Résultats de la recherche pour : Michael Jarrell

Klaus Huber, 100 ans

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Klaus Huber est un compositeur et pédagogue suisse né le 30 novembre 1924 à Berne (Suisse) et mort le 2 octobre 2017 à Pérouse (Italie).

Il étudie à l'école normale d'instituteurs de Küsnacht.

De 1947 à 1949, Klaus Huber étudie au conservatoire de Zurich le violon avec Stefi Geyer. De 1947 à 1955, toujours à Zurich, il étudie la théorie et la composition auprès de Willy Burkhard.
De 1950 à 1960, il enseigne le violon au conservatoire de Zurich et, de 1955 à 1956, il étudie à la Staatliche Hochschule für Musik (aujourd'hui Université des arts de Berlin) de Berlin avec Boris Blacher.

De 1961 à 1972, il enseigne à la Musikakademie de Bâle, et de 1969 à 1990 à la Staatliche Hochschule für Musik de Fribourg en Brisgau. Il est compositeur en résidence du conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 1992.
Parmi ses élèves, on trouve notamment Brian Ferneyhough, Kaija Saariaho, Wolfgang Rihm, Michael Jarrell ou Werner Bärtschi.

Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 1986

 

Brillants débuts de Joshua Weilerstein à la direction musicale de l’Orchestre national de Lille

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En ce début de la saison, l’Orchestre national de Lille ouvre une nouvelle ère avec le jeune chef américain Joshua Weilerstein, fraîchement nommé au poste de directeur musical en succédant Alexandre Bloch. Dans les premiers concerts de son mandat, il marque d’emblée son empreinte, en dirigeant le Concerto n° 2 de Liszt avec Alexandre Kantorow et la 5e Symphonie de Mahler. 

Dans la première partie, Alexandre Kantorow incarne l’esprit de Liszt. Son jeu combine éclat et lyrisme, notamment dans des passages étincelants de petites notes rapides qui filent comme des flèches. Dans un duo presque intime avec le violoncelle solo, ils tissent ensemble une berceuse délicate, portée par des cordes discrètes mais envoûtantes. En guise de bis, Kantorow offre une saisissante interprétation de Der Müller und der Bach, extrait de La Belle Meunière de Schubert, empreinte de poésie mélancolique laissant transparaître le désespoir violent du héros. 

Les mélomanes sont plongés dans une véritable forêt mahlérienne en ce mois de septembre, avec plusieurs orchestres de renom qui explorent les œuvres du compositeur viennois. L’Orchestre de Paris a ouvert le bal avec sa Première Symphonie sous la baguette de Klaus Mäkelä, suivi de la Troisième par l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Jukka-Pekka Saraste. À Toulouse, c’est la Deuxième Symphonie qui a été dirigée par Tarmo Peltokoski, L’Ensemble Intercontemporain a donné en création mondiale une Quatrième Symphonie vue par Michael Jarrell. À Monte Carlo aussi, Kazuki Yamada a pris les rênes de la Troisième. Face à cette profusion, Joshua Weilerstein réussit à imposer une lecture saisissante de la Cinquième Symphonie de Mahler, qui marque les esprits.

A l’OSR, une jeune cheffe prometteuse, Ana María Patiño-Osorio en compagnie de Bertrand Chamayou 

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Pour le dernier concert de la saison 2023-2024, l’Orchestre de la Suisse Romande avait invité le chef Polonais Krzystof Urbanski qui devait présenter notamment la création en public de Reflections, concerto pour piano et orchestre de Michael Jarrell avec le concours du pianiste Bertrand Chamayou. Tombé malade au cours des répétitions, le chef a dû annuler sa participation. Et compte tenu de la complexité de cette commande conjointe de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France et de l’OSR, il a été convenu avec le compositeur que cette création serait reportée à une prochaine saison. Au pied levé, la cheffe assistante de l’Orchestre romand,  Ana María Patiño-Osorio a accepté de reprendre les rênes en substituant le Concerto pour piano et orchestre de Ravel à Reflections, tout en respectant le reste du programme.

En hors-d’œuvre bien fade est proposée d’abord l’orchestration que Claude Debussy élabora en 1897 pour deux des Gymnopédies d’Erik Satie composées neuf ans auparavant. De la version originale pour piano, Jean Cocteau disait : « La musique de Satie va toute nue ». Et l’instrumentation s’attache à la transparence de la première confinée à un dialogue du hautbois et de la flûte sur un canevas ténu de cordes alors que la troisième pare d’éloquence la cantilène des premiers violons enveloppée parle tissage étrange confectionné par la harpe et la cymbale.

