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"5e Symphonie" de Gustav Mahler, 120 ans

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La Symphonie no 5 en do dièse mineur de Gustav Mahler a été composée entre 1901 et 1902. Elle est contemporaine notamment des Kindertotenlieder et partage le même caractère funèbre, peut-être en rapport avec les graves problèmes de santé du musicien. La partition fut ensuite révisée à plusieurs reprises, la dernière étant de 1911. La première eut lieu cependant à Cologne le 18 octobre 1904 avec un succès très mitigé.

La partition a été éditée en 1904 par les Edition Peters à Leipzig. Une seconde "Nouvelle édition", incorporant les révisions que Mahler a faites en 1904, est apparue en 1905. Les révisions finales faites par Mahler en 1911 ne semblent pas avoir été publiées jusqu'en 1964 (éd. Ratz), lorsque la partition a été re-publiée dans l'édition complète des œuvres de Mahler. En 2001, les Edition Peters ont publié une nouvelle version révisée (éd. Kubik) dans le cadre de la nouvelle série Édition complète critique. Cette édition est l'édition la plus précise à ce jour. Les éditions précédentes ne sont plus disponibles.

Histoire

Une hémorragie intestinale presque fatale en février 1901 confronte Mahler à sa propre mort. Plus rien n'est comme avant, un changement radical dans son style, dans sa narration musicale s'impose, mettant fin à sa période « Wunderhorn » et commençant sa période « Rückert , du nom du cycle de lieder qu'il met en musique cette même année. La marche funèbre (Trauermarsch) qui ouvre l'œuvre est donc sa propre marche, résignée, vers la mort. Toutefois, la structure générale de la symphonie, du sombre rythme de marche jusqu'au climax victorieux du choral dans le Rondo-Finale, montre une victoire face à la mort, un renouveau face à la fatalité.
La rencontre puis le mariage avec Alma Schindler pendant la composition de la Symphonie n'y est peut-être pas étrangère : l'Adagietto serait en effet, selon une source de l'entourage du compositeur, une lettre d'amour en musique destinée à Alma (le compositeur n'a cependant laissé aucune note ou lettre permettant de confirmer cette hypothèse).

Le film « Mort à Venise » (1971) de Luchino Visconti a contribué à faire connaitre l'Adagietto de cette symphonie au grand public.

 

Concours international de chant Neue Stimmen, le palmarès

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La soprano polonaise Magdalena Lucjan et la basse espagnole Alejandro Baliñas Vieites sont les lauréats de la 20e édition du Concours international de chant Neue Stimmen. Alejandro Baliñas Vieites a également remporté le Prix du public. L'Orchestre Philharmonique de Duisbourg, sous la direction de Jonathan Darlington, a accompagné les finalistes.

Magdalena Lucjan est née en 1999 à Pszczyna (Pologne). Elle a obtenu un diplôme avec distinction dans la classe de Melba Ramos à l'université MUK de Vienne. Magdalena termine actuellement sa maîtrise en interprétation vocale à l'Université MDW de Vienne, sous la tutelle de Michaela Schuster. Depuis octobre 2022, elle est membre de l'Académie d'opéra de l'Opéra national de Pologne à Varsovie, où elle a travaillé régulièrement avec Olga Pasiecznik et Izabela Klosinska.
Elle a travaillé avec de nombreux chanteurs et professeurs renommés tels que Gabriele Lechner, Edith Wiens, Angelika Kirchschlager, Claudia Visca, Helmut Deutsch, Tobias Truniger, Maciej Pikulski. Magdalena a fait ses débuts en Suisse dans le rôle de Clorinda au Ticino Musica Festival sous la direction musicale d'Umberto Finazzi. En décembre 2022, Magdalena a chanté les rôles de Sandmann/Taumann au Schlosstheater Schönbrunn à Vienne. En décembre 2023, elle est engagée dans le rôle de Gretel dans le même théâtre. En juin 2023, Magdalena a interprété pour la première fois les airs du cycle « Night Scenes » de Julian Cochran au studio de concert Witold Lutoslawski de la radio polonaise. Magdalena a reçu la bourse KS Gabriele Sima (2019), elle a ensuite été soutenue par la Fondation Julian Cochran. Lucjan est la première lauréat du concours international de musique Karol Szymanowski à Katowice en 2023.
En juin 2024, Magdalena a chanté Gretel au Grand Théâtre de Łódź, et la partie solo de soprano dans la « Es-Dur Messe » de Schubert à Wolfegg sous la direction de Manfred Honeck lors du Festival international de concerts de Wolfegg. En été, Magdalena a participé à la prestigieuse IMA (Internationale Meistersinger Akademie) à Neumarkt.
Au cours de la saison 24-25, Magdalena chante dans plusieurs productions au Semperoper de Dresde, notamment Papagena (Die Zauberflöte), A Mother (Ändere Die Welt), Nightingale/Princess (L'enfant et le sortilèges), ainsi que dans des concerts.

