Résultats de la recherche pour : kranichstein

Attribution du Prix Kranichstein 2023

par

A Darmstadt, le Prix musical Kranichstein a été décerné à la percussionniste Romane Bouffioux (*1994, Suisse/Belgique) ainsi qu'à la compositrice Kari Watson (*1998, États-Unis). Cette année, le jury indépendant était composé de la compositrice et professeure d'université Karola Obermüller, de la journaliste musicale Leonie Reineke et du tubiste et compositeur Melvyn Poore.

Le Kranichsteiner Musikpreis est décerné depuis 1952 à la fin de chaque cours d'été de Darmstadt à des participants actifs. Jusqu'à présent, 183 lauréats au total ont été récompensés. Pour nombre d'entre eux, cette distinction  a représenté une étape importante au début de leur carrière de musicien, d'ensemble ou de compositeur.

Le prix est doté d'un montant total de 6.000 euros, dont 3.000 euros pour le Prix d'interprétation et 3.000 euros pour le Prix de composition.

Le jury a déclaré à propos des deux lauréates : La musique de Kari Watson est aussi mordante que poétique. Ses pièces instrumentales dégagent une fraîcheur qui ne s'embarrasse pas d'effets contemporains. Même dans son rôle de performeuse électronique, la compositrice parle son propre langage, entre mondes sonores surréalistes et synthétiques et collages de type pièce radiophonique.
La percussionniste Romane Bouffioux convainc par sa personnalité scénique envoûtante, sa performance expressive et sa précision technique exceptionnelle. Elle aborde l'instrumentarium élargi, y compris électronique, de la musique actuelle avec la même intrépidité et la même compétence que les percussions classiques.

D'autres musiciens et compositeurs ont reçu des bourses pour participer aux cours d'été de Darmstadt :

Composition : Bethan Morgan-Williams (*1992, Grande-Bretagne)
Interprétation : Duo MoMa - Molly Påhlsson (*1994, Suède, flûte) et Marianne Sihvonen (*1994, Finlande, flûte) ainsi que Jenna Vergeynst (*1992, Belgique, harpe).
Pour la première fois, le jury a proposé d'attribuer quelques mentions élogieuses en plus du Kranichsteiner Musikpreis et des bourses. Le jury recommande de suivre le développement artistique des artistes suivants :

Blaurenz Duo : Rebecca Blau (flûte) & Rebecca Lawrence (contrebasse)
Antigoni Baxe (guitare)
Duo RÁN : Ida Nørby (composition et violoncelle) & Melissa Achten (harpe)
Audréanne Filion (violoncelle)
Solomon Frank (composition)
Elizabeth Gartman (composition)
Jennifer Gersten (violon)
Maria Iaiza (piano)
Kalun Leung (trombone et électronique)
Kharkiv Guitar Quartet (Sergii Gorkusha, Maksym Trianov, Iryna Polovynka, Andrii Brahin)
Lidia Luciano (voix)
Rosie Middleton (voix)
Elisabeth Müller (accordéon)
Kelley Sheehan (composition)
Yumi Suehiro (piano)
Masashi Yamamoto (contrebasse)

Quelque 380 participants actifs et 60 professeurs de 51 nations, ainsi que de nombreux invités internationaux ont pris part aux cours d'été du 5 au 19 août 2023. Le processus créatif ainsi que les formes de travail collaboratif et les modes de production durables sous toutes leurs facettes étaient au centre des cours, des ateliers, des conférences et d'un vaste programme de concerts publics avec 29 créations et quatre compositions de commande.

 

Udo Kasemets, 105 ans

par

Udo Kasemets, né le 16 novembre 1919 à Tallinn et mort le 19 janvier 2014 à Toronto (Ontario), est un compositeur, chef d'orchestre, pianiste, organiste, professeur de musique et écrivain canadien d'origine estonienne. Il a composé pour orchestres, ensembles de chambre, voix, piano et instruments électroacoustiques.