A Genève, trois premières exécutions fascinantes

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Pour un événement particulier comme cette Soirée des premières, l’Orchestre de la Suisse Romande collabore avec l’Orchestre de la Haute Ecole de Musique de Genève en infiltrant quelques-uns de ses chefs de pupitre dans les rangs de la formation estudiantine. Peter Eötvös aurait dû diriger lui-même le programme du 2 mars qui comportait deux de ses œuvres. Mais pour des raisons de santé il a dû annuler sa participation. Et c’est Jonathan Nott qui a accepté d’étudier trois œuvres qui lui étaient inconnues pour le remplacer à la tête d’une phalange impressionnante par sa dimension.

La première des œuvres de Peter Eötvös s’intitule Reading Malevich, créée en 2018 par Matthias Pintscher et l’Académie du Festival de Lucerne mais que Genève entendait pour la première fois. Inspirée par la toile Suprematismus n.56 de Kazimir Malevich, cette page suscita quelques réflexions de la part du compositeur qui déclarait : « Je me suis mis comme défi la transformation d’une image en musique… Ma partition s’articule en deux volets, Horizontal et Vertical, référence à la ligne de mire du spectateur et à la façon dont il lit le tableau ». Et c’est par le biais de formules à l’unisson que se profile un ostinato mélodique dont les lignes se resserrent sous l’impulsion des vents pour laisser affleurer les tensions. L’abondante percussion produit de mystérieuses suspensions avant l’avènement des cuivres imposant un choral que récupérera le tutti. La seconde partie est un éblouissant kaléidoscope dont la myriade de coloris est fluidifiée par de soyeux glissandi. 

Intervient ensuite Xavier de Maistre assumant la première suisse du Concerto pour harpe et orchestre que Peter Eötvös avait composé à son intention en 2003 en réponse à une co-commande de Radio France, du Rundfunkorchester de Berlin, du Musikverein de Vienne, de la NHK de Tokyo, de la Casa da Musica de Porto et de l’OSR. En trois mouvements bien distincts, l’œuvre s’articule en confiant d’abord au soliste une cadenza virtuose amenant la ligne mélodique que développent les bois. Frappant par instants sur le bois, le harpiste se confine à ornementer le discours orchestral largement développé avant d’ébaucher une seconde cadenza qui débouche sur un lento intériorisé s’appuyant sur les tenues des cuivres et sur le canevas lancinant des cordes. Le final fait éclater les tensions par une série de traits à l’arraché qui vivifient le coloris tout en sollicitant les ressources techniques les plus inattendues de l’instrument. Devant l’enthousiasme délirant du public, Xavier de Maistre pare de mille nuances l’adaptation que Felix Godefroid avait élaborée du célèbre Carnaval de Venise.

Prix Henri Pousseur 2023 

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Le Prix Henri Pousseur 2023 a été attribué à Nicolas Roulive.

Nicolas Roulive est né en 1989 à Namur. Il a commencé la musique en jouant du piano dès l’âge de 11 ans et il a obtenu un baccalauréat en piano dans son pays.

Compositeur autodidacte de l’époque, il se rend à Paris pour commencer des études de composition, et il étudie donc de 2010 à 2014 avec Eric Tanguy et, de 2014 à 2016, avec le Edith Canat de Chizy. £
Il a obtenu son DEM (Diplôme d’Etudes Musicales) en Composition au CRR de Paris en juin 2016, et un DEM en Piano au CRD de Montreuil sous la direction du prof. Gwendal Giguelay.

Nicolas a étudié la composition de 2016 à 2022 à la Haute Ecole de Musique de Genève en Suisse avec Michael Jarrell, Luis Nàon, Eric Daubresse et Gilbert Nouno. Il a obtenu un baccalauréat (2019) et une maîtrise (2022) au sein de cette institution.

Il a également participé aux masterclasses de Chaya Czernowin, Clara Iannotta, Dmitri Kourliandski et Santiago Dièz-Fischer.

Il travaille dans les domaines de la musique acoustique et électronique, et a récemment commencé à inclure la vidéo en direct dans ses projets.