Alejandro Baliñas Vieites commence son apprentissage de la musique à Saint-Jacques de Compostelle, sa ville d’origine. Après l’obtention de son premier diplôme en 2019, il poursuit ses études au Conservatoire Supérieur de musique de Liceu de Barcelone et au Conservatoire Luigi Cherubini de Florence.
En 2020, il prend les rôles d’Angelotti dans Tosca et du Roi dans Aïda à l’Opéra de Sabadell, ainsi que celui de Martino dans L'Occasion fait le larron de Rossini à l’Opéra de Sarría. L’année suivante, il intègre l’Académie de l’Opéra de Paris en tant qu’artiste en résidence et commence dans ce cadre à se produire régulièrement à Paris et en province. En 2021, il chante le Lied des Verfolgten im Turm de Mahler à l’occasion d’un récital des artistes de l’Académie au Festival Voix d’Automne d’Évian. Aussi aborde-t-il le répertoire mozartien en 2022 lors du concert de Gala de l’Académie au Palais Garnier, où il interprète des airs de Figaro dans Les Noces ainsi que le final de Don Giovanni. La même année, il prend le rôle de Sénèque dans une représentation du Couronnement de Poppée de Monteverdi à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet puis en tournée à l’Opéra de Dijon et à la Maison de la Culture d’Amiens, toujours avec les artistes en résidence à l’Opéra de Paris. En parallèle de son activité au sein de l’Académie, il fait ses débuts au Festival de Pesaro en Anselmo dans La Gazzetta de Rossini. Toujours en 2022, il est de retour en Catalogne où il prend le rôle du Marquis de Calatrava dans La Force du destin de Verdi au Palacio de la Opera Coruña, et fait ses débuts à l’Opéra Bastille en Cappadocien dans Salomé de Strauss. Toujours à l’Opéra de Paris, il prend le rôle de Zuniga dans Carmen de Bizet. En 2023, il se produit une nouvelle fois en récital avec les artistes de l’Académie à l’occasion de la Carte Blanche à Gustavo Dudamel et prend le rôle du Premier Fossoyeur dans Hamlet d’Ambroise Thomas à Bastille.
Au mois d’avril 2023, il prend le rôle de Blansac dans L’Échelle de soie de Rossini à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet avec l’Académie de l’Opéra de Paris.
Il intègre la première promotion de la nouvelle troupe de l’Opéra de Paris à partir de la saison 2023-24. Dans ce cadre, il prendra les rôles de Schlemil dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, de Quinault dans Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea, de Douphol dans La Traviata et de Pietro dans Simon Boccanegra de Verdi. Il apparaîtra également dans Salomé de Strauss.

"10e Symphonie" (inachevée) de Gustav Mahler, 100 ans

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La Symphonie nº 10 en fa dièse majeur est la dernière œuvre du compositeur. Quand il meurt, à 50 ans, seul le premier mouvement (adagio) est terminé.

Mahler aurait exigé la destruction de toutes ses esquisses qu'on trouverait après sa mort et, toute sa vie, n'a jamais parlé ou joué des passages de ses œuvres avant leur achèvement.

Lorsque, en 1924, Alma Mahler envoie le manuscrit de la Dixième à l'éditeur viennois Paul Zsolnay, on découvre que la symphonie avait été esquissée au complet.

Le compositeur Ernst Krenek orchestra le troisième mouvement de la symphonie et l'opéra de Vienne créera les premier et troisième mouvements le 12 ou le 14 octobre 1924 sous la direction de Franz Schalk.

Deryck Cooke orchestra à son tour toute la symphonie, interprétée le 19 décembre 1960.

