloises) ; Chant du soir d’après Schumann ; Improvisations sur la Beethoven Cantata de Liszt ; Bagatelles I et II ; Berceuse op. 105 ; Paraphrase sur Gallia de Gounod.  Autour de Bach et de Milan : Fantaisies en ré majeur et sol mineur d’après Luis de Milan ; Douze transcriptions pour piano d’après J.S. Bach. Antony Gray, piano. 2013, 2015, 2021. Notices en anglais. 271.30. Deux albums de deux CD divine art ddd 21235 et 21236. 

Une nomination à Miami

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L'Orchestre symphonique de Miami et son chef principal Eduardo Marturet viennent d'annoncer la nomination du jeune chef d'orchestre vénézuélien Luis David Aguilar au poste de chef assistant.
Chef et altiste, Luis David Aguilar est issu d'El Sistema au Venezuela.
En 2001, il a rejoint l'Orchestre Symphonique Simón Bolívar dont il a été le premier altiste de 2005 à 2011. Comme intrumentiste, il a travaillé sous la direction de chefs tels que Claudio Abbado, Simon Rattle, Daniel Barenboim et Gustavo Dudamel.
Il a dirigé l'Orchestre Symphonique Simón Bolívar, l'Orchestre Symphonique Teresa Carreño, le Chœur Simón Bolívar, le Chœur d'enfants du Venezuela et la Compagnie Teresa Carreño Ballet.

Bozar 2016-2017 : « Sound + Vision »

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Paul Dujardin et son directeur de la musique Music, Ulrich Hauschild, présentaient jeudi matin la 151ème saison de BOZAR. Une saison qui poursuit et conclut une trilogie lancée en 2014 autour du chanteur Pop rock, David Bowie, pour qui le visuel est tout aussi important que la musique. Et le choix de la thématique « Sound + Vision » (après Beyond Boundaries et Urban Vibes) n’est pas anodin puisque le titre est un clin d’œil à l’une des chansons de l’artiste, Sound and Vision, qui fait allusion à l’inspiration et à la synesthésie.