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Le fameux motif B-A-C-H exploré dans la tradition de l’orgue romantique allemand

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B-A-C-H: Anatomy of a motif. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Contrapunctus XIV [L'Art de la Fugue BWV 1080 ; compl. Lionel Rogg] ; Ricercar à 6 en ut mineur [L'Offrande Musicale BWV 1079]. Felix Mendelssohn (1809-1847) / Rudolf Lutz (1951*) : Sonate en ré mineur sur le choral Haupt voll Blut und Wunden. Robert Schumann (1810-1856) : Sechs Fugen über den Namen Bach, Op. 60. Johannes Brahms (1833-1897) : Fugue en la bémol mineur WoO 8. Franz Liszt (1811-1886) : Präludium und Fuge über den Namen B-a-c-h, S 260. Max Reger (1873-1916) : Fantasie und Fuge über B-a-c-h en si bémol mineur, Op. 46. Sigfrid Karg-Elert (1877-1933) : Passacaglia and Fugue on B-a-c-h en si bémol mineur, Op. 150. Simon Johnson, orgue de la cathédrale St Paul de Londres. Mai-juin 2021. Livret en anglais, allemand, français. TT 69'41 + 65’29. Deux SACD Chandos CHSA 5285(2)

Portrait de compositrice : Imogen Holst

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La fille d’un compositeur honoré dans son pays peut-elle se créer une personnalité musicale reconnue ? C’est ce que nous allons découvrir en rencontrant Imogen Holst.

La Britannique Imogen Clare von Holst, connue sous le nom d’Imogen Holst, est une musicologue, compositrice, arrangeuse, cheffe d’orchestre et de chœur, enseignante, et auteure/éditrice qui a également été directrice artistique de festivals. Née le 12 avril 1907 à Richmond, dans le Surrey, elle est décédée le 9 mars 1984 à Aldeburgh, dans le Suffolk. Comme enseignante, elle a joué un rôle important dans l'éducation musicale britannique. 

Famille

Imogen est la fille unique de Gustavus Theodore von Holst, (Cheltenham, 21/09/1874 - Londres 25/05/1934) et d’Emily Isobel Harrisson (Londres 26/03/1876 - 16/04/1969). Les jeunes gens, connus comme Gustav Holst et Isobel Harrisson, se rencontrent lors d’un concert londonien organisé par l’Hammersmith Socialist Society. Gustav y dirige le Socialist Choir qu’a rejoint la jeune soprano Isobel. Le mariage a lieu à Londres au Fulham Register Office le 22 juin 1901, dès que la situation financière de Gustav le permet. Isobel se met à la couture pour qu’ils arrivent à assurer les fins de mois. 

Isobel Harrisson rejoint les « Independent-spirited women » et travaille, comme chauffeur volontaire, dans le Women’s Reserve Ambulance Corps venant en aide aux personnes dans le besoin pendant la guerre 14-18. En 1923, elle passe 2 mois en Amérique avec son mari et sa fille. Passionnée de décoration, elle préfère la vie à la campagne aux voyages lointains et rejoint plusieurs sociétés : l’English Folk Dance Society, l’Essex Society for Archaeology & History, l’Essex Agricultural Society, et supporte le British Women’s Institute et l’Eglise de Thaxed. Après son décès, le Times du 19 avril 1969 précise dans sa nécrologie qu’elle a été aimable et généreuse et qu’elle apporté, dans la vie de Gustav, grâce, aisance et confort

Gustavus Theodore von Holst (1874-1934), le père d’Imogen, est connu comme Gustav von Holst puis Gustav Holst parce que, en septembre 1918, il supprime officiellement le « von » trop germanique pour pouvoir participer à l’effort de guerre. Il est nommé organisateur musical pour la YMCA (Young Men's Christian Association) au Proche-Orient, basée à Thessalonique. 

Arthur Honegger, 130 ans

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Le compositeur suisse Arthur Honegger est né le  au Havre et décédé le  à Paris. Il a passé toute sa vie en France.

