Résultats de la recherche pour : Carl Reinecke

Amy Beach : l’intensité dramatique au service de l’inspiration 

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Amy Beach (1867-1944) : Symphonie « gaélique » en mi mineur op. 32 ; Maria Stuart, scène et aria op. 18 ; La Fille de Jephté, aria pour soprano op. 53 ; Extase, mélodie pour soprano et orchestre ; Bal Masqué, version pour orchestre op. 22. Camille Schnoor, soprano ; Angela Brower, mezzo soprano ; Orchestre symphonique de Munich, direction Joseph Bastian. 2024. Notice en allemand et en anglais. 78’ 52’’. Solo Musica SM488.

Sept compositeurs pour un panorama de trois siècles de musique suisse 

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Swiss Dreams. Joseph Franz Xaver Dominik Stalder (1725-1765) : Symphonie en mi bémol majeur. Jean Baptiste Edouard Dupuy (c. 1770-1822) : Jugend und Leichtsinn, ouverture. Franz Xaver Schnyder von Wartensee (1786-1868) : Ouverture en do mineur. Hans Huber (1852-1921) :  Sérénade n° 2 « Winternächte ». George Templeton Strong (1856-1948) : Suite n° 3 « Le Livre d’images ». Hermann Suter (1870-1926) : Concerto pour violon et orchestre en la majeur op. 23. Paul Huber (1918-2001) : Concerto pour hackbrett et orchestre à cordes. Michael Barenboim, violon ; Christoph Pfändler, hackbrett ; Swiss Orchestra, direction Lena-Lisa Wüstendörfer. 2019, 2022 et 2023. Notice en allemand, en anglais et en français. 1254 05’’. 2D CD Prospero PROSP0090.

Partitions d’orchestre chez Breitkopf & Härtel 

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Les célèbres éditions Breitkopf & Härtel nous proposent une belle série de partitions d’orchestre avec des nouveautés parfois reprises de leur imposant catalogue mais qui sont les bienvenues. 

Johann Strauß (1825–1899) : Die Fledermaus-Ouverture. Urtext de l'édition intégrale de Johann Strauß éditée par Fritz Racek. ISMN  : 979-0-004-21793-1.

Johann Strauß (1825–1899) : An der schönen blauen Donau, Op.314.  Urtext de l'édition intégrale de Johann Strauß éditée par Fritz Racek. ISMN : 979-0-004-21764-1

Musique de chambre de Johanna Senfter, « la meilleure élève » de Max Reger 

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Johanna Senfter (1879-1961) : Quatuor avec piano en mi mineur op. 11 ; Sonate en ré majeur pour clarinette, alto, cor et piano op. 37 ; Trio en sol majeur pour clarinette, cor et piano op. 103 ; Quintette en si bémol majeur pour clarinette et quatuor à cordes op. 119 ; Sonate en la majeur pour clarinette et piano op. 57 ; Petit Trio facile pour violon, violoncelle et piano op. 134. Else Ensemble. 2021/23. Notice en allemand et en anglais. 129’ 47’’. Un album de deux CD CPO 555 495-2.

Arnold Krug, 120 ans

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Arnold Krug (Hambourg,  – Hambourg, ) est un compositeur et professeur de musique allemand. Gustav Jenner figure parmi ses nombreux étudiants.

Arnold Krug commence ses études musicales par des leçons de piano auprès de son père, Diederich Krug, lui-même pianiste et compositeur. Il poursuit son apprentissage au Conservatoire de Leipzig où il étudie avec Carl Reinecke, puis à Berlin, avec Friedrich Kiel et Eduard Franck. Dès la fin de ses études, il enseigne pendant plusieurs années au Conservatoire Stern à Berlin, avant de retourner à Hambourg, où il est resté jusqu'à la fin de ses jours, principalement comme professeur de musique et chef de chœur.

Bien qu'il ait écrit des œuvres de plusieurs genres différents, notamment des symphonies, des ouvertures pour orchestre, des opéras, des œuvres pour piano et de la musique de chambre, ce sont ses œuvres chorales qui ont retenu l'attention. Cependant, aujourd'hui, on se souvient surtout de lui pour son Sextuor à cordes en ré majeur, op. 68.

Ce sextuor à cordes était connu sous le nom de « Sextuor du prix » parce que Krug avait remporté le prix Stelzner de musique de chambre avec cette composition. Le "Sextuor du prix" était à l'origine pour 2 violons, alto, violotta, violoncelle et Cellone, mais l'éditeur, Fritz Kistner, a judicieusement produit une édition pour la combinaison standard de 2 violons, 2 altos et 2 violoncelles appelée "version Stelzner".

Leos Janacek, 170 ans

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Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le 3 juillet 1854 à Hukvaldy et mort le 12 août 1928 à Ostrava.

