Éditorial

Des billets sur l’actualité musicale

Crescendo, fréquentation, déclinaison des jokers et digital 

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En octobre, vous avez été 38 976 à lire Crescendo Magazine, il s’agit d’un record de fréquentation sur le site, un chiffre qui témoigne de l’intérêt croissant pour nos parutions. Nous tenons à vous remercier de votre fidélité et vos retours positifs sur nos publications. Si la France, la Belgique et la Suisse composent le trio de tête du lectorat, les Etats-Unis et l’Allemagne complètent ce top 5, preuve d’un intérêt au-delà des mers et de la langue française pour les actualités liées à la musique classique. 

Depuis la rentrée, plusieurs rédactrices et rédacteurs ont publiés leurs premiers articles sur le site. Nous souhaitons la bienvenue à Clara Inglese, Gabriele Slizyte, Jean Lacroix, Carlo Schreiber, Jean-Pierre Saussus. D’autres nouveaux rédacteurs vont également nous rejoindre et vous pourrez les lire en ce mois de novembre. Il nous tient particulièrement à coeur de renforcer notre équipe de rédaction et l’appel à candidats lancé en septembre est toujours d’actualité. 

Dans le prolongement de l’évolution récente de notre logo, nous sommes heureux de vous proposer une déclinaison des jokers pour affiner l’identification des parutions méritantes qui se détachent de l’intarissable torrent des nouveautés. Le Joker de Crescendo est désormais décliné en trois catégories : 

De L’uberisation, du classique et des compositeurs ! 

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Le site de notre confrère Norman Lebrecht annonçait vendredi la fin des activités de l’éditeur de partition américain Kalmus. Fondé en 1926 à New York par le Viennois Edwin F. Kalmus, l’éditeur s’était fait une spécialité des parutions d’oeuvres tombées dans le domaine public aux Etats-Unis, réimprimées à l’infini pour être vendues à des tarifs plutôt bas. Plusieurs générations de musiciens ont eu dans les mains ces partitions à la couverture facilement identifiable, pour le meilleur et souvent pour le pire tant ces partitions n’avaient jamais apporté la moindre plus-value éditoriale en ne corrigeant pas les erreurs et les fautes d’impression les plus connues des praticiens. Mais à l’heure d’internet et surtout d’Imslp, ce business model est rapidement devenu complètement obsolète même avec des coûts de production des plus bas ! Pourquoi payer pour ce que l’on peut avoir gratuitement ? A regarder la situation de l’édition musicale de partitions libres de droits, seule la plus-value éditoriale des Urtext peut s’avérer un tant soit peu rentable tout en comblant un besoin des professionnels. On est dans un schéma économique classique, seul le “premium” peut résister alors que le “bas de gamme” est concurrencé par une offre gratuite qui élimine naturellement ceux qui ne sont plus compétitifs ! On rejoint ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la “ destruction créatrice” : certains secteurs s'effondrent alors que d’autres apparaissent. Mais voyons plus loin la situation dans la composition.