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Tour des Flandres musical  : Joost Fonteyne et le Klara Festival 

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Suite de notre panorama des institutions culturelles flamandes de Belgique à travers des rencontres avec leurs directeurs artistiques. Crescendo Magazine vous propose un entretien en compagnie de Joost Fonteyne, chargé de la direction artistique du  Klara Festival qui va prendre ses quartiers à Bruxelles (Brussel en néerlandais) du 20 au 29 mars. Alors que cette édition du Klara Festival 2026 sera la dernière du mandat de Joost Fonteyne, cette interview est l’occasion de faire un point sur ce festival ancré dans l’ADN bruxelllois. 

C'est votre 7e et dernière édition à la tête du Klara Festival. Quel bilan tirez-vous de votre mandat ?

C'était un énorme privilège de diriger le Klarafestival, de travailler avec une équipe et des partenaires magnifiques. C'est plus qu'un festival, c'est un lieu de rencontre. Avec de beaux dialogues entre le public et les meilleurs artistes classiques contemporains d'aujourd'hui. Une rencontre avec tant de partenaires fidèles, culturels ou privés, et comme nous sommes principalement un festival radio - en portant le nom de la radio Klara - avec les médias. Je suis reconnaissant d'avoir pu contribuer à l'histoire de ce festival qui date de plus de 20 ans en ajoutant de nouveaux récits, des coopérations et en mettant en évidence le contexte bruxellois comme point important du festival. Le Klarafestival est l'une des expériences les plus stimulantes et les plus belles de ma carrière.

Quel bilan tirez-vous, plus spécifiquement, par rapport à l'évolution des publics ? Le Klarafestival semble infirmer la baisse du public pour la musique classique ?

Nous pouvons parler que pour nous mêmes, mais depuis plusieurs années le Klarafestival attire environ 18 000 spectateurs par an. Et en plus, vu que 95 % des concerts sont retransmis en live via notre partenaire principal, la radio Klara, nous estimons que 250 000 auditeurs profitent du festival depuis leur salon. Je crois que ce magnifique résultat est dû à l'ADN même du festival : dix jours avec les meilleurs artistes internationaux et belges qui attirent un grand public grâce à la collaboration avec des partenaires forts comme Klara, Bozar, Flagey et toutes les autres structures avec lesquelles nous travaillons. Ce qui fait du Klarafestival un moment musical important avec un impact énorme.

Quels sont les défis que vous avez dû traverser ? Je pense bien évidemment aux conséquences de la Covid, mais il y a dû en avoir d'autres ?

L'annulation du festival 2020 a été mon premier défi en tant que directeur, alors que je venais de prendre mes fonctions en novembre 2019. On ne s'attend pas à ça, bien évidemment. Mais on n'y pouvait rien, c'était un cas de force majeure, qui nous a donné du temps pour penser le futur du festival. Après un festival en format numérique, on a bien senti l'importance des rencontres live entre les artistes et le public. C'est irremplaçable. La première édition post-covid était un moment très émouvant, aussi bien pour les artistes que pour le public et pour notre équipe. Après la Covid, le monde était en euphorie. Il faut dire que la réalité économique a suivi rapidement, ce qui a posé des défis pour tout le monde. Et je ne cache pas que le climat politique bruxellois était loin d'être simple. Et qu'il reste encore, à ce stade, beaucoup de défis à relever. Mais heureusement nous avons pu préserver l'allure et l'attraction du festival.

60e anniversaire du festival de la Grange de Meslay : le premier week-end, piano en majesté

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PHOTO GERARD PROUST
8 JUIN 2024 GRANGE DFE MESLAY
60 ANS FETES MUSICALES EN TOURAINE
ROSE RICHTER PLANTATION

En 1963, à l’occasion de son récital à Tours, Sviatoslav Richter a eu un coup de cœur pour la grange du XIIIe siècle. Dès l’année suivante, il crée un festival qui fête cette année ses 60 ans. Le vendredi 7 juin, Jonathan Biss ouvre la festivité avec un magistral récital Schubert, suivi d’un autre récital de piano par Dmitry Masleev le samedi 8 et un majestueux concert par la basse Alexander Roslavets avec Andrei Korobeinikov au piano. Un week-end de haute volée, d’une extraordinaire concentration musicale et humaine.