 

ALMA, création le 26 de l’opéra d'Ella Milch-Sheriff au Volksoper de Vienne

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Que se passe-t-il lorsqu'une femme est contrainte de renoncer à son potentiel de compositrice ? Lors de la première mondiale du 26 octobre 2024, la compositrice israélienne Ella Milch-Sheriff dédie son nouvel opéra à une personnalité extraordinaire : Alma Mahler-Werfel. Sous la direction musicale d'Omer Meir Wellber et la mise en scène de Ruth Brauer-Kvam, un opéra-portrait est créé qui se concentre sur un aspect qui a reçu peu d'attention dans les biographies précédentes : Alma en tant que mère. La soprano Annette Dasch interprète le rôle d'Alma.

La compositrice Ella Milch-Sheriff est née à Haïfa et a étudié le chant et la composition à l'Académie de musique Rubin de l'Université de Tel Aviv. Son œuvre comprend de la musique symphonique, de la musique de chambre et cinq œuvres de théâtre musical à ce jour, dont l'opéra de chambre Baruch's Silence (livret de Yael Ronen), créé en 2010 au Théâtre national de Braunschweig, et l'opéra Die Banalität der Liebe (La banalité de l'amour), présenté pour la première fois au Staatstheater Regensburg en 2018, qui traite de la relation entre Hannah Arendt et Martin Heidegger. Le monodrame The Eternal Stranger reflète les différentes facettes de l'étrangeté. L'expérience d'Ella Milch-Sheriff en tant que chanteuse, sa compréhension de la voix humaine et sa sensibilité émotionnelle et linguistique ont fait de l'opéra et de la musique vocale un élément particulier de son œuvre. La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique d'Israël (ACUM) a décerné à Ella Milch-Sheriff le prix pour l'ensemble de son œuvre en 2022.

Osmo Vänskä  : l’excellence au service de Mahler

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Le chef d’orchestre Osmo Vänskä est en passe de terminer une intégrale au pupitre de l’Orchestre du Minnesota dont il est le directeur musical sortant. Cette intégrale, que nous suivons avec grande attention sur Crescendo Magazine, marque notre époque par la grande hauteur de vue du chef et l’excellence instrumentale de son orchestre. Rencontre avec l’un des plus grands chefs de notre époque, l’un de ceux aptes à renouveler l’approche des oeuvres qu’il dirige.

Que représente Gustav Mahler pour vous ?

Mahler était un merveilleux compositeur ainsi qu'un grand chef d'orchestre et cette combinaison crée un ensemble unique et spécial. 

Qu'est-ce qui vous a poussé à enregistrer l'intégrale des symphonies de Mahler ?

J'ai toujours admiré la musique de Mahler et j'aime les défis ! Sa musique est un test énorme pour l'orchestre et le chef d'orchestre, et on sort de chaque symphonie avec un immense sentiment d'accomplissement.

Vous avez enregistré la Symphonie n°10 dans la version de Deryck Cooke. Certains chefs d'orchestre n'aiment pas diriger cette œuvre au-delà de l'Adagio terminé par Mahler. Qu'est-ce qui vous séduit dans cette symphonie ?

Pour moi, la Symphonie n°10 est pleine de musique de Mahler et rien d'autre. Nous savons qu'Alma Mahler n'était pas d'accord avec l'idée de compléter les ébauches et de proposer une édition pour le concert. Cette version Deryck Cooke a été enregistrée au Royaume-Uni, et les personnes à l'origine du projet se sont rendues à New York pour présenter l'enregistrement à Alma, qui n'aimait toujours pas l'idée mais qui a finalement accepté de l'écouter. Lorsque la musique s'est achevée, Alma a voulu la réécouter immédiatement. Le fait de savoir qu'elle avait finalement apprécié la version de Cooke m'a donné envie de l'enregistrer.

Le premier enregistrement de cette intégrale (Symphonie n° 5) a été réalisé en 2016. À l'heure actuelle, seules les Symphonies n°3 et n°8 manquent à l'appel pour clôturer le projet. L'enregistrement sur une longue période était-il prévu dès le départ ou s'agissait-il d'une coïncidence de calendrier ?