Il étudie au Conservatoire de Tallinn, puis à la Staatliche Hochschule de Stuttgart. En 1950, il entre au Kranichstein Institut de Darmstadt et se forme à la musique moderne avec Ernst Křenek et Hermann Scherchen.

En 1951, il émigre au Canada et s'installe à Toronto. Il enseigne le piano, la composition, la direction d'orchestre et la théorie musicale au Royal Hamilton College of Music et dirige le chœur du Conservatoire de Hamilton jusqu'en 1957, année où il obtient la citoyenneté canadienne. Il fonde la Toronto Bach Society en 1957 et Musica Viva en 1958.
Critique musical pour le Toronto Daily Star de 1959 à 1963, il enseigne ensuite à la Brodie School of Music and Modern Dance jusqu'en 1967. C'est dans le cadre de cette école qu'il lance et dirige Men, Minds and Music, une série de concerts de musique d'avant-garde, en 19622.

En 1968, il dirige le premier Festival d'arts et de technologies de Toronto. En 1971, il se joint à la Faculté d'art expérimental du Collège d'art de l'Ontario, où il enseigne jusqu'à sa retraite en 1987.

Après avoir composé des morceaux de facture classique inspirés de la musique folklorique estonienne dans les années 1940 et 1950, il découvre John Cage et s'intéresse à la musique aléatoire (Music for nothing, 1970). Sa recherche artistique fait appel à des artistes comme Marcel Duchamp ou Buckminster Fuller (Geo(sono)scope, 1986). Il s'inspire ensuite de thèmes comme l'ADN, les haïkus ou l'héritage maya.

 

The Line #3 : un certain art de la programmation

par

Troisième de sa propre saison, le concert de l’Ensemble Hopper, ce soir au Mom, dont la scène est fendue de lignes vertes fluorescentes qui, tels les néons mauves de discothèque soulignant de leur fantasmagorie obscure dents blanchies et pellicules sur vestes noires, accentuent l’éclat des bretelles jaunes de Rudy Mathey (clarinettes) ou des lacets de Roxane Leuridan (violon), prend le nom de la pièce-phare du programme, Lichtbogen, réservée au final, alors que l’ouverture du bal (et plus puisqu’il apporte trois oeuvres) est aux mains de Zeno Baldi (1988-), jeune compositeur italien invité par l’ensemble.

Décalage, commande de l’ensemble créée en 2019, pour laquelle un décompte sur écran guide François Deppe qui guide Hopper, est tendue sur une électronique pulsatile, irréelle et ferroviaire, sur laquelle se greffent, comme par attouchements incertains, les 8 instrumentistes : le ton est métallique, résonne comme dans l' espace clos et démesuré d’un atelier de maintenance. Du même Baldi, pour une durée similaire, Bonsaï, tout aussi accrocheur mais replié sur une dimension restreinte, s’intéresse, son titre lève toute ambiguïté, au soin, patient et précis, que requiert un arbre petit pour un temps infini : tremblements comme sur ressorts, frottements des balais sur la timbale, les sons naissent, croissent, ploient et se replient, contraints par un volume avare. Après la pause (le bar est ouvert), l’émouvant Principio di Archimede, troisième pièce de Zeno Baldi, succède au Wasserklavier de 1965 de Luciano Berio (1925-2003) -dont le piano accole modernité et nostalgie, et cotoie, dans le cycle Six Encores, les éléments frères, air, feu et terre-, aborde aussi le concept de l’eau, de la mémoire submergée, mais avec cinq instruments et sous l’angle tragique du noyé en passe d’immigrer, dont l’absence de vie se brouille du flux infini de la haute mer.

Bruno Maderna, 50 ans

par

Le compositeur et chef d’orchestre italien Bruno Maderna est né le 21 avril 1920 à Venise et mort le 13 novembre 1973 à Darmstadt.

