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"Concerto pour Orchestre" de Witold Lutoslawski, 70 ans

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Le Concerto pour orchestre du compositeur polonais Witold Lutosławski est écrit dans les années 1950-54, à l'initiative du directeur artistique de l'Orchestre Philharmonique de Varsovie, Witold Rowicki, à qui il est dédicacé. Le Concerto comporte trois mouvements, dure environ 30 minutes et constitue le point d'orgue du style folklorique des œuvres de Lutosławski. Ce style est inspiré par la musique de la région de Kurpie en Pologne. Ayant auparavant écrit une série de petites pièces folkloriques pour divers instruments et leurs combinaisons (piano, clarinette avec piano, ensemble de musique de chambre, orchestre, voix avec orchestre), Lutosławski décide d'utiliser son expérience de stylisation du folklore polonais dans une œuvre plus importante. Le Concerto pour orchestre se distingue de ces œuvres antérieures, non seulement par sa durée, mais aussi parce qu'il ne retient du folklore que les thèmes mélodiques. Le compositeur les fond dans une réalité différente, ajoute des contrepoints atoniques, et les transforme en formes néo-baroques.

Witold Lutoslawski, 30 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre polonais Witold Lutosławski est né le  à Varsovie et mort le  dans la même ville.

Il étudie la musique à Varsovie, avec comme professeur Witold Maliszewski (1873-1939), ancien élève de Nikolaï Rimski-Korsakov.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands mais réussit à s'évader. Il joue comme pianiste dans les cafés pour gagner sa vie.

D'abord influencé par Karol Szymanowski pour ses Variations symphoniques (1939), il s'inspire de la musique populaire de Mazovie pour son Concerto pour orchestre commandé par le chef d'orchestre Witold Rowicki qui le crée en 1954. Son utilisation de la musique populaire rappelle celle de Béla Bartók, auquel il rend hommage en 1954 avec une Musique funèbre.

Dans les années 1950, il s'essaie au sérialisme, avec sa musique funèbre puis à la musique aléatoire avec ses Jeux vénitiens.
Les œuvres postérieures sont essentiellement orchestrales, et il les enregistre comme chef d'orchestre. Une intégrale de ses œuvres orchestrales a été enregistrée sous la direction d'Antoni Wit.
Lutosławski écrit aussi pour voix, souvent à partir de poèmes français : Trois poèmes d'Henri MichauxLes Espaces du sommeil d'après Robert Desnos.

Il a dédié un certain nombre de ses compositions aux plus grands interprètes de son temps comme Mstislav Rostropovitch, Dietrich Fischer-Dieskau, Paul Sacher et Anne-Sophie Mutter.

Fleurons de la musique symphonique polonaise du XXe siècle

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Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Ouverture pour orchestre. Witold Lutosławski (1913-1994) : Symphonie n° 3. Karol Szymanowski (1882-1937) : Fantaisie symphonique sur « Le Roi Roger », arrangement Iain Farrington. 2024. Royal Scottish National Orchestra, direction Thomas  Søndergård. Notice en anglais. 59’ 55’’. Linn CKD 758.

Andrzej Panufnik, 110 ans

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Sir Andrzej Panufnik, né le 24 septembre 1914 à Varsovie et mort le 27 octobre 1991 à Twickenham (Londres), est un compositeur et chef d'orchestre polonais.

Ayant échoué à l'entrée au Conservatoire de Varsovie dans la classe de piano, Panufnik y est admis en classe de percussion qu'il abandonne rapidement pour la composition et la direction d'orchestre.
Son diplôme en poche en 1936, il va étudier à Vienne avec Felix Weingartner en 1937 après avoir été exempté de service militaire. Il revient rapidement en Pologne peu après l'Anschluss.
Il vit quelques mois à Paris et Londres où il retrouve Felix Weingartner et où il compose sa Première Symphonie. Malgré la situation, il retourne en Pologne.

Pendant l'occupation allemande, il forme un duo avec Witold Lutosławski et compose des chants de résistance. Il compose à cette époque son Ouverture Tragique et sa Seconde Symphonie. Son frère Mirosław Panufnik, membre de l'Armia Krajowa, est tué pendant l'insurrection de Varsovie.

Après la guerre, il s'installe à Cracovie où il compose des musiques de film pour l'Armée, puis devient le chef principal de l'Orchestre Philharmonique de cette ville. Pendant cette période, il ré-écrit ses compositions précédentes perdues pendant la guerre. Il est par la suite, en 1946-1947, nommé directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Varsovie et chef invité de l'Orchestre Philharmonique de Berlin.

Dans les années suivantes, englué dans le réalisme soviétique et les commandes officielles comme beaucoup d'autres compositeurs, tels Dmitri Chostakovitch et Aram Khatchatourian, il décide d'émigrer en Grande-Bretagne en 1954, à la fois pour des raisons politiques et personnelles ; les circonstances de son passage à l'Ouest sont rocambolesques. Il est alors considéré comme un traître par les autorités communistes polonaises. Quelques-unes de ses œuvres sont alors données aux États-Unis sous la baguette de Leopold Stokowski.

