Résultats de la recherche pour : Beat Furrer

Donaueschinger Musiktage : 3 + 1 jours de nouvelles musiques

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Cette année, noire et irrespirable

Elle vit près de Boston mais est née en Israël ; elle nourrit les orchestres et chanteurs depuis plusieurs décennies d’un langage bien à elle, où elle tente l’impossible alliage entre la sensitivité exacerbée de l’écorché et la précision analytique du chirurgien. La mort de George Floyd l’a fâchée, touchée, troublée -et cette phrase, de la jeune fille qui filme les derniers instants de celui qui clame ne plus pouvoir respirer, peut-être encore plus : « je suis restée là à m’excuser, m’excuser auprès de George Floyd de ne pas en faire plus, de ne pas interagir physiquement et de ne pas lui avoir sauvé la vie. » Alors, comme le fait une artiste, elle intègre l’événement, son inspiration, sa respiration coupable, les mots, la souffrance de l’homme -et celle de la femme- dans sa musique, monument de 55 minutes consacré au dernier souffle, de Floyd le Noir oppressé à la poitrine compressée, au souffle coupé (oui) et à cette pandémie qui a soudain tout bouleversé mais, aussi vite qu’elle a pris le temps de passer, laissé tout (les choses, les enjeux, les morts) inchangé -ou presque- tant nos habitudes sont profondes, ancrées, faciles- et les mots sont ceux des choristes, de leur monde impacté par l’épidémie. C’est le Jack Quartet qui s’attelle aux cordes dans la salle Mozart des Donauhallen, pour les Unhistoric Acts de Chaya Czernowin, panneau central  d’un tryptique (VENA) débuté en 2020, accompagné des 24 voix du SWR Vokalensemble, et autant de mains pour, en un même mouvement, tourner les pages de la partition dans un éclat coordonné d’incandescence lumineuse : dans ces plaintes, sirènes, souffles, « pops » buccaux, dans cette succession d’événements sonores dont la fluidité m’emporte plus dans la seconde partie, je ressens à un moment une proximité (toutes proportions gardées) avec le Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima de Krzysztof Penderecki. Unhistoric Acts est une pièce qui parle de rage et de deuil.

Le dialogue excentrique entre lupophone et no-input mixer

Parmi les trois pièces au programme du concert du jeudi soir au Baar Sporthalle (plutôt bien rempli ; la fréquentation semble ne pas trop souffrir des intransigeances covidiennes – on montre patte blanche et on porte le masque), celle d’Annesley Black (abgefackelte wackelkontakte) éveille l’intérêt par la mise en avant de deux instruments inhabituels : le lupophone (aux mains de Peter Veale), rare instrument de la famille des hautbois, semblable au heckelphone (au timbre sombre et pénétrant) mais dont la gamme descend jusqu’au fa grave, et un super bidule électronique vintage (plus précisément une table de mixage sans entrées -en fait une console dont les entrées sont connectées aux sorties, ce qui génère des feedbacks qu’on peut modifier en tripatouillant les interrupteurs, boutons et autres curseurs de la table-, manipulé, avec une grâce certaine, une dextérité convaincante et un enthousiasme communicatif par un homme rond à la pilosité du siècle dernier (Mark Lorenz Kisela). La composition de cette Canadienne installée à Frankfort est étonnante, résultante d’un travail d’un an avec les solistes -qu’elle incite à imiter les sons l’un de l’autre, pour nourrir ensuite le morceau de ces imitations, transcrites, transposées, transformées à de multiples reprises puis réappliquées à un langage orchestral. 

Donaueschingen, 100 ans

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C'est aujourd'hui que les Journées musicales de Donaueschingen donnent le coup d'envoi de leur année anniversaire.
Le Quatuor Diotima interprétera un arc musical allant de 1921 à nos jours. En référence à l'année de fondation, l'ensemble jouera le premier mouvement du Quatuor à cordes n° 3 de Paul Hindemith, tandis que la première mondiale d'un quatuor à cordes de Mikołaj Laskowski représente le présent. Le SWR Vokalensemble dirigé par Yuval Weinberg, ainsi que le Quatuor JACK, interpréteront Unhistoric Acts de Chaya Czernowin pour chœur et quatuor à cordes, et l'Orchestre symphonique du SWR présentera de nouvelles œuvres d'Annesley Black, Maja S. K. Ratkje et Beat Furrer. La direction musicale est entre les mains de Brad Lubman.
Un programme varié comprenant un total de 27 premières mondiales, huit installations sonores et une exposition est à découvrir jusqu'au 17 octobre.

