Musiques en Pistes

Pour une écoute active de la musique. Analyse et exemples sur partitions et écoutes d’extraits.

Compositrices du XIXe siècle : Maria Malibran

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Comme souvent dans l’histoire, le rôle du père dans l’éducation musicale des filles est prépondérant. A ce titre, Manuel Garcia est extraordinaire : il a propulsé ses enfants dans le monde de la musique. Deux de ses filles sont devenues des « vedettes », des « stars internationales », comme on dirait maintenant. L’aînée est connue sous le nom de Maria Malibran ou même « La Malibran » et la plus jeune, sous celui de Pauline Viardot. Quels destins hors normes elles ont vécus !

La famille

Le père, Manuel del Pópulo Vicente Rodriguez García (Séville 1775 - Paris 1832). ,

Dès l’âge de six ans, le jeune Espagnol Manuel Garcia débute sa formation musicale à la cathédrale de Séville. Il y est enfant de chœur. Très vite, il développe ses dons. Dès l’âge de 17 ans, il est connu comme chanteur (ténor), compositeur, chef d’orchestre. C’est une personnalité très originale, un travailleur acharné, doué d’une voix superbe et d’une intelligence dramatique de premier ordre qui deviendra l’un des premiers chanteurs de son temps. Il magnifie l’opéra italien. C’est pour lui que Rossini écrit le rôle d’Almaviva de son Barbier de Séville. De plus, Il révéla à l’Europe étonnée, le véritable caractère du Don Juan de Mozart 2. Il ambitionne une renommée internationale et, fin 1806, il arrive à Paris, considéré comme le « Firmament musical » ou « La Mecque » par les musiciens de cette époque. Son épouse, Joaquina Sitchez, et son fils de deux ans, prénommé Manuel lui aussi, l’accompagnent, ainsi que Josepha présentée comme sa nièce, qui deviendra chanteuse professionnelle sous le nom de Giuseppina García Ruiz. Certains pensent qu’elle est une fille de son premier mariage avec la chanteuse Manuela Morales. C’est à Paris que naissent Maria et Pauline. Début 1808, il se fait engager au Théâtre-Italien où il se fait remarquer tant par son talent que par sa verve indomptable. J’aime la fureur indomptable de cet homme ; elle anime tout . On lui doit de nombreux opéras et opérettes en espagnol, italien ou français. Il est un maître de chant très qualifié, exigeant, impatient, violent de tempérament, d’une énergie prodigieuse qui forme, entre autres, ses enfants. Il emmène sa troupe en Italie, en Angleterre puis aux Etats-Unis et au Mexique, car il souhaite faire découvrir l’opéra italien aux Américains et aux Mexicains. Il décède à Paris à l’âge de 57 ans. Manuel García donne naissance à une fameuse dynastie d’artistes encore représentée de nos jours. Le perfectionnisme dynamique de Manuel García laisse sa marque sur trois continents et son héritage est propagé à travers le XXe siècle par ses enfants .

La mère, Maria Joaquina Sitchès, dite Briones (Espagne 1780 – Paris 1864), une actrice et soprano espagnole très douée, est aussi engagée au Théâtre-Italien. Elle est la seconde épouse de Manuel Garcia. C’est une personne douce, bienveillante, toujours encourageante et énergique. Après la mort de son mari, elle enseigne le chant à sa fille cadette, Pauline.

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Nikolaï Rimsky-Korsakov et les Ecoles Nationales

S'il n'est certainement pas de bon ton de parler aujourd'hui de "Nationalisme", c'est pourtant bien de cela qu'il s'est agi dans les milieux musicaux au milieu du XIXe siècle, ce grand siècle du romantisme tout au long duquel s'était affirmé le "Je" de l'artiste confrontant aujourd'hui sa création à lui-même et non plus au plaisir du prince ou de l'église.

Musiques en Pistes : "Il Combattimento di Tancredi e Clorinda" de Claudio Monteverdi

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On ne pouvait laisser passer l'année 2017 sans fêter le 450e anniversaire de la naissance d'un génie de l'histoire de la musique : Claudio Monteverdi dont nous reprenons ici une des nombreuses oeuvres-phares, "Il Combattimento di Tancredi e Clorinda".
On sait combien Claudio Monteverdi (1567-1643) a joué un rôle prépondérant dans cette fameuse période de transition qui voit l’art de la Renaissance s’estomper au profit des nouveaux idéaux baroques d’expressivité en musique. A travers son œuvre madrigalesque et ses opéras mantouans, Orfeo en tête, le compositeur italien a activement contribué à la mise au point de ce qui s’avère être la pierre d’angle du nouveau style expressif: le recitar cantando, ou l’art de traduire au mieux la force, les subtilités, la moindre inflexion d’un texte poétique.

Musiques en Pistes : le Concerto pour violoncelle n°1 op. 107 de Dmitri Chostakovitch

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C'est assez tard que Dmitri Chostakovitch (1906-1975) s'adonna au concerto pour violoncelle. Ce 1er concerto fut composé en 1959, le 2e le sera sept ans plus tard. Chostakovitch aura alors 60 ans. Des concertos, il en avait déjà composés : deux pour piano en 1933 et 1957, et un pour violon en 1947/48; le second le sera en 1967.
(cet article est également visible sur www.musiquesenpistes.eu)

Crescendo-Magazine a un petit frère : www.musiquesenpistes.eu

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Musiques en Pistes, la rubrique qui vous guide dans l’écoute des œuvres favorites ou à découvrir, s’est créé un territoire autonome : www.musiquesenpistes.eu.
Vous y retrouverez, pour vous accompagner durant la semaine des Finales du Concours Reine Elisabeth, les concertos pour violoncelle de Dvorak (op.104) et de Schumann (op.129) en attendant l’arrivée imminente du 1er de Chostakovitch.
Ils y côtoient déjà
- les Tableaux d’une Exposition (Moussorgski) accompagné d'un lexique.
- le Concerto pour piano et orchestre n°3 de Rachmaninov accompagné d'un lexique.
- l’Oratorio de Noël de Schütz accompagné d'un lexique.
- le Concerto pour piano et orchestre n°21 de Mozart
- le Sacre du Printemps (Stravinsky) accompagné d'un lexique.
A bientôt, au berceau du petit frère, musiquesenpistes.eu

Musiques en Pistes : le concerto pour violoncelle en la mineur op. 129 de Robert Schumann

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Deux finalistes du Reine Elisabeth joueront le Concerto en la mineur de Schumann. L'occasion de le présenter ici.
C'est le 24 octobre 1850, jour de son premier concert à Düsseldorf où il avait accepté le poste de Musikdirector de l'orchestre, que Schumann termina sa "Pièce de concert pour violoncelle avec accompagnement d'orchestre" commencée 14 jours plus tôt.
Malgré l'abandon progressif de ses forces et l'échec de son opéra Genoveva créé à Leipzig, comme pressé d'épuiser ses dernières ressources tant qu'il est jour (son journal intime), il ne cesse de composer. Peu après l'oeuvre pour violoncelle, il entame sa Symphonie Rhénane terminée elle aussi en très peu de temps.

Musiques en Pistes : le Concerto en si mineur pour violoncelle et orchestre d'Antonin Dvorak op. 104

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Dans la mesure où à peu près la moitié des concurrents du Reine Elisabeth lors de cette première session consacrée au violoncelle ont mis à leur programme de finale le concerto de Dvorak, il y a beaucoup de chance que nous l'entendions à plusieurs reprises la semaine du 29 mai au 3 juin. Afin de vous y préparer, nous lui consacrons ce Musiques en Pistes. Bonne écoute !

Musiques en Pistes : le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky (1ère partie)

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Composition de l'Orchestre

3 flûtes, flûte piccolo, flûte alto, 4 hautbois, 1 cor anglais, 1 clarinette piccolo en Ré, 1 clarinette piccolo en Mi bémol, 3 clarinettes en Si bémol et La, clarinette basse en Si bémol, 4 bassons, 1 contrebasson, 8 cors en Fa, 1 trompette piccolo en Ré, 4 trompettes en Do, 3 trombones, 3 tubas basse, timbales, batterie (grosse caisse, tam-tam, triangle, tambour de basque, güiro, petites cymbales), cordes.

Musiques en Pistes : le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky (2e Partie)

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Composition de l’Orchestre

3 flûtes, flûte piccolo, flûte alto, 4 hautbois, 1 cor anglais, 1 clarinette piccolo en Ré, 1 clarinette piccolo en Mi bémol, 3 clarinettes en Si bémol et La, clarinette basse en Si bémol, 4 bassons, 1 contrebasson, 8 cors en Fa, 1 trompette piccolo en Ré, 4 trompettes en Do, 3 trombones, 3 tubas basse, timbales, batterie (grosse caisse, tam-tam, triangle, tambour de basque, güiro, petites cymbales), cordes.