Audition commentée sur Richard Wagner

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Le mercredi 14 décembre, audition commentée sur Wagner à l’IMEP
Celle-ci se tiendra dans la salle de concert de l’Imep à 19.00.

Pour la première fois, le conférencier Emmanuel Grégoire sera accompagné par un ensemble orchestral de 30 étudiants réunis pour l’occasion. De plus, Leïla Attigui, étudiante dans la classe de chant de Françoise Viatour, chantera en soliste.

Au programme, une conférence sur le compositeur Richard Wagner suivi d’un concert où seront présentées des œuvres de cet illustre compositeur. Nous pourrons entendre les Wesendonck-Lieder (N°3, 4 et 5) ainsi que le Prélude et Liebestod tiré de l’opéra Tristan et Isolde.

Les Wesendonck-Lieder sont un cycle de lieder composé en 1857-1858, période durant laquelle il compose l’opéra La Walkyrie. Le cycle est écrit sur des poèmes de Mathilde Wesendonck, épouse d'un des mécènes de Wagner. Il eut une passion pour le jeune femme. C’est d’ailleurs l'unique fois qu'il accepte de composer sur des textes qu’il n’a pas écrits personnellement, simplement pour avoir un alibi et la voir régulièrement. Leur attirance réciproque a certainement contribué à la conception d'une œuvre inspirée des légendes de Tristan et Iseult. Wagner lui-même nomma deux des lieder du cycle : Études pour Tristan et Isolde, utilisant pour la première fois des idées musicales développées par la suite dans l'opéra.
Dans Träume, on peut entendre les mélodies du duo d'amour du deuxième acte, alors que dans Im Treibhaus (le dernier des cinq lieder à avoir été composé), Wagner utilise des airs plus tard largement développés dans le Prélude du troisième acte. Le style harmonique chromatique de Tristan se fait sentir dans tous les lieder et les unit pour former le cycle.

Lors du concert, les trois derniers lieder, Im Treibhaus, Schmerzen et Traüme seront interprétés par l’orchestre et la soliste. Originellement écrits pour voix de femme et piano seul, nous les entendrons dans un arrangement de Romain Corbisier, professeur d’écriture à l’Imep.

Le Prélude et le Liebestod sont tirés de l’opéra Tristan et Isolde, opéra en trois actes composé entre 1857 et 1859. Richard Wagner s’est inspiré de la légende celtique de Tristan et Iseult devenu un grand thème de la littérature française et, plus généralement, de l'art occidental. Mais Tristan et Isolde a aussi été perçu comme le symbole de l'amour impossible entre Richard Wagner et Mathilde Wesendonck. Le Liebestod (littéralement « mort d'amour ») est l'air du finale de l'opéra. L'aria est chantée par une soprano dramatique et marque l'apogée du romantisme tardif, où la tonalité est poussée à l’extrême. Lorsqu'il est utilisé comme terme littéraire, liebestod (de l'allemand Liebe, amour et Tod, mort) se réfère au thème de l'érotisme de la mort ou de « l'amour à mort », signifiant que la consommation de l'amour du couple amoureux se fait dans la mort ou après la mort. Le prélude sera interprété par l’orchestre seul avant d’être rejoint par la soliste pour le Liebestod, le tout dans un arrangement de Romain Corbisier.

Conférencier : Emmanuel Grégoire
Soliste : Leïla Attigui
Direction : Thimothée Grandjean
Violons : Augustin Marc, Apolline Mazière, Louise Drancourt, Oleksandr Kushnarov, Hannah Berly, Maria Laura Schoutteten, Liza Specht, Omaima Elaidi, Clément Bonnet, Matvii Merimerin; Altos : Hang Su, Keijing Sui, Matthieu Coulon, Mykhailo Bozhenko; Violoncelles : Victor Dôme, Louise Bertino; Contrebasses : Emile Van der Stichelen, Robin Troquet; Flûte : Lucie Dubuisson; Hautbois : Emilie Ballinger; Cor anglais : Thomas Monnier; Clarinettes : Jeanne Crucifix, Arthur Ferrand; Clarinette basse : Himawari Arai; Saxophone ténor : Arthur Gilon; Cors : Loïc Cerfontaine, Lea Diadori; Trompette : Gabriel Di mezzo; Timbales : Lucas Bovy; Harpe : Aurore Geraerts.

L’entrée est gratuite et ne nécessite aucune réservation.

Thimothée Grandjean, Reporter de l’IMEP

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