Si le nom du pianiste américain Jonathan Biss n’est pas encore familier du grand public français, son concert avec l’Orchestre de chambre de Paris en mai dernier l’a fait connaître un peu plus, d’autant que son programme était bien original : il s’agit du concert The Blind Banister de Timo Andres (1985-), dans le cadre du projet Beethoven/5, commande de cinq concertos pour piano en relation avec ceux de Beethoven. Mais à Meslay, il captive l’audience avec les deux dernières sonates de Schubert. Ses subtiles oscillations de tempo bercent nos oreilles tout au long du récital. Chaque noire ou chaque croche, écrites de la même manière sur la partition, n’ont pourtant jamais la même valeur. Elle se dilate ici et se rétrécit là, la différence est si infime que cela est à peine perceptible. Or, ce balancement est organique. Sans s’en apercevoir, on suit ses notes et attend ce qui va venir, pour éprouver le malin plaisir de goûter un millième de seconde de moins ou de plus par rapport à la mesure qui reste, elle, intransigeante. Un péché mignon des mélomanes, assurément. Si la lenteur du deuxième mouvement du D. 960 est absolument extraordinaire, son voyage intérieur est tel qu’on ne la sent plus. En l’écoutant, on perd totalement -et nous insistant sur ce mot- la notion habituelle du temps. Ou le temps n’existe plus. Pour autant, il ne cherche jamais d’effet, Biss joue tout simplement Schubert. Mais c’est bien du Schubert filtré par Biss. À travers ces sonates, le pianiste exprime sa personnalité qui ne prend jamais le dessus sur le compositeur. L’équilibre est tout aussi subtil que le balancement, il est minutieusement mis en place jusqu’à devenir complètement naturel. Et on sait que c’est un des signes d’une personnalité musicale exceptionnelle. Ce fut un moment suspendu, et ce moment fut la musique de Schubert. 

Le récital de Dmitry Masleev le samedi soir a une tout autre allure. D’abord le programme, constitué de courtes pièces -la plus conséquente reste Un Nuit sur le Mont chauve de Moussorgski / Tchernov. La soirée est parsemée de quelques (relatives) raretés, comme des Nocturnes de Glinka et de Balakirev, ou de Fragments, extraits de Trois pièces de Rachmaninov (1917). Sa qualité, indéniable, est un lyrisme dans des moments calmes ou dans des pièces lentes. Ni exacerbés ni sentimentaux, ces moments sont de véritables méditations. Introspectives, songeuses ou absorbées, son interprétation brille d’une sonorité cristalline et apaisante. Dans son jeu, quelques ornements sont étincelants, comme un sursaut d’éclat qui illumine tout avant de retomber dans un état contemplatif.

Music Never Sleeps NYC

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Parmi les centaines d'initiatives qui se développent pour contrer l'isolement, citons celle du violoncelliste Jan Vogler, directeur artistique du festival de musique de Dresde, et son marathon en direct et en streaming Music Never Sleeps NYC qui débute ce soir à 23:00 GMT.
Pendant 24 heures, nous allons nous rassembler pour envoyer de New York au monde un message musical de courage, de compassion, d'amitié, d'espoir et d'amour et soutenir des organisations caritatives basées à New York et travaillant avec des artistes en difficulté vivant à New York.

L'ont rejoint Joshua Bell, Midori, Gil Shaham, Edward Aaron, Rieko Aizawa, Aizuri Quartet, Misha Amory, Hsin-Yun Huang, Timo Andres, Adele Anthony, Inon Barnatan, Alessio Bax, Benjamin Beilman, Joshua Bell, Carter Brey, Michael Brown, Lucille Chung, Anthony Roth Costanzo, Jeremy Denk, Emi Ferguson, Béla Fleck, Zlatomir Fung, Paul Huang, Sarah Jarosz, Colin Jacobsen, Eric Jacobsen, Jeffrey Kahane, Bridget Kibbey, The Knights, Jennifer Koh, Abigel Kralik, Yevgeny Kutik, Tessa Lark, Larisa Martinez, Nathan Meltzer, Jesse Mills, Nico Muhly, Aoife O'Donovan, Todd Palmer, Grace Park, Jeewon Park, Sandbox Percussion, Tiffany Poon, Brooklyn Rider, David Robertson, Pablo Sáinz Villegas, Gil Shaham, Orli Shaham, Ted Sperling, Arnaud Sussman, Chris Thile, Michael Thurber, Danbi Um, Mira Wang, Abigail Washburn, Charles Yang, Kevin Zhu, Lev "Ljova" Zhurbin.

A suivre sur Instagram (musicneversleepsnyc), Twitter (@mnsnyc), Facebook (Music never sleeps NYC) et YouTube.

Shani Diluka nous emmène en Angleterre et en Italie pour un affrontement musical aux confins de la Renaissance et du Baroque.

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Renaissance. Oeuvre de John Eccles (1668 – 1735) – William Byrd (c1540 – 1623) – John Dowland (c1563 – c1626) – Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643) – Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525 – 1594) – Claudio Monteverdi (1567 – 1643) – Henry Purcell (1659 – 1695) – Arcangelo Corelli (1653 – 1713) – Domenico Scarlatti (1685 – 1757) – George Frideric Handel (1685 – 1759) – Johann Sebastian Bach (1685 – 1750) – Benedetto Marcello (1686 – 1739). Shani Diluka (piano et arrangements. 2024- Livret en français, anglais et allemand. 81’08’’. Warner Classics 5021732514295.

Bach transcrit à la mandoline et à la guitare, par Alon Sariel et Franz Halász

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Plucked Bach II. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Toccata & Fugue en ré mineur BWV 565. Sonate pour violon no 2 en la mineur, BWV 1003. Prélude de la Partita pour violon no 3 en mi majeur, BWV 1006. Prélude & Allegro en mi bémol majeur BWV 998. Eugène Ysaÿe (1858-1931) : Obsession de la Sonate no 2 en la mineur Op. 27 no 2. Alon Sariel, mandoline. Francesca Benetti, théorbe. 2020 et 2021. Livret en anglais. 47’41''. Pentatone PTC 5187 109

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sonates et Partitas en sol mineur, si mineur, la mineur, ré mineur, ut majeur, mi majeur BWV 1001-1006. Franz Halász, guitare. 2022. Livret en anglais, allemand, français. 71’50'' & 60’42''. BIS 2705

Une histoire de panneaux : « Tristan et Isolde » de Richard Wagner à Nancy

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Tristan und Isolde de Richard Wagner ne cesse de fasciner. La preuve encore ces jours-ci avec une production reprise à l’Opéra de Paris, une autre à venir au Grand Théâtre de Luxembourg, et une autre encore en avril prochain à l’Opéra des Flandres. Et celle tout juste créée à l’Opéra National de Lorraine.

Le défi est d’importance pour un metteur en scène : comment faire preuve de créativité pour pareil chef d'œuvre ? A Paris, Peter Sellars et Bill Viola immergent le spectateur dans un univers scénique austère éclairé de (superbes) vidéos qui renvoient à un au-delà de perpétuelle réitération aux connotations bouddhistes. A Luxembourg, Simon Stone, lui, matérialisera le propos dans une approche plus que réaliste : yacht de luxe pour le premier acte, bureau en Open Space pour le deuxième, déambulation en métro parisien (oui, oui) pour le troisième. Intemporalité chez l’un, contemporanéité chez l’autre. Ouverture, focalisation.

A Nancy, Tiago Rodrigues (un metteur en scène portugais reconnu pour ses créations théâtrales et qui est le nouveau patron du Festival d’Avignon) adopte un point de vue inattendu. C’est un peu comme si, réagissant aux stéréotypes suscités par l’œuvre de Wagner, il avait cherché une façon d’en tenir compte tout en faisant vivre l’œuvre.