C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du XIXe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.

Le 3 juillet 1854 à Hukvaldy, Amálie Janáček donne le jour à Leoš, neuvième enfant d'une famille qui en vit naître treize. Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.

Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.

En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigea jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno. Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 20 ans (15.08.1882 - 26.02.1903). La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du XXe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák. Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province mais la création en 1916 d'une version remaniée de son opéra Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté.

Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique. La littérature russe exerce aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de « Sonate à Kreutzer » en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.

Il meurt le 12 août 1928 des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.

Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef d'orchestre Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.

Ethel M. Smyth, 80 ans

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Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le 22 avril 1858 et morte à Woking (Surrey) le 8 mai 1944, est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.

Née d'une mère française et d'un père Général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot. À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école).

À Leipzig, elle étudie auprès de Carl Reinecke. Elle y rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires : Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière.

Lors de ses études à Leipzig, elle fait la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire des époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretien notamment une relation amoureuse avec Elisabeth qu'elle surnomme « Lisl ».

Elle rencontre à Florence, en 1882, Henry Bennet Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et écrit pour elle des livrets d'opéra.

En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; une œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.

De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.

 

Selmar Meyrowitz, 145 ans

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Le chef d'orchestre allemand Selmar Meyrowitz (né Salomon Reinmar Meyrowitz  est né à  Bartenstein (Prusse), le   et mort à Toulouse, le .

Après des études au lycée de Stolp (en Poméranie) Meyrowitz étudie de 1894 à 1896, au Conservatoire de Leipzig, avec Carl Reinecke et Salomon Jadassohn puis de 1896 à 1898, avec Max Bruch à l'Académie des arts de Berlin.
Il est ensuite l'assistant de Felix Mottl de 1898 à 1901, en tant que répétiteur au théâtre de la Cour de Karlsruhe et, de 1901-1902, il suit Mottl au Metropolitan Opera de New York.
Il accompagne également du piano la soprano Jeanne Gadski, et ils effectuent des tournées ensemble à travers les États-Unis.

Après son retour en Europe, Selmar Meyrowitz, reprend un poste de répétiteur au Théâtre de Prague de 1905 à 1907. Il travaille ensuite comme chef de chœur de 1907 à 1909 au Théâtre de Gdansk puis, de 1909 à 1910, au vieil Opéra comique de Berlin (Friedrichstraße Höhe Weidendammer Brücke), en 1911 et 1912 au Kurfürsten-Oper de Berlin, en 1912 et 1913 au Hoftheater de Munich et de 1913 à 1918 Kapellmeister (chef de chœur) au Hamburgische Staatsoper (à Hambourg), interrompu par sa participation à la Première Guerre mondiale.
De 1917 à 1922, il dirige des concerts de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, et entre 1919 et 1924, il travaille principalement à la direction d'orchestre. En 1920 et 1921, il dirige l'Orchestre Blüthner. Il effectue des tournées à travers les Pays-Bas, l'Italie et la Suède.
De 1924 à 1927, Meyrowitz est, à côté d'Erich Kleiber et George Szell, chef d'orchestre du Staatsoper Unter den Linden de Berlin.
Ensuite, il se tourne vers la radiodiffusion : de 1928 à 1933, il est souvent le chef d'orchestre invité de la Radio de Berlin. De 1929 à 1932, il travaille comme directeur de la nouvelle maison de disques Ultraphon (devenue plus tard Telefunken).

Selmar Meyrowitz a créé un certain nombre d'œuvres : le , au Kurfürsten-Oper de Berlin, la première représentation de l'opéra d'Ermanno Wolf-Ferrari, I gioielli della Madonna (Les Joyaux de la Vierge) ; e, à Hambourg, c'est la première représentation de l'opéra Der ferne Klang de Franz Schreker et le , à Berlin, la première de la cantate d'après Eichendorff, Von deutscher Seele de Hans Pfitzner.
Il doit fuir à Paris en 1933. C'est là qu'en 1935, il enregistre pour Pathé la première intégrale de la Faust-Symphonie de Liszt (Grand Prix du Disque en 1939).
En 1937, il dirige au théâtre de l'Étoile la première mise en scène française de L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.

Lors de l'occupation de Paris par la Wehrmacht, en , Meyrowitz s'enfuit dans le Sud de la France. Il meurt à Toulouse, des suites de privation et de l'exil. La date de décès est controversée, plusieurs sources évoquent le 23, 24 ou 25 .

 

Ethel Smyth, 80 ans

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Ethel Smyth, née à Sidcup (Londres) le  et morte à Woking (Surrey) le , est une compositrice, cheffe d'orchestre, autrice et suffragette britannique.