Il nait à Chioggia sous le nom de Bruno Grossato et reprendra plus tard le nom de sa mère Maderna. Celle-ci meurt alors qu'il n'a que 4 ans. C'est son père qui lui assurera une formation musicale, si bien qu'à 7 ans, Bruno Maderna dirige plusieurs orchestres en Italie du Nord. Aidé par la Comtesse de Polignac, il fait ses études au Conservatoire Sainte-Cécile à Rome avec Alessandro Bustini et obtient en 1940 son diplôme de composition.
Il se perfectionne à Venise avec Gian Francesco Malipiero au Conservatoire Benedetto Marcello et suit des cours de direction d'orchestre avec Antonio Guarnieri et Hermann Scherchen.

Il est fait prisonnier par les SS allemands en 1945, puis il rejoint des partisans antifascistes.

Il enseigne au Conservatoire de Venise puis, à partir de 1954, aux cours d'été de Darmstadt et, à partir de 1960, aux cours d'été de Darlington. Il enseigne enfin au Conservatoire de Milan entre 1957 et 1958.

Il a dirigé à la Scala, à Londres, Amsterdam, Berlin, Tokyo. Il est devenu chef de l'Internationales Kranichsteiner Kammerensemble de Darmstadt après avoir pris la nationalité allemande. Il a enseigné au Conservatoire de Rotterdam en 1967, au Mozarteum de Salzbourg (1967-1970), à Tanglewood et à la Juilliard School de New York (1971-1972). Il a été chef permanent de l'Orchestre Symphonique de la R.A.I. de Milan (1971-1973).

Avec l'Orchestre National de l'Opéra de Monte-Carlo, il a enregistré Le Mandarin merveilleux et la Suite de danses de Bela Bartok (RCA).

Il a créé de nombreuses œuvres de Carlos Roqué Alsina, Gilbert Amy, Luciano Berio, Sylvano Bussotti, Niccolò Castiglioni, Jacob Druckman, Sandro Gorli, Giselher Klebe, Giacomo Manzoni, Paul Méfano, Luigi Nono, Luis de Pablo, Karlheinz Stockhausen,
Anatol Vieru, Robert Wittinger, Iannis Xenakis et Hans Zender.

Il est notamment le compositeur de l'opéra Satyricon.
Parmi ses élèves, on compte le chef d'orchestre et compositeur Giuseppe Sinopoli.
Son instrument soliste de prédilection était le hautbois. C'était pour lui l'instrument "aulodique" parfait. Ce mot est tiré d'aulos et de mélodique.

Il meurt d'un cancer à 53 ans. Plusieurs œuvres ont été dédiées à sa mémoire :

Calmo de Luciano Berio
Rituel in memoriam Bruno Maderna de Pierre Boulez
Duo pour Bruno de Franco Donatoni.
Vue sur les Jardins Interdits d’Henri Pousseur.

A Darmstadt, création et hommage

par

Le concert de clôture des cours d'été de Darmstadt, avec l'orchestre symphonique du hr, offrira la création de Scenes for turntables and orchestra. La pièce est née de la collaboration entre la turntabliste et compositrice Mariam Rezaei et le compositeur Matthew Shlomowitz. Pendant le processus de création, des esquisses et des parties de partitions finies pour la partie orchestrale ont été envoyées plusieurs fois un peu partout  jusqu'à ce que la version finale soit trouvée. Une partie n'est pas composée, mais largement improvisée par Mariam Rezaei.

Le concert rendra hommage à la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, décédée en juin. Au début de sa carrière, elle a été régulièrement invitée dans les années 1980 à participer et à donner des conférences aux Darmstädter Ferienkurse et  elle areçu le Kranichsteiner Musikpreis en 1986. Orion (2002) sera la conclusion du programme du festival de cette année.

