Résultats de la recherche pour : Gabriel Fauré

Thomas Hengelbrock et la France

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Le fondateur du Balthasar Neumann Ensemble succédera à Lars Vogt, décédé en septembre 2022. Le plus francophile des chefs allemands ouvrira la saison 2024-2025, le 7 septembre prochain au Panthéon.

Le chef y dirigera, dans le cadre de Paris 2024 et pour la veille de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques, le Requiem de Gabriel Fauré, dont on commémore cette année les cent ans de la disparition.

Tout un symbole, pour celui qui a choisi de s’installer à Paris avec femme et enfant il y a maintenant deux ans et demi. Après avoir vécu en Allemagne pendant de très nombreuses années, je ressentais le besoin de m’immerger dans la culture française. J’ai toujours été fasciné par votre rapport à l’histoire. Et je suis convaincu que nos deux pays ont un lien très important dans l’idée de culture européenne.

Adrien Perruchon et l’Orchestre Lamoureux 

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Le chef d’orchestre Adrien Perruchon vient d’être renouvelé à la direction musicale de l’Orchestre Lamoureux. Cette annonce vient récompenser un travail exemplaire auprès de l’un des grands orchestres associatifs français, une phalange qui a tant marqué l’histoire de la musique symphonique. En prélude à un concert autour de Ravel, Adrien Perruchon répond aux questions de Crescendo Magazine. 

L’Orchestre Lamoureux est historiquement lié à l'œuvre de Ravel, est-ce que vous pouvez revenir un peu sur cette relation historique entre Ravel et l'orchestre ? 

Les liens entre l’Orchestre Lamoureux et Ravel sont en effet très forts avec plusieurs premières mondiales, l’orchestre ayant en quelque sorte accompagné le développement de l'œuvre de Ravel des Valses Nobles et Sentimentales (1912) jusqu’au Concerto pour piano (1932). L’Orchestre Lamoureux c’est donc la création d’autres grandes œuvres avec en plus de celles déjà citées La Valse, la version de concert de Bolero (création française), mais aussi des partitions moins emblématiques, voir oubliées comme l’orchestration hélas perdue du Noël des jouets  ou celle très belle de la Tarentelle styrienne de Debussy. 

Cette relation, c’est aussi un lien avec des interprètes directement liés à Ravel : les chefs d’orchestre Gabriel Pierné, Camille Chevillard, Paul Paray ou la pianiste Marguerite Long. Cette filiation ravélienne s’est poursuivie au fil des années avec des mandats de chefs d’orchestre comme Eugène Bigot, Jean Martinon, Igor Markevitch, Yutaka Sado. Un formidable capital discographique témoigne de cet héritage. Il est intéressant de noter, en regardant les programmes de saison que, déjà du vivant de Ravel, en marge des créations, son œuvre est  très rapidement entrée au répertoire régulier de l’orchestre. Daphnis et Chloé, par exemple, a été introduit par Camille Chevillard et donné en une décennie par une demi-douzaine de chefs dont Ravel lui-même, et Eugène Bigot en fit, bien avant Charles Munch, un des ses chevaux de bataille.   

Quand on pense orchestre français, et Ravel, on pense sonorité. Quelles étaient les particularités sonores de l'orchestre tel que Ravel a pu le connaître ?  

Le profil sonore des instruments était autre, avec une palette de timbres à coup sûr plus différenciée. Les cordes naturelles, les sourdines en bois, la perce plus petite des cuivres et bien entendu l’insensée richesse de la facture chez les bois. Paris seul comportait plus d’une dizaine de fabricants de hautbois alors qu’il y’en a probablement une poignée dans le monde actuel. L’outil qu’est la salle de concert est aussi un paramètre intéressant à envisager. Jouer une partition comme Daphnis et Chloé dans un espace comme la Salle Gaveau produisait certainement un effet différent du point de vue des auditeurs et des interprètes que celui que nous avons intégré en jouant dans des salles au lustre et au volume bien différents. 

A Genève, un OCL mi-figue mi-raisin

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Pour la seconde fois en cette saison 2023-2024, l’Orchestre de la Suisse Romande invite l’Orchestre de Chambre de Lausanne sous la direction de Renaud Capuçon, son chef titulaire depuis septembre 2021.