Donaueschingen centenaire

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Les "Journées musicales de Donaueschingen" ont 100 ans. Pour Björn Gottstein, directeur artistique des Musiktage, c'est petite sensation : Quel festival de musique peut se targuer d'avoir eu une influence décisive sur la vie musicale pendant un siècle ?
L'édition 2021 propose un double regard : un retour sur le chemin parcouru, avec l'avenir en perspective. Pour cela, et pour le première fois, les Journées musicales de Donaueschingen dureront quatre jours complets.
Oeuvres et artistes s'y mêleront avec allégresse :  Quatuor Diotima, SWR Vokalensemble, Quatuor JACK, Orchestre symphonique du SWR, des œuvres d'Annesley Black, Maja S. K. Ratkje et Beat Furrer, l'IRCAM et le Chorwerk Ruhr dirigé par Sylvain Cambreling, création de La mort rouge de Francesco Filidei, Orchestre Philharmonique du Luxembourg, pièces d'Enno Poppe, Liza Lim, Stefan Prins et Misato Mochizuki, Orchestre contemporain du Festival de Lucerne sous la direction de Baldur Brönnimann, reprise historique de la Polyphonie X de Pierre Boulez -véritable scandale lors de sa création à Donaueschingen en 1951-, SWR Experimental Studio,...

Concours de composition de Bâle

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La 3e édition du concours de composition de Bâle qui s'est déroulé du 3au 7 mars a livré son palmarès :  le jury composé de Michael Jarrel, Unsuk Chin, Beat Furrer, Andrea L. Scartazzini et Felix Meyer, le directeur de la Fondation Paul Sacher a attribué le 1er Prix au candidat chinois Yiqing Zhu pour son œuvre DeepGrey (60 000 euros]), le 2e Prix à l'Arménien Artur Akshelyan pour ses Trois pièces pour orchestre (25 000 euros) et le 3e Prix à l'Espagnol Miguel Morate pour Comme s'en va cette onde (15.000 euros).

Stefan Prins à Dresde

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Notre compatriote Stefan Prins rejoint l'Université de musique de Dresde, au poste de professeur de composition.

Né en 1979 à Courtrai, Stefan Prins a étudié la composition et le piano au Conservatoire Royal d’Anvers où il obtient son master de composition en 2009. En même temps, il étudie la technologie de la musique, la philosophie de la technologie ainsi que la sonologie au Conservatoire Royal de Bruxelles, à l'Université d'Anvers et au Conservatoire Royal de la Hague. Et il a obtenu en 2017 son doctorat en composition à l’Université de Harvard sous la direction de Chaya Czernowin.
Familier des master-classes (Georges Aperghis, Richard Barrett, Chaya Czernowin, Karlheinz Essl, Beat Furrer, Enno Poppe, Steven Tagasuki, et Vladimir Tarnopolski), il est aussi co-directeur artistique du Nadar Ensemble dédié à la musique contemporaine, co-fondateur du collectif de musique improvisée reFLEXible dont les performances musicales font appel à la vidéo, la danse ou des installations, et il est membre du groupe Ministry of Bad Decisions (avec Yaron Deutsch à la guitare électrique et Brian Archinal aux percussions).

Compositeur que d’improvisateur (électronique live), Stefan Prins s’intéressent aux interactions entre l’être humain et la technologie, l’importance croissante des médias sociaux, des webcams, des vidéos de surveillance, des jeux vidéo, des smartphones,.. et interroge la ligne qui sépare réalité et virtualité (Generation Kill, 2012).

Ses oeuvres n'ont pas manqué de susciter l'intérêt : Donaueschinger Musiktage, Wittener Tage für Neue Kammermusik, Darmstadt Ferienkurse, Forum Neuer Musik Deutschlandfunk, Eclat Stuttgart, Ultima Festival Oslo, Festival Musica Strasbourg, Wien Modern, Ars Musica, Novembermusic, Transit Festival, Time Canvas, Musica Electronica Nova, Luzerne Festival, Tzlil Meudcan Festival, Impuls Festival, Huddersfield Contemporary Music Festival, Musica Viva Festival,..

Et Stefan Prins a déjà reçu plusieurs prix : KBC Aquarius Composition Award for Young Composers (Bruxelles, 2001), le Week of the Contemporary Music (Gand, 2006, 2e Prix), le Staubach Honorarium (2009, Darmstadt), l’International Impuls Composition Award (Graz, 2009) et le Kranichsteiner Musikpreis for composition (Darmstadt, 2010).

En 2012, il était le Musicien belge de l’année élu par l’Union des journalistes belges de musique. En 2014, l'ISCM Young Composers Award lui est décerné et il est lauréat de l’Académie Royale de Belgique des Sciences et des Arts (catégorie Arts).
Et en 2016, il reçoit le Kunstpreis Berlin für Musik.