Née d'une mère française et d'un père général britannique, elle grandit dans une famille de huit enfants près d'Aldershot.
À l'âge de douze ans, elle décide de devenir compositrice. Malgré le refus de ses parents, elle parvient en 1877 à rejoindre l'école de musique de Leipzig (elle est la première femme à suivre les cours de composition dans cette école), où elle étudie auprès de Carl Reinecke.

À Leipzig, elle rencontre Johannes Brahms, Clara Schumann et Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui l'encourage à suivre sa voie et qui écrivit à son propos, dans ses Mémoires :

« Mademoiselle Smyth est l’une des quelques compositrices qui comptent parmi les personnes qui travaillent dans le domaine de la musique… Elle a composé plusieurs œuvres intéressantes, dont j’ai entendu la meilleure, une sonate pour violon, extrêmement bien jouée par la compositrice elle-même. Elle a donné la promesse pour l’avenir d’une sérieuse et talentueuse carrière2. »

Lors de ses études à Leipzig, elle fait aussi la connaissance de Livia Frege par l'intermédiaire de s époux Julius et Amanda Röntgen-Maier, ainsi que Lili Wach et Elisabeth von Herzogenberg. Elle étudie avec Heinrich von Herzogenberg et entretient notamment une relation amoureuse avec Elisabeth, qu'elle surnomme « Lisl ».

Elle rencontre à Florence en 1882 Henry Brewster, un écrivain qui devient l'un de ses plus proches amis et qui écrit pour elle des livrets d'opéra.

En 1890, elle revient en Angleterre. Sa Sérénade en ré majeur est créée la même année au Crystal Palace. Puis, en 1893, le Royal Albert Hall voit représenter la Messe en ré avec le soutien de l'Impératrice Eugénie ; œuvre dont la compositrice avait elle-même eu l'occasion de chanter quelques extraits à la Reine Victoria.

De nombreux succès ponctuent la carrière d'Ethel Smyth, notamment entre 1893 et 1910. En 1898, son premier opéra est monté à Weimar : Fantasio. Puis, deux opéras sont représentés à Berlin et au Royal Opera House de Londres : Der Wald (La Forêt, 1902), également accueilli en 1903 par le Metropolitan Opera de New York, et The Wreckers (1910), monté grâce au célèbre chef Thomas Beecham, lié à Ethel Smyth et grand défenseur de son œuvre.

En 1910, Ethel Smyth assiste à une réunion féministe de la Women's Social and Political Union fondée en 1903 par Emmeline Pankhurst et s'engage dans le mouvement des suffragettes. En 1911, elle écrit The March of the Women (La Marche des femmes)5, qui devient l'hymne du mouvement. Elle dirige l'œuvre lors d'un rassemblement au Royal Albert Hall.

En 1912, elle est condamnée à deux mois de prison pour avoir cassé la fenêtre de la résidence d'un secrétaire d’État lors d’une manifestation. Dans la prison de Holloway, elle dirige une représentation mémorable de sa March of the Women, comme l'écrit Thomas Beecham après une visite qu'il lui rendit :

« Quand je suis arrivé, le gardien de la prison était pris d’un fou rire. Il m’a dit : "Entrez dans le quadrilatère". Il y avait… une douzaine de dames, marchant de long en large et chantant fort. Le gardien me montra une fenêtre où se trouvait Ethel ; elle était penchée, et dirigeait vigoureusement avec une brosse à dents, se joignant au chœur sur sa propre chanson2. »

Pendant la Première Guerre mondiale, elle rejoint la XIIIe division de l’armée française et l’hôpital militaire situé à Vichy.

Elle cesse de composer devant l'évolution de sa surdité.

Ses lettres révèlent ses coups de foudre pour des femmes telles que Pauline Trevelyan, la Princesse de Polignac, Lady Mary Ponsonby et Edith Somerville. À l'âge de 71 ans, elle tombe amoureuse de Virginia Woolf qui, amusée, entretient leur amitié jusqu'à son suicide en 1941.

Ethel Smyth meurt en 1944 à 86 ans d'une pneumonie. Selon ses dispositions testamentaires, ses cendres sont dispersées dans la forêt près de sa propriété de Woking par son frère Bob, au son de sa symphonie The Prison.

Elle a inspiré les personnages littéraires d'Edith Staines dans "Dodo" d'E. F. Benson (1893) et de Dame Hilda Tablet dans la pièce du même nom de Henry Reed (1950).
Ethel Smyth est une des 39 convives attablées dans l'œuvre d’art contemporain "The Dinner Party" (1974-1979) de Judy Chicago.
Gilbert Bayes a sculpté un buste d'elle en 1938.
En  le festival de musique classique Rosa Bonheur la met à l'honneur en programmant ses œuvres avec celles de Rebecca Clarke.