Pour commencer le programme, Renaud Capuçon est en outre le soliste du Concerto n.5 en la majeur K.219 de Mozart. Sous sa direction, l’introduction instrumentale joue sur la fluidité des lignes en contrastant les éclairages. Puis se tournant vers le public, il livre en une sonorité immaculée la cadenza précédant l’Allegro aperto où il allège le trait, au contraire du canevas orchestral qui s’épaissit grossièrement. D’emblée, s’impose une constatation : la présence des deux hautbois et des deux cors souscrivant à un sempiternel forte suffit à déséquilibrer le discours que les cordes tentent de nuancer. L’attention de l’auditeur se porte donc sur le violon solo égrenant les passaggi avec une indéniable musicalité qui se charge d’intense nostalgie dans un Adagio où affleurent les demi-teintes, notamment dans les quelques séquences où le soliste peut diriger. Finalement, les lignes se resserrent pour un Rondò où est dessinée avec finesse la ‘turquerie’ médiane.

La même discordance entre les vents et les cordes affecte la Première Symphonie en ut majeur op.21 de Beethoven. Dès les premières mesures, le cantabile des violons s’appuyant sur les cordes graves peine à se faire entendre face au mur sonore édifié par les bois, les cors, les trompettes et les timbales par deux. Par la fluidité du propos, l’Andante cantabile a meilleur sort, car s’y glissent deux ou trois pianissimi de bon augure pour ce qui suit, un Menuetto bouillonnant débouchant sur un trio en demi-teintes et un Presto final où les archets à la pointe sèche recherchent les accents afin de susciter une effervescence all’italiana

Francis Poulenc, 125 ans

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Le compositeur français Francis Jean Marcel Poulenc est né à Paris le 7 janvier 1899  et il y est décédé le 30 janvier 1963.

Francis Poulenc est le fils de l'industriel Émile Poulenc (1855-1917) et de la pianiste amateur Jenny Royer (1864-1915). Son père fut l'un des fondateurs de la société pharmaceutique Rhône-Poulenc.
Francis a reçu très tôt des cours de piano de sa mère. À l'âge de 15 ou 16 ans, il prend des cours auprès du pianiste Ricardo Viñes, ami de Claude Debussy et Maurice Ravel. À Paris, il se lie d'amitié avec des écrivains d'avant-garde tels que Guillaume Apollinaire, Jean Cocteau et Paul Éluard, dont il mettrait en musique une grande partie de la poésie.

En tant que compositeur, Poulenc était quasiment autodidacte. Il fait connaître ses premières compositions dans le monde entier vers l’âge de 18 ans sans avoir reçu d’instruction en composition. Par ailleurs, les pièces pour piano solo encore fréquemment jouées sont Trois mouvements perpétuels (1919) et le cycle de chansons Le Bestiaire (1918) sur un texte d'Apollinaire. À cette époque, il rejoint le Groupe des Six, six jeunes compositeurs français qui s'opposent au romantisme lourd et à l'influence de Richard Wagner. Les mentors de ce groupe composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Germaine Tailleferre sont Jean Cocteau et le compositeur dadaïste un peu plus âgé Eric Satie. Bien que le groupe se soit rapidement dissous et que Honegger et Milhaud se soient particulièrement fait connaître en leur temps, « Groupe des Six » reste toujours l'étiquette donnée à la musique de Poulenc : légère, mélodique, facile et humoristique.

Pendant plusieurs années, de 1921 à 1925, il reçut une formaation à la composition de Charles Koechlin, élève de Gabriel Fauré. Cette période compte son ballet Les Biches, créé en 1924 avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev. En 1926, il rencontre le baryton Pierre Bernac pour qui il écrira plus de 90 chansons et avec qui il donnera de nombreux récitals en tant que pianiste dans les années 1935-1959.

En 1927, Poulenc achète une bastide en Touraine, Le Grand Coteau, où il a l'occasion de composer tranquillement. C'est à cette époque qu'il entretient sa première relation permanente avec le peintre Richard Chanlaire à qui il dédie son Concert champêtre (1928) pour clavecin et orchestre.