Il est chef de l'Orchestre Symphonique de Birmingham de 1957 à 1959, ce qui réduit considérablement son activité de composition.
Après 1963, il a une activité de composition de plus en plus importante jusqu'à sa mort en 1991.

Il est fait Chevalier le 21 décembre 19901.

Il est le père de la compositrice classique Roxanna Panufnik, née le 24 avril 1968 et du musicien électro et DJ Jeremy Panufnik, né en juin 1969, issus de son mariage en 1993 avec la photographe et écrivaine anglaise Camilla Jessel-Panufnik.

Le Concours Lutoslawski

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La violoncelliste coréenne Tae-Yeon Kim, âgée de 18 ans, a remporté le premier prix du 12e Concours international de violoncelle Witold Lutosławski, concours international de violoncelle à Varsovie.
Les deuxième et troisième prix ont été attribués aux violoncellistes polonais Maria Leszczyńska et Antoni Wrona.

Le concert de gala des ICMA sur la chaîne YouTube de Deutsche Welle

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Deutsche Welle présente désormais sur sa chaîne YouTube le concert de gala ICMA qui a eu lieu au Palau de la Musica de Valence le 12 avril.
La première a eu lieu avec succès le 3 mai et a été vue dès les premières heures par près de 5 000 personnes.

Après l’énorme succès rencontré par les précédents concerts des International Classical Music Awards (1,4 million de téléspectateurs pour le concert de 2022 à Luxembourg, 1,8 million de téléspectateurs pour le concert de 2023 à Wroclaw), le concert de cette année est appelé à devenir un nouveau succès.

Le programme joué par l’Orquesta de Valencia dirigé par le directeur musical Alexander Liebreich présente les lauréats des prix de cette année.

Maurice Ravel – Levier du Jour de Daphnis et Cloé Suite No. 2
Mario Castelnuovo-Tedesco – Concerto n° 1 en ré, op. 99 pour guitare et orchestre (1939), 1er mouvement – ​​Cassie Martin, guitare
Olivier Messiaen – L’Ascension (3e mouvement) – Sylvain Cambreling, direction
Giuseppe Verdi – Air « Ernani, involami » d'Ernani – Aida Pascu, soprano
Charlotte Sohy – Thème varié, Op. 15 – Renaud Capuçon, violon
Orazio Sciortino – Grande Bagatelle pour orchestre (2023/24), Orazio Sciortino, chef d'orchestre
Johann Sebastian Bach – Concerto pour deux pianos en do mineur, BWV 1062 (1er mouvement) – Duo Pekinel
Witold Lutosławski – Fragments de Variations Paganini – Duo Pekinel
Jean-Féry Rebel – Air « Impétueux torrent » de Tarsis – Cyrille Dubois, ténor
Maurice Ravel – Tzigane – Lana Zorjan, violon
Kaija Saariaho – Dolce Tormento – Sharon Bezaly, petite
Antonin Dvořák – Rondo pour violoncelle et orchestre Op 94 – Tanja Tetzlaff, violoncellee concert de la semaine ».

ICMA : programme du concert de gala 2024

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Les International Classical Music Awards, le Palau de la Música et l'Orquesta de València
(directeur musical Alexander Liebreich)  ont annoncé le programme du concert de gala qui aura lieu après la cérémonie de remise des prix au Palau le 12 avril 2024 à 19h30.

Orazio Sciortino – Grande Bagatelle pour orchestre (2023/24), Orazio Sciortino, chef d'orchestre
Johann Sebastian Bach – Concerto pour deux pianos en do mineur, BWV 1062 (1er mouvement) – Duo Pekinel, piano
Witold Lutosławski – Fragments de Variations Paganini – Duo Pekinel, piano
François Rebel & François Francœur – Air « Impétueux torrent » de Tarcis et Zélie  – Cyrille Dubois, ténor
Maurice Ravel – Tzigane – Lana Zorjan, violon
Kaija Saariaho – Dolce Tormento – Sharon Bezaly, petite
Antonin Dvořák – Rondo pour violoncelle et orchestre Op 94 – Tania Tetzlaff, violoncelle
Maurice Ravel – « Levier du Jour » de Daphnis et Chloé, Suite Nr. 2
Mario Castelnuovo-Tedesco – Concerto n°1 en ré, op. 99 pour guitare et orchestre (1939), 1er mouvement – ​​Cassie Martin, guitare
Jules Massenet – Air « Ils mentaient – ​​A quoi bon ? d'Ariane – Amina Edris, soprano
Olivier Messiaen – L’Ascension (3e mouvement) – Sylvain Cambreling, direction
Giuseppe Verdi – Air « Ernani, involami » d'Ernani – Aida Pascu, soprano
Charlotte Sohy – Thème varié, Op. 15 – Renaud Capuçon, violon

Grazyna Bacewicz, 115 ans

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Grażyna Bacewicz, née le 5 février 1909 à Łódź et décédée le 17 janvier 1969 à Varsovie, est une compositrice, violoniste et professeure polonaise. Elle fut, après Maria Szymanowska, la deuxième compositrice polonaise à atteindre une renommée nationale et internationale.

Son père Vincas Bacevičius et son frère Vytautas, aussi compositeurs, ayant la nationalité lituanienne, portent le nom de Bacevičius. C'est son père qui lui donne ses premières leçons de piano et de violon. En 1928, elle entre au Conservatoire de Varsovie où elle étudie le violon avec Józef Jarzębski, le piano avec Józef Turczyński et la composition avec Kazimierz Sikorski. Parallèlement, elle étudie la philosophie à l'Université de Varsovie. Elle obtient en 1932 ses diplômes en violon et composition.

Après avoir reçu une bourse accordée par Ignacy Jan Paderewski, elle poursuit sa formation à Paris, à l'École normale de musique de 1932 à 1933, avec Nadia Boulanger (composition) et André Touret (violon). Elle retourne brièvement en Pologne pour enseigner à Łódź. En 1934, elle revient en France pour étudier auprès du violoniste hongrois Carl Flesch, de passage à Paris.

Ses études terminées, Bacewicz a eu une grande activité musicale comme soliste, compositrice, membre de jury. De 1936 à 1938, à la demande de Grzegorz Fitelberg, son chef d'orchestre, elle est premier violon de l'orchestre de la radio polonaise. Ce poste lui donne l'occasion de faire entendre une série de ses compositions.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle vit à Varsovie, continuant à composer et donnant des concerts en secret.

Après la guerre, elle obtient un poste de professeure au Conservatoire d'État de musique à Łódź. Son activité musicale se centre sur la composition, encouragée par de nombreux prix et commandes. En 1946, elle interprète aux Concerts Lamoureux, le Concerto pour violon no 1 de Szymanowski à Paris, sous la direction de Paul Kletzki.

Finalement, elle se retire de la scène pour la composition, devenue sa seule occupation en 1954, après qu'elle a été sérieusement blessée dans un accident de voiture. Elle meurt à Varsovie en 1969.

Bacewicz est aussi l'autrice de nouvelles, romans et textes autobiographiques. Modeste, elle parlait peu de ses compositions, excepté durant les trois dernières années de son enseignement au conservatoire.

Grażyna Bacewicz était considérée par Witold Lutosławski comme « une éminente compositrice polonaise du vingtième siècle et l’une des plus grandes femmes compositeurs de tous les temps. »

Grażyna Bacewicz a laissé plus de 200 compositions essentiellement instrumentales, sauf quelques rares œuvres pour la scène. Le style a évolué à partir d'un néo-classicisme teinté de musique populaire (1932–1944) : peu d'œuvres de cette époque ont été publiées, mais le Quintette à vent (1932) est le plus représentatif du genre. La période de la guerre montre une grande énergie.

La période suivante (1945–1959) accentue le caractère très personnel des productions avec une proximité avec le langage de Szymanowski (malgré les contraintes du réalisme socialiste, imposées entre 1949 et 1954). C'est de cette période que datent les grandes œuvres symphoniques comme la Troisième symphonie, le Concerto pour orchestre à cordes et le Troisième quatuor à cordes.

L'idiome de Bacewicz évolue jusqu'à la nouvelle musique (1960–1969)1, notamment dans le cadre du sérialisme (Quatuor à cordes no 6). La dernière période est marquée par des auto-emprunts et l'incertitude quant à l'orientation qu'elle pouvait prendre.

« Le Livre pour Orchestre » de Lutoslawski, 55 ans

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Le Livre pour orchestre est une œuvre du compositeur polonais Witold Lutosławski.

Elle a été écrite en 1968, soit un an après sa 2e Symphonie, sur une commande de la ville de Hagen en Allemagne. Elle est considérée comme l'une des œuvres les plus importantes du musicien. Elle a été créée le 18 novembre 1968 par l'Orchestre de la ville de Hagen.

Le titre fait référence aux « Livres pour clavecin » de François Couperin, juxtaposition de pièces diverses. Le déséquilibre des parties fait que le programme initial n'a pas été tenu et le compositeur a souhaité pour cela modifier le titre de l'œuvre, ce qui a été refusé par l'éditeur, le programme du concert de création ayant été publié.

Elle se compose de quatre parties appelées « chapitres », la dernière étant la plus développée, et séparées par de brefs intermèdes. L'exécution demande un peu plus de vingt minutes.

Lutoslawski a dédié cette œuvre à Berthold Lehmann qui dirigea sa première exécution.