En 1911, deux ans après s'être inscrit au Conservatoire de Zurich, Honegger le quitte pour le Conservatoire de Paris, où il étudie le violon et rencontre Darius Milhaud et Jacques Ibert. Il est élève de Charles-Marie Widor et Vincent d'Indy. En 1918, il quitte le Conservatoire, ayant déjà composé des mélodies, son premier quatuor et un poème symphonique, Le Chant de Nigamon.

Très attaché au renouveau du répertoire, il est influencé par Igor Stravinsky, sur lequel il écrit un essai en 1939. Compositeur prolifique et désireux d'illustrer la transformation de la société, notamment par la technique ou le sport, Honegger écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma aussi bien que pour la salle de concert : ballets, chansons, concertos, musique de chambre, musiques de films, opéras, oratorios, symphonies.

En 1921, il connaît le succès avec le Roi David, pièce de René Morax, qu'il transforme en oratorio en 1924. Son œuvre la plus célèbre, créée en 1923, est Pacific 231, premier de trois mouvements symphoniques et dédiée à la locomotive à vapeur éponyme. Les deux autres mouvements du triptyque s'intitulent Rugby et Mouvement symphonique no 3.

Sa première symphonie date des années 1929-1930. Plus tard, durant l'Occupation, il compose ses Trois Poèmes (sur un texte de Claudel), ses Trois Psaumes et sa Symphonie no 2 pour orchestre à cordes et trompette ad libitum. Composée en 1941, ses mouvements évoquent la mort, le deuil, puis la libération.
En parallèle il enseigne la composition à l'École normale de musique de Paris où il aura parmi ses élèves Yves Ramette, futur auteur de six symphonies.
Sa Symphonie no 3, intitulée liturgique, son oratorio Jeanne d'Arc au bûcher (1938) d'après un texte de Paul Claudel, et son dramatique Roi David (1921) soulignent la religiosité de ce compositeur protestant. Durant la seconde moitié des années 30, il fera chez la famille Gosselin (au Manoir du Clap) une lecture de Jeanne au Bûcher. Parmi ses œuvres qui ont le plus compté pour lui, il citait aussi son opéra Antigone (1926).

Sa symphonie n° 3 (dite « Liturgique », 1946) est très liée aux années difficiles que le monde venait de vivre du fait de la 2e guerre mondiale. Chacun des trois mouvements comporte un sous-titre d'origine liturgique. Elle est composée comme suit : Dies iræ (« Jour de colère »), Allegro marcato ; De profundis clamavi (« Des profondeurs j'ai crié vers toi »), Adagio ; Dona nobis pacem (« Donne-nous la paix »), Andante.

En 1925, Arthur Honegger a une liaison avec la chanteuse d'opéra Claire Croiza, de laquelle naît un fils, Jean-Claude. En mai 1926, il épouse la pianiste Andrée Vaurabourg (1894-1980) qu'il avait rencontrée au Conservatoire de Paris en 1916 ; leur fille Pascale naît en 1932. Ils demeurent à Paris (tout en logeant dans des appartements séparés) durant la guerre, vivant notamment de commandes pour musique de film.

Sa quatrième symphonie est sous-titrée : Deliciæ Basiliensis (Les Délices de Bâle). La cinquième est dite Symphonie di tre re (« des trois ré », qui ponctuent chacun de ses trois mouvements).

En 1953, il est nommé membre étranger de l'Académie des beaux-arts et, l'année suivante, il est fait grand officier de la Légion d'honneur. Il est par ailleurs critique musical et professeur à l'École normale de musique de Paris. Il est également l'un des membres du groupe des Six, avec Georges Auric, Louis Durey, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre. Outre les Six, il a fréquenté Paul Claudel, Jean Cocteau, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Pierre Louÿs, Pablo Picasso, Erik Satie, Jean-Louis Barrault et Paul Valéry, dont certains lui ont fourni des sujets pour ses œuvres.