On dit de Poulenc qu'il a réussi à créer de nouvelles mélodies à une époque où l'on sentait qu'il y avait peu de nouveautés à développer dans ce domaine. Ses compositions sont en effet fortement axées sur la mélodie. Sa musique peut donc apparaître comme une succession de nombreux thèmes plus ou moins grands, sans que ceux-ci soient développés en profondeur. Il s'en tient à la tonalité.
Poulenc a écrit des œuvres dans toutes sortes de genres musicaux.

Poulenc a vécu la majeure partie de sa vie dans son Paris natal. Il y meurt en 1963 d'une crise cardiaque et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

André Messager, 170 ans

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Compositeur et chef d’orchestre français, André Messager est né le 30 décembre 1853 à Montluçon et mort le 24 février 1929 dans le 17e arrondissement de Paris.

André Messager se forme à l'école Niedermeyer auprès d'Eugène Gigout, de Gabriel Fauré et de Camille Saint-Saëns pour la composition, Adam Laussel pour le piano, et Clément Loret pour l'orgue, puis il travaille avec Saint-Saëns. Fauré lui proposa un poste d'organiste du chœur de Saint-Sulpice. Sa carrière de chef d'orchestre débute aux Folies-Bergère, puis il dirige l'orchestre du théâtre Eden en 1880 à Bruxelles.
Il devint organiste à Saint-Paul-et-Saint-Louis en 1881 et à Sainte-Marie des Batignolles de 1882 à 1884.

En 1882, il voyage à Bayreuth en compagnie de Fauré. En 1898, lorsqu'Albert Carré devient directeur de l'Opéra-Comique, Messager sera nommé chef d'orchestre et y restera jusqu'en 1903. En 1900, il y crée Louise de Gustave Charpentier et en 1902, Pelléas et Mélisande que Claude Debussy lui a dédié. De 1901 à 1907, il dirige le Grand Opera Syndicate au Covent Garden de Londres. Du 1er janvier 1908 au 30 juillet 1914, il est codirecteur de l'Opéra de Paris avec Leimistin Broussan.

À partir de 1905, il est second chef d'orchestre des Concerts Lamoureux. Il dirige la Société des Concerts du Conservatoire de 1908 à 1919, orchestre avec lequel il fait une tournée aux États-Unis en 1918 au cours de laquelle il donne des concerts dans cinquante villes. Il fait aussi une tournée en Argentine.
Il est élu en 1926 à la Ve section (composition musicale) de l'Académie des beaux-arts où il succède à Émile Paladilhe.
Il est l'un des membres d'honneur de la Société nationale des beaux-arts en 1913.

Il compose principalement pour le théâtre en écrivant des musiques de ballets (Les Deux Pigeons, 1886, donné à l'Opéra Garnier), des opérettes et des opéras. Outre ses nombreuses œuvres lyriques, il a composé, avec Gabriel Fauré, la Messe des pêcheurs de Villerville, ainsi que Souvenirs de Bayreuth sur des thèmes de Richard Wagner.
Certaines de ses œuvres orchestrales sont une réussite, comme sa Symphonie qui reçoit la Médaille d'or de la Société des compositeurs et est créée aux concerts Colonne le 20 janvier 1878.

Musiques anciennes pour le temps de Noël à Spa 

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En prélude à la fête de Noël, l’asbl Ricercar Consort organise un concert de Noël le 23 décembre 2023 à 18h30 à l’église protestante de Spa.

Pour cet événement musical lié à la fête de Noël, plusieurs personnalités du monde de la musique ancienne se sont donnés rendez-vous dans la Perle des Ardennes pour un concert exclusif intitulé « En attendant Noël ».
A l’affiche : le baryton Furio Zanasi, le violiste Philippe Pierlot et les musiciens de l’ensemble La Chimera : Sabina Colonna, Eduardo Egüez, Marguerita et Carlotta Pupulin et Carolina Egüez.
Voix, violes de gambe, violon, harpe et théorbe s’uniront pour illustrer les plus belles musiques anciennes de Noël. Au programme : des compositions de Monteverdi, Cavalli, Frescolbaldi...