Le plan initial était de jouer une ou deux symphonies de Mahler par saison, suivies d'une semaine d'enregistrement. Bien sûr, la pandémie a quelque peu contrarié ce plan, mais nous avons réussi à enregistrer la toute dernière symphonie (n° 8) lors de mes derniers concerts d'abonnement en tant que directeur musical, ce qui était très significatif.

Concours international de Markneukirchen 2022, le palmarès

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Le tubiste Florian Wielgosik (France) et le corniste Achille Fait (Italie) ont remporté le Concours instrumental international de Markneukirchen.

Dans la discipline du cor, Achille Fait a remporté 7.000 euros et le 2e lauréat, Felipe Santos Freitas da Silva (Brésil), 5.000 euros. Le 3e prix, doté de 3.500, a été attribué à Damien Muller (Luxembourg/France). Lors de la dernière épreuve, les finalistes ont joué le Concerto pour cor op. 150 de York Bowen, accompagnés par l'Orchestre Philharmonique Clara Schumann de Plauen-Zwickau, sous la direction de son GMD Leo Siberski.

Les trois finalistes dans la discipline du tuba, Igor Martinez (Venezuela), Richard Bence Masa (Hongrie) et Florian Wielgosik (France), ont montré leur savoir-faire en finale avec le Concerto pour tuba et orchestre (1978) d'Edward Gregson avec le même ensemble, dirigé cette fois par Vladimir Yaskorski. Outre le vainqueur Florian Wielgosik, Richárd Bence Masa (Hongrie) et Igor Martinez (Venezuela) ont pris les 2e et 3e Prix.

Achille Fait est né à Rovereto, en Italie. En 2017, il a obtenu une bourse d'études à la Brass Academy d'Alicante auprès de Nury Guarnaschelli. Il a ensuite poursuivi sa formation musicale auprès de Vittorio Schiavone au Conservatoire de Trente jusqu'à l'obtention de son diplôme en 2019. Il a également suivi plusieurs master classes, notamment auprès de Froydis Ree Wekre, José Sogorb, Danilo Stagni, Sarah Willis et Stephan Dohr. Achille Fait a remporté plusieurs concours de musique en Italie et à l'étranger. En tant que cor solo, il a joué dans différents orchestres et groupes de musique de chambre tels que le BBCPhilharmonik Orchestra, le Gustav Mahler Jugendorchester, l'European Union Youth Orchestra, l'Orchestra del teatro Carlo Felice Genova, l'Orchestra G. Verdi Milano et I Cameristi della Scala.
Il a eu l'occasion de jouer sous la direction de chefs d'orchestre tels que Riccardo Chailly, Peter Eötvos, Sir Jeffrey Tate, Franz Welser-Möst, Vladimir Jurowski, Daniele Gatti et Daniel Harding, et avec des solistes comme Denis Matsuev, Lisa Batashvili et Daniil Trifonov.

Florian Wielgosik a étudié le tuba et la musique de chambre avec Dirk Hirthe à la Hochschule für Musik de Karlsruhe, avec Gérard Buquet et André GiIbert au CNSM de Paris et avec François Thuillier au CRR d'Amiens Métropole. Depuis janvier 2015, Florian Wielgosik est tuba solo de l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo. Auparavant, il a acquis une expérience orchestrale au sein de la Philharmonie franco-allemande, de l'Orchestre français des jeunes, de l'Orchestre Philharmonique de Marseille, de l'Ensemble Intercontemporain, de l'Orchestre de Picardie, du Paris Brass Band et du Copper Orchestra of Amiens. Parallèlement à son activité d'orchestre, Florian Wielgosik enseigne régulièrement. Florian Wielgosik a à son actif de nombreux succès dans des concours, notamment des 1ers Prix au Jeju International Brass & Percussion Competition en Corée du Sud et au ConcoursTubaTours international Prestige Class 2017. En juillet 2019, il a participé au Concours Tchaïkovski en Russie.

Pour le cor, le jury était composé cette année de Thomas Hauschild, Johannes Hinterholzer, Marie-Luise Neunecker, Premysl Vojta, Froydis Ree Wekre, Raimund Zell et Szbolcz Zempleni. Pour le tuba, les juges étaient Oystein Baadsvik, Jens Björn-Larsen, Gerard Buquet, Eiichi Inagawa, Stefan Heimann, Daniel Perantoni, Jörg Wachsmuth et Josef Steinböck.