La diversité de la musique d'Honegger reflète sa volonté de faire de la musique un moyen d'expression à vocation humaniste. Ainsi, il a souvent aspiré à une musique défaite de trop de formalisme, de trop de séduction et d'habitudes (Cri du monde, 1931). La crainte d'une surmédiatisation de la musique se reconnaît dans sa recherche d'une musique authentique, capable de porter un message, parfois philosophique voire religieux (Symphonie liturgique, 1945). Désireux de se renouveler à chaque œuvre, il a exploré différents genres et techniques en s'intéressant tout autant à l'harmonie de Claude Debussy, à la rythmique d'Igor Stravinsky, à la forme beethovenienne, au génie d'Arnold Schönberg (en excluant le sérialisme) et même à la musique électronique.
Il ne répugna pas à la complexité lorsque cela lui semblait nécessaire, comme dans Horace Victorieux (1921) ou dans ses symphonies. Comme d'autres artistes de son temps, tels Albert Camus, il cherche à émouvoir, notamment au travers d'œuvres religieuses, ce qui explique le succès de Jeanne d'Arc au bûcher (1935) entre autres.

Connu pour son humanisme, il a aidé les compositeurs des générations suivantes tels qu'Olivier Messiaen, dont il a confirmé après sa première écoute qu'il serait « l'un des plus grands compositeurs de son temps ».

Philip Glass, 85 ans

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Dans les années 70, Philip Glass a passé d'innombrables nuits assis dans l'un des célèbres taxis jaunes new-yorkais à conduire ses passagers à travers la métropole avant de rentrer chez lui pour écrire de la musique jusqu'à l'aube. Sa carrière est devenue une histoire d'ascension sociale typiquement américaine, car Glass est aujourd'hui l'un des compositeurs les plus importants du moment - et on le conduit. Il célèbre aujourd'hui ses 85 ans.

Au début de sa carrière musicale, les représentations de l'ensemble de Glass n'attiraient parfois que 20 spectateurs. Et ce fils de disquaire, né à Baltimore (Maryland), ne gagnait pas sa vie avec ses concerts : il travaillait en parallèle non comme chauffeur de taxi et comme plombier.

Parallèlement, il composait dans son style incomparable et exprimait l'ambiance pressante, parfois menaçante, de la métropole en partie sombre. Dans son langage musical, il utilise des rythmes entraînants, des motifs répétitifs qui se développent progressivement et des nappes sonores à petite échelle. Pour ses 85 ans, Glass est honoré dans de nombreuses villes en même temps. Des concerts d'anniversaire sont organisés pour lui à Brno (République tchèque), à Linz (Autriche), et bien sûr à New York.

Philip Glass a absorbé les influences musicales comme une éponge : en tant que jeune flûtiste dans des orchestres, lors de messes religieuses de Bach ou avec des enregistrements d'Anton Webern, Arnold Schönberg et Alban Berg, qu'il a découverts dans le magasin de disques de son père. Pendant ses études à la prestigieuse Juilliard School of Music de New York, il a déjà donné plus de 70 compositions.

Le temps passé à partir de 1963 auprès de la compositrice Nadia Boulanger, que Glass décrivit un jour dans une interview au "Guardian" comme un "gourou implacable à Paris", continua à le former. Grâce à sa rencontre avec le maître indien du sitar Ravi Shankar, de presque 20 ans son aîné, la structure répétitive de la musique indienne s'est intégrée à l'œuvre de Glass à partir de 1964. Il a vu "en même temps deux des plus grands représentants de différentes traditions", se souviendra Glass plus tard.

Glass a finalement percé en 1976 avec l'opéra Einstein on the Beach. L'œuvre de quatre heures et demie, mise en scène par Robert Wilson, a été saluée comme révolutionnaire après la première à Avignon en France, dans laquelle les interprètes chantaient des gammes, des figures et des lignes de basse sur des syllabes et des chiffres au lieu d'un texte cohérent.

Le fait qu'il ait écrit de plus en plus de musiques de film en plus d'opéras éblouissants comme Satyagraha, créé en 1980, n'a pas facilité le classement de son œuvre. Outre les films Koyaanisqatsi (1982) et sa suite Powaqqatsi (1988), il a écrit la bande originale de films hollywoodiens tels que The Hours - De l'éternité à l'éternité et The Truman Show et il a collaboré avec des grands noms du cinéma comme Martin Scorsese (Kundun, 1997) et Woody Allen. Des musiciens et des groupes comme David Bowie, Brian Eno, Kraftwerk et Talking Heads se sont également inspirés de lui ou ont collaboré avec lui.

Glass est tellement polyvalent qu'il a dû se défendre à maintes reprises contre les classifications simplistes des critiques : minimaliste ? Avant-gardiste ? Compositeur d'opéra ou de théâtre ? Il a écrit plus de 25 opéras, plus de 20 ballets, des dizaines de musiques de film, des pièces de théâtre et des symphonies.

 

Berthold Goldschmidt, 25 ans

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Berthold Goldschmidt est né le 18 janvier 1903 à Hambourg dans une famille de commerçants juifs. Il grandit à Hambourg et se rend à Berlin à l'âge de 19 ans, où il étudie à la Hochschule für Musik dans la classe de composition de Franz Schreker de 1922 à 1924, avec Ernst Krenek, Alois Hába, Karol Rathaus et Ignaz Strasfogel. En outre, il a également pris des cours de direction d'orchestre. Il a financé lui même ses études en jouant du piano et du célesta, et en tant que répétiteur.
En 1925, il obtient un poste de répétiteur à l'Opéra d'État de Berlin sous la direction d'Erich Kleiber et il est donc directement impliqué dans la préparation de la première mondiale de Wozzeck d'Alban Berg. Lors de la première, il joue du célesta.
La création de sa propre Passacaglia op. 4 pour orchestre par Erich Kleiber la même année lui vaut le Prix Mendelssohn, une bourse annuelle financée par l'État prussien de 1879 à 1936 pour promouvoir les musiciens de talent.
En 1926, son premier Quatuor à cordes, op. 25, est créé en première mondiale. Il attire l'attention d'Arnold Schönberg, qui ofre alors à Goldschmidt une place dans sa classe de composition. Goldschmidt, cependant, a préféré rester dans la classe de Schreker.
En 1927, Carl Ebert fait venir l'étudiant au Landestheater de Detmold en tant que conseiller musical et chef d'orchestre. Là, le directeur du théâtre de l'époque, Arthur Maria Rabenalt, attire son attention sur la pièce Le cocu magnifique du poète flamand Fernand Crommelynck. Cette pièce a inspiré à Goldschmidt son premier opéra, Der gewaltige Hahnrei, qui a été créé à Mannheim en 1932. Lorsqu'Ebert devient directeur général du Städtische Oper Berlin en 1931, il emmène également Goldschmidt avec lui comme conseiller musical. Cependant, la prise de pouvoir par les nationaux-socialistes en 1933 a mis fin à l'avancement professionnel de Goldschmidt. Ebert et Goldschmidt ont été mis en congé. Goldschmidt prend alors la direction d'un orchestre de musiciens juifs dont le cercle constituera plus tard l'Orchestre Philharmonique d'Israël.
En 1935, il est convoqué pour un interrogatoire par les nazis. Il a ensuite fui en Angleterre comme secrètement conseillé lors de cet interrogatoire. Ses œuvres étant interdites par les nazis, la représentation de Der gewaltige Hahnrei au Städtische Oper Berlin n'a pas lieu. En tant que réfugié, il était très difficile pour Goldschmidt de prendre pied à Londres et de trouver du travail. Mais il se voit confier la direction musicale de la section allemande de la BBC Europe Wave en 1944 et peut à nouveau travailler comme chef d'orchestre, notamment à Glyndebourne et au Festival d'Edimbourg. En 1947, il acquiert la citoyenneté anglaise.
Il a composé un autre opéra, Beatrice Cenci, qui n'a été mis en scène qu'en 1994, et trois concertos solos pour violoncelle, clarinette et violon. Puis Goldschmidt s'est résigné à ne plus composer pendant 24 ans, le monde de la musique ne manifestant aucun intérêt pour ses œuvres. Sa contribution musicale la plus importante au cours de ces années a été l'achèvement de la 10e symphonie de Mahler en collaboration avec Deryck Cooke, dont il a également dirigé la première en 1964.
Goldschmidt ne recommence à composer qu'en 1982 avec une série d'œuvres de chambre et pour orchestre. Simon Rattle, Lothar Zagrosek, Charles Dutoit et Yakov Kreizberg, ainsi que les maisons de disques Largo et Decca, ont contribué à la réhabilitation artistique du compositeur et à la redécouverte de ses œuvres.
À 90 ans, Goldschmidt a enfin connu la reconnaissance de ses œuvres dans toute l'Europe. Ainsi, Der gewaltige Hahnrei a également trouvé sa place dans le répertoire d'opéra de Berlin, Berne et Darmstadt comme l'un des opéras les plus importants de la période de la République de Weimar.
Berthold Goldschmidt est décédé à Londres le 17 octobre 1996 à l'âge de 93 ans.