PAF : 20€/15€. Uniquement sur réservation par tél. 0498/41 72 92 (entre 18h et 20h) ou par mail folia.spa@gmail.com

Adresse du jour : église protestante de Spa, 24 rue Brixhe 4900 Spa

Le baryton italien Furio Zanasi a commencé ses activités musicales dans la musique ancienne, avec un répertoire allant du madrigal aux cantates, de l'oratorio à l'opéra baroque. Il a collaboré avec de nombreux ensembles et participé aux festivals les plus prestigieux consacrés à la musique ancienne, en Italie ainsi qu'en Europe, en Amérique du Sud et du Nord. Il a chanté sous la direction de René Jacobs, Jordi Savall, Alan Curtis, Gabriel Garrido, Alessandro de Marchi et Andrew Parrott. Il s'est produit à l'Opéra de Rome, avec le Théâtre Bellini de Catane, Massimo de Palerme, Messine, à Dresdner Semper Oper, Liceu de Barcelone, Zarzuela de Madrid, le théâtre de Bâle, le Teatro Regio de Turin et le Teatro di San Carlo. Il a également réalisé de nombreux enregistrements pour la radio et CD à l'international, y compris des œuvres de Gabriel Fauré pour Classico.

Philippe Pierlot est né à Liège. Après avoir étudié la guitare et le luth en autodidacte, il se tourne vers la viole de gambe qu’il étudie auprès de Wieland Kuijken.
Il partage son activité entre la viole de gambe et la direction, à la tête de son ensemble Ricercar Consort ou comme chef invité. Il a adapté et restauré les opéras Il Ritorno d’Ulisse de Monteverdi (dans une mise en scène de William Kentridge, donné régulièrement dans le monde entier depuis plus de vingt ans), Sémélé de Marin Marais, la Passion selon Saint Marc de Bach, et plus récemment des adaptations de Lieder de Schubert et de Beethoven. Il aime susciter des rencontres insolites avec la viole de gambe en incitant les compositeurs d’aujourd’hui à composer pour son instrument. Il est également un des rares interprètes à jouer du baryton, instrument pour lequel Joseph Haydn a laissé près de 200 œuvres.
Parmi ses derniers enregistrements on trouve les cantates BWV 21 et 76 de Bach avec la collaboration du Collegium Vocale Gent, les Membra Jesu de Buxtehude, les œuvres pour viole de Marin Marais…
En dehors des récitals et concerts donnés avec son ensemble, il affectionne particulièrement sa collaboration avec Jordi Savall et l’ensemble Hespérion XXI.
Attachant une importance particulière à encourager et à parrainer les jeunes artistes, il a fondé depuis une quinzaine d’années le label discographique Flora qui est ouvert aux jeunes musiciens. Habitant Spa en Belgique, il y organise depuis l’Automne 2015 le « Séminaire international Monteverdi » autour de la viole de gambe et le « Printemps Baroque de Spa » où les jeunes artistes proposent leurs projets les plus personnels.
Philippe Pierlot enseigne à Spa lors de masterclass ou stages et il est professeur au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il joue un instrument de Thomas Allred, 1635.

Ensemble La Chimera
C’est en 2001 qu’a été fondé, par Sabina Colonna Preti, le consort de violes de gambe La Chimera qui prend une direction différente et enrichie après sa rencontre avec Eduardo Egüez. Tout en conservant sa caractéristique sonore d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renommée internationale, dont l’activité se concentre sur la création de projets originaux, avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne.
De nombreuses réalisations sont venues émailler son parcours depuis quelques années : citons notamment Buenos Aires Madrigal (madrigaux italiens du XVIIe siècle et tangos argentins), qui a fait l’objet d’un enregistrement CD et a remporté un vif succès en Europe, Tonos y Tonadas, qui mêlait des éléments musicaux et littéraires du baroque espagnol au folklore latino-américain actuel, le disque La Voce di Orfeo, autour du célèbre ténor Francesco Rasi auquel Monteverdi confia le rôle d’Orphée, disque qui a remporté de nombreux prix, puis Odisea Negra, qui mêlait des musiques des griots africains, des musiques anciennes de Cuba et du Pérou, et le folklore actuel d’Amérique Centrale. En 2014, le programme Misa de Indios - Misa Criolla marquait le cinquantenaire de la création de la célèbre messe de l’Argentin Ramírez, présentée aux côtés d’œuvres du baroque colonial sud-américain et de compositions d’Eduardo Egüez ; enregistré par le label français La Música, ce projet a rencontré un immense succès public depuis sa création avec plus d’une centaine de concerts donnés en France et en Europe et 10000 disques vendus. Le projet Gracias a la Vida (2018), qui tire son nom de la célèbre chanson de la compositrice chilienne Violeta Parra, explore la musique baroque des missions jésuites, mise en regard avec le folklore sud-américain. Le répertoire du baroque sud-américain à proprement parler est lui aussi fortement représenté par La Chimera, avec des programmes tels que Splendeurs mexicaines, qui a été créé au Festival de la Chaise Dieu en 2018 et a suscité l’enthousiasme du public. Paru en 2020, le disque Fuga y Misterio, met en miroir l’art du contrepoint chez Bach et Piazzolla, avec le concours du percussionniste italien Simone Rubino. L’enregistrement suivant de la Chimera, Dowland Lachrimae & Songs (2021) propose une sélection d’œuvres du grand musicien anglais John Dowland, dont le célèbre cycle des Lachrimae ainsi que certaines de ses Songs (chansons) les plus célèbres interprétées par le ténor Zachary Wilder. Le dernier album, Iguazú présente une fusion passionnante de musique ancienne et traditionnelle du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine.