Plusieurs de ses œuvres ont été enregistrées sur les labels Wergo, Neos et Sub Rosa.

 

7 institutions et 15 jeunes artistes pour repenser l'opéra

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Le Grand Théâtre de Genève (GTG), la Comédie de Genève, la Haute École d’art et de design (HEAD), la Haute école de musique de Genève (HEM), la Manufacture-Haute école des arts de la scène, l’Institut littéraire suisse de la Haute école des arts de Berne -en partenariat avec le Flux Laboratory- ont présenté ce mercredi l’association OperaLab.ch qui les réunit autour d’un projet stimulant : repenser l'opéra.

Ces institutions ouvrent leurs portes à la nouvelle génération d’artistes et de créateur·ice·s pour repenser le format, le genre et le processus d’élaboration de l’opéra : 15 alumni des Hautes écoles d’art se voient offrir une résidence de huit mois pour concevoir, mettre en scène et présenter au public une œuvre contemporaine pluridisciplinaire et originale.
Le résultat de cette première édition d’OperaLab.ch aboutira à une création scénique en septembre 2020, dans une salle emblématique, mise à disposition par la HEAD : le CUBE.

L’association Operalab.ch entend contribuer à la création d’une plateforme d’expression pour de jeunes artistes et créateur·trice·s et permettre de découvrir la vision du théâtre musical de cette nouvelle génération, tout en encourageant l’interdisciplinarité. Elle favorise aussi l’insertion dans la vie professionnelle de ces étudiants des arts de la scène. Grâce à ce rapprochement interinstitutionnel, les 15 résidents auront accès à de vastes ressources comme l’encadrement par les professionnels de La Manufacture et de l’Institut littéraire suisse. Les représentations impliqueront des musiciens et musiciennes de la HEM (orchestre, chef d’orchestre) ainsi que les locaux et du matériel technique de la HEAD (le CUBE). Le GTG et la Comédie coproduiront les représentations en mettant au service des résidents leurs ateliers, leur personnel technique, leur expertise et leurs services de communication.

Ces 15 artistes et créateurs auront l’opportunité d’explorer leur potentiel créatif au sein du Flux Laboratory, lieu de rencontre insolite, inspirant, bénéficiant d’une architecture contemporaine et d’équipements pour la vidéo et le son de nature à favoriser la création, à stimuler l’expérimentation artistique, à penser en dehors du cadre.

Les résidents seront épaulés en permanence par 4 tuteur·trice·s : une forme de mentorat pour les guider dans le développement de leur potentiel qui sera assuré cette année par Beat Furrer (compositeur), David Hermann (metteur en scène), Arielle Meyer (dramaturge de la Comédie) et Stephan Müller (conseiller artistique du GTG).
Des tuteurs ponctuels les rejoindront, choisis par les institutions partenaires en fonction de leur programme de saison. Au programme, des workshops ou des mastersclasses ponctuels dans les domaines de la composition musicale, de la musique d’orchestre, du chant, du théâtre, de la scénographie, de la mise en scène, de la chorégraphie, de la danse et de toutes autres activités artistiques proches.

Le début d’une aventure à suivre.

 

 

Les prix d'Opernwelt

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Pour le magazine Opernwelt qui a sondé une cinquantaine de critiques musicaux en Europe et aux Etats-Unis, le titre de Maison d'Opéra de l'Année revient à l'Opéra National du Rhin, plébiscité pour "son européanisme, ses programmes originaux, ses choix de répertoire exemplaires et son esprit créatif".

La Salomé de Salzbourg est gâtée : Performance de l'année, elle rapporte aussi le titre de Directeur et scénographe de l'année à Romeo Castellucci et celui de Chanteuse de l'année à la soprano lituanienne Asmik Grigorian pour le rôle-titre.
A Nuremberg, Joana Mallwitz reçoit le titre de Chef d'orchestre de l'année pour ses Lohengrin (Wagner) et War and Peace (Prokofiev) très remarqués.
Pour la 6e fois consécutive (la 8e au total), l'Orchestre d'État de Bavière avec son directeur musical général Kirill Petrenko a été élu Orchestre de l'année et pour la 12e fois, le chœur de l'Opéra de Stuttgart est le Chœur de l'année.
Le titre de Première de l'année va à Fin de partie de György Kurtág au Teatro alla Scala de Milan sous la direction musicale de Markus Stenz et celui de Redécouverte de l'année à Guercoeur d'Albéric Magnard (1901) au Théâtre d'Osnabrück.
La Créatrice de costumes de l'année est Ursula Kudrna pour la Flûte enchantée de Salzbourg et Violet Snow (Beat Furrer) au Berlin State Opera.
Et c'est la soprano norvégienne Lise Davidsen qui est Jeune artiste de l'année.