Son intérêt pour la musique va vers le bizarre, le drôle, le grincement de dents, l’utilisation de sons de la vieille école et le prétendu humour superficiel. Il crée également des appareils électroniques pour ses projets.

Ses collaborations notables incluent l’Ensemble Contrechamps, l’Ensemble Vortex, l’Ensemble NAMES, le Quartetto Maurice, l’Ensemble Proton, Ludovic Van Hellemont (Ondes Martenot), Hidetaka Nakagawa (basson) et Marie Mercier (clarinettes).

Ses œuvres ont été réalisées lors de festivals tels que ManiFeste 2019 de l’IRCAM, Bludenzer Tage Zeitgemässer Musik 2021, Klangspuren Schwaz 2022 et Crossroads 2018 & 2019.

En 2019, sa pièce Suicide Circus pour clarinette basse et violoncelle solo, ensemble et électronique a reçu le prix du "Paleo Festival Nyon".

En 2022, il a reçu une bourse culturelle de la Fondation Leenaards.

En 2023, Nicolas est nommé professeur de musique électroacoustique au Conservatoire Populaire de Musique, Danse et Théâtre (CPMDT) de Genève.

Nicolas est membre de Pikå (trio électronique) et de l’Ensemble PlayTime.

22e édition des Prix Culturels de Radio Roumanie

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Parmi les Prix Culturels de Radio Roumanie,, celui réservé à la musique a été attribué à Diana Roraru au titre de directrice artistique du « Meridian International Festival ».

Diana Rotaru (née en 1981 à Bucarest) est l'une des jeunes compositrices roumaines les plus en vue. Elle a écrit de la musique de chambre, de la musique orchestrale, de l'opéra de chambre et des bandes sonores pour des spectacles multimédias, des spectacles de danse et des courts-métrages. Sa musique explore différentes directions expressives, de l'hypnagogie à l'esthétique pré-onirique, en passant par la psyché féminine, l'humour ou le folklore imaginaire.

Elle est également active en tant que promotrice de la nouvelle musique en Roumanie, en tant que coordinatrice principale du Centre d'information sur la musique roumaine (CIMRO). Depuis 2019, elle aussi est présidente de la section roumaine de l'ISCM et directrice artistique du festival international de musique nouvelle MERIDIAN. Elle a été directrice artistique de l'ensemble de musique nouvelle SonoMania entre 2012 et 2021.

Diana Rotaru a remporté de nombreux prix, dont le Prix George Enescu de l'Académie roumaine (2010), le Prix ISCM-IAMIC du jeune compositeur (Journées mondiales de la musique, Vilnius, 2008), le Prix Irino (Japon, 2004) ou le Prix George Enescu (Roumanie, 2003 et 2005). Ses œuvres ont été commandées par l'Ensemble XXI (Dijon), le Stockholm Saxophone Quartet, Pärlor för svin, la Fondation Ernst von Siemens, le Takefu International Music Festival, etc.

lle a été résidente à la Cité internationale des arts à Paris (automne 2007) grâce à une bourse George Enescu de l'Institut culturel roumain. En avril 2011, elle a été artiste en résidence à la Villa Sträuli, à Winterthur (Suisse) à l'invitation de l'Ensemble TaG qui a interprété sa musique lors de deux concerts au cours de cette période. D'avril à juin 2015, elle a été artiste en résidence à Vienne grâce à une bourse offerte par la Chancellerie fédérale autrichienne et KulturKontakt Vienna.

Diana Rotaru enseigne actuellement la composition et l'analyse musicale à l'Université nationale de musique de Bucarest où elle a étudié avec Ştefan Niculescu et Dan Dediu (2000-05) et où elle est titulaire d'un doctorat de composition (avec la thèse "The Recent Trance and the Principle of Repetition in New Music", 2012). Elle a également étudié la composition avec Frédéric Durieux au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (2005-06).
Elle a participé à différents cours de composition d'été tels que Acanthes (Metz, 2008), Voix Nouvelles-Royaumont (2002 et 2006) ou le Séminaire International Bartok (Szombathely, 2003), travaillant ainsi avec Jonathan Harvey, Savatore Sciarrino, Brian Ferneyhough ou Michael Jarrell, entre autres.
En septembre 2018, elle a été invitée comme professeur assistant de Toshio Hosokawa au Festival international de musique de Takefu au Japon.