Sans surprise, l’originalité de ces projets et leur réalisation musicale irréprochable et pleine de ferveur ont valu à La Chimera de se produire dans des lieux aussi prestigieux que l’Auditorium de Radio France, la Salle Gaveau, le Théâtre de la Ville le Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, l’Arsenal à Metz, la salle Flagey à Bruxelles, le Palacio Euskalduna à Bilbao, le Teatro Ponchielli à Crémone, mais aussi le Concertgebouw de Bruges, le Muziekgebouw d’Eindhoven, le Recital Hall de Sydney, le Théâtre de Melbourne, les Scènes Nationales de Brest, Narbonne, Albi, Cherbourg, Odyssud à Blagnac, ainsi que les Festivals d’Innsbruck, d’Ansbach, de Namur, de la Chaise Dieu, de Lourdes, de Noirlac, de Fontevraud, Via Aeterna au Mont Saint Michel, Semana Santa à Bilbao, Potsdamer Festwochen, Insbrucker Festwoche, Oude Muziek Utrecht, Rheingau, Schleswig Holstein, entre autres.

Joseph Jongen, 150 ans

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Le compositeur et organiste belge Joseph (Marie Alphonse Nicolas) Jongen est né le 14 décembre 1873 à Liège et mort à Sart-lez-Spa le 12 juillet 1953. Il est le frère aîné du compositeur Léon Jongen, chef d'orchestre et ancien directeur du Conservatoire de Bruxelles.

Très tôt, les dons de Joseph Jongen sont manifestes et évidents aux yeux de son père, Alphonse Jongen (1843-1927), ébéniste d'art, qui lui enseigne les premiers rudiments et l'encourage, ainsi qu’à ceux d’amis musiciens lors d'exécutions de chorals ou saynètes que son père dirige pour des fêtes de famille ou dans des Cercles d'amateurs à Liège et en province.

Joseph Jongen accomplit toutes ses études musicales au Conservatoire Royal de Liège : le piano, l'orgue et les branches théoriques, solfège, fugue, harmonie, contrepoint, avec Sylvain Dupuis et Jean-Théodore Radoux.

En 1894, il est couronné par l'Académie Royale de Belgique pour son 1er Quatuor à cordes (op. 3), œuvre "d'une maîtrise étonnante chez ce quasi débutant (...) d'une polyphonie riche, subtile" et aussitôt publiée à Leipzig.

En 1897, le Premier Grand Prix de Rome lui est décerné pour sa cantate Comala (op. 14). Cette récompense lui permet de réaliser un voyage d’études à l'étranger d’une durée de près de quatre ans, d’octobre 1898 à mai 1902. Il passe un an et demi en Allemagne, à Berlin où il découvre la musique de Brahms, rencontre Vincent d'Indy et également Richard Strauss qui lui donne des leçons de composition. À Munich où il rédige son Concerto pour violon (op. 17), tandis qu’il occupe le poste de Maître de Chapelle en 1900 à Bayreuth. Puis, il découvre Vienne et s'établit ensuite huit mois à Paris où il se lie avec différents musiciens français tels Gabriel Fauré et Charles Bordes et devient l'élève de Vincent d'Indy. Il termine son périple par un séjour de huit mois à Rome. Pendant ce voyage fructueux, il a composé plusieurs œuvres importantes : une symphonie (op.15), deux concertos (op. 17 et 18), un quatuor avec piano (op. 23) et d’autres pièces qui témoignent d'une nette maturation de son style.