Copieux récital de trompette baroque dans la sphère germanique

par

Altissima. Concertos, Sonates, Sinfonia et alia op. de Gottfried Reiche (1667-1734), Christoph Graupner (1683-1760), Romanus Weichlein (1652-1706), Gottfried Finger (c1660-1730), Johann Samuel Endler (1694-1762), Georg Philipp Telemann (1681-1767), Philipp Jakob Rittler (c1637-1690), Capel Bond (1730-1790). Josh Cohen, trompette baroque. Daniel Abraham, Ensemble Sprezzatura. Janvier 2020. Livret en anglais, français. TT 66’51. Chandos CHAN 0828

Erika Haase, 10 ans

par

Erika Haase (Darmstadt,  - Francfort-sur-le-Main, ) est une pianiste allemande constamment engagée pour la nouvelle musique.

Erika Haase naît en 1935, fille d'un violoniste. À sept ans, elle reçoit ses premières leçons de piano. À Darmstadt, elle étudie auprès de Werner Hoppstock et Hans Leygraf.
En 1959, elle remporte le Prix musical Kranichsteiner de la ville de Darmstadt (catégorie piano).
Soliste et chambriste, elle se produit avec l'Académie de musique de la radio suédoise et différents orchestres suédois. Son centre de gravité se situe dans un engagement résolu pour la nouvelle musique.
En 1960, elle participe aux cours d'été d'Eduard Steuermann. Elle se perfectionne aussi après de Conrad Hansen. De 1963 à 1967, elle passe de longues périodes entre Londres et Paris, où elle collabore avec la BBC et Pierre Boulez.

De 1967 à sa retraite en 2000, elle enseigne à la Haute école de musique de Hanovre : d'abord maître de conférences et en 1974, elle est nommée professeur de piano. Parmi ses nombreux élèves, citons Gerrit Zitterbart, Andreas Staier et Ingo Metzmacher. Elle se lie aussi d'amitié avec György Ligeti.

Erika Haase a enregistré principalement pour les labels Col Legno Musikproduktion, Gutingi, Thorofon et Tacet :  Chopin, Ligeti, Ravel, Scriabine, Jansen, Stravinsky, Bartók, Messiaen, Lutosławski, Debussy, Liszt, Schumann et Brahms.

Stefan Prins à Dresde

par

Notre compatriote Stefan Prins rejoint l'Université de musique de Dresde, au poste de professeur de composition.

Né en 1979 à Courtrai, Stefan Prins a étudié la composition et le piano au Conservatoire Royal d’Anvers où il obtient son master de composition en 2009. En même temps, il étudie la technologie de la musique, la philosophie de la technologie ainsi que la sonologie au Conservatoire Royal de Bruxelles, à l'Université d'Anvers et au Conservatoire Royal de la Hague. Et il a obtenu en 2017 son doctorat en composition à l’Université de Harvard sous la direction de Chaya Czernowin.
Familier des master-classes (Georges Aperghis, Richard Barrett, Chaya Czernowin, Karlheinz Essl, Beat Furrer, Enno Poppe, Steven Tagasuki, et Vladimir Tarnopolski), il est aussi co-directeur artistique du Nadar Ensemble dédié à la musique contemporaine, co-fondateur du collectif de musique improvisée reFLEXible dont les performances musicales font appel à la vidéo, la danse ou des installations, et il est membre du groupe Ministry of Bad Decisions (avec Yaron Deutsch à la guitare électrique et Brian Archinal aux percussions).

Compositeur que d’improvisateur (électronique live), Stefan Prins s’intéressent aux interactions entre l’être humain et la technologie, l’importance croissante des médias sociaux, des webcams, des vidéos de surveillance, des jeux vidéo, des smartphones,.. et interroge la ligne qui sépare réalité et virtualité (Generation Kill, 2012).

Ses oeuvres n'ont pas manqué de susciter l'intérêt : Donaueschinger Musiktage, Wittener Tage für Neue Kammermusik, Darmstadt Ferienkurse, Forum Neuer Musik Deutschlandfunk, Eclat Stuttgart, Ultima Festival Oslo, Festival Musica Strasbourg, Wien Modern, Ars Musica, Novembermusic, Transit Festival, Time Canvas, Musica Electronica Nova, Luzerne Festival, Tzlil Meudcan Festival, Impuls Festival, Huddersfield Contemporary Music Festival, Musica Viva Festival,..