Bertrand Chamayou, le Festival Ravel et Messiaen 

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Co-directeur artistique du Festival Ravel, le pianiste Bertrand Chamayou fait l’évènement avec un nouvel et très attendu enregistrement des Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus d’Olivier Messiaen (Warner). Cette actualité est l’occasion d’échanger sur son ambition pour le Festival Ravel et d’évoquer cette œuvre de Messiaen qui lui est si chère.  

Cette année, sera votre seconde édition au titre de codirecteur artistique du Festival Ravel. Quelle en sera la thématique ? 

Il n’y pas pas de thématique générale annuelle mais plutôt un état d’esprit. Une thématique principale, c’est un danger d'être réducteur dans notre approche et nous ne le souhaitons pas. Le thème principal du festival est : Ravel au Pays basque. Comme je vous le disais,  c’est un état d’esprit que l’on essaye de mettre en avant et il se décline en plusieurs axes qui, d’un point de vue musicologique, nous ramènent à Ravel. Il y a en premier lieu les compositeurs de son temps, que ce soient ses contemporains (Debussy, Satie, de Falla…) ou ses aînés (Saint-Saëns, Fauré, Chabrier,...), mais également ses larges goûts musicaux du baroque au romantisme sans perdre de vue ses suiveurs. La passion de Ravel pour la nouveauté et la création est également un fil rouge, tout comme ses influences du jazz ou des musiques extra-européennes. De l’addition de ses ambitions, on tente de transposer, un siècle plus tard, l’idée d’un Ravel directeur artistique et comment il aurait pu programmer une telle manifestation. Notre souhait le plus cher est de faire du festival un lieu d’échanges et de rencontres et pas une simple somme de concerts sur temps limité. 

Ravel au Pays basque, je présume que c’est également une addition d’histoires vécues sur place par le musicien ? 

En effet ! Nous travaillons beaucoup sur la question de l’ancrage local et des traditions basques dont Ravel était fier et auxquelles il tenait beaucoup. Celà peut être directement rattaché à la tradition basque, mais il faut nous rappeler qu’une importante et méconnue histoire musicale est liée à cette région. Ravel et Debussy ont passé des étés au Pays basque, Stravinsky a même vécu un temps à Biarritz, Albéniz est mort à Cambo-les-Bains, à quelques encablures de Saint-Jean-de-Luz. Le violoniste Jacques Thibaud et le chanteur Fedor Chaliapine avaient des résidences à Biarritz et ces demeures ont accueilli des rencontres musicales exceptionnelles des grands compositeurs et interprètes. Daphnis et Chloé a été composée à quelques dizaines de mètres de l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz où l'œuvre sera donnée cet été. Il y a parfois des traces de ce passé musical comme les pianos de Stravinsky et Massenet à Biarritz et Cambo-les-Bains ou la présence d’une plaque sur la maison natale de Ravel, mais cette histoire musicale reste très peu connue et nous souhaitons nous appuyer dessus pour construire une narration vers les publics.  

Deux chefs de chant à Paris

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Les pianistes Tanguy de Williencourt et Michalis Boliakis ont été nommés chefs de chant lyrique à l’Opéra de Paris à l’issue des épreuves du concours les 5 et 6 février derniers.

Collaborateur régulier du Festival d’Aix-en-Provence, Michalis Boliakis travaille également avec d’autres institutions en tant que chef de chant : le Théâtre des Champs-Élysées, l’Opéra-Comique, l’Opéra de Lille, la Philharmonie de Paris…
Également demandé comme chef de chant, Tanguy de Williencourt a travaillé sur des productions d’opéra, notamment à Aix, avec la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, à l’Opéra Comique (Didon et Enée avec William Christie), à la Comédie de Genève avec Bo Skovhus et le compositeur Michael Jarrell pour la création de son opéra Siegfried, nocturne sur un livret d’Olivier Py.

Debussy orchestré par Pascal Rophé 

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Claude Debussy (1862-1918) : Petite Suite, L.65 (Orchestration d’Henri Büsser) ; La Boîte à Joujoux, L.136 (Orchestration d’André Caplet), Children’s Corner, L.113  (Orchestration d’André Caplet). Orchestre national des Pays de la Loire, Pascal Rophé. 2021. Livret en anglais, allemand et français. Bis 2622.