De retour en Belgique en 1902, Joseph Jongen est nommé en 1903 professeur d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Liège.

Marié depuis 1909 et père de trois enfants, il emmène les siens en Angleterre pour y passer les années de la Première Guerre mondiale, et il y participe activement à la vie musicale comme organiste et pianiste au sein du Belgian Quartet dont il est l'un des fondateurs avec le violoniste Désiré Defauw, le violoncelliste Etienne Doehaerd et l’altiste Lionel Tertis.

Dès décembre 1918, Jongen reprend son poste à Liège, puis est nommé en 1920 professeur de fugue au Conservatoire Royal de Bruxelles, établissement dont il assume la direction de 1925 à sa retraite en 1939. Durant ce directorat, il invite d'éminentes personnalités musicales étrangères à faire partie de jurys aux concours de fin d'année qui connaissent un grand succès et portent haut et loin la notoriété de l'institution. C’est à ses débuts de directeur de Conservatoire qu’il compose sa célèbre Symphonie concertante pour orgue et orchestre, op. 81.

De 1919 à 1926, Joseph Jongen dirige les Concerts Spirituels de Bruxelles et exerce une activité de chef de chœur et d'orchestre. Il dirige notamment quelques premières en Belgique comme Le Roi David d’Honegger, Psaume LXVII de Florent Schmitt et Saint-François d’Assise de Malipiero.

Auteur de très nombreuses œuvres, l’art de Jongen est d'une rare distinction et d'une subtilité harmonique qui se tient toujours dans les limites de la tonalité, possède une "patte" reconnaissable dans la sève mélodique souple et rythmée. Il est sans conteste le compositeur le plus doué de sa génération. Ernest Closson dira de lui : On se sent en présence d'un art infaillible, d'œuvres sans fissure, écrites avec une sûreté imperturbable : on reprocherait presque à l'auteur de "ne jamais rien rater".

Nombre de ses meilleures œuvres portent l'inscription « Sart-lez-Spa le... ». C’est dans ce petit village ardennais entouré d’une nature fraîche et sauvage, que le compositeur belge possède une seconde résidence et qu’il trouve une source d’inspiration incomparable. Année après année, il accumule tous les genres de la musique pure : un impressionnant catalogue qu’il réduit lui-même à 137 œuvres dont la dernière fut écrite en 1951.

Deux ans plus tard, le 12 juillet 1953, c’est à Sart-lez-Spa qu’il décède, atteint du cancer.

Par la suite, de multiples manifestations ont été données en l’honneur du compositeur belge.
En 2003, de nombreux concerts en Belgique ont célébré le cinquantième anniversaire de sa mort. La Bibliothèque royale de Belgique a accueilli l’exposition « Joseph Jongen, une vie de musicien »  du 24 octobre au 22 novembre 2003.
En 2013, l’Union du Corps Professoral du Conservatoire Royal de Bruxelles a donné le nom du compositeur à son Auditorium Joseph Jongen.

La Bibliothèque du Conservatoire Royal de Bruxelles conserve précieusement le Fonds Joseph Jongen rassemblant les manuscrits autographes, la bibliothèque musicale et les archives du compositeur.

 

Nikola Mitić, 85 ans

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Le baryton-basse Nikola Mitić  est né le 27 novembre 1938 à Niš (Yougoslavie) et décédé le  25 janvier 2019.

Nikola Mitić devient membre du chœur de la radio de Belgrade après son baccalauréat, puis s'inscrit à l'Académie de musique de Belgrade en chant solo, où il suit les cours de M. Stojadinović et M. Miklavčič. Il perfectionne sa voix auprès du ténor Vladimiro Badiali à Milan.