Et Stefan Prins a déjà reçu plusieurs prix : KBC Aquarius Composition Award for Young Composers (Bruxelles, 2001), le Week of the Contemporary Music (Gand, 2006, 2e Prix), le Staubach Honorarium (2009, Darmstadt), l’International Impuls Composition Award (Graz, 2009) et le Kranichsteiner Musikpreis for composition (Darmstadt, 2010).

En 2012, il était le Musicien belge de l’année élu par l’Union des journalistes belges de musique. En 2014, l'ISCM Young Composers Award lui est décerné et il est lauréat de l’Académie Royale de Belgique des Sciences et des Arts (catégorie Arts).
Et en 2016, il reçoit le Kunstpreis Berlin für Musik.

Plusieurs de ses œuvres ont été enregistrées sur les labels Wergo, Neos et Sub Rosa.

 

Stefan Prins honoré à Berlin

par

L'Académie des Arts de Berlin a attribué son Grand Prix 2016 au metteur en scène et directeur de théâtre Frank Castorf. Les jurés (Constanze Becker, Christian Gerhaher et Ulrich Matthes) ont voulu reconnaître ainsi son travail depuis 25 ans. Le Prix "Arts Euro 5000", section musique, va au compositeur belge Stefan Prins, tandis que la soprano Anna Prohaska est distinguée dans la section Arts de la scène.

Né à Courtrai en 1979, Stefan Prins a travaillé la composition au Conservatoire d'Anvers avant de rejoindre celui de La Haye pour une spécialisation en sonologie. Puis ce fut la composition à Harvard avec Chaya Czernowin et, pour l'ingénierie électronique, la VUB et l'Université Polytechnique de Catalogne.
Ses oeuvres sont beaucoup jouées en concerts et dans le cadre de festivals. Citons, outre Ars Musica, le festival ECLAT (Stuttgart), les Wittener Tage für neue Kammermusik (Allemagne), les Züricher Tage für Neue Musik (Suisse), les ISCM World Music Days (Wroclaw, Pologne), le Deutschlandfunk Forum Neue Musik (Cologne), l'Université d'Haifa (Israel), les Darmstädter Ferienkurze (Allemagne), Imatronic ZKM (Karlsruhe), Under the Radar Festival (Omaha, USA), Wien Modern (Austriche), Musica Strasbourg, Donaueschingen, et tant d'autres.
Nombreux aussi sont les ensembles qui le jouent : le Nadar Ensemble, Klangforum Wien, l'Ensemble Nikel, l'Ensemble Mosaik, le Trio Accanto Champ d'Action, l'Ensemble Recherche, l'Ensemble Dal Niente, L'Arsenale, Zwerm Electric Guitar Quartet, et des interprètes comme Jean-Guihen Queyras, Chris Wild, Frederik Croene, Matthias Koole, Tom Pauwels, Mark Knoop, Gwen Rouger, Stéphane Ginsburgh, Sebastian Berweck, Séverine Ballon,...
Stefan Prins est co-directeur artistique du Nadar Ensemble et membre fondateur de "Ministry of Bad Decisions" (live-electronics) avec Brian Archinal et Yaron Deutsch.

Avant cette reconnaissance berlinoise, son travail a été honoré à de multiples reprises depuis 2001: ISCM Young Composers Award (2014), Laureate of the Royal Flemish Academy of Belgium of Sciences and Arts, class of the Arts (2014), Adelbert W. Sprague Prize for Generation Kill, Harvard University (2014), Jeune Musicien belge de l'Année (2012), Kranichsteiner Musikpreis for composition (Darmstadt, 2010), Staubach Honorarium (2009, Darmstadt), International Impuls Composition Award (Graz, 2009), Week of the Contemporary Music (Gand, 2006, 2e Prix) et KBC Aquarius Composition Award for Young Composers (Brussels, 2001)