Alexander von Zemlinsky, 150 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre autrichien Alexander von Zemlinsky est né à Vienne le 14 octobre 1871. Son père Adolf était écrivain et journaliste. Alexander a reçu ses premières leçons de piano à l'âge de quatre ans. À l'âge de dix ans, il a été accepté dans la nouvelle chorale du temple de la communauté sépharade et a ensuite gagné son premier argent de poche en tant que répétiteur et joueur d'orgue à la synagogue.
À l'âge de treize ans, il fréquente le conservatoire de la Gesellschaft der Musikfreunde à Vienne. Trois ans plus tard, il reçoit une bourse Rubinstein de 1 000 florins par an. Bien qu'il ait remporté la médaille d'or au concours annuel de piano du conservatoire avec les Variations Haendel de Brahms et un piano à queue Bösendorfer, Zemlinsky n'aspire pas à une carrière de soliste. Après avoir obtenu son diplôme de pianiste en 1890, Zemlinsky est resté au conservatoire pendant deux années supplémentaires en tant qu'étudiant en composition.
En 1891, il a composé sa première œuvre, les Ländliche Tänzen op. 1. publiées par Breitkopf & Härtel à Leipzig. Alors qu'il était encore étudiant, Zemlinsky s'est fait de nombreux amis importants. L'adhésion au Tonkünstlerverein de Vienne a également ouvert de nombreuses portes à Zemlinsky. C'est là qu'il rencontre aussi Arnold Schönberg, à qui il donne des leçons et qu'il introduit dans les cercles musicaux viennois. Cela s'est transformé en une amitié de toute une vie.
Avec son opéra Sarema, écrit entre 1893 et 1895, Zemlinsky remporte le Prix Luitpold en 1896. Parmi ses autres compositions importantes, citons les Quatre ballades pour piano (1893/94), une suite pour orchestre et la Symphonie en si bémol majeur composée en 1897, avec laquelle il a remporté le Prix Beethoven du Tonkünstlerverein.
En 1901, sa sœur Mathilde épouse son ami et élève Arnold Schönberg. En 1900, Zemlinsky rencontre la jeune Alma Schindler et devient son professeur de musique. Une histoire d'amour s'est développée, mais elle ne s'est pas terminée de manière heureuse pour Zemlinsky. En 1902, elle a épousé Gustav Mahler, le directeur de l'opéra de la cour, qui était de 19 ans son aîné.
En 1900, Zemlinsky est devenu chef d'orchestre au Carl-Theater de Vienne, et en septembre 1903, il est passé au Theater an der Wien. En septembre 1904, Zemlinsky devient directeur musical du Kaiser-Jubiläums-Stadttheater qui deviendra plus tard le Volksoper. De là, il est passé à l'Opéra de Vienne.
En 1911, Zemlinsky répond à l'appel du Nouveau Théâtre Allemand de Prague en tant que directeur musical. Au milieu de l'année 1927, Zemlinsky s'installe au Krolloper de Berlin. Sous l'influence du national-socialisme, Zemlinsky retourne à Vienne en 1933 et aux États-Unis en 1938. Mais sa santé a été gravement affectée par les événements et les circonstances du vol. Il est atteint d'une grave maladie nerveuse, souffre d'une dépression nerveuse et finalement d'une grave attaque cérébrale dont il meurt le 15 mars 1942.