Dès la fin de son premier semestre, il a été engagé à l'Opéra National de Belgrade et, au bout d'un an (1964), il était le plus jeune soliste de la maison.
En 1965, il a fait ses débuts à l'Opéra National de Belgrade dans le rôle de Valentin dans Faust de Charles Gounod. Il est resté membre permanent de la troupe de l'Opéra National de Belgrade sans interruption jusqu'à son départ de la scène. Mitić y est devenu l'un des principaux chanteurs dans le registre du baryton et du baryton-basse. Il s'est notamment distingué comme interprète de Verdi, avec des rôles tels que Rigoletto, le Marquis Posa, Macbeth, Simone Boccanegra et Iago. Parmi ses autres rôles principaux figurent Riccardo dans I Puritani, Enrico dans Lucia di Lammermoor, le rôle-titre des Noces de Figaro et les rôles-titres des opéras de Tchaïkovski Eugène Onéguine et Mazeppa.

Il s'est également produit à plusieurs reprises au Théâtre national slovène de Maribor, notamment dans le rôle de Germont-père dans La Traviata au cours de la saison 1990-91 et dans celui de Rigoletto en mars 1996. En 2003, il s'y est à nouveau produit en tant que Germont-père dans la 100e représentation de La Traviata à l'Opéra national de Maribor.

En 1968, il se produit à Copenhague avec la troupe de l'Opéra de Belgrade, et en 1970 au Gran Teatre del Liceu de Barcelone et, en 1971, au Teatro Comunale di Bologna dans le rôle de Jeletzky dans La Dame de Pique.
En février 1971, il fait ses débuts à l'Opéra d'État de Vienne dans le rôle de Carlo dans La forza del destino. Il y chante également Silvio dans I Pagliacci (1971-1975, à plusieurs reprises avec Wilma Lipp comme partenaire), le Comte Luna dans Il trovatore (novembre/décembre 1973) et Germont-père dans La Traviata (janvier 1974).
Au cours de la saison 1971-72, il se produit au Staatsoper de Berlin dans le rôle de Rigoletto.
Il s'est également produit à l'Opéra de Philadelphie (1970), au Deutsche Oper am Rhein Düsseldorf-Duisburg (1971), au Festival de Pérouse (1973), à l'Opéra de Rome (1975) et à l'Opéra de Dublin (1976).

En tant que concertiste, Mitić a interprété des œuvres vocales et orchestrales de Bach, Bartok, Benjamin Britten, Gabriel Fauré, Haendel et Stravinsky.

Depuis 1992, il enseignait le chant à l'Opéra national de Belgrade. En novembre 2018, à l'occasion de son 80e anniversaire, une exposition intitulée Nikola Mitic - baryton du XXe siècle a été inaugurée au musée de l'Opéra national de Belgrade.

 

Emouvant hommage à Aleksandr Khramouchin

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Robert Schumann (1810-1856) : Fantasiestücke, Op. 73 ; Eugène Ysaye (1858-1931) : Sonate Op. 27 N° 3 ;  Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Vocalise, Op. 3 N° 14  ; Serge Prokofiev (1891-1953) : Sonate, Op. 119 ;  Michel Lysight (1958) : Trois Croquis ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Après un rêve  ; Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour violoncelle et piano Jean-Sébastien  Bach (1685-1750) : Troisième Suite BWV 1009 : Sarabande ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Le Cygne.   Aleksandr Khramouchin, violoncelle ; Eliane Reyes, piano. 2023. Livret en anglais et français. 81’15”. Et’cetera KTC 1802

Flûte et orgue, parfum de musique au détour du XXe siècle

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D’un matin de printemps. Cécile Chaminade (1857-1944) : Concertino pour flûte et orchestre op. 107 ; Claude Debussy (1862-1918) : Syrinx pour flûte ; Prélude à l’après-midi d’un faune. Lili Boulanger (1893-1918) : D’un matin de printemps. Arthur Honegger (1892-1955) : Danse de la chèvre pour flûte. Gabriel Fauré (1845-1924) Fantaisie op. 79 ; Masques et bergamasques op. 112 ; Berceuse op. 16. Ermend Bonnal (1880-1944) : Reflets solaires pour orgue op. 17. Joseph Jongen (1873-1953) : Danse lente op. 56b. Thierry Cazals, flûte ; Vincent Grappy, orgue. 2022. Notice en français et en anglais. 68’ 11’’. Hortus 231.