 

Honneur à Thomas Larcher

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Le compositeur et pianiste Thomas Larcher recevra en octobre le Grand Prix d'Etat autrichien doté de 30.000 euros.

Né en 1963 à Innsbruck, Thomas Larcher a grandi au Tyrol et il a étudié la composition et le piano à Vienne avec Heinz Medjimorec, Elisabeth Leonskaja et Erich Urbanner avant de fonder en 1994 le Festival Klangspuren à Schwaz, un des festivals européens les plus réputés pour la musique nouvelle et dont il fut le directeur artistique jusqu'en 2003. En 2004, il a fondé le festival de musique de chambre annuel  "Music in the Giant", qui a lieu au Swarovski Crystal Worlds de Wattens et qu'il assure toujours la programmation.
Après ses études, il s'est consacré principalement au piano, mais il a aussi commencé à composer il y a quelques années.
Il est considéré comme une des voix les plus imaginatives parmi les compositeurs contemporains. Sa musique évolue dans la tension entre les techniques expérimentales de jeu et le recours conscient aux traditions. Ses CD Naunz (2001), IXXU (2006), Madhares (2010) et What Becomes (2014) en sont de bons représentants.
Son répertoire est vaste. Il  va du CD Schubert/Schönberg à l'accompagnement partenaires tels que Mark Padmore (Schwanengesang, Schubert) ou Matthias Goerne (Ernste Gesänge,Hanns Eisler).
Ces dernières années, il a fait ses débuts comme chef avec l'Orchestre de chambre de Munich, l'Orchestre du Mozarteum, le Netherlands Radio Camera Philharmonic et des solistes comme Isabelle Faust et Igor Levit.
Il a déjà reçu de nombreux prix : Prix Emil-Berlanda (1998), British Composer Award (2012). En 2015, il a reçu la distinction biennale Elise L. Prix Stoeger de la Société de musique de chambre du Lincoln Center pour ses réalisations exceptionnelles dans le domaine de la composition de musique de chambre et le Prix d'Art autrichien pour la musique. Et en 2018, le prix Ernst Krenek.

Le Grand Prix d'État est la plus haute distinction culturelle du pays.
Depuis 1950, il est décerné une fois par an à un artiste autrichien ou à un artiste résidant dans le pays. Depuis 1971, il n'y a plus de division en catégories et ses prédécesseurs musiciens sont Beat Furrer (2014), Olga Neuwirth (2010) et Georg Friedrich Haas (2006).

Prix Busoni 2019

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Le Prix Busoni de composition 2019 va à Hanna Eimermacher.
Pour le jury, Hanna Eimermacher crée dans sa musique une "réalité vivante que l'on ne peut pas vivre autrement" à travers "des moments d'asynchronie de l'œil et de l'oreille, des sons plastiques corporels et une mobilité spatiale.

Hanna Eimermacher est née à Duisburg en 1981. Elle a étudié la composition à Brême avec Younghi Pagh-Paan et Charlotte Seither, à Graz avec Pierluigi Billone et Beat Furrer et à Francfort avec Mark Andre. Invitée comme chercheur à l'Université de Buffalo (New York), elle a enseigné au Buffalo Festival en 2016. Ses œuvres sont jouées un peu partout, défendues par les Ensembles Ictus, Modern, Contrechamps,... Elle a été en résidence à la Villa Massimo à Rome, la Villa Concordia à Bamberg et elle a reçu le Prix Berlin-Rheinsberg de composition.

Le Prix de composition Busoni, offert par Aribert Reimann en 1988, est décerné tous les deux ou trois ans à de jeunes compositeurs peu connus du public. Parmi les derniers lauréats figurent Benjamin Scheuer et Óscar Escudero (2017), Sarah Nemtsov (2013) et Michael Pelzel (2011). Le jury était composé de Hanspeter Kyburz, Cornelius Schwehr et Helmut Zapf. La cérémonie de remise des prix aura lieu à la mi-novembre à Berlin.

Notre Dossier : Maeterlinck et ses musiciens

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Maurice Maeterlick par J.-E. Blanche

A un siècle de distance, on a peine à imaginer l’immense gloire internationale dont bénéficia Maurice Maeterlinck, et dont l’apothéose fut le Prix Nobel de littérature qui lui fut décerné en 1911. Une gloire qui commença à s’estomper peu de temps après, et à laquelle il survécut largement, puisqu’il ne mourut qu’en 1949 dans sa quatre-vingt septième année, retiré depuis longtemps dans sa propriété niçoise d’Orlamonde après s’être réfugié aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale.