Vagn Holmboe Gylding, né le à Horsens (Jutland) et mort le à Ramløse, est un compositeur danois.
Vagn Holmboe est le frère cadet du journaliste, explorateur et écrivain danois Knud Holmboe.
Dès l'âge de 16 ans, Vagn Holmboe commence sa formation musicale à l'Académie royale danoise de musique de Copenhague chez Knud Jeppesen pour la théorie et chez Finn Høffding pour la composition, sur la recommandation de Carl Nielsen. Il termine ses études en 1929 et s'installe à Berlin, où Ernst Toch est son professeur pendant une courte période. En 1933, il épouse la pianiste roumaine Meta Graf. Après son retour au Danemark en 1934, il enseigne dans divers établissements, notamment au Conservatoire royal de Copenhague de 1950 à 1965 où il a comme étudiants Egil Hovland, Bent Lorentzen, Per Nørgård, Ib Nørholm, Arne Nordheim, Ole Schmidt et Alan Stout.
Il réside de 1940 à sa mort à Ramløse.
Holmboe a écrit près de 200 œuvres musicales, dont un opéra, 13 symphonies et 21 œuvres pour quatuor à cordes.
Egil Hovland est un compositeur norvégien, né à Råde le – mort à Fredrikstad le .
Après avoir été l'élève d'Arild Sandvold et de Bjarne Brustad au Conservatoire d'Oslo, il étudie auprès de Vagn Holmboe à Copenhague, d'Aaron Copland à Tanglewood, et de Luigi Dallapiccola à Florence. Il est organiste et chef de chœur à Fredrikstad à compter de 1949.
Il a composé un grand nombre d'œuvres de musique pour chœur, orchestre (deux symphonies, un concerto pour trompette et cordes), formation de chambre, et a également écrit pour l'orgue et le piano (Variations pour deux pianos). Hovland est l'un des compositeurs de musique sacrée les plus réputés de Norvège ; il a notamment composé un Te Deum, un Gloria et un Magnificat. Il a écrit dans différentes styles : romantique norvégien, grégorien, néo-classique, dodécaphonique, aléatoire et sériel. Son œuvre lui a valu d'être fait chevalier dans l'ordre de Saint-Olaf.
Niels Finn Høffding, né à Copenhague le 10 mars 1899, est mort dans cette ville.
Høffding étudie la composition chez Knud Jeppesen et Thomas Laub, puis chez Joseph Marx à Vienne en 1921-1922. Ses œuvres sont reconnues au Danemark dans les années 1920, en particulier sa composition Karlsvognen pour chœur et orchestre (1924). Il s'intéresse à la musique populaire vers 1930 et fonde l'École de musique folklorique de Copenhague en 1931. Cette même année, il enseigne également à l'Académie royale danoise de musique où il est recteur de 1954 à 1955.
Il reçoit le Prix Nielsen à deux reprises, en 1956 et 1958.
Parmi ses élèves figurent Pelle Gudmundsen-Holmgreen, Vagn Holmboe, Bent Lorentzen et Leif Thybo.
En plus de composer, Høffding a également écrit plusieurs traités théoriques.
À l’occasion du premier Concours National de Trompette organisé à Namur, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, renforcé par quatre étudiants de l’IMEP, a proposé un programme construit autour de deux concertos pour trompette.
Pour ouvrir le concert, nous avons pu entendre le très célèbre Adagio pour cordes Op.11 de Samuel Barber. Dirigés par Vahan Mardirossian, les musiciens ont très bien commencé l’œuvre, avec une belle nuance piano. Malheureusement, nous avons dû attendre de longues minutes avant qu’ils n’insufflent plus de tensions dans leur jeu. Bien que les musiciens aient été extrêmement précis d’un bout à l’autre de la pièce, c’est avec un goût de trop peu que nous sommes passés au premier concerto de la soirée.
Celui-ci était le Concerto pour piano, trompette et orchestre à cordes en do mineur Op. 35 de Dimitri Chostakovitch. Avec Tristan Pfaff au piano et Dominique Bodart à la trompette, l’orchestre nous a livré une belle prestation. Malgré un début quelque peu hésitant et un léger problème de balance entre le piano et l’orchestre, le premier mouvement fût joliment interprété. Tristan Pfaff a déployé tout son talent de virtuose dès le début de l’œuvre, tandis que Dominique Bodart a bien assuré chacune de ses interventions (la trompette ayant un rôle plutôt secondaire). Le deuxième mouvement fut beaucoup plus équilibré, bien que les pizzicato des cordes furent systématiquement inaudibles. Ce fut l’occasion d’entendre des interventions plus longues du trompettiste belge et d’ainsi pouvoir apprécier la sonorité très ronde de son jeu. Partie la plus réussie de la pièce, le troisième mouvement fut interprété avec plus d’énergie et de caractère que les précédents. La balance entre le pianiste, le trompettiste et l’orchestre était parfaite.
Très applaudi par le public, Tristan Pfaff a interprété en bis la Danse du Sabre de Khachaturian dans un arrangement pour piano seul. Impressionnant de calme et d’aisance dans cette pièce requérant une virtuosité et une précision chirurgicale, le pianiste a conquis le public.