Quand le rideau se lève, nous découvrons un vaste local dans lequel des archives sont entassées. Les archives de l’histoire de Tristan et Isolde. Une histoire sans cesse reprise, qui a balisé le temps. Avant que la première note ne s’élève, deux personnages font leur entrée sur le plateau, une femme et un homme, que Rodrigues qualifie de « traducteurs ». 

Deux chefs adjoints à Pittsburgh

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Le chef sud-coréen Moon Doh, 35 ans, et le chef américain Jacob Joyce, 28 ans, rejoindront l’orchestre pour un mandat de deux ans. Ils succéderont à l’ancien chef associé Earl Lee et à l’ancien chef résident Andrés Franco.

Ils aideront à diriger les programmes de concerts d’apprentissage et d’engagement communautaire, y compris la série familiale Fiddlesticks, les concerts scolaires, le programme côte à côte, la programmation estivale et divers autres spectacles communautaires.
En outre, Joyce prendra la tête de l’Orchestre symphonique des jeunes de Pittsburgh,l’un des plus anciens orchestres de jeunes du pays.

Actuellement, Jacob Joyce est chef d’orchestre résident de l’Indianapolis Symphony.
Il a étudié la direction d’orchestre avec Hugh Wolff au New England Conservatory. Récipiendaire d’un prix Solti d’aide à la carrière en 2020, Joyce est un fervent promoteur de la musique contemporaine, travaille beaucoup avec les éducateurs et les étudiants, et a créé le podcast « Attention to Detail: The Classical Music Listening Guide », qui fournit aux gens de tous les horizons des techniques de base pour écouter de la musique classique. Joyce fera ses débuts le 20 novembre 2021.

Moon Doh est actuellement directeur artistique et chef d’orchestre de l’Orchestre symphonique de Flora à Cologne. Il a travaillé avec des orchestres tels que le WDR Funkhausorchester en Allemagne, le Savaria Symphony Orchestra en Hongrie et le Pleven Philharmonic en Bulgarie. Récipiendaire de la bourse de la Fondation Takaya Urakawa, il a été chef assistant de l’Orchestre National des jeunes de Hesse et chef de l’Orchestre des moins de 16 ans de la Tonhalle de Düsseldorf. Il a également travaillé activement avec des demandeurs d’asile en Hongrie, des enfants dans des régions mal desservies du Bangladesh et des détenus à Baltimore tout en complétant son baccalauréat en relations internationales et en économie de l’Université Johns Hopkins. Doh rejoindra l’orchestre en janvier 2022.

Flamboyante Buniatishvili !

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Serguei RACHMANINOV
(1873 - 1943)
Concertos pour piano n°2 en ut mineur op. 18 - n°3 en ré mineur op. 30
Khatia Buniatishvili (piano), Czech Philharmonic Orchestra, dir.: Paavo Järvi
2017-DDD-69'14''-Textes de présentation en anglais, allemand, français-Sony Classical  88985402412

Palmarès

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1er Prix : Victor JULIEN-LAFERRIERE, France, 26 ans
2e Prix : Yuya OKAMOTO, Japon, 22 ans
3e Prix : Santiago CANON-VALENCIA, Colombie, 22 ans
4e Prix : Aurélien PASCAL, France, 22 ans
5e Prix : Ivan KARIZNA, Biélorussie, 25 ans
6e Prix : Brannon CHO, USA, 22 ans

Lauréats non classés (par ordre alphabétique)
Sihao HE , Chine, 23 ans
Seungmin KANG, Corée, 30 ans
Maciej KULAKOWSKI, Pologne, 21 ans
JeongHyoul (Christine) LEE, Corée, 25 ans
Yan LEVIONNOIS, France, 26 ans
Bruno PHILIPPE, France, 23 ans

Prix du Public (Musiq'3 et Canvas-Klaraprijs) : Ivan Karizna

Les deux versions du Concerto de Sibelius chez Breitkopf

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Année Sibelius oblige. La maison Breitkopf & Härtel propose l'édition complète de l'oeuvre de Sibelius -y compris les premières versions et les remaniements- en 9 volumes cartonnés d'excellente facture. Le deuxième volume est particulièrement intéressant dans la mesure où il propose les deux versions du Concerto pour violon du compositeur.