Luis de Pablo s'en est allé

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Le compositeur Luis de Pablo, l'une des principales figures de la composition espagnole de ces 70 dernières années, est décédé à Madrid à l'âge de 91 ans.
Auteur d'un vaste catalogue qui comprend pratiquement tous les genres et toutes les combinaisons instrumentales, de Pablo a su s'imposer dès sa jeunesse comme l'une des voix les plus personnelles de la création musicale contemporaine espagnole.
Dotée d'une imagination sonore fertile, d'une intuition particulière pour le timbre et la couleur, la musique du compositeur originaire de Bilbao était davantage influencée par les écoles française et italienne, par opposition au "germanisme" de son collègue, ami et strict contemporain Cristóbal Halffter dont la mort est survenue il y a à peine cinq mois.
La mort de Luis de Pablo semble clore un chapitre important de l'histoire de la musique espagnole, qui pourra lui rendre un hommage posthume bien mérité lorsque son cinquième et dernier opéra, El abrecartas, sur un livret de son fréquent collaborateur Vicente Molina Foix, sera créé au Teatro Real en février 2022.

Luis de Pablo Costales (Bilbao, 28 janvier 1930), compositeur basque d'avant-garde de musique sérielle et aléatoire,est donc  membre, avec Cristóbal Halffter et d'autres, de la Génération de 51 ("Nouvelle Musique").

Lauréat du Prix national de musique 1991 et professeur à l'Auditorio de Madrid. Il a présidé les Juventudes Musicales Españolas (1960-1963), organisé la Ière Biennale de Música Contemporánea de Madrid (1964), dirigé avec son groupe "Alea" le premier laboratoire de musique électronique en Espagne et créé la première œuvre musicale avec l'ordinateur IBM (1966) au Centro de Cálculo de la Universidad de Madrid.

Ses premières compositions, influencées par Falla, Debussy, Bartók et Mompou, datent des années 1950. Et l'étude ultérieure de la technique de composition d'Olivier Messiaen, ainsi que la méditation du "Docteur Faust" de Thomas Mann, l'ont conduit à ses premières œuvres d'avant-garde.

Il a représenté l'Espagne au Festival de la Société internationale de musique contemporaine (SIMC) 1967 à Prague, et cette année-là, il a signé un contrat exclusif avec les Editions Salabert, Paris. Il a enseigné ses travaux à l'Instituto Torcuato di Tella en Argentine et, en 1971, il est retourné en Espagne comme professeur d'analyse de la musique contemporaine au Conservatoire de Madrid. Il a également enseigné à Buffalo, Albany et New York (USA), au Canada et en Allemagne entre 1973 et 1975, à l'Institut suédois de la culture et aux cours de musique espagnole de l'Academia Chigiana de Sienne.

Président de la section espagnole de la SIMC depuis 1981, conseiller artistique du Festival de Lille (1982), il crée en avril 1983 Kiu, le premier de ses opéras, au Teatro de la Zarzuela. Il a reçu la médaille d'or de la Croix-Rouge espagnole en 1983 et a publié à cette occasion le disque "El sonido de la guerra". La même année, il a été nommé directeur du Centro para la Difusión de la Música Contemporánea (Centre de diffusion de la musique contemporaine). En 1984, il est membre du comité pour le projet de construction de l'Opéra Bastille à Paris.

Élu membre de l'Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando en février 1989. Il a été finaliste du prix Prince des Asturies pour les arts en 1990, 1995 et 1996. Lauréat du Prix National de la Musique en 1991, il a présenté son concerto Sueños pour piano à Parme et à Bologne la même année.

Avec le redémarrage du Teatro Real rénové, il rejoint la Fundación Teatro Lírico en 1995, où il occupe un poste de mécène correspondant au Ministère de la Culture, poste dont il démissionne avec d'autres mécènes en 1996. Cette année-là, il est devenu membre du conseil d'administration de la SGAE.

Luis de Pablo s'est beaucoup dépensé pour faire connaître en Espagne la musique moderne (conférences, participation aux revues Estafeta literaria, Acento cultural, Aulas, traductions (biographie d'Arnold Schönberg par Stuckenschmidt, Wege zur Neuen Musik d'Anton Webern). En 1954, la BBC de Londres diffusait sa Chorale eucharistique à une époque où la radio possèdait encore le monopole de la diffusion radiophonique dans le pays.