Le concours instrumental international de Markneukirchen est organisé depuis 1950 en tant que concours de violon, et depuis 1966 en tant que concours instrumental. Chaque année, l'accent est mis sur les instruments à vent et les instruments à cordes. Le président du concours est le Professeur Christian Lampert.

11e concours international chant-piano Nadia et Lili Boulanger : Un palmarès en demi-teinte

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Il arrive qu’un Palmarès laisse perplexe. En l’occurrence, il semblait évident, dès son apparition, que le baryton néerlandais Vincent Kusters ne concourait pas dans la même catégorie que les autres. De son interprétation de La Vie antérieure (Baudelaire/Duparc) ruisselante de lumière jusqu’au déchirant Cantar ! de Granados, en passant par les Lieder de Schumann, Schubert, Mahler et Strauss ou la mélodie hébraïque de Darius Milhaud (Séparation), il subjuguait l’auditoire parvenant à transcender un art du chant accompli, une diction irréprochable, une fine sensibilité au profit de la seule expressivité. Artiste complet (pianiste et organiste), étranger au sérail parisien ce qui lui a peut-être manqué, il suscitera certainement l’intérêt des organisateurs, mécènes et mélomanes. Ce ne fut pas l’avis du Jury.

Le Grand Prix a donc été décerné cette année à Axelle Fanyo et Adriano Spampanato. Déjà lauréate de nombreux concours, la soprano d’origine togolaise et antillaise, native de Seine-Saint-Denis, faisait son entrée en finale telle Madame Butterfly drapée dans un tissus chamarré -en harmonie avec un beau timbre cuivré ; la tessiture se révélait aussi longue qu’homogène, soutenue par une émission et une diction précises. Si de telles qualités lui assurent de futures réussites, l’éclectisme la mettait ici en difficulté de style voire de goût (Bolcom). Les pages de Lili Boulanger, Duparc ou Haydn manquaient de clarté et de simplicité tandis que le toucher précis, frêle et sensible du pianiste franco-italien se trouvait en déséquilibre avec une texture vocale quasi wagnérienne.

Le Prix de Lied est revenu au jeune baryton-basse français Adrien Fournaison (26 ans). Après une demi-finale assez terne, il parvenait à mettre en valeur des moyens vocaux aussi incontestables que prometteurs, une diction soignée, épaulé par le jeu chatoyant de la pianiste biélorusse Natalia Yeliseyeva. Altier dans la mort de Don Quichotte (Ibert), effleurant, sans y plonger, le versant vénéneux propre à la mélodie française (Dans l’immense tristesse de Lili Boulanger), il lui reste à investir plus personnellement des univers esthétiques complexes.

Concours Helmut Deutsch, le palmarès

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Le ténor japonais Hiroshi Amako a remporté le Concours International de Chant Helmut Deutsch organisé par l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne (MDW). Hiroshi Amako sera invité à donner des concerts au Deutsche Oper Berlin et au Konzerthaus de Berlin.

Le 2e Prix a été attribué au baryton portugais André Baleiro et le 3e prix au baryton malgache Michael Arivony qui a également reçu le Prix du Public (1 500 euros). Au total, 40 chanteurs ont participé au Concours.

Pour les organisateurs, le Concours de Chant Helmut Deutsch est le premier et le seul concours de chant régulier de Vienne consacré exclusivement aux lieder de compositeurs autrichiens : Schubert, Wolf et Mahler,..  L'accent est mis aussi sur un poète dont la renommée s'est estompée. Cette année, c'était Alexander von Zemlinsky.

Mahler, l’effet Dudamel  ?

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Gustav Mahler (1860-1911) :  Symphonie n°8 en mi bémol majeur, dite « des Mille ».  Tamara Wilson, Leah Crocetto, Erin Morley, Sopranos ; Mihoko Fujimura, Tamara Mumford, altos ; Simon O’Neill, ténors ; Ryan McKinny, baryton ; Morris Robinson, basse. Los Angeles Master Chorale, Pacific Chorale, Los Angeles Children’s Chorus, National Children’s Chorus Los Angeles Philharmonic ; Los Angeles Philharmonic Orchestra, Gustavo Dudamel. 2019. DGG. 1 e-Album Deutsche Grammophon.