Le compositeur danois Ib Norholm est décédé à l'âge de 88 ans.
Né le 24 janvier 1931 à Søborg, fils du dessinateur et peintre Knud Nørholm, Ib Norholm a commencé très tôt le piano et l'orgue et, à 18 ans, il débutais comme compositeur avec l'opéra de chambre Sneglen og rosenhækken d'après Hans Christian Andersen.
De 1950 à 1956, il étudie la théorie musicale, la composition, l'histoire de la musique, l'orgue et la direction chorale au Det Kongelige Danske Music Conservatory de Copenhague avec Vagn Holmboe, Finn Høffding et Niels Viggo Bentzon.
En 1963, il enseigne la théorie musicale au Conservatoire de musique Det Fynske d'Odense puis au Conservatoire royal de musique du Danemark à Copenhague où les cours de composition lui reviendront aussi. De 1973 à 1978, il a dirigé le Comité danois de la Société internationale pour les musiques nouvelles et a été membre du conseil d'administration de l'Association des compositeurs danois.
Ses œuvres s'inscrivent dans la tradition de Carl Nielsen et Vagn Holmboe. Sous l'influence de Stockhausen, Kagels, Boulez et Ligetis, il se tourne dans les années 1960 vers l'avant-garde : musique sérielle et aléatoire, notation graphique,... tel son Trio pour piano opus 22 considéré comme la première oeuvre sérielle danoise. Plus tard, il reviendra à un langage plus tonal. Il laisse 13 symphonies, concertos instrumentaux, opéras, musique de chambre, œuvres chorales et chansons.
En 1964, il avait reçu le Prix de composition de la Fondation Gaudeamus.
Le compositeur danois Per Norgard a reçu lundi à Munich le Prix Ernst von Siemens 2016 (250.000 euros). Il a été honoré pour l'ensemble de son œuvre qui en fait "l'un des compositeurs les plus originaux du Nord" sans négliger la tradition musicale de Scandinavie. Per Norgard est né le 13 juillet 1932 à Gentofte. Il a étudié à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Høffding à Copenhague puis avec Nadia Boulanger à Paris. Ses premières oeuvres sont marquées par l'empreinte de Carl Nielsen et Jean Sibelius et par le langage musical de Vagn Holmboe. Dans les années '60, il rejoint l'avant-garde d'Europe centrale et les séries, et il développe sa propre méthode de composition où des modèles fonctionnent en parallèle dans différents tempos. Il puise son inspiration dans des thèmes d'Extrême-Orient et l'«Art Brut» des malades mentaux. Il compte à son actif huit symphonies, six opéras, de nombreux concertos, de la musique de chambre et des pièces chorales. Son opéra Gilgamesh a reçu le Prix Nordic en 1974.
Le Prix Ernst von Siemens est décerné par la Fondation suisse Ernst von Siemens depuis 1973, finançant quelque 150 projets dans le domaine de la musique contemporaine: commande de nouvelles œuvres, soutien de festivals, de concerts, de projets pour les jeunes et de publications.
Le Prix Ernst von Siemens pour la Musique a été attribué au compositeur danois Per Norgard. Ce prix de 250 000 € lui sera remis début mai à Munich. Il s'agit d'un hommage à l'oeuvre diversifiée et au vaste engagement dans la vie musicale de "l'un des compositeurs les plus originaux du Nord". Néà Gentofte (Danemark) en 1932, Per Norgard est, après Carl Nielsen, la plus forte personnalité musicale au Danemark, une figure majeure de la musique contemporaine danoise.
Il a fait ses études musicales à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Hoffding, puis à Paris avec Nadia Boulanger (1956-57).
Ses premières compositions sont marquées de l'influence des nordiques, Sibelius et Nielsen. À partir des années '60, il s'intéresse à des techniques d'écriture plus contemporaines, la musique sérielle et il découvre le concept de "série infinie". Sa première œuvre utilisant cette technique est Voyage à travers l'écran d'or (1968). Bien que ce principe s'applique tant aux gammes chromatiques qu'aux gammes diatoniques, Norgard privilégie les gammes diatoniques (dans Gilgamesh, par exemple). Dans sa Symphonie nº 3, il mélange la série infinie, des gammes majeures et mineures, des séries harmoniques et résonantes et des rapports rythmiques qui donnent naissance à une musique mouvante dont les éléments sont en étroite interaction. Son style a évolué au cours des décennies. Ses premières compositions, notamment les Sonates n°1 et 2 pour piano comme sa première symphonie se caractérisent par une écriture dense. Les œuvres suivantes gardent leur intensité mais le style s'épure à la mesure de ses propres recherches; il atteint sa maturité à la fin des années '60 quand il est en pleine possession de son langage et montre une forte expressivité. (Iris, Luna et Voyage à travers l'écran d'or).
Per Nørgård, une personnalité riche qui a su assimiler des tendances complémentaires : appel à la spiritualité, au questionnement de la place de l'homme dans l'univers mais aussi ancrage dans les mathématiques, référence au nombre d'or, aux séries numérales, à l'expérimentation sonore, à la physique et la chimie.