Il est Chevalier des Arts et des Lettres du gouvernement français (1973), Prix Luigi Dallapicolla (1979), Médaille d'Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres (1986) du gouvernement français, Médaille d'or du mérite des Beaux-Arts espagnols (1986), Médaille de la ville de Rennes (1988), Médaille d'or de la ville de Lille (1989), Prix de popularité du journal 'Pueblo' 1967, Prix Comúsica 1991, Prix de la Communauté de Madrid 2002 et Prix Arthur Honegger 2003 pour l'ensemble de son œuvre. L'université Complutense de Madrid lui a décerné un doctorat honorifique en 1977.

Le compositeur Luis de Pablo a déposé dans la Caja de las Letras de l'Instituto Cervantes un legs qui restera en dépôt jusqu'au jour de sa mort. Il fait partie des personnalités qui ont laissé un objet personnel dans l'ancien coffre-fort du siège de l'Institut.

Le label de l’Orchestre symphonique de Hambourg 

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Luciano Berio (1925-2003) : Folk Songs ; Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Cinco canciones negras ; Manuel de Falla (1876-1946) : El amor brujo. Catriona Morison, mezzo-soprano ; Symphoniker Hamburg, Sylvain Cambreling. 2020. Livret en allemand. 64’41. Symphoniker Hamburg. SyHa 202001. Philippe Boesmans (né en 1936) : Chambres d’à côté, Trakl-Lieder (transcription pour petit orchestre de Sylvain Cambreling) ; Arnold Schönberg (1874-1951) : Ode pour Napoléon Bonaparte, Op.41b (version pour orchestre à cordes) ; Giacinto Scelsi (1905-1988) : Quattro Pezzi. Sarah Wegener, soprano ; Dörte Lyssewski, narratrice ; David Kadouch, piano ; Symphoniker Hamburg, Sylvain Cambreling. 2021. Livret en allemand. 71’54’’. Symphoniker Hamburg. SyHa 202101

Crépuscule : le soleil couchant est beau en Auvergne. Schoenberg et Strauss magnifiés.

par

Arnold Schönberg (1874-1951), Verklärte Nacht, Op.4 (arrangement pour orchestre à cordes par le compositeur - seconde version de 1943). Richard Strauss (1864-1949), Metamorphosen für 23 Solostreicher  et Sextuor à cordes tiré de l’opéra Capriccio (Exclusivement en digital). Orchestre national d'Auvergne, direction : Roberto Forés Veses. 2019. Livret en français et en anglais. 66’ Label OnA. OnA 1.

L'Orchestre national d'Auvergne lance OnA

par

Fier d’une riche tradition d’enregistrements initiée dès sa fondation en 1981, l’Orchestre national d’Auvergne poursuit son parcours au disque avec la parution de Crépuscule, le premier album de son label OnA, enregistré en studio sous la direction de Roberto Forés Veses. OnA vient s'additionner à Orchestre national d'Auvergne Live, le label exclusivement numérique d'enregistrements de concerts lancé en janvier 2019 et désormais fort de 8 titres salués par la presse internationale et le public mondial. 

 L’institution musicale auvergnate, dont l’innovation et l’excellence artistique composent l’ADN, est ainsi le premier orchestre français à produire et diffuser ses propres enregistrements, et à les décliner en physique et en numérique, tout en alternant les captations studio et live.

 Ce premier titre de OnA met en miroir la Nuit transfigurée d’Arnold Schönberg et les Métamorphoses de Richard Strauss. Roberto Forés Veses y poursuit son exploration du répertoire viennois qui fut l’un des axes de son mandat de directeur musical et artistique.

L’album est disponible en format physique, mais une version numérique est en ligne sur 24 plateformes à travers le monde en format HD audio et il est accompagné d'un livret digital. Cette déclinaison digitale propose un bonus exclusif : le Sextuor à cordes, extrait de l‘opéra Capriccio de Richard Strauss.

D'autres titres sont déjà prévus : Schubert/Mahler et un album de pièces françaises pour orchestre de chambre.